#Edito – Mais qu’arrive-t-il au sport pro ?

La pandémie ne cesse de se prolonger. Si de nombreuses firmes, personnes, instances, associations ont su faire appel à la générosité pour s’entraider, d’autres semblent plus que jamais attirés par l’argent ou encore le pouvoir…

De nombreux clubs amateurs sont aux arrêts depuis de nombreux mois, ne permettant aux joueur de se sustenter qu’avec des semblants d’entraînements, sans contact souvent, à des horaires souvent plus qu’extravagants (cliquez ici) pour ne pas déroger au couvre-feu. Certaines instances transpirent à grosses gouttes pour tenter d’inspirer la motivation de leurs licenciés malgré le pain quotidien de la disette. Alors pour s’oublier à ce triste sort, les sportifs amateurs se tournent vers les prouesses du sport professionnels pour se rêver taquinant le cuir du ballon, ou la terre battue du court. Au niveau du sport Français, on est plutôt bien loti ces dernières semaines : Bordeaux-Bègles, La Rochelle et Toulouse en demi-finales de Coupe d’Europe de rugby, le PSG a fait de même, le rugby féminin en finale du VI Nations, ou encore Mbappé qui revient en forme à l’aube d’échéances importantes en club et en sélection. Mais c’est malheureusement un arbre qui cache une forêt sombre. Erling Haaland qui fait son marché pour connaître son nouveau club, Benoît Paire qui vient geindre mais a « pris 12 000 euros », Gaël Fickou transféré en cours de saison et bien évidemment en palme d’or la Super League Européenne lancée en grande pompe par le président du Real Madrid et de la SLE, Florentino Perez. Promettant d’ores et déjà plus de 300 millions d’euros annuels aux participants de cette ligue quasiment fermée, les grandes pointures du football Européen ne veulent plus partager la galette plus que juteuse des droits TV avec des clubs qu’ils semblent considérer de seconde zone. Evidemment, les instances du foot ont riposté, menaçant les clubs qui participeraient d’être exclus, joueurs y compris, de toute compétition officielle.

Le football Français perd des licenciés par milliers

Exemple, vous avez dit exemple ?

Un bras de fer s’engage donc pour savoir qui récupèrera les millions en fin de compte. Quelle que soit l’issue finale, on a du mal à l’imaginer tirer le football de demain vers le haut. La fracture entre « le foot d’en haut et le foot d’en bas » semble s’accroître de plus en plus à coup de millions. Ce n’est pourtant pas le moment de faire la fine bouche. Surtout lorsque l’on jette un coup d’œil aux chutes vertigineuses des nombres de licenciés dans les clubs de football Français. On ne peut alors qu’imaginer les mêmes problèmes chez nos pays voisins car cette fois la source de ces mauvais chiffres n’est pas locale comme le fut l’affaire Knysna en 2010, mais mondiale. Perdre autant de joueurs, souvent des jeunes, pourrait bien remettre en cause les petites pépites de demain. De quoi craindre pour le football d’après-demain. Les têtes pensantes de la Super League n’auraient-elles donc pas davantage intérêt à se serrer les coudes et tendre la main aux petits clubs en difficulté et faire preuve d’exemplarité ? L’affaire Knysna l’a prouvé en 2010, l’exemplarité des plus grands fait le pain quotidien des petits clubs des Rives Tescou à Mametz ES. Un devoir d’exemplarité qui semble clairement oublié depuis bien longtemps. Comme quoi, perdre contre le CD Alcoyano semble être une pilule bien difficile à digérer…

Nicolas Portillo

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