#SportStory – Rugby/ Bernard Vaur : Docteur jaunard et noir.

Notre consultant Didier Revellat est allé à la rencontre d’une des figures tutélaires du rugby en albigeois, le Docteur Bernard Vaur. Ce demi de mêlée formé à la maison jaunarde Montferrandaise, après de brillantes années a l’ASM, est venu éclairer de son jeu et de son analyse le Sporting Club Albigeois. Compère de Roland Bacca sur le banc, et coéquipier des Serrano, Azon, Lescure, Albet , Maraval, Cluzel et consorts, l’ex clermontois a participé à l’épopée du Groupe A en pays Tarnais. Président de la Commission médicale de la ligue occitanie, Bernard Vaur nous a accordé cet entretien, en amont de la crise Coronavirus. Un sujet sur lequel son avis aurait été instructif dans cette interview, véritable voyage au cœur de l’histoire du SCA, avec un personnage atypique aux convictions chevillées au corps.

 

 

Crédit photo / DDM Tarn

Bernard, vous êtes quasiment une icône du rugby albigeois, vous êtes là depuis 1978 mais, vous avez commencez à Montferrand, pour reprendre l’ancien nom de Clermont-Ferrand. Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de votre carrière a Clermont, qui a duré de 71 à 78 en équipe première ? 

 

C’est toujours Monferrand. Le terme actuel, c’est Association Sportive Montferrand Clermont Auvergne mais c’est toujours Montferrand. Au départ, c’était un club d’entreprises et ça s’appelait Association Sportive Michelin. Pour garder le M, ils ont gardé Monferrand, qui est un quartier de Clermont, ça, c’est la première chose. La deuxième chose, j’ai été montferrandais depuis l’âge des cadets. J’ai joué la finale du challenge Gauderman en 68, j’ai joué en Crabos et j’ai été international junior Crabos pour faire le tournoi de la FIRA, le capitaine était Jean-Pierre Rives. Ensuite, j’ai joué en Reichelà Clermont-Ferrand puis je suis monté en première où j’ai joué quelques matchs en Nationale B à l’époque. J’ai commencé mes premiers matchs en équipe première en 71, mais bien sûr j’étais junior, jusqu’en 78. J’ai été capitaine à partir de 74, on a gagné le Du Manoir en 77. 

 

Non, je crois que c’était en 76 contre Graulhet. 

 

En 76 contre Graulhet, oui, l’année de la mort sur le terrain de Jean-François Phliponeau. Pendant cette période-là, j’ai été capitaine de l’équipe de France A’ contre l’Italie, contre l’Espagne, contre le Maroc en particulier. J’ai été en France B et remplaçant dans le Grand Chelem en 77 à Twickenham. Et puis, je suis parti en tournée avec l’équipe de France en 77 aux Etats-Unis. Je suis parti à l’armée car j’étais sursitaire en tant qu’étudiant en médecine fin 78 où je suis arrivé, après mes classes à Libourne, à la caserne du 22e régiment de la Marine d’Albi. Là, j’ai fini à Albi et, à la fin de l’armée, je me suis installé. Contrairement à maintenant, il y avait trop de médecins donc, les places étaient chères et il fallait se battre pour avoir un cabinet qui tienne la route. Donc, j’avais une opportunité sur Puygouzon, je l’ai prise et je suis resté ici. Donc, j’ai joué à Albi de 78/79 jusqu’à mon dernier match en 91. 

 

On va revenir sur la période albigeoise mais on va quand même citer quelques noms à Montferrand comme un certain  » gaulois « , Jean-Pierre Romeu

 

Jean-Pierre Romeu, c’est mon frère de la paire de demis, un carmausin d’origine que j’ai encore eu au téléphone cette semaine, on se voit bien sûr régulièrement. Mais il y avait aussi Michel Droitecourt qui était en bisbille avec Aguirre pour le poste d’arrière de l’équipe de France. Il y avait André Dubertrand, qui était en bisbille avec Dominique Harize pour le poste de 3/4 aile en équipe de France et aussi Jean-François Phliponeau qui avait aussi été international 3/4 aile mais qui, malheureusement, a été foudroyé. Il y avait des joueurs comme Gérard Coste, le père d’Arnaud, qui a ensuite entraîné le CO, Guy Gasparotto qui est revenu à Montauban avec qui je suis allé voir Agen/Clermont-Ferrand, Jacques Rougerie, le père d’Aurélien, lui aussi international, Jean Constantino, encore un international qui a fait 3 ou 4 matches en équipe de France. Et puis bien sûr, des garçons qui étaient plus dans l’ombre mais qui ont été des grands joueurs de rugby type André Bourdillon, Jacques Cristina. 

 

On a l’habitude au Mag Sport de faire des parallèles. Vous l’avez évoqué, Jean-Pierre Romeu était Carmausin. Vous êtes arrivé à Albi via l’armée mais avant, vous n’étiez pas en pourparler avec Brive ? 

 

Il se trouve que Brive n’avait plus de demi de mêlée enfin, cherchait un demi de mêlée. Comme ils ont su que je partais à l’armée, ils m’ont dit que le poste à la caserne de Brive allait être disponible sauf qu’il n’était disponible que deux mois plus tard. Je n’étais pas sûr de la démarche donc je me suis dit qu’en attendant, il faudrait que je prenne un poste à Rouen ou à Strasbourg ou je ne sais pas où. Si après je ne pouvais pas être muté, j’allais être piégé. Il y avait le poste à la caserne d’Albi, je savais qu’il y avait Albi, Castres, Graulhet, Carmaux, Gaillac, il y avait plein de possibilités de trouver un club. Et je me suis dit que si l’affaire avec les Brivistes ne se passait pas, j’aurai toujours une possibilité sur place. Christian Fréchinos, le médecin en poste là-bas à Brive à ce moment-là, et c’est d’ailleurs toujours le médecin du CA Brive, était un copain à moi avec qui j’étais au lycée en 6e. Au téléphone, il m’a dit qu’à cause des problèmes militaires, ça n’allait pas être facile. Donc, je me suis dit  » je laisse tomber  » et j’ai signé à Albi. 

 

Là-aussi, un autre parallèle. Vous gagnez votre challenge Yves du Manoir contre Graulhet, sur un score de 42 à 17 il me semble. Quand vous arrivez à Albi, vous jouez contre Graulhet et là, gros accident, triple fracture de la mâchoire. 

 

Quand j’arrive à Albi, Albi est en groupe B. On joue la première saison en groupe B, on ne monte pas suite à un pataquès, une histoire à Limoges où la lumière s’éteint enfin, peu importe. On monte la 2e année et au début de la 3e année en groupe A, on joue le département du Tarn, on joue la finale à Lavaur en nocturne contre Graulhet et sur le choc, je me fracture l’os malaire et je suis opéré à Purpan. J’étais assez en colère parce-que je m’étais installé le 1er Juin et je me suis pété début Septembre. Je ne pouvais pas fermer le cabinet, c’était déjà compliqué  comme je l’ai dit tout à l’heure, donc je consultais avec des lunettes noires et le visage un peu déformé (rires). C’était la première fois que je rencontrais Graulhet depuis la finale du Du Manoir. 

 

Vous arrivez à Albi en 78/79, vous jouez en groupe A où vous avez notamment le Stade Toulousain, Agen, Romans, Auch. Vous partez sur les chapeaux de roue, arrive votre blessure donc vous vous retrouvez un peu sur le banc où vous appuyez un peu Roland Bacca et vous faîtes un sacré résultat au Stade Toulousain. Est-ce que vous vous rappelez de celui-là ? 

 

Bien sûr ! Je me pète le mercredi, je suis opéré le vendredi. Le dimanche, j’étais au stade, il n’était bien sûr pas question de pouvoir jouer et je crois qu’on recevait Auch. Il n’y avait pas de demi de mêlée, il y avait la possibilité d’y mettre Marc Azon mais tout était en place et je ne voulais pas tout casser, comme j’entraînais derrière. Je décide de mettre Yves Cluzel à la mêlée en le drivant un peu. 

 

L’homme opportun on va dire ? 

 

Je l’ai drivé un peu parce qu’il n’avait jamais fait ça, surtout à ce niveau. Il s’en sort bien et le week-end d’après, je ne peux toujours pas jouer, on va à Toulouse et on joue le Stade Toulousain qui avait été champion de France l’année d’avant. On les joue en nocturne au Stadium un samedi soir et on fait match nul 9 à 9 et je pense qu’on n’était pas loin de passer mais, c’était déjà un bon résultat. La semaine d’après, on reçoit Agen et là, je joue avec le masque. Jean-Pierre Romeu avait joué avec un match identique le quart de finale en 76, l’année du Du Manoir, puisqu’il avait eu le malléaire pété contre Perpignan en 8e de finale à Valence. Il m’a envoyé le masque par la Poste et j’en ai fait fabriqué un identique, armature en fer, habillage en cuir et j’ai pu jouer contre Agen. 

 

Ce match contre Agen n’a pas été une réussite avec une défaite 28 à 9 ? 

 

On se fait secouer devant. Je crois qu’à l’époque, Agen est champion de France à la fin de l’année. Mais par contre, cette année-là, on se qualifie, on termine 7es et on retrouvera d’ailleurs Agen en 16es ou en 8es de finale. 

 

Qu’est-ce que vous retenez de ces années albigeoises, tant au niveau sportif qu’au niveau joueurs ? 

 

Quand je suis arrivé, disons que ça «  jouyotait « . Roland Baccafaisait un excellent travail devant mais il n’y avait pas beaucoup de physique. Donc, j’ai dit  » maintenant, il faut qu’on fasse du physique et qu’on modifie un peu le jeu au niveau des arrières « . Je me suis d’abord appuyé sur des jeunes que j’ai fait monter directement, comme Philippe Fernandez qui arrivait des cadets et puis un peu plus tard, Patrick Basauri et ensuite Jean-Marc Lescure et Frédéric Faragou. On a fait monter tous ces jeunes et devant, on pouvait s’appuyer sur des types qui étaient très, très bons comme Alain Albet, un mec exceptionnel, c’était un talonneur hors du commun. Jacques Maraval, c’était pareil, un pied droit hors du commun. Et puis, il y avait quand même une bonne 3e ligne avec Blach, Jean-Paul Anglès, un 2e ligne de devoir,  mais on a fait monter aussi des jeunes comme Acquier et tout ça qui sortaient tout juste des juniors. On a mis un peu de volume et comme c’était en groupe B, on a réussi à faire beaucoup, beaucoup de jeu. On avait gagné le challenge Pernod, qui était celui de l’équipe qui marquait le plus d’essais. On rate la montée sur une magouille la première année et on est monté la deuxième. Ça a été un mal pour un bien parce-que ça nous a permis de prendre un peu d’expérience pour les gamelles. 

 

De vous aguerrir ? 

 

Voilà, de nous aguerrir. Et puis, la paire de centres Marc Azon/ Christian Serrano avait pris de l’envergure ce qui fait que, quand on est monté en groupe A, on n’a pas explosé du tout alors qu’on n’avait pas de gros moyens, on n’avait quasiment recruté personne. Ça a quand même permis de faire 3, 4 bonnes saisons derrières. 

 

Et au niveau entraîneurs ? 

 

En entraîneur, il y avait un homme extraordinaire devant, c »était Roland Bacca, un type qui connaissait parfaitement le rugby. Ça tombait plutôt bien avec moi parce-que moi, j’étais plutôt le branquignole et lui était plutôt psychologue (rires). Je faisais monter les mecs après les poteaux, lui les faisait redescendre quand il le fallait. 

 

C’est quand même paradoxal pour quelqu’un de devant ? Surtout pour Roland Bacca qui venait de Lavelanet où il ne faisait pas bon jouer

 

Oui mais Roland était un type hyper calme. S’il avait fallu faire la guerre, il était capable de faire la guerre mais il était beaucoup plus calme que moi. C’était comme ça, on s’était partagé le truc, c’était mon ami en plus donc on s’était bien partagé le truc. Ça avait été efficace. 

 

A part cette période de coach des arrières, vous n’avez pas continué à Albi ? 

 

Après, il y a eu quelques problèmes au niveau du club. On n’était pas forcément sur la même longueur d’ondes sur la manière d’orienter le club à une certaine époque. Donc, j’ai entraîné les cadets à Albi, il y avait pas mal de joueurs que j’entraînais qui sont devenus des équipiers premiers, Lorenzin, Linas, Calligéris qui ont tous joué en première après. Lolo a joué ensuite pas mal à Narbonne. Et puis, je suis parti dans l’arbitrage, au début je jouais et j’arbitrais les jeunes le samedi en régional puis je suis passé arbitre fédéral donc j’ai arbitré un peu en seconde division puis directement en première division. Et là, je suis allé entraîner les juniors de Saint-Juery. On s’était qualifié en local, on était sorti en Crabos avec Saint-Juery qui était en honneur ce qui avait quand même été assez intéressant. J’avais emmené les gamins jouer à Sauclières, ça avait été un beau truc. Après, je suis revenu re-entraîné la première à Albi mais par contre, je n’ai pas entraîné d’autre club. 

 

A côté du sportif, vous avez continué vos activités professionnelles. Vous êtes devenu président en Juin 2018 de la commission médicale de la ligue Occitanie. Vous êtes également secrétaire général de l’association SCA ce qui m’amène à la formation des jeunes puisque, comme vous venez de le dire, vous vous êtes un peu tourné vers les jeunes. Qu’est-ce que vous pensez de la formation des jeunes aujourd’hui, par rapport à Albi, par rapport au Tarn ? On voit l’équipe de France qui se tourne résolument bien vers cette jeunesse  et ça marche. Donc, quel est votre avis ? 

 

Moi, je pense depuis longtemps que c’est la formation est le seul moyen de vivre pour un club comme Albi. Parce-que forcément, si on regarde les possibilités de budget sur une ville comme Albi ou sur une ville comme Toulouse, on sait bien qu’on ne va pas pouvoir lutter. Donc, si on veut exister, sans parler d’exister en Top 14 parce-que c’est actuellement compliqué, il faut au moins avoir 20 millions d’euro de budget et pour les trouvez, ce n’est pas évident, le seul moyen, à mon avis, c’est la formation. Je le dis depuis très, très longtemps et en plus, je pense que la formation doit être vue un peu différemment que ce qu’elle a été vue pendant un certain temps où on disait que c’était le jeu qui devait tout amener au reste. Et moi, je pense que la technique individuelle doit être beaucoup plus travaillée. Je pense que c’est un peu le leitmotiv de la nouvelle commission de la formation de la Fédération avec Philippe Rougé-Thomas et Didier Retière. Je pense qu’ils sont beaucoup revenus sur les bases de la technique individuelle. 

 

Aux fondamentaux en somme ? 

 

Oui, avec notamment la mise en place des académies et autres. Donc, je pense qu’on est sur la bonne voie. D’abord, on a été champion du Monde des moins de 20 il y a deux ans. J’étais déjà à la Ligue, c’est nous qui l’avions organisé au niveau Occitanie et c’était vraiment chouette. On a de nouveau été champions du Monde l’année dernière, avec un peu plus de chance peut-être que la première fois mais bon, il faut un peu de chance mais que de la chance. On ne peut pas être champions du Monde tous les ans donc cette année, on ne le sera sûrement pas mais on a quand même une équipe qui tient encore la route parce-que j’ai vu les trois premiers matchs. Certes, on a perdu contre les Anglais à la dernière minute alors qu’il y avait match nul, on a bien battu les Italiens, on a fait un bon match au Pays de Galles dans des conditions atmosphériques assez compliquées donc les moins de 20, c’est bien. Et on voit que les moins de 20 champions du Monde il y a deux ans commencent à mettre plus que le bout de leur nez en équipe première. Donc, je crois qu’il faut regarder ça, il faut voir ce qui se passe à Toulouse où, quand ils ont des emmerdes, ils montent aussi leurs jeunes qui ont fait partie de cette équipe de France championne du Monde. Mais ça se passe un peu partout, à Lyon par exemple où tous les joueurs sont utilisés et donc, je pense qu’à Albi, il faut qu’on essaie de copier cela. Alors bien sûr, on n’a pas les moyens que peuvent avoir les gros clubs pour les recruter mais je pense qu’on doit en faire plus que ce que l’on fait. 

 

Dans cette lignée, qu’est-ce qui manque aujourd’hui au Sporting Club Albigeois pour s’installer durablement dans le rugby pro, notamment en Pro D2 parce qu’on ne va pas dire en Top 14 ? Ils sont aux portes, on va dire, de la Pro D2, il y a encore bien sûr les phases finales à jouer. 

 

Il faut d’abord jouer les phases finales et monter (ITW réalisé avant l’arrêt des compétitions) . Ce qui va être le plus dur après, je pense que ça se passe au niveau de la SASP, mais c’est surtout monter un budget qui tient la route (Voir annonces Alain Roumegoux Pdt SASP). Parce-que, pour avoir discuté l’année dernière avec Jean-Luc Averous qui accompagnait Drôme-Ardèche quand ils sont venus jouer à Graulhet, ils ont des budgets bien conséquents et malgré cela, ils sont pour l’instant derniers en Pro D2. La première chose à faire, c’est de trouver des sous parce-que dans le professionnel, l’argent est quand même le moteur de la guerre donc, la première chose, c’est ça. La deuxième chose, c’est d’essayer de faire une équipe, quand je dis une équipe, c’est une équipe de dirigeants SASP et association confondues qui travaillent main dans la main autour d’un projet à définir en s’appuyant sur les forces vives du club et les forces anciennes du club, c’est peut-être un peu ce qui manque. Parce-que là, je suis élu au Comité Directeur de l’Association mais c’est vrai que nous, les anciens joueurs, on n’est pas très nombreux. 

 

Ils ne sont pas encore venus à l’appel de l’Association des Anciens Joueurs avec Michel Maurel ? 

 

Michel Maurel s’occupe de ce qu’ils appellent les ex-albigeois, les anciens albigeois. Il n’y a pas grande bousculade, il faut le dire. Moi, par contre, j’ai une bande de copains qu’on appelle  » les amis de Roland Bacca  » qui faisaient partie de l’équipe quand je suis arrivé et que Roland entraînait avec moi, quand Roland est revenu de Cognac pour entraîner de nouveau avec moi. Donc, ça fait deux générations, disons distinctes, avec les gens qui avaient joué dans les deux générations. On se retrouve régulièrement, on fait des repas, on est une trentaine à se regrouper et on se retrouve à une vingtaine à chaque fois. C’est très sympathique mais c’est extra-sportif, c’est heureusement ce que laisse le rugby après qu’on ne joue plus. Je pense que ce qui est dommage, c’est qu’à la fin de leurs carrières, ce sont des gens qui ont joué, qui ont entraîné, qui ont de l’expérience, qui n’ont plus l’ambition sportive de devenir professionnels dans l’entraînement ou je ne sais quoi, des garçons comme Daniel Blach, tout ça. C’est dommage qu’ils ne soient pas gardés au club avec un rôle relativement important parce qu’on ne peut pas dire à des garçons comme ça  » vous allez venir et faire la cruche qui justifie qu’il y ait quelques anciens joueurs « . Il faut quand même leur donner des responsabilités et je pense que c’est un peu là que le bât blesse. Il me semble qu’il manque un peu de gens comme ça qui ont une réflexion générale, qui vont élaborer des projets et après, essayer de distribuer des rôles à des plus jeunes pour prendre le relais parce-que les garçons ont souvent entre 65 et 70 ans et n’ont plus l’intention de mettre un short. 

 

En fait, c’est en quelque sorte un parrainage ? Aujourd’hui, on voit les anciens pros comme Florent Fourcade qui aide les espoirs, Sébastien Pagès qui est avec l’école de rugby. 

 

Ça, c’est très bien mais eux, ils sont jeunes et leurs places, c’est sur le terrain. C’est ce qu’on a pu faire, Daniel Blach, moi, Marc Denardi, Philippe Orionnaud entre temps pour entraîner les minimes, les juniors, les cadets, etc, quand on y a participé, ça, c’est leur rôle. Après, je pense qu’il faut qu’il y ait des plus anciens qui soient dirigeants qui dirigent, qui soient actifs qui aient une participation comme ça se passe dans tous les clubs. Quand on regarde le renouveau du Stade Toulousain, c’est la prise en main par des anciens, avec bien sûr d’autres qui ne sont pas que des anciens joueurs, il faut de tout. Mais, il en faut quelques-uns qui aient une certaine connaissance, un certain ressenti, qui puissent amener des réflexions sportives. 

 

Propos recueillis par Didier Revellat

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