#Rugby – Nationale 2 / Jean Christophe Bacca (Graulhet) : «Ce club a une volonté de renaître de ses cendres tel le phénix!»

Vendredi, dans le bastion rugbystique de Noël Pélissou, un doux air de derby flottera malgré la mention «amicale » qui entourera la rencontre face au Sporting Club Albigeois. Après le traditionnel stage à Nasbinals, et le tout aussi habituel match amical face aux gersois de Fleurance, les néo-pensionnaires de Nationale 2 vont s’étalonner face à leurs voisins et amis de la préfecture tarnaise qui évoluent une division au dessus. Jean Christophe Bacca le coach des mégissiers ne pouvait que se réjouir lors de notre entretien, de cette rencontre qui alliera affect et challenge sportif. A l’aube d’une nouvelle page qui s’écrit chez les rouges et noirs, celui qui a vécu les plus belles lignes de sa carrière en terre albigeoise, voit cette joute face à son club de cœur comme un véritable tour de chauffe avant le grand départ de la nationale 2. Mais le technicien Graulhetois, nous a aussi posé dans cet interview grand format, le contexte d’un club ambitieux mais ayant le plus petit budget de la division et qui va plonger avec appétit dans ce championnat semi-pro. Dans le centre tarn, fidèle aux vœux et à l’héritage de Guy Laporte, on n’a relever le gant sportif tout en ne cassant pas la tirelire financière sur le marché des transferts. En clair, dans la cité du cuir, la peau tannée par des années de disettes sportives, on goûte avec joie, dynamisme et enthousiasme aux lendemains qui rappelleront modestement les grandes heures d’un passé glorieux. Rencontre avec un entraîneur qui nous fait un point exhaustif sur la pré-saison, mais surtout fier du parcours réalisé en 4 ans et qui compte bien continuer à porter haut les valeurs du rugby graulhetois. (Graulhet vs Albi une rencontre à suivre en direct radio sur Le #MagSport dès 19h)

Retrouvez en fin d’article, l’intégralité des mutations du SCG 2022-2023

Crédit photo Arnaud Bertrand

On s’était quittés au crépuscule d’une saison qui s’était révélée historique pour le Sporting Club Graulhetois puisqu’il y a eu cette montée en Nationale 2. Du côté de Pélissou, on a à nouveau connu la fièvre des play-off ? 

Exactement, ça a été une saison où on a un peu fait les montagnes russes avec, bien sûr, le décès de Guy Laporte, le président emblématique du club, et derrière, cette joie d’amener ces play-off et cette montée en Nationale 2. C’était son souhait, le souhait de tout un club, ça a été réussi et maintenant, on attaque une nouvelle aventure encore plus dure. Mais je crois que psychologiquement, ce qu’on acquis dans cette saison de Fédérale 1 en jouant ce 8e de finale contre Hyères-Carqueiranne, le vice-champion de France de Fédérale 1, a été bénéfique et pour le groupe et pour le club et pour lui. 

C’est venu récompenser toute une équipe qui a mangé son pain noir pendant des années et a su re-bomber le torse pour faire honneur à ce maillot rouge et noir ? 

 

Je te l’ai souvent dit sur cette antenne, je sentais dans ce club une volonté de renaître de ses cendres tel le phénix mais il y avait toujours un noyau dur qui a résisté dans les moments difficiles, qui a toujours été là et qui a toujours tenu le cap. Il a fallu qu’on ranime un peu la flamme et quand ça a été fait, ce noyau dur a fait le reste et avec de nouveaux talents, ont amené le club vers les phases finales. Ça a bien sûr été une grosse consécration pour les garçons qui depuis 7 ou 8 ans mangeaient de la vache maigre et du pain dur. Donc, c’était compliqué et ça a d’autant plus été une grande joie que de décrocher ces play-off et cette montée.

Du côté de Graulhet, on n’a pas non plus sauté la tête la première sur la Nationale 2. Il y a eu une réflexion sportive, économique et sociologique ce qui est aussi gage d’une certaine sérénité et d’une certaine sagesse du club ? 

 

Bien sûr. J’en reviens encore une fois à Guy Laporte dont c’était le souhait, on a eu une réunion avec tous les dirigeants, on a sondé les joueurs qui restaient et qui étaient encore là pour savoir ce qu’ils comptaient faire et à l’unanimité, eux comptaient jouer en Nationale 2. On savait que ce serait très compliqué car, tu le sais pour avoir fait un article là-dessus, nous sommes le plus petit budget de Nationale 2 donc on voulait juste équilibrer les comptes et savoir si on pouvait exister dans cette Nationale 2, au moins budgétairement parlant. C’est vrai qu’on fait office de petit poucet mais c’était déjà le cas en Fédérale 1 donc on est parti dans cette aventure en se disant  » on était déjà l’un des plus petits en Fédérale 1, on reste le plus petit en Nationale 2, à nous de devenir grand malgré ces problématiques « . 

Et puis, avec ce côté un peu  » village d’Astérix « , ça plaît à Graulhet d’avoir des challenges comme ça ? 

 

Oui, je crois. Je crois que le club se mobilise pour ça, je crois aussi qu’il y a eu un premier temps d’abattement que de se retrouver dans cette poule de l’Est puisqu’on espérait vraiment être dans la poule côté Ouest mais après ce premier moment d’abattement, les garçons se sont remontés. Ils se sont repris en main et je crois que le club les a aussi boosté et on se dit que malgré ces petits contretemps et ces petites problématiques, que ce soient le budget ou le fait de se retrouver avec 11 000 km de déplacements cette saison, on va quand même essayer de prendre du plaisir, jouer les trouble-fête et essayer d’exister le plus possible dans cette Nationale 2. 

Dans cette poule, il y a quand même du lourd et de l’épais, on pense à Dijon et Aubenas qui ont été relégués de Nationale mais aussi à des équipes comme Mâcon, Vienne, Le Stade Métropolitain ou La Seyne-sur-Mer qui vont vouloir monter à l’étage au-dessus ? 

 

Clairement, ce sont des équipes qui se sont armées dans l’infrastructure, budgétairement et même sportivement pour monter à l’étage au-dessus, c’est juste une étape pour eux. Il faudra qu’ils passent par Graulhet et qu’on leur pose pas mal de problèmes où que l’on aille car nous, on essaiera de ne rien lâcher. On va se battre avec nos armes mais, en tous cas, l’ADN de de club a toujours été le combat et il devrait continuer à l’être pour cette saison et pour les futures. 

Là on où voit que le challenge est ardu, c’est que même l’équipe qui a été repêchée, le CS Beaune qui était 40e national en Fédérale 1, a 1M8 de budget soit trois plus que le Sporting Club Graulhetois ?

 

Exactement, quasiment toutes les équipes sont pros ou semi-professionnelles dans cette organisation-là. Si le problème se pose, il se posera dans ces termes-là c’est à dire que je pense que sur le 15 de départ, ou sur le 25 ou 30 de départ, on a rien à envier à toutes ces équipes de la poule. Je pense qu’on a fait un recrutement intelligent en gardant l’ossature la plus dure qu’on avait à Graulhet, en y ajoutant des talents revanchards et des jeunes talents qui ont envie de confirmer à ce niveau-là. L’osmose est, je l’espère, en train de prendre, on le verra avec les premiers matchs amicaux mais en tous cas, sur chaque saison, on sait qu’on a un groupe qui vit bien mais ce qui reste compliqué, c’est la durée et les conditions de travail. Nous, le lundi, tous ces garçons vont repartir travailler alors que la plupart des équipes que l’on va rencontrer vont récupérer tout au long de la semaine mais c’est le jeu, on l’a voulu comme ça. Encore une fois, on va être le petit poucet de cette Nationale 2 mais on a la chance de jouer en France, dans un championnat français et on sait que les Français et le public français adorent les petits poucets, ils adorent les causes perdues et ça va être le moment que la France vienne au soutien de Graulhet car on représente humblement le rugby des clochers qui est en train de disparaître face au rugby des grandes villes. 

On peut compter sur Noël Pélissou pour devenir une bastide imprenable avec ce public chaud bouillant ? 

 

On l’espère mais de toute façon, c’est un club, une ville, un public qui ne demandent que ça de vibrer toute la saison. Ils l’ont montré la saison passée, je pense qu’ils vont encore le montrer cette année, tout le monde est derrière le club que ce soient les partenaires qui ont toujours fait l’effort à leur niveau de nous aider encore plus cette année, la Mairie qui nous suit aussi, des gens qui nous ont rejoint du Tarn un peu plus éloigné pour venir nous aider. On espère que ça va continuer comme ça, on est en train de créer une dynamique et j’espère que ça va durer parce-que Graulhet a une histoire sur laquelle on s’appuie. En tous cas, ce sera une très belle fête si on arrive à accrocher toutes ces équipes qui arrivent avec leurs budgets pharaoniques pour la Nationale 2. 

Pour éclairer nos lecteurs et nos auditeurs, quelle va être l’organisation type d’un déplacement à Beaune, Dijon, Vienne ou Marcq-en-Barœul ? 

 

On n’a pas trop le choix. On a regardé tout ce qui se faisait, l’avion est hors de prix pour un club comme Graulhet et comme tu le sais, Graulhet n’a pas de gare donc c’est très compliqué pour le train. Il reste le bus, je te parlais de 11 000 km ce qui veut dire qu’on va partir au maximum le vendredi dans l’après-midi pour essayer de jouer le samedi, je crois que c’est quasiment arrangé avec tous les clubs à l’extérieur pour que le dimanche soit une journée de récupération un peu totale pour les joueurs plutôt que de descendre du bus pour aller travailler comme ce serait le cas si on jouait le dimanche. Donc, dans l’organisation, on va partir en bus le vendredi après-midi pour 8, 9, 10 ou 11 heures de bus pour les plus grands déplacements, un match le samedi et retour dans la nuit du samedi au dimanche. 

Avec votre ADN pluriactif, il y a aussi un sens familial à laisser ce dimanche de libre pour que les joueurs puissent aussi profiter de leurs familles puisqu’ils ont une vie à côté ? 

 

Exactement. Dans cette organisation-là, on est resté à 3 entraînements purement rugby par semaine le soir, c’est ce qui change par rapport aux autres années et pour la préparation physique, on a fait une préparation physique intensive sur fin Juin, tout Juillet et jusqu’à mi-Août à peu près. Derrière, il y aura toujours un créneau prépa physique mais beaucoup plus court sur les entraînements des lundis, mercredis et vendredis sachant qu’on a responsabilisé les joueurs avec des programmes personnalisés pour tout ce qui est cardio et muscu où ils seront amenés à travailler les mardis et jeudis ou en groupe ou seul de leur côté avec le programme. On fait confiance au groupe pour se préparer parce qu’on n’a pas d’autre moyen que de faire ça pour pouvoir être le plus compétitif possible. 

Tu as évoqué le recrutement vite fait. Est-ce que tu peux nous faire un point sur les départs et les arrivées marquants de ce mercato 2022 ? 

 

On a voulu conserver un maximum des joueurs du groupe. Des joueurs ont voulu nous quitter pour vivre d’autres aventures, c’est le cas d’Aliko Kaikatsishvili à Cognac et Malkhaz Jincharadze à Cavaillon, nos deux piliers géorgiens. Giorgi Gigauri, notre 3e ligne géorgien, est reparti en Géorgie, il voulait se donner des chances pour la sélection géorgienne et Dennis Van Dijken, notre seconde ligne hollandais, est reparti à Lannemezan d’où il venait, il a rejoint son club, c’était un souhait de sa part. Il y a aussi Saimoni Nabaro, notre Fidjien qui lui a succombé aux sirènes de Marmande et qui nous a quitté aussi ce qui est dommage, c’est un joueur très attachant qu’on appréciait beaucoup. Ce sont les départs marquants et le premier recrutement est bien sûr d’avoir gardé à peu près 75% de l’effectif ce qui est une très bonne chose pour nous. Je pense qu’on a bien sûr récupéré des joueurs de qualité parce qu’avec le Castres Olympique, avec le 100% Région, a pas mal joué le jeu. On a récupéré des joueurs comme Thomas Vincent, Thomas Vidal qui sont des garçons à fort potentiel puisqu’ils jouaient les premiers rôles dans leur équipe espoir à Castres. On a eu la chance de récupérer Alex Dos Santos, pilier droit, qui est champion de France Espoirs avec Aurillac et qui est promis à un bel avenir. Je pense qu’il a besoin de s’aguerrir à ce niveau et s’il continue à travailler comme ça, je pense qu’il a des opportunités pour jouer au plus haut niveau. Ensuite, on a récupéré des garçons comme Quentin Pueyo qui était à Montauban, passé par Albi et que je connaissais de l’époque où il était à Albi, on s’est renforcé en 3e ligne avec Anthony Azzi de Blagnac, Antonin Bonnet, un revanchard de Pamiers qui a voulu remettre un peu les pendules à l’heure parce qu’il avait eu une saison un peu à vide en raison de blessures et de la concurrence à Pamiers. On s’appuie sur ce type de joueur comme Simon Gély qui a fait toute son école de rugby jusqu’aux espoirs au Stade Toulousain qui était à Langon et qui est le fils d’un 3e ligne qui a joué à Albi, Christophe Gély, un produit pur albigeois. Il avait arrêté le rugby pour faire carrière dans la gendarmerie et qui est revenu sur Albi et qui est donc content que son fils ait rejoint le Tarn lui aussi. On a fait ce recrutement-là, des garçons comme Jamy Soulisse, arrivé de Saint-Sulpice sur Lèze et international à 7 ou encore Daniel Sancery qui est champion de France Reichel avec Albi et que j’avais suivi aussi. C’était le capitaine de la sélection brésilienne de rugby à 7 et qui compte revenir dans le rugby à 15 en France donc on l’a pris. Il y a aussi Baptiste Chamagne qui était à Marmande, un joueur issu de la formation qui est un pur ailier et qui va nous apporter beaucoup. Ce sont les principaux joueurs avec Romain Bourgine, un seconde ligne de Bagnères qui vient aussi nous rejoindre. On fait un recrutement ciblé, avec des joueurs de qualité dont on savait qu’ils avaient le potentiel pour jouer à ce niveau et en plus, qui avaient la capacité de bien s’entendre car c’est important que le groupe vive bien. Dans un groupe comme le nôtre, on ne peut pas se permettre d’avoir des clans ou des garçons qui ne s’entendent pas, il faut que ce groupe vive bien pour bien jouer au rugby. S’il n’y a pas ça dans un club comme Graulhet hyper familial et très rugby amateur, sans que ce soit péjoratif, il faut que tout le monde s’entende bien sinon on ne pourra pas exister face à ces grosses écuries qui sont préparées pour le monde professionnel.

Et vous avez aussi réussi l’exploit de convaincre Kevin Boulogne, votre maître à jouer, de faire une ultime pige ? 

 

Ultime pige, on ne sait pas, c’est un garçon qui est en pleine forme. J’ai une phrase de Jacques Fouroux quand il était sélectionneur de l’équipe de France, et que Serge Blanco était en fin de parcours, un peu contesté par les journalistes et les médias qui disaient qu’il n’était peut-être plus au niveau. On voyait arriver d’autres talents comme Jean-Baptiste Lafond et on disait  » est-ce que Blanco est encore au niveau ? « , la question avait été posée à Jacques Fouroux en entretien et je me souviens d’une interview qu’il avait fait pour Midi Olympique où il avait dit  » ce n’est pas à moi de décider si des joueurs comme Serge Blanco doivent arrêter l’équipe de France ou non « . C’est quelque chose qui m’avait marqué quand j’avais 12 ou 13 ans, je m’en souviens encore, et je crois, toute proportion gardée bien sûr, que pour des garçons comme Olivier Régnier ou Kevin Boulogne, ce n’est pas à l’entraîneur de décider si c’est leur ultime saison ou non, ce sont eux qui le décident. S’ils se sentent bien, ils continuent, on remet le couvert chaque année en leur posant la question  » est-ce que vous voulez continuer, est-ce que vous vous sentez de continuer « , ils nous disent oui ou non. Pour l’instant, ils nous disent oui et c’est une très bonne chose car ils apportent énormément et je crois que ces joueurs-là savent pertinemment quand il faut arrêter. Donc, que ce soit Olivier Regnier, que ce soit Vakhtang Maisuradze ou que ce soit Kevin Boulogne, ce sont eux qui décident quand ils voudront arrêter. 

On va aussi parler de la préparation. On a vu que vous aviez fait dans la tradition et dans le respect de la mémoire de Guy Laporte avec le traditionnel match contre Fleurance et bien sûr, la prépa et le stage de préparation à Nasbinals chez ses amis les Bastide ? 

 

Exactement. Ça fait quelques années qu’on va à Nasbinals chez les Bastide, on est très, très bien reçu, ce sont des gens qui adorent le rugby de par les liens familiaux qu’ils ont avec le capitaine emblématique de ? mais ils ont aussi toujours aimé Graulhet. Ils nous reçoivent vraiment très bien et c’est quelque chose auquel on tient pour pérenniser ce stage de début de saison. 

Il y aura ensuite deux entraînements dirigés face à des équipes tarnaises, une de Fédérale 2, Gaillac, et pour finir en apothéose contre le Sporting Club Albigeois ? 

 

Tout à fait, je crois que c’est quelque chose qui tient à cœur les deux clubs. Moi bien sûr car mon ADN albigeois fait que je suis toujours content de recroiser le SCA. Pour Graulhet aussi, parce qu’Albi / Graulhet ou Graulhet / Albi est une vieille affiche et on est content de se retrouver ensemble sur un match amical en plus, sans enjeu, où on va juste essayer de bien jouer au rugby et de boire un verre ensemble et d’échanger. Albi en a peut-être un peu moins besoin mais Graulhet, sans les partenariats des gros clubs autour que ce soient Castres ou Albi, aura du mal à exister donc il faut continuer à travailler ensemble et quoi de mieux que de se rencontrer sur des matchs comme ça. Ca va nous permettre à nous de nous évaluer par rapport à une grosse cylindrée de Nationale et de voir où on en est et le travail qu’il nous reste à faire. Je crois qu’il va y avoir quelques équipes, qui ne seront peut-être pas au niveau d’Albi en termes de niveau et d’intensité en Nationale 2 mais il y en aura d’autres qui, potentiellement, seront au niveau du SCA donc ça va sans doute nous aider pour cette future saison.

Match amical ou entraînement dirigé contre Albi ? 

 

Normalement, entraînement dirigé (depuis la date de l’interview la rencontre c’est transformé en match amical) , c’est Mathieu Bonello qui décide. C’est nous qui avons été demandeurs donc on le remercie ainsi que le président Roumégoux d’avoir accepté de nous recevoir (Le match se déroulera tout compte fait à Graulhet) . On arrive en toute humilité et on fera ce qu’ils voudront, si c’est un match amical, ce sera avec grand plaisir et s’ils veulent faire un entraînement dirigé, ce sera aussi avec plaisir puisque l’important pour nous est que l’on puisse s’évaluer par rapport à ces grosses cylindrées de la Nationale.

Est-ce que tu peux aussi nous parler de la réorganisation du club car on a vu que du sang neuf était remonté dans les strates administratives et le directoire du SCG ? Ça fait du bien de voir que la nouvelle génération reprend le flambeau ? 

 

On a d’anciens joueurs, pour la plupart, qui ont voulu intégrer le directoire avec les emblématiques que sont Pauthe, Grand, Montels qui reste au club même s’il n’est plus président. Il y a Jérôme Montbroussous, Romaric Maurel, Renaud Martinet, Julien Pauthe qui sont des garçons qui ont voulu redonner un petit peu ce que ce club leur avait apporté. Donc, ils ont apporté leur patte avec l’aval des  » grands anciens  » en créant par exemple des commissions, il y a une commission communication, une festivité, une recrutement. Tout ça est en train de structurer ce qui est plutôt une bonne chose et c’est en lien avec tout ce qu’on disait au début à savoir qu’il y a une espèce d’énergie et de volonté d’avancer dans ce club qui est actuellement intéressante. Est-ce que cela va suffir pour qu’on s’en sorte ? On verra mais en tous cas, on va tout faire pour les aider sportivement et qu’eux nous aide administrativement et financièrement et à ce qu’on retrouve peut-être pas les fastes du passé graulhetois mais toutefois, le niveau graulhetois auquel cette équipe peut prétendre qui, à mon avis, se situe entre la Nationale et la Nationale 2. 

Il y a également un illustre qui vient mettre la main à la pâte, Yannick Jauzion ? 

 

C’est un produit de l’école graulhetoise et qui, avec son caractère très humble et très réservé, a lui aussi voulu rendre ce que lui avait apporté Graulhet. C’est un garçon qui a bien sûr une notoriété au-delà de la France, c’est un emblème du rugby français à travers le monde. On est bien sûr très content qu’il veuille s’intégrer, ses enfants sont à l’école de rugby et, ne serait-ce que par son aura, il apporte énormément au club. En plus, il travaille en partenariat étroit avec Jérôme Montbroussous sur tout ce qui est communication et il nous apporte beaucoup. 

Quels seront le mot d’ordre et le leitmotiv pour cette saison 2022 / 2023 du SCG en Nationale 2 ? 

 

Le mot d’ordre est l’intention de toutes les équipes de Nationale 2, qu’elles soient de l’Est ou de l’Ouest : on est effectivement le plus petit, le sort ne nous a en effet pas gâté en nous mettant cette poule de l’Est mais devant toutes ces petites problématiques, on se renforce. J’envoie un message à tout le monde qui est  » préparez-vous  » car nous, on sera prêt. 

 

Merci et bonne saison 2022 / 2023 en Nationale 2

 

Merci

Propos recueillis par Loïc Colombié

Les mouvements 2022 du SC Graulhet:

Arrivées

 

–          Anthony Azzi, 3e ligne, Blagnac

–          Antonin Bonnet, 3e ligne, Pamiers

–          Romain Bourgine, 2e ligne, Bagnères

–          Baptiste Chamagne, arrière, Marmande

–          Lilian Cugier, 3e ligne, Lombez-Samatan

–          Alex Dos Santos, pilier, Aurillac (prêt)

–          Simon Gély, ½ d’ouverture, Langon

–          Merab Macharashvili, talonneur, RC Tao (GEO)

–          Jano Maisuradze, pilier, Armazi (GEO)

–          Luc Martinet, pilier, Saint-Sulpice la Pointe

–          Quentin Pueyo, 3e ligne, Montauban

–          Daniel Sancery, arrière, Cobras (BRA)

–          Jamy Soulisse, ailier, Saint-Sulpice sur Lèze

–          Thomas Vidal, pilier, Castres

–          Thomas Vincent, centre, Castres

Départs

 

–          Antoine Barbier, centre, Saint-Sulpice la Pointe

–          Bryan Bruno, talonneur, Union Cognac Saint-Jean d’Angély

–          Stéphane Crépel, pilier, Saint-Sulpice la Pointe

–          Romain Douziech, pilier, Saint-Sulpice la Pointe

– Giorgi Gigauri, 3e ligne, inconnue

– Théo Gilbert, 3e ligne, Saint-Sulpice la pointe

– Malkhaz Jincharadze, pilier, Cavaillon

–          Aliko Kaikatsishvili, pilier, Union Cognac Saint-Jean d’Angély

–          Saimoni Nabaro, centre, Marmande

– Dennys Van Dijken, 2e ligne, Lannemezan

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