#Rugby – Nationale 2 / Clément Vercruysse (La Seyne) : «Ici, il y a énormément de combat et c’est très rude sur le terrain, ça me correspond!»

En amont de la rencontre de la première journée des phases retour et de cette 12e journée de Nationale 2 entre La Seyne-sur-Mer et Graulhet, focus sur Clément Vercruysse, le demi-de-mêlée des varois, qui après une pige en bourgogne à Dijon a retrouvé ses terres natales du Sud Est ainsi qu’un club où il parfait son apprentissage du rugby de haut niveau aux côtés de Laurent Magnaval et Hugo Escuder.

La Seyne Vs Graulhet (J12 Nationale 2) on rencontre à suivre en direct web tv et radio des 16h45 ce samedi 17 décembre 2022 via Le #MagSport et Impakkt Events

Crédit photo USS Rugby

 

La dernière fois que nous t’avions eu à notre micro, tu étais Dijonnais et tu te battais pour le maintien en Nationale. Qu’est-ce qui t’a amené à redescendre dans des terres un peu plus connues pour toi à savoir le bassin méditerranéen, à La Seyne sur Mer ? 

 

J’ai tout d’abord vu la proximité avec le sud et un rugby qui me parle plus ou moins puisque j’ai quand même grandi et fait toute mon école de rugby à Châteaurenard dans le sud. Je pense que, sur l’état d’esprit varois, on s’y retrouve pas mal, il y a énormément de combat et c’est très rude sur le terrain, c’est une image du rugby qui me correspond quand même pas mal. Ajouté à cela, je savais qu’il y avait 6 recrues de Bédarrides-Châteauneuf du Pape qui y allaient avec en plus Hugo Alarcon et Hugo Alonzo. Pour moi, le fait de repartir sur un projet sportif où je connaissais déjà pas mal de mecs, ça m’a permis une bonne intégration et de pouvoir m’épanouir plus rapidement au-delà du fait que les mecs d’ici sont très ouverts et très accueillants.

Qu’est-ce que tu retiendras de ces six mois que tu as passés à Dijon ? 

 

Je pense tout d’abord que ça a été une opportunité pour moi car c’est quand même du haut niveau même si ça n’était pas évident à tous niveaux puisque j’arrivais dans un contexte un peu compliqué pour le club avec tout ce qui en découlait autour. Ça a été l’opportunité de me mesurer à ce que j’ai pu voir de meilleure dans ma vie et de voir tout ce qui est professionnalisme en-dehors du niveau CDF que j’avais côtoyé plus tôt. 

Tu arrives à La Seyne dans l’un des clubs de Nationale 2 qui est en train de monter en puissance car on voit que chaque année, le club se développe et se professionnalise de plus en plus ? 

 

Totalement. En fait, je pense que c’est encore plus beau du fait que personne ne nous attendait réellement à la place où l’on est. Ce que je veux dire, c’est qu’on peut un peu confirmer la place d’outsider qu’on a car, si on regarde bien, personne depuis le début ne communique sur les résultats que l’on fait bien qu’on soit 3es ce qui, je trouve, est une très belle performance à la fin de la phase aller et même si Bédarrides-Châteauneuf du Pape a un match de retard. Je pense qu’avec un effectif où la majorité des mecs sont nouveaux, c’est quand même un très beau résultat d’avoir réussi à faire prendre la sauce et d’avoir de bons résultats malgré tout. 

Durant ce début de saison et ces phases aller, est-ce qu’il y a eu des déceptions ou des moments où vous avez pensé que vous pouviez pousser le curseur encore un peu plus haut et un peu plus loin ? 

 

Tout à fait, il y a déjà le match du Stade Métropolitain à domicile et celui de Bédarrides-Châteauneuf du Pape. En fait, c’est compliqué de faire prendre la sauce à un effectif qui est complètement nouveau, de savoir mettre les ingrédients nécessaires pour faire de bons matchs à tous les niveaux. Je pense qu’on commence à pas mal s’y retrouver car on trouve plus ou moins de la constance au niveau des matchs et, au niveau de l’engagement qu’on y met en conquête et dans le jeu donc on commence à savoir à peu près où on veut aller. Ca reste encore de petits détails à régler comme, par exemple, pour aller chercher 5 points contre Nîmes et éviter d’en lâcher un mais ça viendra avec le temps et je trouve que les résultats qu’on fait depuis le début de l’année restent quand même très, très corrects. 

Avec un stade qui reste quasiment inviolé mis à part la défaite contre le Stade Métropolitain. Garder ses terres invaincues, c’est déjà une sorte de  » sécurité sociale  » ? 

 

C’est ça et je pense que pour l’état d’esprit des mecs et du club, c’est quand même ce qui prime car ce n’est pas facile de venir nous gagner à la maison et je trouve que d’avoir encore gagné contre l’un des leaders le week-end dernier, ça envoie un message fort. Pour nous, ce serait le plus beau cadeau de Noël que de confirmer ce week-end et de continuer à envoyer des messages en disant que c’est difficile de venir nous chercher à la maison avec en plus les résultats que l’on fait à l’extérieur. 

Tu nous parles de ce match face à Nîmes ? 

 

Compliqué déjà de par les conditions d’entraînement durant les semaines qui ont précédé car on est quand même dans une période où il pleut énormément et on s’entraîne sur un terrain qui, actuellement, ressemble plus à un marécage qu’à un terrain de rugby. C’est donc compliqué de trouver de la qualité dans l’entraînement sans faire beaucoup de quantité car ça fatigue énormément. Du coup, je pense que c’est un rugby que l’on connaît pas mal, qui est quand même très rude, ça tape fort et Nîmes ne s’attendait pas à ce qu’on les secoue d’entrée, je pense que c’est plus du beau jeu, des contre-attaques et tout ce qui en découle autour. A mon avis, on a maîtrisé la rencontre de bout en bout malgré les 5 premières minutes où on n’était pas réveillé et ce bonus qu’on laisse échapper à la fin. Il y a quelques faits de jeu qui ont fait qu’on termine la rencontre à 13 mais je pense que, malgré tout, c’est quand même une rencontre aboutie car ce n’était ni évident ni gagné de gagner contre Nîmes. 

On va parler du match de ce week-end face à Graulhet. On se rappelle que, lors du match aller, vous aviez gagné 26 à 20, c’était un match très serré où vous aviez plutôt pris l’ascendant sur la discipline puisqu’il y avait eu 2 à 2 en termes d’essais ? 

 

Exactement. En fait, je crois que, malgré le fait que ça ait été le premier match de la saison, on avait quand même réalisé le match plus ou moins parfait à l’extérieur. On avait été assez pragmatique, on avait réussi à scorer lors de tous nos temps dans leur camp. On sait que ça va taper fort ce week-end, ils ont apparemment encore fait une belle rencontre contre Aubenas le week-end dernier où ça a aussi tapé très fort et on sait qu’ils ont un 10 qui joue pas mal donc il ne va pas falloir se relâcher malgré le succès de la semaine dernière ce que Seb nous a très clairement dit en début de semaine. Je pense qu’on a la tête totalement sur les épaules et que malgré la difficulté qu’on a eu à s’entraîner cette semaine, on est entièrement prêt à les recevoir pour finir cette année de la meilleure des façons. 

Est-ce que tu es surpris des résultats de Graulhet cette année ? 

 

Surpris des résultats de Graulhet cette mais, plus globalement, surpris des résultats de la majorité des équipes de la poule. En fait, on se rend compte qu’on est maintenant dans des poules de plus en plus homogènes, comme on peut le voir en Nationale où toutes les places se jouent entre 1 et 6 points. On sait que tout peut basculer, on a vu que Bédarrides-Châteauneuf du Pape, qui était très bien placé, a de plus en plus de mal maintenant avec des terrains fermés et un effectif réduit. Je pense donc qu’il faut que l’on s’attende à tout et qu’on continue à travailler de plus en plus et de mieux en mieux avec l’ensemble de l’effectif que l’on a parce-que la saison est longue et que les matchs sont rudes. On peut perdre des joueurs à tout moment et il faut que l’on soit prêt pour intégrer tout le monde dans la rotation. 

Question un peu plus personnelle : tu évolues à côté de Laurent Magnaval, un joueur qui a une expérience monumentale dans sa carrière. Est-ce que c’est quelque chose qui t’amène un plus ? 

 

Oui, totalement et de plus parce-que pour moi, la concurrence est quelque chose de nécessaire quand tu évolues à un poste car, en plus de l’envie de travailler, ça t’amène encore plus haut. Il y a Lolo mais aussi Hugo Escuder avec qui on travaille et je pense qu’on travaille tous les trois sur le même poste avec une concurrence totalement saine, puisque Lolo évolue aussi en 10 de temps en temps, et on arrive à s’apporter des choses et c’est top. Pour moi, Lolo est encore le meilleur à son poste, il y a des faits de jeu qui font que c’est le choix du manager de faire commencer Lolo, moi ou Escud mais dans la hiérarchie, je pense que Lolo est encore bien devant de par tout ce qu’il a dans son bagage technique et tout ce qu’il fait au sein du club. Je continue à le regarder avec des yeux de petit car c’est important pour moi d’apprendre  » des anciens «, même s’il n’est pas si vieux que ça, mais avec toute l’expérience qu’il a, il a beaucoup donné et moi, j’ai beaucoup à apprendre. 

Quel sera le mot d’ordre pour le match de ce week-end ? 

 

Gagner et partir avec la victoire pour passer les meilleures fêtes possibles. 

On te remercie et on te souhaite un bon match

 

Merci, c’est gentil.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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