#Rugby – Nationale / Johann Authier (VRDR) : «Les cartes sont redistribuées, je connais les phases finales et je sais qu’on repart à zéro!»

Le Manager de Valence Romans Dromes Rugby est revenu sur le match en retard face aux niçois remporté par ses joueurs et qui leur permet de remonter à la seconde place Ex æquo avec Albi. Mais Yohann Authier au delà de son analyse de la rencontre, loue la capacité de son équipe à trouver des ressources pour se remobiliser et se projette déjà sur les playoffs d’accès en Pro D2 et son lot d’incertitudes chroniques. VRDR a su relever la tête après la défaite face à Albi et un cycle négatif en décembre et veut dorénavant appréhender la dernière ligne droite avec le maximum de certitudes et un esprit conquérant.

Une belle rencontre entre prétendants à la Pro D2 ce match en retard contre Nice.

Ça a été un match très engagé, ça sentait un peu les phases finales. Les Niçois ne sont vraiment pas arrivés ici en victimes, ils ont fait une grosse entame, ils nous ont mis sous pression et on a mis du temps à sortir un peu de leurs tenailles. Et puis, on s’est mis en route sur ce qu’on avait dit en priorité, à savoir les transitions, bien défendre et être capable d’accélérer quand on récupérait le ballon. De ce côté-là, c’est plutôt positif mais on n’a pas eu assez de possession pour maîtriser un peu plus le match.

 

Il y a eu 10 minutes complètement folles en première mi-temps ? 

 

On s’y attendait. On s’attendait à ce que Nice nous attaque notamment sur du large / large avec beaucoup de possession, c’est une équipe qui est capable de bien déplacer le ballon, je trouve vraiment que c’est l’une des équipes les plus dangereuses offensivement, surtout avec la composition d’équipe qu’ils avaient. Ils avaient des mecs plutôt rapides sur les extérieurs donc on s’y attendait et on s’était plutôt bien préparé. Ils ont ensuite essayé de recentrer par l’axe mais on avait aussi travaillé cette éventualité-là donc je trouve que, dans l’ensemble, on a plutôt été pas mal. Le seul petit regret est peut-être sur les deux pénalités jouées à la main, car on l’avait travaillé aussi, et on a cédé deux fois mais ce qui est intéressant, c’est que, sur la deuxième, on ne cède que sur l’extérieur ce qui ne leur permet pas de mettre cette transformation. Donc, dans l’ensemble, c’est plutôt positif. 

Dans l’état d’esprit, il n’y avait rien à voir non plus par rapport à Bourgoin ? 

 

C’était le thème du match, se racheter du peu d’engagement qu’on avait mis notamment en première mi-temps contre Bourgoin. De ce côté-là, c’est rectifié, surtout sur un match où on a quand même vu plusieurs types de jeu, de grandes envolées mais il fallait être présent. 

 

Petit regret quand même car il y avait peut-être moyen de prendre le bonus ? 

 

Si vous en avez un, moi, je n’en ai pas (rires). On a tenté, on n’a pas réussi et peut-être que si on ne prend pas cette interception, il y aurait peut-être eu une fin de match difficile. Moi, je trouve qu’on a joué le match pour ne pas avoir de regret, on tente à la fin pour aller chercher ce bonus et ça ne marche pas parce qu’il y a une belle équipe en face donc, pour moi, c’est un détail. 

Vous êtes deuxième ce soir, c’est le plus important ? 

 

C’était clairement l’objectif du début de semaine. En allant gagner à Soyaux-Angoulême et en ayant difficilement battu Bourgoin, on s’était dit que si on validait le ticket du match en retard, ça nous permettait de prendre la seconde place mais rien n’est acquis, on sait très bien que tout se jouera jusqu’à la fin. C’est un petit objectif de rempli, ça nous permet aussi d’avoir un petit enchaînement de trois victoires. J’avais dit que, souvent, le sport de haut niveau, ce sont des cycles et on a eu un cycle négatif au mois de Décembre, on s’en souvient, on a eu un 2e micro-cycle négatif et ce qui est intéressant, c’est qu’il n’a duré que peu de temps donc c’est bien. 

 

C’était le premier match de Sven Bernat Girlando. Il connaît une saison un peu bizarre, frustrante et là ? 

 

Bizarre, non, c’est aussi la loi du sport. Il est arrivé de Biarritz plein d’envie et malheureusement, il se fait mal sur le dernier match amical contre Chambéry et après sept mois d’absence, beaucoup de travail car c’est un gros travailleur qui a fait en sorte de revenir sans brûler les étapes, il a été récompensé. Ça s’est fait un peu par la force des choses car on a Alexis Armary qui est en protocole commotion ce qui a permis d’intégrer Sven plus rapidement donc c’était plutôt bien pour lui. Et puis, je trouve qu’il a fait une bonne rentrée et, pour le coup, on peut aussi citer Bart Wierenga qui avait fait une très bonne rentrée contre Albi et qui a encore été très présent offensivement même s’il y a de petits réglages à faire. Ça prouve que l’effectif est homogène, on avait pas mal d’absents aujourd’hui, au même titre que Nice certainement aussi, et je trouve qu’on a été bien. 

De pouvoir s’appuyer sur ça dans le sprint final, c’est plutôt précieux ? 

 

Il faut s’appuyer là-dessus mais il faut aussi qu’on rentre des blessés car on en a beaucoup. Il y a Mathieu Lorée, qui a été malade, et entre trois et cinq joueurs qui rentreront mais on verra aussi les bobos qu’il y a car parfois, après les matchs, on a l’impression qu’il n’y a rien de grave et quand on arrive le lundi, il y a finalement des douleurs qui se réveillent (rires). On verra. 

 

Est-ce que tu estimes que le calendrier est plutôt favorable pour garder la 2e place ? 

 

Moi, je n’estime rien du tout (rires). Je ne tire pas de plan sur la comète, on sait que se déplacer à Tarbes n’est jamais facile et en plus, on aura un jour de repos en moins mais eux aussi ont joué aujourd’hui et ont gagné. Ce sera un gros déplacement, il faudra bien se préparer, puis il y aura Dijon. Le sprint final est lancé mais en fait, j’ai l’impression qu’il est lancé depuis le début de la saison, enfin, je le vois comme ça de mon côté (rires). Je sors souvent fatigué des matchs. 

Est-ce que vous avez l’impression que vous revenez vachement plus fort qu’en début de saison ? Vous aviez fait un très bon début de saison puis, d’un coup, il y a eu un moment où c’était beaucoup plus plat mais là, vous reveniez comme si vous étiez en début de saison, peut-être au bon moment ? 

 

Le bon moment, ce sera justement quand ce sera le bon moment (rires). Je crois qu’on a su rectifier des choses au mois de Décembre, on en avait déjà parlé et je ne vais pas m’attarder dessus. Ce qui est intéressant, c’est qu’après la défaite contre Albi, on aurait pu avoir ce petit coup d’arrêt, ce coup derrière la nuque car ça nous a quand même fait du mal alors que je trouve qu’on avait fait une belle prestation et on a corrigé le tir. Mais vous savez, au mois de Mai, les cartes sont redistribuées, c’est comme ça que ça marche, je connais les phases finales et je sais qu’on repart à zéro et peu importe le classement d’ailleurs.

Propos recueillis par Fred Charvet

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