#Rugby – Nationale / François Fontaine (Albi) : «On connaît le contexte, on sait que c’est un match de reprise!»

L’ex 3/4 centre du Castres Olympique, de Colomiers et Soyaux Angoulême, arrivé à Albi cet été nous a accordé une interview en amont de la 15eme journée de Nationale et du déplacement à Rennes.

Crédit photo Pierre Bras

Tu as eu un début de saison au Sporting émaillé de blessures mais on a vu que tu avais retrouvé la plénitude de tes moyens en fin d’année 2022 ?

 

Plénitude, je ne l’ai pas encore, je pense que j’ai encore un peu de boulot pour retrouver un niveau qui me conviendra. J’ai pu matcher et c’était vraiment cool de retrouver le groupe qui avait vraiment une dynamique positive, c’est vrai que de rentrer dans un groupe qui est en effervescence comme ça, c’est vraiment cool. J’en ai conscience, j’ai la chance d’être encore frais mentalement pour la seconde partie de saison et, avec cette blessure, ce n’est pas que j’ai un avantage sur les autres mais psychologiquement, je suis excité. Je suis excité d’avoir été frêle en début de saison et d’essayer maintenant de faire une très belle 2e partie de saison avec le groupe. 

On peut dire que tu as une certaine fraîcheur ? 

 

Psychologiquement, oui, je pense que c’est sûr. 

Même si tu as passé un peu de temps à côté du groupe quand tu étais blessé, quand on te voit avec ce dernier, on a l’impression que tu as été adopté et que tu y navigues comme un poisson dans l’eau ? 

 

Je suis très bien ici, le groupe est vraiment sain. Je trouve que c’est un groupe très homogène, on est vraiment une boule qui roule ensemble, on ne se pose pas trop de questions et on arrive à rester collés tout le temps. Il y a des choix qui sont faits en début de semaine mais le groupe arrive à rester tout le temps ensemble et je pense que ça sera une force pour la fin de saison. 

Comment as-tu vécu cette période de blessure car ce n’est pas forcément évident ? Tu arrives ici, tu te blesses deux mois après juste après la prépa, tu es absent à peu près 6 semaines et tu reviens donc comment l’as-tu vécu ? 

 

En étant rugbyman pro, on a tous plus ou moins connu cette blessure mais il faut réussir à se focaliser au jour le jour, faire le maximum que l’on peut pour la blessure et une fois qu’on revient dans le groupe, faire petit à petit pour amener le maximum. C’est d’abord apporter à l’équipe tout en pensant à reprendre des sensations personnelles et, petit à petit, il faut que les deux s’enclenchent et qu’on devienne important pour l’équipe mais il y a quand même pas mal de chemin pour d’abord apporter et ensuite retrouver son bon niveau. 

Ce n’est pas dur de te retrouver sur le carreau à peine arrivé ? 

 

C’était compliqué car c’est arrivé juste après la prépa où on se dit qu’on a un peu mangé le pain noir de la saison et on arrive et au moment où tout le monde mange le gâteau, toi, tu le regardes à la télé. Donc c’était un peu compliqué mais ça fait partie du jeu, je ne suis pas le seul ni le premier ni le dernier. 

On a l’impression qu’il y a de très bonnes connexions avec Baptiste Couchinave ? 

 

Oui (rires). Franchement, ça se passe bien avec tout le monde, c’est vrai qu’avec Couchive, on s’entend bien. On avait pu jouer ensemble sur le terrain cet été et ça s’était bien passé, on va maintenant voir avec les associations comment ça se passe au cours de la saison mais oui, on s’entend très bien à côté. 

Comment est-ce que tu assimiles cette équipe de Rennes ? 

 

C’est un premier match, eux veulent gagner absolument et nous, il faut qu’on y aille pour ne pas casser la dynamique et continuer d’avancer donc on sait que ça va être très dur là-bas. On connaît le contexte, on sait que c’est un match de reprise, qu’il y aura des choses à mettre en place pour gagner ce match et on sait que, si on ne le fait pas, on ne gagnera pas donc je pense qu’on ne va pas trop réfléchir.

Etes-vous fier de ce bilan et d’être 4es à la trêve ? 

 

On sait que ce qu’on a fait est plutôt positif même si on a conscience qu’on a encore une marge de progression dans la connaissance du groupe et même dans la construction globale de l’équipe. Donc, au final, on est très content, on a pu savourer un petit peu à Noël mais maintenant, on sait qu’il faut repartir au boulot et essayer de continuer à avancer. 

Par rapport à l’évolution du management qu’il va y avoir en 2e partie de saison, qu’est-ce que ça change au niveau d’un groupe ? Ça motive plus, ça crée plus d’émulation, ça apporte plus de pression ? 

 

De toute façon, il faut de la pression sur une saison comme ça où on essaye chacun de tirer sa carte du jeu. On sait que si on fait des erreurs, ça ne sera pas bon pour l’équipe, si ce n’est pas bon pour l’équipe, ça ne sera pas bon pour soi car, finalement, on va  » s’exclure  » tout seul du groupe. On sait qu’on ne peut plus se permettre des erreurs qu’on pouvait se permettre au mois de Septembre, c’est normal, on n’avait pas beaucoup de temps d’apprentissage mais maintenant, on sait qu’il y a des choses qui ont été plus ou moins acquises et on ne peut plus reculer à chaque semaine d’entraînement. On ne se met pas la pression mais on sait qu’il faut travailler un peu plus, personnellement, collectivement, par petits groupes pour essayer de se mettre au niveau tout le temps et ne pas se mettre à l’écart tout seul car c’est se tirer une balle dans le pied.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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