#Rugby – Nationale / Mathieu Bonello (Albi) : «Allons-y tous ensemble avec beaucoup de ferveur!»

Les Albigeois et leur manager vont vivre d’ici quelques heures un moment fort de leurs carrières avec ce match de playoffs au Stadium municipal. Face à des milliers de supporters jaunes et noirs , leurs proches, ou leurs familles , les tarnais vont défier Chambéry dans un 1/4 de finale venant concrétiser des mois de labeur et une saison régulière qui les a vu finir au 4eme rang. Alors qu’Albi n’est plus qu’à 3 marches de la Pro D2, l’effervescence et l’adrénaline s’est emparée de la cité épiscopale et l’opposition face aux savoyards du SO Chambéry est sur toutes les bouches. Mathieu Bonello nous a donc fixé les enjeux d’une rencontre qui quoiqu’il arrive viendra garnir la longue histoire du SC Albi et va braquer l’ensemble des regards d’une ville qui ne vit que pour le rugby sur le Stadium.

Une rencontre à suivre des 14h45 ce dimanche 15 mai via « Le #MagSport Web Radio et LFM 81 en cliquant ci dessus:

Le soleil, des play-offs, c’est l’essence même d’une saison de rugby ?

 

Tu joues au rugby pour faire des phases finales et les joueurs se sont gagné le droit de le faire et je trouve ça bien. On avait l’objectif d’être dans les 6, on y est, on a réussi à finir 4e donc on reçoit un barrage et pour tout joueur de rugby à n’importe quel niveau, jouer des phases finales est toujours une belle chose. 

 

Pour finir avec ce classement et ces phases finales, il y avait la possibilité de basculer. Tu finis 4 mais finalement, avec quelques jours de recul, est-ce que tu ne te dis pas que c’est la place logique des trois qui sont devant soit parce qu’ils ont gagné plus de matchs que vous soit parce qu’ils ont plus de points terrain ? Est-ce qu’il n’y a pas une forme de logique dans votre classement à la fin de la saison ? 

 

Complètement, c’est la logique. On est 4e, c’est donc qu’on mérite d’être 4e et qu’on ne mérite pas d’être 3e ou 2e. En gros, il y a trois modes de championnat dans les qualifs : 1er et 2e montent en demi, 3e et 4e reçoivent et 5e et 6e se déplacent. Que tu sois 3 ou 4, c’est pareil donc on est à la place où on est et on aurait tous signé pour être à cette place-là quand j’ai pris le club en début de saison.  On avait été clair dans les objectifs, mission accomplie et là, ce n’est que du bonus. Je trouve que les équipes qui sont au-dessus de nous sont bonnes et si on a cette place, c’est qu’on ne mérite pas mieux aujourd’hui. 

Après Tarbes, tu nous as parlé d’une défaillance un peu sur l’esprit. Est-ce que le stade à Saint-Lary Soulan a permis de re-fédérer, de panser les plaies et de se mettre en opération commando ? 

 

Non, pas du tout. Pendant un moment, on ne savait pas si on le ferait ou pas, le but était de passer un peu de temps ensemble et il n’y a pas eu plus que ça. Le match a été défaillant, on est passé à côté sur notre performance mais il n’y avait pas de pression de résultat à tout prix. C’est ce qu’on a mis dedans qui n’était pas bon et il faut en avoir conscience, on manque parfois des matchs et on a manqué celui-là, c’est comme ça. On a construit notre saison après 26 matchs où on a eu des hauts et des bas mais on a quand même performé, je trouve qu’on a été dans une grosse dynamique mais on a manqué ce dernier match qui aurait pu amener autre chose. Par contre, c’est le contenu qui m’a dérangé sur cette rencontre. 

L’intérêt, c’est que vous allez avoir au moins un match de plus ici au Stadium voire peut-être encore un autre, ce que l’on vous souhaite, ce qui fait des recettes en plus ? 

 

Ça, c’est pour le trésorier qui va être content. Je dis toujours qu’il faut accepter la place où on est, tu as eu 26 jours pour mieux finir ou moins bien finir donc il faut la place que l’on a. Justement, si on passe par un barrage, c’est un match de phases finales et je vous l’ai dit depuis le départ, il n’y a pas de meilleur parcours ou de meilleure position dans un championnat. Il faut accepter la position que l’on a et je trouve que c’est une très bonne position avec 10 mois d’ancienneté dans un nouveau projet. 

Quand on regarde les stats, vous êtes la 3e meilleure défense à égalité avec Chambéry mais seulement la 7e meilleure attaque. Est-ce que c’est ça le curseur d’exigence qu’il faut pointer pour élever le niveau en play-off ? 

 

Il est certain qu’il faut avoir de l’exigence et de la concentration. On sait tous que l’attaque demande beaucoup de précisions mais aussi beaucoup d’exigences techniques. On est par moment en difficulté où on passe beaucoup de temps pas loin sans marquer donc on y travaille mais il est sûr qu’on ne pourra pas laisser échapper de points en phases finales et on l’a vu dimanche dernier. 

Tu parlais justement de Tarbes en disant que tu étais déçu du contenu. En cours de saison, on avait un parallèle avec une course à pied où vous aviez pris un super virage avec 7 victoires d’affilée. On va oublier Soyaux-Angoulême mais depuis Bourgoin, on a la sensation que c’est un peu la crispation au niveau de l’emballage final alors que maintenant, il faudrait peut-être se relâcher ? 

 

Je pense à une chose qui est qu’on a fait une série inattendue aux yeux de tout le monde, qui était une très bonne dynamique et donc, tu t’habitues à gagner. Quand on a perdu à Soyaux-Angoulême, où on a fait une très, très mauvaise 2e mi-temps, ça nous a un peu dérangé de ne pas continuer à gagner mais si tu ne gagnes pas, c’est que tu n’y mets pas les ingrédients. C’était aussi un championnat qui, à la fin, était vachement saccadé, tu joues, tu joues pas, tu joues, tu joues pas donc ce n’était pas facile de garder cette dynamique-là. Il y a aussi les conditions et si je prends le match de Bourgoin, est-ce qu’on peut réellement sortir une analyse de ce match où, si on avait été à l’extérieur chez un gros, on aurait très pu le gagner ou le perdre. C’étaient des conditions pour les deux équipes donc on n’a pas trop sorti de bilans mais pour moi, c’est plus le dernier match où tu dois être capable de mieux faire dans ton rugby. L’important et de s’analyser et de se rendre compte que notre rugby n’a pas été bon ce dimanche-là mais qui n’a pas fait de mauvais matchs dans une saison ? 

Le match de dimanche va compter donc, qu’est-ce que tu veux voir ? 

 

Moi, je veux que les joueurs prennent du plaisir et aujourd’hui, je suis très clair avec ça. Pendant des années, l’objectif unique du club était la Pro D2 et, quand je suis arrivé, il y a eu un objectif qui était d’être dans les 6. Après, comme l’appétit vient en mangeant, on s’est dit  » tiens, ce serait bien de recevoir un barrage  » et bien sûr que tout le monde espère qu’un club comme Albi revienne au plus haut niveau mais il faut accepter notre parcours. Aujourd’hui, on a un parcours qui est très bon, je remets dans le contexte car les gens oublient le début où on continuait le recrutement parce-que je suis arrivé tardivement dans la saison. Ce que j’ai envie de dire maintenant, c’est qu’il faut manger le gâteau et pour le faire, il faut jouer les matchs relâchés, avec du plaisir et on verra bien. On n’est pas en train de dire aujourd’hui qu’il faut à tout prix faire ci ou faire ça et en fait, c’est ça le plus important quand tu es en phases finales. J’ai eu la chance d’en partager quelques-unes dans mes différentes missions de joueur ou d’entraîneur et le plus important en phases finales, c’est que tout le monde rêve d’en jouer et quand tu en joues, il faut les prendre avec plaisir et pas l’inverse. 

Est-ce que la mauvaise copie rendue face à Tarbes ne peut pas s’expliquer par le fait que, peut-être, les joueurs ont inconsciemment eu peur de se péter ? 

 

Tu l’as aussi. Ce qui est difficile dans ces derniers matchs, ce sont les calculs qui ne sont jamais bons ni pour les résultats ni pour les comportements. Le 2e point, c’est qu’il y a des mecs qui jouent beaucoup et qui se disent  » putain, si je me flambe sur le dernier, je vais être sur le côté « . Et là, il est sûr qu’inconsciemment, tu ne lâches pas les chevaux et c’est ça qui est dommage et qui m’énerve parce qu’en fait, dans le rugby, il faut accepter notre sort. Encore une fois, je suis bien placé pour ça et je sais que parfois, tu te pètes et que la terre s’abat sur toi. 

On en a l’exemple avec Vincent Calas ? 

 

Exactement. Aujourd’hui, on a des mecs incertains ou des mecs qui vont bien parce qu’ils sont préservés mais au fond, est-ce qu’on demande ça à un joueur de rugby ? Non, c’est de rentrer sur le terrain, de lâcher les chevaux et on verra à la fin surtout qu’on a un groupe de joueurs conséquent. Donc, on a analysé mais on a vite basculé sur la suite. 

 

Tu as basculé sur Chambéry en disant  » tous les compteurs seront remis à zéro pour les phases finales  » mais tu sais qu’aux yeux de tout le monde, tu es à domicile, tu les as battus deux fois et donc, tu as la pancarte de favori même si tu veux t’en défaire ? 

 

C’est vrai que, comme je l’avais dit avant, tout est remis à zéro pour les phases finales. Les deux victoires ont été très serrées à chaque fois, ça a basculé à rien, s’il y avait eu 40 points d’écart, à la limite mais là, ça a été très serré à chaque fois et ça s’est joué à deux actions près donc, il ne faut pas se leurrer, on est au même niveau. On a un petit avantage, c’est le terrain car je trouve que recevoir est quand même important, quoi qu’il se passe à la fin du match. Pour moi, les compteurs sont vraiment remis à zéro et aujourd’hui, tu as un match chez toi que tu dois gagner et un match de phases finales, ça se gagne. Qui prépare des phases finales en se disant  » on ne va pas le préparer pour le gagner  » ?

Albi a l’avantage du terrain mais Chambéry en a un petit aussi. Comme ils n’étaient pas maître de leur sort, ils ont fait un peu tourner et fait du turn-over pour régénérer les corps tandis que toi, pour essayer d’aller gratter la seconde place, tu avais mis une équipe qui ressemblait beaucoup à une équipe type ? 

 

Je te dirai dimanche soir si ça a compté ou pas. Je sais une chose, c’est qu’on essaye quand même de mettre les meilleurs du moment et on a beaucoup moins tourné ces derniers temps. Là, ça va être encore le cas, il faut mettre les joueurs en forme du moment donc, il y aura peut-être forcément quelques surprises. 

 

Quelles sont les forces de Chambéry ? 

 

On les connaît, ils sont très, très bons avec une équipe complète, dure physiquement et dure à bouger, elle avait fait un début de saison énorme. Quant à ses défauts, on les gardera pour nous. 

Les play-offs sont la science du détail, surtout face à Chambéry car, on l’a vu, les deux victoires face au SOC étaient certes larges en nombre de points mais quand on regarde les contextes des matchs, ça se joue sur une phase de jeu, un détail, un contre ici, une défense héroïque là-bas. Il va donc falloir être dans le top niveau du détail ? 

 

C’est certain et en plus, il n’y pas de place pour ne pas mettre de détail dans ces matchs de phases finales ça veut dire qu’en phases finales, tu es obligé d’être sérieux, concentré et précis mais, encore une fois, tout ça ne doit pas te bloquer l’enthousiasme et l’envie. J’en reviens toujours à ça car c’est vrai qu’aujourd’hui, dans toutes les divisions, nous, les staffs, on cherche toujours le détail du jeu mais on perd quand même un peu l’essence de cette légèreté du jeu. Il est sûr que les joueurs ont besoin d’être sérieux et concentrés pour le détail car, comme tu l’as dit et comme je l’avais dit précédemment, l’aller / retour face à Chambéry étaient des matchs très, très disputés et c’est un gros morceau qui se présente à nous. 

Se lâcher et prendre du plaisir va être un leitmotiv ? 

 

Oui parce qu’il y a peu de joueurs et peu de staffs qui jouent des phases finales dans leurs vies ou, en tous cas, pas souvent. Quand tu fais une saison avec des hauts et des bas, le temps, le ci, le ça mais en fait, tu ne veux qu’une chose dans le rugby, et c’est bien parce-que même au plus haut niveau, on a réussi à garder les phases finales. Tous les joueurs se battent pour ça et je me dis  » putain, quand tu te bats pour ça et que tu les as, tu perds ou tu gagnes mais au moins, fais-les avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir et sans cette pression de quoi que ce soit « . C’est important et ce fonctionnement que j’ai aussi eu par le passé, c’est du bon et c’est mon maître mot, on a besoin de prendre du plaisir à travers le jeu, la défense, le détail mais prendre du plaisir, vraiment. 

Une chose également à maîtriser, c’est l’adrénaline. On l’a vu il y a trois à Rouen avec deux cartons jaunes sûrement à cause de l’adrénaline, pareil l’année dernière à Bourg-en-Bresse. Là, c’est objectif 0 carton ? 

 

Tu es bien placé pour le savoir, moi, je n’y étais pas mais j’ai vu et on l’a encore vu ce week-end, aujourd’hui, la discipline, les cartons, dès que tu en prends un tu es en difficulté mais quand tu en prends deux … Tu joues à 13 pendant 8/10minutes, tu ne prends peut-être pas de points mais toute l’énergie que tu as mise là, tu ne la mettras pas ailleurs. Vous l’avez vu il y a quelques années mais aussi l’année dernière, c’est trop dur quand tu joues en sous-nombre mais c’est obligé et ça, ça fait partie de l’exigence et de la concentration, de ce que tu veux faire. Il est sûr qu’il faudra qu’on mette de l’exigence dans ce secteur-là et je crois qu’en plus, à ce niveau-là, tu es bien arbitré et on ne laisse rien passer donc c’est aussi à nous de nous appliquer dans ce secteur déterminant. 

En parlant d’arbitrage, on sait que tous les staffs qui sont en play-off ont la possibilité d’avoir la vidéo. Est-ce que, dans le futur, il ne serait pas bien que les play-offs soient arbitrés avec la vidéo ? C’est quand même l’accession à la Pro D2, des arbitres qui ont l’habitude d’arbitrer avec la vidéo et donc un champ périphérique proche alors qu’un arbitre sans vidéo a plutôt l’habitude d’avoir un champ périphérique large

 

Oui, je suis d’accord, c’est vrai. Pour l’instant, il n’y pas de moyen pour avoir plus mais pour moi, les phases finales devraient déjà être aussi soumises à l’audio mais aussi à la vidéo. Je suis d’accord parce qu’il y a des incidences, je partage ton avis et je sais que la FFR fait tout pour professionnaliser ce championnat-là et c’est top. Je les incite à continuer comme ça et je suis d’accord avec toi, un match de phases finales se joue à trop peu pour perdre sur une décision arbitrale. 

Pour revenir sur l’expérience des phases finales, tu disais que peu de joueurs en jouaient. Tu as quand même un stock de joueurs qui en ont joué beaucoup avec Albi et un adage dit  » il n’y a pas d’erreurs, que des opportunités « . Est-ce que, justement, eux ne peuvent pas apporter cette expérience en disant  » on s’est planté, on a fait des fautes, on n’a pas été bons, on sait ce qu’il ne faut pas faire et on va vous guider vers le bon chemin  » ? 

 

Exactement, je suis d’accord. Il y a des joueurs qui l’ont vécu par le passé et, justement, plus tu en vis, plus tu as de l’expérience et plus tu as envie d’aider les autres. J’ai presque envie de dire qu’en phases finales, les entraîneurs sont là en appui et apporter des choses mais ça appartient au groupe et je suis aussi d’accord de dire que de donner de l’expérience à ceux qui n’en ont pas joué ou aux plus jeunes, je trouve que c’est intéressant. Ça peut amener parce qu’il y a eu énormément de déceptions ces dernières années avec le club d’Albi. Il faut que certains utilisent cette expérience-là et, comme tu le dis, on apprend des erreurs, c’est important et on verra si ça a amené au moins ça. 

 

L’année dernière, à Bourg-en-Bresse, le 16e homme avait aussi fait son œuvre avec le public de Verchère qui était  » on fire « . On espère que ce sera la même à Albi, le club a mis des choses en place avec une banda qui va venir et des drapeaux dans tout le stade. Il va falloir que ce 16e homme joue son match aussi ? 

 

Ah, oui, oui, oui et je suis vachement insistant là-dessus. Franchement, Albi a un public fabuleux, encore une fois, je l’ai connu, et aujourd’hui, quand tu joues un barrage chez toi, le 16e homme doit te transcender comme on le voit chez d’autres publics. Il doit te pousser à te surpasser et là, je compte vraiment sur les Albigeois pour venir nombreux et soutenir l’équipe, elle en a besoin. On est dans les derniers matchs de la saison, il n’en reste plus beaucoup et dans moins d’un mois, le championnat de National sera carrément fini donc allons-y tous ensemble avec beaucoup de ferveur.

Il y aura le 16e homme mais aussi le 17e avec la météo car ils prévoient de fortes chaleurs. Est-ce que vous avez adapté les joueurs à l’entraînement à jouer sous de grosses suées pour le match ? 

 

Parfois oui, parfois non car il arrive que tu ne puisses pas par rapport à des installations ou autres. Il est sûr que le domaine de la chaleur sera important parce-que c’est dur, il y a des joueurs qui le supportent plus que d’autres. Ce qui est bien, c’est qu’on l’a vécu à Tarbes avec la première grosse chaleur et on a pu commencer un peu mais je crois qu’on ne s’habitue jamais trop à cette chaleur. Les organismes vont être éprouvés mais j’ai envie de dire que ce sera pour les deux équipes donc c’est un facteur qui est important et à prendre en compte mais je ne pense pas que le match se jouera uniquement sur ça. 

 

On a vu l’équipe de Valence-Romans Drôme Rugby qui était en stage à Albi, en terre tarnaise. Est-ce une entente entre les deux clubs puisque, dans tous les cas, vous ne vous rencontrerez pas si ce n’est en finale qui est plus qu’honorifique que déterminante pour la Pro D2 ou un hasard ? 

 

C’est un hasard pur et dur. 

 

Les Drômois étaient à Albi, les Albigeois Saint-Lary, c’est un peu le jeu des chaises musicales ? 

 

C’était vraiment un hasard, on n’a pas le même tableau donc ça ne pose pas de problème. 

 

Vous avez quelques soucis de blessures puisque tu as dû faire appel à un autre pilier. Est-ce que tu estimes qu’il pourrait y avoir des défaillances sur le secteur de la mêlée ? 

 

Non, pas de défaillance. On a eu un petit pépin avec Tchap qui s’est solutionné mais on avait la règle jusqu’au lundi minuit pour pouvoir prendre quelqu’un et j’ai pris cette option au cas où il y aurait de la casse supplémentaire. C’est l’opportunité qui m’a fait faire cette action-là, on avait cette règle, on a voulu l’utiliser jusqu’au bout en cas de nouvelle casse. 

Le fait qu’il ait des attaches à Albi, qu’il ait joué à Graulhet et à Lavaur a participé à ton choix ? Car là, il faut s’adapter en 4 secondes

 

Oui, bien sûr. Je le redis, c’est l’opportunité plus que le besoin qui a fait faire ce choix-là, je trouvais ça cohérent et bien en cas de blessure des mecs. Il connaissait le coin, c’était important et je me suis dit  » il faut le faire, pas de risque « . 

 

Théo Vidal a été secoué ? 

 

Il va nickel, il a pris un pète quand il a fait son coup de pied mais c’est un solide et tout va bien. 

 

Et pour Vincent Calas, est-ce que c’est grave ? 

 

On va voir, on attend. 

Dans quel état d’esprit sont tes joueurs ? 

 

Ils sont contents et déterminés mais comme les 6 équipes qui se sont qualifiées, on sera tous au même niveau d’envie et d’enthousiasme. Je le redis, il faut qu’ils prennent ça avec beaucoup de plaisir et aujourd’hui, c’est une nouvelle aventure, un nouveau livre qui s’est ouvert le 5 Juillet et non pas la continuité de quoi que ce soit. Donc, il faut accepter le sort qui nous est réservé et ce que le sort nous réserve dans l’avenir mais c’est aussi à nous de pousser le destin et d’amener des choses. Je veux qu’ils fassent des choses, je ne veux pas qu’on subisse. 

 

En clair, ton rôle cette semaine est de régler le capuchon de la cocotte-minute ? 

 

Exactement. J’ai dit qu’un entraîneur en phases finales apporte des choses mais c’est le détail et le dosage que tu peux faire dans ta préparation, dans un sens ou dans l’autre. En tous cas, j’ai senti que les joueurs avaient beaucoup d’enthousiasme et je suis content qu’ils soient contents. 

 

Est-ce que tu as senti l’effervescence monter dans la ville ? 

 

A Albi, les gens sont beaucoup en attente depuis des années d’arriver à faire une épopée mais je crois qu’il faut faire les choses dans l’ordre. Tout ne se construit pas en si peu de temps, c’est très rare, donc il faut être précautionneux de ce qu’on veut vraiment. Bien sûr qu’on veut tous l’idéal et gagner des matchs mais une saison sportive se construit quand même. 

Tu t’es beaucoup attaché au contenu avant le résultat mais rassure-nous, tu signes pour une victoire avec un 9 à 8 dégueulasse ? 

 

Bien sûr mais ce que je veux dire, c’est qu’on a besoin de contenu, un mot que les entraîneurs utilisent souvent, pour passer des tours en phases finales. C’est pour ça que je parle de contenu, c’est hyper important et, comme je l’ai dit, tu joues les phases finales pour les gagner et pour gagner le prochain match mais le contenu sera important. 

 

Pour toi personnellement, s’il y a qualification au prochain tour, ce sera Massy avec peut-être une story telling à faire derrière. Massy / Albi, les deux équipes qui ont failli monter en Pro D2 pendant le confinement, Massy, ton ancien club, il y a quand même une histoire qui ne sera pas neutre ? 

 

Ça ne sera pas neutre mais on n’y pense pas du tout pour l’instant. Je ne suis focus que sur un match, celui de Chambéry, je sais la grosse équipe que c’est donc je ne regarde pas plus loin que dimanche. 

 

Le mot d’ordre ? Plaisir ? 

 

Essayer de sortir une grosse performance au Stadium.

Une rencontre à suivre des 14h45 ce dimanche 15 mai via « Le #MagSport Web Radio et LFM 81 en cliquant ci dessus:

https://le-mag-sport.com/2022/05/14/directrugby-suivez-des-14h46-le-live-albi-vs-chambery-nationale-1-4-de-finale/

Propos recueillis par Loïc Colombié

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