#Rugby XIII – Elite 1 / Pierre Maynadier et Maurice Lagourcette (Albi RL) : «On est fier de l’élan qu’a ce club!»

A quelques semaines du retour de l’Elite 1 en rugby à XIII pour Albi RL, on est allés à la rencontre des deux chevilles ouvrières du club tarnais : le président des tigres Pierre Maynadier et le président du Club Ovale Partenaire, Maurice Lagourcette. Après une saison 2021-2022 haletante, ce bastion historique treiziste repart à l’assaut avec un élan fédérateur, une volonté farouche de progresser et un recrutement qualitatif. Fort d’une stabilité dans l’encadrement et couplé à un effectif intéressant, l’ARL avance des ambitions légitimes pour cette saison 2022-2023. Focus dans notre interview croisée sur deux hommes forment un binôme tout aussi attachant que passionné.

Crédit photo ARL XIII

Est-ce que les amertumes et les frustrations de l’année dernière ont été évacuées et êtes-vous déjà prêt à repartir à l’assaut du championnat ? 

 

PM : C’est bien sûr passé car il a déjà fallu rebondir sur la saison qui arrive. Même si c’est un échec sportif, c’est vrai que c’était peut-être un peu compliqué le jour même, l’objectif était atteint. Finir 4e avec une demi-finale chez nous était vraiment l’objectif, peut-être même au-dessus de ce qu’on pouvait espérer. Donc, je pense qu’on va repartir cette année sur les mêmes bases que la saison dernière, la même dynamique, un groupe en grande partie conservé et avec quelques recrutements que je pense judicieux pour faire progresser et arriver dans un meilleur classement cette année. 

Vous êtes le président du COP, le club affaires, qui est un grand pourvoyeur financier du club. Est-ce qu’économiquement, le club affaires et les partenaires étaient contents de cette saison ? 

 

ML : Oui, les partenaires ont vraiment été très contents et ça s’est dit. L’ambiance de la saison a vraiment été très, très bonne et le dernier match vraiment très porteur au niveau du partenariat, ils ont parlé du XIII et de l’investissement à Albi Rugby League. Bien entendu, ils ont fait venir leurs collègues et de nouvelles entreprises. Aujourd’hui, on s’aperçoit en démarrant la saison au niveau partenariats que ça a porté ses fruits. 

Vous nous parliez de transferts. On a vu qu’il y avait eu un très joli mercato, comme on dit au foot, à ARL avec quelques  » têtes de gondole  » ? 

 

PM : On a voulu recruter jeune et français. Ce sont souvent des jeunes entre 19 et 23 ans, prometteurs dont on souhaite qu’ils restent le plus longtemps chez nous et qu’ils s’épanouissent, qu’ils nous fassent progresser tous ensemble. On part sur 3 recrues étrangères au lieu de 4 l’année dernière et le recrutement est pratiquement terminé. On a peut-être une ou deux solutions, deux éléments qui pourraient nous rejoindre, c’est dans les petits papiers mais on ne le dévoilera pas encore tout à fait. Je pense qu’on aura une équipe compétitive et les gens que l’on a pris se sont intégrés assez rapidement au groupe. On va vivre une belle saison. 

Est-ce qu’il y a eu du recrutement du côté économique, un mercato également chez les partenaires ? 

 

ML : Comme je le disais tout à l’heure, l’effet de la très belle saison passée est là. Il y a beaucoup de gens qui sont venus taper à notre porte et beaucoup de très belles entreprises albigeoises qui ont entendu parler du rugby à XIII. Aujourd’hui, on peut être satisfait même si, bien sûr, on n’est jamais totalement satisfait parce-que, financièrement, il en manque toujours un peu mais on est fier de l’élan qu’a ce club et les gens s’en aperçoivent. Il y a aujourd’hui un attrait certain pour le XIII à Albi.

Du côté du staff, on continue à l’ARL avec une équipe qui a réussi l’année dernière ? 

 

PM : Je m’étais engagé pour trois ans avec un staff tel que je l’avais voulu et qui m’accompagne sur les 3 ans. Malgré un début difficile, la première saison a quand même été satisfaisante donc il est normal de continuer et de poursuivre avec eux. Si on peut finir les 3 années avec eux, ce sera très bien et si on a la chance d’avoir un joli titre au bout, ça récompensera tous les efforts collectifs que l’on a fait ensemble. 

Est-ce qu’on peut un peu parler du staff du COP ? C’est toute une organisation donc, est-ce que tu peux nous parler des petites mains qu’il y a derrière ? 

 

ML : Bien sûr que l’on peut parler du staff du COP. Aujourd’hui, on est 13 au comité d’administration mais, bien entendu, il y en a toujours plus présents que ceux qui travaillent, c’est un petit peu comme dans toutes les assos. Je devrais aujourd’hui recruter dans les nouvelles entreprises qui vont s’engager avec nous comme partenaires du club pour trouver des hommes qui ont de la notoriété, un circuit, des hommes qui ont un petit peu d’aura auprès des autres entreprises pour nous les amener. C’est un petit peu le problème que l’on a, cela fait maintenant 6 / 7 ans que ce COP est là et il faut que je me mette à la recherche de personnes qui rentreront avec nous et qui nous seront vraiment très utiles. 

Nous sommes dans le bureau de Maurice Lagourcette où je vois une pancarte  » la vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre « . Dans les axes pour avancer, il y a peut-être aussi ce projet d’un nouveau stade que l’on entend bruisser dans les coulisses albigeoises. Sportivement, ça pourrait être quand même quelque chose de très intéressant d’avoir un nouvel outil ? 

 

PM : Complètement surtout au point de vue commercial et pour recevoir le public qui vient de plus en plus nombreux, avoir vraiment un espace, un club-house car on a rien à Mazicou. On n’a aucune salle identifiée à ARL XIII, on n’a pas de poster, pas de photo, on n’a rien et il faudrait vraiment que l’on ait un vrai chez nous pour qu’on puisse accueillir nos partenaires tranquillement. C’est vrai que c’est dans les papiers et j’espère que la Mairie lancera à plein ce projet, il mettra peut-être un an à se réaliser mais si je peux en profiter avant la fin de mon mandat, ce serait merveilleux et je souhaite que je puisse en profiter un peu. 

Ce serait aussi un outil non négligeable pour les partenaires à travers leur action ? 

 

ML : Bien sûr et je rejoins tout à fait Pierre. Il est certain que c’est très important pour les partenaires, c’est une autre prestation qu’on leur vend. D’avoir déjà des salles au stade, des loges, même si on en est pas encore aux loges, mais une grande salle qui donne sur le stade, c’est un autre confort pour les partenaires et ça ne peut qu’être un attrait supplémentaire. Je parlais de circuit tout à l’heure mais ce serait plutôt un réseau, il faudrait que l’on trouve au niveau du COP des hommes qui aient des réseaux et s’il y en a qui lisent cette interview, ils savent qu’ils sont les bienvenus et qu’on les accueillera avec grand plaisir pour justement développer ce partenariat pour l’ARL et surtout pour que l’ARL réussisse. 

Il y a un secteur un peu connexe qui est la médiatisation et on sait que l’Élite 1 a beaucoup souffert pendant des années de la sous-médiatisation. Depuis quelques années, 2 ans, la télé et la Web TV viennent vous mettre en avant et Via Occitanie est aussi rentrée dans la mêlée. Est-ce que, du fait qu’il y ait une médiatisation un peu plus accrue, ça vous permet d’attirer plus facilement des joueurs étrangers ? 

 

PM : C’est difficilement quantifiable. Il est certain que ça aide à notre notoriété, on retransmet tous nos matchs sur Facebook et il y a de plus en plus de vues donc ça montre qu’il y a quand même un intérêt pour notre sport et notre club. Après, sur la sphère treiziste française, je pense qu’il nous faut un grand élan, je ne sais pas trop de quoi, certainement médiatique mais en nombre de licenciés ou de partenaires. C’est vrai qu’on est un peu pauvre de tout ça, la Fédération y travaille mais je vois que ce n’est pas simple, les équipes ont du mal à se former, les écoles de rugby sont de moins en moins nombreuses, il manque des éducateurs, il manque un peu partout. Et puis, on est quand même un sport très régional, passé la ligne Bordeaux / Avignon, il n’y a pas grand-chose au-dessus, il faut être plus nombreux et avoir un espace dans la France un peu plus conséquent mais ça ne se fera pas de suite. Tout le monde y travaille, autant Albi que tous les clubs et on espère que ça se fera. 

En termes économiques, est-ce que ce sursaut médiatique, même s’il est léger pour l’instant, a permis de capter de nouveaux partenaires, des partenaires intéressés par ce support qui est un peu nouveau ? 

 

ML : Bien sûr, plus on est entendu, plus on est vu et plus ça va intéresser les gens. Ce qui intéressera de plus en plus les gens dans le rugby à XIII, c’est d’abord voir du rugby qui est bien joué. Retransmettre les matchs de l’Élite 1 comme on le fait à Albi, Albi qui était, qui est et qui sera une très belle équipe, je pense qu’avec les efforts de Pierre aujourd’hui, ce sera une équipe dans le haut du tableau, j’en suis certain mais plus le rugby à XIII sera beau à Albi, plus on verra ce joli rugby plus on aura de partenaires, c’est certain. 

Quelles sont les ambitions pour cette année ? Les play-off et ce fameux titre derrière lequel l’ARL court depuis de nombreuses années ? 

 

PM : Il est sûr que le titre, c’est l’envie de tous mais je pense que l’objectif cette année est de finir dans les 2 premiers pour faire une demi-finale chez nous. Et puis, quand tu commences avec une demi-finale chez toi, tu augmentes tes chances d’aller en finale et quand tu es en finale, sur un match, tout peut arriver. L’objectif de la saison est vraiment d’arriver aux deux premières places, cette année, il y a aussi la Coupe qui est remise à l’ordre du jour donc, si on peut faire également un bon parcours en Coupe, ça fera des matchs supplémentaires à Mazicou si on a la chance de recevoir. Il y a aussi un titre à aller chercher que le club n’a pas obtenu depuis je ne sais pas combien d’années. 

Quel est l’objectif de cette saison 2022 / 2023 pour le COP ? 

 

ML : C’est d’aller chercher encore plus d’argent de façon à aider au maximum l’ARL. Je vais un petit peu redire ce que j’ai dit tout à l’heure, aujourd’hui, faire une demi-finale à la maison est extraordinaire et il est évident que là, ça va happer encore plus de partenaires et je crois franchement qu’on va y arriver. On va dire qu’on est prétentieux mais l’ambition fait partie entière du club, Pierre est un homme ambitieux, je suis un homme ambitieux, on a décidé ensemble d’être champion de France dans les 3 ans, on l’a dit quand il a commencé, que je suis allé le voir et qu’on en a parlé, je lui ai dit  » Pierre, on sera champion de France dans les 3 ans « . Aujourd’hui, il fait ce qu’il faut, je fais ce qu’il faut et je suis sûr qu’à tous les deux, on va y arriver. 

Quel est le premier rendez-vous sportif ? 

 

PM : Le premier match chez nous, à Mazicou, est le 1er Octobre à Saint-Gaudens donc premier match et, j’espère, première victoire qui en appellera d’autres. 

Premier rendez-vous pour le COP ? 

 

ML : Le 22 Septembre, ce sera le club oral des partenaires et ensuite, le 1er Octobre pour le premier repas partenaires contre Saint-Gaudens, avant ou après le match. Donc venez nombreux, je vais dire aux partenaires qu’ils viennent voir. Il reste encore quelques tables à vendre donc ils peuvent téléphoner sans problème. 

En quelques mots, comment est-ce que vous définiriez votre collaboration et votre binôme avec Maurice ? 

 

PM : Avec Maurice, c’est déjà une entente de longue date. On a les mêmes valeurs humaines, les mêmes objectifs et je pense qu’on est fait pour s’entendre. Sans le COP, il n’y a pas d’ambition, c’est clair et peut-être que sans le club, ce serait aussi compliqué pour le COP. On est mutuellement complice, on va de l’avant tous les deux, on se voit régulièrement et je pense qu’on a encore de belles choses à faire ensemble. 

Même question : comment décrivez-vous ce couple financier et sportif que vous formez avec Pierre ? 

 

ML : D’abord, il est sûr que c’est sentimental (rires). On s’aime, du moins, on s’est aimé et je pense que, comme il le dit, on s’aimera. Ça fait très, très longtemps qu’on travaille ensemble, très, très longtemps qu’on se connaît et le fait de travailler ensemble autour du club nous unit encore davantage de par nos obligations. Pierre est un homme de parole et je crois que je suis aussi un homme de parole, je peux même dire que j’en suis sûr car à 62 ans maintenant, je commence à me connaître et je pense qu’il a raison, on peut faire de belles choses ensemble. On a un respect mutuel, je le respecte totalement et je crois qu’il me respecte aussi ce qui est vachement important. Nous deux, nous laissons tous les deux nos egos au vestiaire et je pense que c’est le principal, il faut se respecter et je crois que nous sommes sur ce chemin. Et si un jour, ça ne doit pas aller, on sera assez grand lui et moi pour se le dire. 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle saison 2022 / 2023

 

Merci beaucoup

Propos recueillis par Loïc Colombié

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