#Foot – CdF / B.Marianella (Marssac) « Je me suis fais chambrer »

Véritable feu-follet de l’attaque Marssacoise, Brandon Marianella a réussi à tuer le match au bon moment ce dimanche en s’offrant un but d’anthologie contre Paulhan Pézenas lors du sixième tour de Coupe de France. L’attaquant Tarnais a ainsi pu apporter sa propre pierre à la qualification des siens avant de se préparer pour le prochain tour…

Brandon Marianella a encore fait parti sa qualité balle au pied dimanche / Crédit DDM

Victoire 2-0 à Paulhan Pézenas pensionnaire de D2. Sur le papier l’équipe était annoncée comme votre outsider, mais ils ont tout de même su vous poser des problèmes. Qu’est-ce qui vous a permis de faire la différence ?

Je pense le mental et l’esprit d’équipe. En première mi-temps, nous n’étions pas dans le bon état d’esprit. Lorsque l’on ratait quelque chose, on se criait dessus et moi le premier. C’était un peu compliqué car nous voulions vite nous mettre à l’abri. Le terrain n’a pas facilité la chose. Même chez nous, bien travaillée, la pelouse aurait été meilleure. Après lors de la seconde mi-temps, nous avons su mettre le pied sur le ballon, nous créer des occasions et à la fin, ça a payé.

En ayant du mal à rentrer dans la rencontre et avec l’étiquette de favori, ça commençait un peu à ressembler au match piège avant l’ouverture du score…

Ah oui, surtout qu’ils étaient en CFA2 il n’y a pas très longtemps. Quand je jouais à Balma, je les avais dans la poule il y a quatre-cinq ans. Je savais que c’était une bonne équipe même si je ne savais pas s’il restait encore des joueurs de l’époque. Mais en arrivant là-bas, en comptant le trajet dans les jambes, on ne sait jamais sur un match de Coupe, tout peut arriver. Ils nous ont posés des soucis et ont même failli marquer à plusieurs reprises. C’était parfois compliqué.

De ton côté, tu marques le deuxième but. Tu pars de la ligne de touche, élimine plusieurs adversaires pour aller marquer. Pas besoin de grands discours, c’est tout simplement un coup de génie.

En vrai j’en ai raté deux ou trois dans le match et il fallait que je marque. Je me suis fais un peu allumé sur le côté et dans ma tête, je me disais « il faut que j’aille au bout et que je marque. » Dès que je passe le premier joueur, je sais que je vais aller au bout. Je ne sais pas pourquoi mais je savais que j’allais finir.

Tu peux nous détailler un peu comment tu as toi-même vécu cette action ?

J’élimine le premier joueur et le deuxième qui arrive se jette un peu trop vite à mon goût. Je fais donc un sombrero et quand j’accélère, ça me suit derrière. Après je suis face au gardien je tape un plat du pied sur le poteau rentrant opposé.

Un tel but a du être vivement commenté en après-match par les coéquipiers !

Je me suis fais chambrer. Je leur ai dis de se taire que j’en avais mis un qui en valait dix (rires) et qu’on était qualifiés pour passer au prochain match.

Trêve de plaisanterie, vous l’avez un peu vécu comme le but de la libération non ?

Oui. Quand on marque ce second but, nous étions plus libérés car nous n’étions pas à l’abri dans prendre un. Les contre-attaques adverses envoyaient pas mal, heureusement que nous étions solides derrières. Avec les supporters qui étaient en dehors du stade et qui gueulaient pour essayer de pousser. Tu te dis qu’à tout moment tu vas en prendre un et derrière c’est les tirs-aux-buts et là, c’est une chance sur deux de gagner.

Vous avez un génie des tirs-aux-buts dans les cages, on a pu le voir lors du tour précédent contre Albères Argelès (voir lien ici)…

Oui Florian Frede est vraiment bon dans ce domaine. Je ne sais pas s’il aurait retenté une panenka cette fois. Je lui aurais demandé de se calmer cette fois, qu’on n’était pas à la maison (rires). Surtout que derrière s’il la ratait c’était fini

Pour le prochain match finalement ça ne sera pas le derby tant espéré contre Lavaur pour vous mais un déplacement à St Clément Montferrier. Que t’inspire cet adversaire ?

Oui, c’est dommage pour Lavaur. Je suis dégoûté un peu j’ai quelques collègues là-bas et nous voulions nous rencontrer. C’est dommage. Ils menaient 1-0, St Clément avait pris un rouge, mais les 90 minutes étaient trop longues. St Clément est deuxième de son championnat, comme nous ils sont invaincus. Ils marquent beaucoup de buts. Nous serons à égalité en terme d’entraînements, c’est surtout l’état d’esprit et le mental qui payeront sur le match. Sur un match, tout est possible donc nous allons essayer de le préparer au mieux. Ça sera encore un déplacement de 2h30 dans les jambes. Il va falloir le préparer au mieux.

La multiplication des déplacements ne risque-t-elle pas de vous nuire ?

Non, je ne pense pas. Nous sommes tous concentrés et nous pouvons le faire. Franchement pour moi nous avons une équipe de National 3. Je pense même que cette année, l’équipe est meilleure que la saison dernière. Que ça soit à 2h30 ou 5h de route, pour moi ça ne pose pas de problème. A Marssac, nous avons vraiment une bonne bande de potes. Pas un qui critique l’autre ou s’engueule avec untel. On rigole tous et c’est ce qu’il faut.

Propos recueillis par N.Portillo

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