#Rugby – Nationale 2 / Simon Veyrac (Dijon) : «C’est un match avec une saveur assez particulière…j’ai hâte de jouer contre Graulhet!»

En amont de la reprise de la Nationale 2 avec les Dijonnais qui se déplacent au Sporting Club Graulhetois, nous avons interroger Simon Veyrac, le plus tarnais des joueurs Stadistes. Pour cette 13eme journée et ce choc entre le 5eme bourguignon et des mégissiers qui sont 7eme, l’ex 3eme ligne du Sporting Club Albigeois va appréhender ce retour au pays avec appétit et la ferme intention de venir faire un coup à Noël Pelissou.

Graulhet Vs Dijon (J13 – Nationale2) : Une rencontre à suivre en direct Web TV et Web Radio via Le #MagSport et Impakkt Events des 14h45 ce dimanche 15 janvier 2023 sur la page facebook du Sporting Club Graulhetois .

Crédit photo Lea Jaime Pomares

 

Après à peine 6 mois, tu reviens sur tes terres tarnaises face à un club que tu connais bien, le club voisin d’Albi, le Sporting Club Graulhetois. J’imagine que pour toi, ce match va revêtir une dose sentimentale assez importante ? 

 

Oui, c’est un match avec une saveur assez particulière parce-que je reviens vers chez moi. J’ai forcément envie de bien faire donc oui, je t’avoue que j’ai hâte de jouer contre Graulhet sachant qu’en plus, je n’avais pas pu jouer au match aller à cause d’une blessure et oui, j’ai hâte.

On va un peu parler de ton adaptation à Dijon. Tu étais parti d’Albi pour aller à Dijon afin de regagner du temps de jeu, c’est un pari réussi ? 

 

Pour l’instant oui, pari gagnant pour le moment. Au vu des résultats, c’est un peu compliqué, on est dans le ventre mou mais la poule est relevée et d’un point de vue personnel, je suis content d’avoir fait ce choix, je prends du plaisir et je rejoue au rugby. 

Tu nous parles de ventre mou mais vous êtes quand même à la 6e place pour l’instant. Vous êtes dans les clous puisque vous êtes dans le Top 6 et dans les qualifiables ? 

 

Oui mais la poule est hyper serrée, tu peux perdre deux matchs d’affilée et regarder le bas du classement et, à l’inverse, dès que tu gagnes deux matchs, tu regardes vers le haut. C’est une poule qui est vraiment très homogène. 

Ça peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre ? 

 

C’est ça.

On va justement évoquer cette homogénéité et ce challenge en Nationale 2. Quand tu as signé à Dijon et que Dijon a été relégué en Nationale 2, est-ce que tu t’attendais à ce que ce championnat soit aussi dur ? 

 

Franchement, non, pas du tout. Ça joue surtout devant dans ce championnat, ce sont des matchs assez fermés et au rugby, quand tu es bon devant, ça roule. Ça me rappelle beaucoup de matchs qu’on faisait en Fédérale 1 auparavant. 

Quelles sont les équipes qui t’ont le plus impressionné dans ce début de championnat ? 

 

Le Stade Métropolitain m’avait franchement impressionné devant, Rumilly sur la conquête et dans le jeu, franchement, Graulhet, ça le fait, c’est une équipe agréable à regarder jouer. 

On va justement revenir sur ce match face à Rumilly. Tu nous parlais du jeu de devant qui est prépondérant en Nationale 2 et c’est là où Rumilly vous a pris car vous aviez développé beaucoup de jeu face à eux, vous leur passez 36 points mais avec des groupés pénétrants, ils vous battent 38 à 36 ? 

 

Oui, c’est ça. Dans le jeu, on ne se fait pas transpercer en défense mais les mauls ont été notre point faible, on se prend 3 ou 4 essais sur maul et donc, forcément, dans ce cas, tu ne peux pas gagner un match. 

Quand on joue devant comme toi, ce genre de situation doit quand même être frustrant ? 

 

Je t’avoue que oui, c’était très, très frustrant. Tu te poses 15 000 questions mais c’est fait, tu ne peux pas revenir en arrière, il faut aller de l’avant. 

On va revenir sur le match aller entre Dijon et Graulhet à Bourillot. C’était la 2e journée, premier match à domicile dans votre antre du Stade Dijonnais, vous aviez largement battu Graulhet mais vous aviez oublié le bonus défensif en route. Ce match était quasiment totalement réussi à l’exception de la déception de l’oubli du BO ? 

 

Largement mais je pense que si Graulhet était reparti avec un point de bonus défensif, ce n’était pas non plus démérité. Les scénarios du match ont fait qu’au final, tu pouvais te retrouver avec un point de bonus offensif pour nous, c’était un match très plaisant à regarder et à commenter. 

Avec un moment assez cocasse lorsque l’arbitre met le second carton jaune à Julien Beaufils et qu’il ne s’aperçoit pas qu’il lui en avait déjà mis un et que ça fait rouge. Il y a eu un grand moment de solitude pour l’homme en vert ? 

 

Je t’avoue que je pense qu’il ne s’en est pas rendu compte sur le coup mais c’est comme ça, c’est un fait de jeu. 

Est-ce que Julien Beaufils s’en est remis car on se souvient qu’il l’avait un peu amer après le match ? 

 

Oui, il s’en est remis, ne t’inquiète pas (rires). Il va très bien, il a un peu bossé ses mêlées entre temps. 

On va revenir sur le match de ce week-end à Graulhet. J’imagine que vous avez regardé tous les matchs du SCG donc comment est-ce que tu juges cette équipe et quels sont ses points forts et ses points faibles ? 

 

Ils ont une grosse conquête en touche et en mêlée. Ils développent un très beau jeu autant devant que derrière, c’est très bien et franchement, ils méritent leur place, ils peuvent se qualifier, ils sont au coude à coude avec nous et si je ne dis pas de bêtises, je crois qu’ils passent devant nous s’ils nous battent. Ils méritent leur place, ils développent un très beau jeu et, honnêtement, tout le monde leur donnait l’enfer en début de saison mais au final, ils font mentir beaucoup de personnes. 

On ne va pas se mentir, vous avez quand même l’étiquette de favori. Dijon, 2M1 de budget, un effectif quasiment intégralement pro, Graulhet, 600 000€ de budget, que des pluriactifs, c’est donc quand même Dijon qui a la pancarte de favori ?

 

Favori, je ne sais pas, on a eu du mal à se déplacer sur tous nos déplacements. On a perdu au Stade Métropolitain, pareil à La Seyne, on a fait une seule victoire à l’extérieur donc pour moi, que ce soit pro ou pas, tu ne le vois pas forcément sur le terrain. 

Avec un match en retard, vous avez quand même une cartouche dans la poche ? 

 

C’est la réception de Nîmes qui est très, très bon depuis le début de la saison. Ils ont eu un trou d’air au mois de Novembre mais ça va être un match compliqué à rattraper. 

C’était peut-être le bon moment pour prendre Nîmes sur cette fin d’année ? 

 

Il n’y a jamais de bon moment pour prendre une équipe (rires). Je ne sais pas, on verra bien le 5 Février, on fera les comptes à la fin du bloc. 

Quel est l’objectif pour cette fin de saison ? 

 

De se qualifier et d’être dans les 6, on verra bien ensuite ce qu’il se passe en phases finales. 

Et toi, personnellement, tu te sens bien dans cette ville de Dijon ? 

 

Franchement, oui. Comme je te l’avais dit en Septembre, je me suis bien intégré dans l’équipe, la ville bouge, c’est top. 

Un mot sur Albi, ton ancien club, ton club formateur. J’imagine que tu regardes leurs résultats avec attention, qu’est-ce que tu penses de ce début de saison des Albigeois ? 

 

Ils sont à leur place. Ils s’appuient sur leur point fort qu’est la conquête, ils n’ont pas perdu à la maison, ils ont fait un coup à Chambéry et je pense qu’ils seront largement dans les 6. 

On va aussi parler de ton mentor, Arnaud Méla. Il a été nommé dans les possibles remplaçants de Karim Ghezal en équipe de France, ce sera à priori Laurent Sempéré mais il faisait partie de la short-list. J’imagine que pour toi, ça a été une fierté de voir quelqu’un qui t’a lancé dans le grand bain du rugby être envisagé ou envisageable comme coach en équipe de France ?

 

On sait tous qu’il fait du bon travail, c’est donc peut-être juste une reconnaissance de son travail. C’est bien pour Arnaud et tant mieux. 

Tu t’es fendu d’un petit texto pour le féliciter d’avoir été quand même reconnu par ses pairs ? 

 

J’attendais que ce soit officiel mais apparemment, c’est Sempéré donc non, pas encore. 

Il se dit dans le microcosme du rugby qu’après ta carrière, tu rêverais de racheter l’hippodrome de la Cépière. Info ou intox ? 

 

(rires). Je cherche du financement donc si tu es ouvert à la proposition, n’hésite pas. 

Après, on connaît du monde dans les médias donc on peut te trouver une place chez Equidia

 

 On verra bien (rires). 

 

On te remercie pour cet interview en amont du match face à Graulhet

 

Merci à toi.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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