#Rugby – Nationale / Mariano Taverna (USBPA) : «on a hâte d’être à Albi et de jouer ce match-là!»

Albi Vs Bourg (J11 -Nationale) retrouvez la rencontre en direct web radio des 17h45 via Le #MagSport.

On est avec Mariano Taverna, qui fait partie de du staff de l’USPBA avant le choc de la 11e journée. Deux anciens pensionnaires de la Pro D2 vont se croiser, Bourg-en-Bresse se déplace à Albi et Mariano va donner le point de vue des Bressans avant ce choc

 

Oui, ça va être un gros match et un gros choc pour cette journée. Ça pointait du nez depuis un moment, on a hâte d’être à Albi et de jouer ce match-là qui sera très important pour les deux équipes.

On va un peu parler de la genèse de ta venue à Bourg-en-Bresse. Qu’est-ce qui t’a amené à quitter Aubenas pour aller faire un tour du côté de la vallée bressanne ? 

 

En Juin 2021, j’étais en fin de contrat à Aubenas mais on s’était mis d’accord dès Février avec le club que je ne continuerai pas. Le club voulait aussi partir sur un autre projet différent, avec un nouveau staff avec Ousmane qui avait pris la suite. A partir de là, j’ai cherché un nouveau projet, je connaissais bien Yoan Boulanger et comme joueur que j’avais affronté et comme entraîneur. A ce moment-là, Mathieu quittait son poste à Bourg et il y avait une place, ça a été très vite, on s’est rencontré en Juin avec Yoan, l’année dernière, celle de la Pro D1 et on est rapidement tombé d’accord. On s’entend très bien, on a les mêmes valeurs et la même vision du rugby et voilà, c’était parti pour un tour à Bourg-en-Bresse, tout a été très vite comme l’année dernière avec la Pro D2. J’ai signé un contrat de deux ans qui s’arrête le 30 Juin de l’année prochaine. 

Au cours de cette première année à Bourg-en-Bresse, Yoan Boulanger a été remercié. Il t’a aussi fallu apprendre à travailler avec un nouveau manager, Fabrice Estebanez ? 

 

C’est pour ça que ça a été doublement enrichissant, j’ai appris deux manières de travailler différentes avec Yoan et Fabrice, deux approches différentes du rugby. Pour moi, ça a été deux années en une, déjà avec le niveau de la Pro D2 mais aussi avec les changements dans le club, ça m’a permis de beaucoup évoluer comme entraîneur et technicien et même aussi dans le management de mon groupe. Bien qu’on ne tienne pas l’objectif à la fin puisqu’on manque le maintien de 3 points, c’est le point noir et il ne faut pas oublier de le dire, si je ne retiens que le niveau personnel, cette première année à Bourg-en-Bresse a été très enrichissante pour moi parce-que je me sens évoluer et que j’évolue encore comme entraîneur. Comme tu le sais, on veut bien sûr retourner en Pro D2, c’est certes un championnat très dur mais aussi très dynamique. 

Tu nous parles un peu de ton rôle au sein du staff ? 

 

Actuellement, je m’occupe spécifiquement de la touche, des ballons portés et de ce qu’il y a autour de la touche. Julien Brugnault, qui nous rejoint cette année, s’occupe de la mêlée et de la relation avec la défense avec Fabrice, Will Morgan des skills et des 3/4 toujours avec Fabrice et Jonathan Wisniewski, qui nous a également rejoint cette année, du jeu au pied. On est un staff assez riche. 

C’est quasiment un staff de Pro D2 ? 

 

Oui, c’est un staff de Pro D2, c’est la volonté de Fabrice de créer un staff riche pour pouvoir remonter en Pro D2, ce qui est l’objectif du club. En ce qui me concerne, j’avais un champ d’action un peu plus large l’année dernière avec Yoan, la façon de travailler de Fabrice est plus spécifique à chaque domaine pour faire évoluer le joueur et c’est pour ça qu’on travaille comme ça cette année. 

Ca fait maintenant un an et demi que tu es à Bourg-en-Bresse. Comment est-ce que tu ressens ce club et qu’est-ce qui t’a le plus marqué en y arrivant ?

 

Ce qui m’a beaucoup marqué, c’est le public car il y a un public énorme ici à Bourg qui est derrière le club, des supporters qui sont derrière comme, par exemple, à Aubenas et ça doit aussi être le cas à Albi. Ils sont toujours en train de pousser derrière et je pense que c’est la première chose à remarquer. Ils ont été là même dans les moments compliqués et quand ça ne s’est pas très bien passé, ils ont su être un soutien pour l’équipe. C’est une ville sportive, c’est l’une des choses qui m’a surpris, les infrastructures que l’on a aujourd’hui sont dignes de Pro D2, le club a de l’ambition et ça permet de travailler dans le confort pour pouvoir aller loin et bien pousser dans notre domaine. Ce sont deux points qui m’ont vraiment marqué à mon arrivée. 

Cet été, il y a quand même eu un moment assez charnière après la descente de Pro D2 en Nationale avec une grosse rotation d’effectif. Qu’est-ce qui vous a amené à régénérer cet effectif ? Vous sentiez que vous étiez un peu en fin de cycle et, avec le staff, vous pensiez qu’il fallait faire une équipe qui vous corresponde plus ? 

 

Il y a deux compartiments de jeu, celui de devant qui a été reconduit et qui reste sur la même base que celui de l’année dernière à quelques joueurs près qui nous ont rejoint et celui des 3/4 avec un gros chantier et beaucoup de rotation qui a amené du sang nouveau. Comme tu le sais, une descente est compliquée, il y a des joueurs qui décident de rester en Pro D2, d’autres qui décident de quitter mais même s’il y a eu beaucoup de départs, je pense qu’on a gardé la bonne base de joueurs qui étaient là l’année dernière ce qui nous permet de travailler dans la continuité. Fabrice a la philosophie de travailler avec des joueurs à gros potentiels mais aussi avec des jeunes du club et c’est ce qu’on fait depuis le début d’année. 

On peut aussi expliquer le départ un peu diesel de Bourg-en-Bresse par le fait qu’il y ait eu beaucoup de rotations. Il a fallu que les gars apprennent à jouer ensemble ? 

 

Il y a eu beaucoup de rotations mais je pense qu’il a aussi fallu digérer cette descente. Ça s’est vu au début qu’il fallait qu’on digère cette descente, on n’avait pas non plus trouvé notre rugby et on doutait un peu de notre rugby. Le match de Nice nous a rassuré sur ce qu’on voulait faire avec les joueurs, ça nous a permis d’avancer dans notre rugby. Il y a plusieurs facteurs, la rotation comme tu l’as dit, la déception de la descente et aussi le fait que l’on doutait un peu de nous et de notre rugby mais ça commence à venir, même si ça peut toujours être mieux. Les joueurs commencent à comprendre comment on joue. 

Dans cette montée en puissance, il y a deux matchs déclics : Nice comme tu l’as cité mais aussi Bourgoin où, dans un derby et un match à l’extérieur, vous vous pelez une victoire de prestige ? 

 

Le match contre Bourgoin aurait aussi pu basculer sur une défaite, si eux font un choix différent sur la dernière action, ils peuvent passer devant. Mais ça n’empêche pas que le contenu était différent et qu’on a montré des choses différentes ce qui est le plus important. Notre sport se joue toujours à rien, surtout à ce niveau-là, ça aurait pu basculer sur une défaite mais pour moi, ça ne changeait pas le contenu. Ça restait dans la lignée de Nice, ce qui était le plus important, et on allait dans ce sens avec beaucoup de jeu de pression et la conquête qui nous faisait avancer. C’était important pour le collectif, ça a fait du bien à la tête de gagner ce match et, en plus, le contenu était intéressant. 

C’est déjà la 11e journée de Nationale et on arrive quasiment à la fin des phases aller. Ce match contre Albi est un match charnière qui peut vous permettre de presque mettre Albi hors des 3 premières places ? 

 

On sait qu’Albi n’a pas de pression pour l’instant, ça va être une tâche hyper dure et ça va être un match costaud. Nous, on se concentre sur ce qu’on a fait sur les matchs précédents et on sait à quoi s’attendre. Avant de penser à la position dans le classement, il faut vraiment se concentrer sur le contenu, jouer notre rugby et se servir des matchs d’avant pour les suivants. Le succès n’est pas d’être meilleur que les sorties précédentes mais d’être meilleur chaque jour et pour nous, ça va passer par là. On sait que ça va être dur et Albi va jouer à fond, on a vu leurs matchs. 

Avec une grosse conquête ? 

 

Bien sûr, ça va être la grosse bataille (rires). On s’attend à ça, on est à Albi et quand on va là-bas, on sait que c’est leur ADN et que ça continue à l’être depuis des années. 

Quel est le mot d’ordre pour ce match face à Albi et pour ce déplacement dans le Tarn ? 

 

Pour nous, c’est jouer et faire notre rugby, être présent dans cette bataille de la conquête, que ce soit en mêlée ou ailleurs, être présent là-dedans et pouvoir s’exprimer. Le résultat sera la conséquence de tout ça, si on arrive à maîtriser notre rugby et maîtriser notre conquête. Albi aura la même envie de gagner que nous et on respecte cette équipe tout comme on respecte chaque équipe qu’on rencontre. 

On te remercie d’être venu à notre antenne, on te souhaite un bon déplacement dans le Tarn et une belle saison avec l’US Bressanne

 

C’est toujours un plaisir de discuter de rugby avec toi et on se verra au stade à la fin du match avec le sourire des deux côtés (rires).

Propos recueillis par Loïc Colombié

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