#Football – R1 / C.Fauré (Tournefeuille) « Dans une nouvelle dynamique du club »

L’ancien attaquant du TFC a repris les rennes des seniors de Tournefeuille. Malgré de gros changements au sein de l’effectif, Cédric Fauré se veut confiant et compte sur ses joueurs pour prendre du plaisir et se surpasser pour le goût de la gagne.

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C’est dans un nouvel élan du club qu’arrive Cédric Fauré – Crédit DR

Comment se sont passés vos premiers pas à la tête des seniors de Tournefeuille ?

Nous avons repris le 27 juillet. Avant cela, je leur ai donné un programme à effectuer. Pour moi, les compteurs étaient remis à zéro car je redécouvrais un groupe, ce qu’il reste du groupe auquel s’additionnent les nouveaux joueurs. J’ai envie de me faire une idée par moi-même avec mon adjoint. Nous sommes dans une nouvelle dynamique du club et nous avons travaillé modestement en prenant des jeunes qui viennent s’ajouter à des joueurs d’expérience. Nous allons essayer de faire que la mayonnaise prenne bien.

Cet intersaison a effectivement été très agité pour votre effectif. Ne craignez-vous pas quelques difficultés, des manques de fluidité et d’automatismes lors des premières rencontres ?

Déjà sur le mois d’août, nous allons travailler tout ça. Les automatismes et la fluidité du jeu, c’est ce que j’attends d’eux. Les joueurs qui sont restés ont envie d’aider le club. De l’autre côté, ceux qui sont arrivés ont compris la situation du club. Tout le monde va se mettre au diapason. Même si au début du championnat manqueront quelques automatismes, avec l’envie qu’ont les joueurs, ça comblera un peu le reste.

Affichez-vous quelques ambitions pour cette première saison à la tête de l’équipe ?

Faire la meilleure saison possible. Le président ne nous a pas mis d’objectifs principaux. Le maintien du club sera bien évidemment la priorité. Le président m’a expliqué qu’il me faisait confiance pas seulement pour une saison. Il veut que je mette en place ce que j’ai envie de faire. Il n’y a pas d’objectifs fixés par le club. Après, je suis compétiteur, j’ai toujours eu cette philosophie donc évidemment pour un début j’ai envie de faire la meilleure saison possible. Je vais tout mettre en oeuvre avec les joueurs pour y arriver.

Cette saison vous défendrez donc vos chances en poule B de R1 (composition ici). C’est une poule assez relevée, même la plus relevée aux yeux du coach de Saint-Alban (voir interview ici). Quel regard portez-vous dessus ?

Oui c’est une poule plutôt relevée comme il y a quelques réserves et de très bonnes équipes de la région. C’est bien. Pour une première j’arrive dans un club avec quelques problèmes, même s’il n’y a pas mort d’homme. Nous prenons une poule assez relevée et homogène, mais je pense que beaucoup d’équipes auraient aimé être dans cette poule. Si on fait le calcul, il y a quatre équipes qui ne peuvent pas monter. J’ai des collègues qui sont entraîneurs et ils m’ont dit que j’avais de la chance d’avoir cette poule. Il y a un bon et un mauvais côté aussi, c’est le foot. Quoi qu’il arrive, c’est à nous de faire une bonne saison.

Effectivement, les équipes réserves, excepté Sète, n’ont pas la possibilité de monter au-dessus donc si vous prenez le bon wagon vous avez de bonnes cartes en main…

Voilà c’est ça ! Après comme je l’expliquais à mes joueurs, je veux gagner des matchs avec beaucoup de plaisir et l’envie de se battre pour le copain. Il faut que l’on soit tous unis. Remettre l’équipe à zéro en début de saison, tout le monde est content. Maintenant ils ont quinze jours pour prouver et donner le maximum pour être en équipe première. Dans tous les cas, les groupes ne seront pas fermés. Si un joueur en équipe première traine un peu les pieds alors qu’à l’inverse en équipe réserve, un autre joueur est présent, se donne et fait des bons matchs, le niveau R1-R2 n’est pas si différent que cela donc on peut faire l’ascenseur. Ça permet aussi de garder tout le monde concerné. Si on définit les groupes et qu’on leur dit que c’est comme ça toute la saison, c’est humain des joueurs vont être dans leur confort en équipe une, et d’autres en équipes deux seront frustrés qu’en donnant le maximum ils ne puissent pas monter.

C’est finalement une grosse saison qui attend le club de Tournefeuille. De vôtre côté vous devrez composer avec un groupe énormément renouvelé pour la Régional 1, lorsque l’équipe réserve fraîchement promue en R2, devra défendre son steak pour ne pas redescendre. N’est-ce pas une année charnière pour le club ?

Après le recrutement que nous avons fait, nous avons pris 13-14 joueurs capables d’évoluer en R1 et R2. Je leur ai dis à tous, je voulais des joueurs capables d’évoluer dans les deux équipes. La R2 c’est le niveau juste en dessous, donc je voulais bien leur faire comprendre que ce n’est pas une sanction d’évoluer à ce niveau. Je n’aime pas trop dire groupe un et groupe deux. Pour moi c’est le groupe global et uni. Après, on est obligés de faire deux groupes, j’ai pris un entraîneur pour l’équipe réserve pour ça. L’équipe deux a quelque chose à faire, c’est important.

On va évoquer maintenant un autre club qui vous tient à coeur, le TFC. Vous vous êtes révélés aux yeux de la France comme professionnel dans cette équipe. Cet été le club a finalement été racheté par Redbirds. Que vous inspire cette passation de pouvoir et la fin de l’ère Sadran ?

La fin du président Sadran ça m’inspire de la nostalgie en tant qu’ancien joueur. Voir s’en aller le président qui a remis le club à flot et l’a fait grandir, c’est une page de l’Histoire du club qui se tourne. Aujourd’hui c’était important que le club soit racheté. J’espère que ça va redonner un nouveau visage et une nouvelle dynamique au club. Sur les dernières années, le TFC, ça devenait un peu monotone. Il n’y avait plus trop d’objectifs, plus trop d’envie de faire les choses correctement et viser juste le maintien. C’était dommage pour un club comme Toulouse et une ville comme Toulouse. On jouait un peu avec le feu et cette année nous nous sommes brûlés pour descendre en L2. Je le dis et le redis, Toulouse c’est un club de première partie de tableau de Ligue 1 et largement. Quand on voit certaines équipes qui n’ont pas le même budget ni les mêmes infrastructures, ni le même potentiel public, le travail qu’ils font et sont dans la première partie de la L1 et se maintiennent facilement. Je trouve dommage que Toulouse ne se mette pas les cartes en main pour réussir à faire des saisons importantes. Il y a eu des épisodes Ligue des Champions, et podium de Ligue 1. Le Stadium était remplit tous les matchs et c’était beau à voir. Ces derniers temps, les supporters se sont lassés et en ont eu marre. Et encore, ils ont été gentils, dans d’autres clubs ça serait moins bien passé. Mais là, je suis très content du rachat du club, ça va donner un nouvel élan et un nouveau visage à Toulouse.

Selon vous, les capacités du club, notamment du fait de son historique de club formateur, peuvent lui permettre de revenir au top et bousculer la hiérarchie ?

Bien sûr. Dans la vie, lorsque l’on a envie de faire quelque chose, on se donne les moyens. Si Comolli a racheté le club, c’est qu’il a envie de voir Toulouse redevenir une bonne, peut-être une très bonne équipe de ce championnat. Elle l’a déjà été. J’en suis persuadé. S’il n’en avait pas envie, il ne serait pas lancé dans ce projet. Quand on se lance dans un projet c’est pour le faire à fond. Moi-même c’est dans cette optique que je me lance dans le projet de Tournefeuille, même si je connais les difficultés.

Propos recueillis par N.Portillo

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