#Rugby – Fed1 / Jonathan Elgoyhen (Castelsarrasin) : «On ne nous attendait pas à ce niveau.»

Le CA Castelsarrasin Rugby 82 vit une belle saison en fédérale et s’accroche pour acquérir une place de barragistes en playoffs. Les Tarn et Garonnais qui ont subit une défaite à Graulhet la semaine dernière vont se week-end tenter de réenclencher la dynamique victorieuse ce week-end en recevant Lavaur pour ne pas laisser s’échapper la meute des prétendants à la Nationale2. À l’issue de la rencontre face aux mégissiers, l’entraîneur des Tarn et Garonnais nous a accordé une interview pour faire un point sur la situation à quelques encablures du gong de fin des phases régulières. Le basque Jonathan Elgoyhen nous a donc livré son analyse sans oublier de faire un clin d’œil emplit de respect à Henry Broncan avec qu’il a partagé une aventure sportive fort enrichissante humainement en terre gersoise.

Une défaite face au Sporting Club Graulhétois qui est tant rageante qu’encourageante ?

 

Non, elle n’est pas rageante car l’investissement a été tel qu’on peut sortir la tête haute. Franchement, les 23 acteurs sont à féliciter pour leur abnégation et leur engagement mais on savait pertinemment qu’on ne boxe pas dans la même catégorie, à un moment donné, on ne peut pas mettre des poids lourds avec des poids légers. Ce qui est sûr, c’est que les garçons ont quand même montré un bel état d’esprit et ce jusqu’après la fin du match puisque ce dernier a duré longtemps et qu’on a continué dans notre démarche pour pouvoir se donner à 100% et surtout, n’avoir aucun regret. 

 

Un petit point de bonus défensif serait quand même venu récompenser tous les efforts qu’ils ont fait ? 

 

Bien sûr mais on ne peut pas non plus refaire le match. A un moment donné, on méritait un essai de pénalité et on mérite aussi quelques pénalités en notre faveur sur mêlées en seconde mi-temps. Il y a quelques scories qui nous font du mal mais il ne faut pas oublier que Castelsarrasin est une équipe jeune dans ce niveau fédéral et que, comparé à Graulhet qui est dans ce niveau-là depuis des décennies, on apprend de nos erreurs. Mais ce qui est certain, c’est qu’il faudra compter sur Castel l’année prochaine parce qu’une fois qu’on aura appris de ces erreurs-là, on pourra être beaucoup plus serein dans l’avenir. 

Dans l’apprentissage, il y a peut-être aussi la gestion de la supériorité numérique où vous êtes à quelques encablures de marquer cet essai qui vous permettrait de revenir dans les rétros de Graulhet mais vous vous résignez à prendre 3 points ? 

 

On prend 3 points parce qu’on veut aussi essayer de valider un temps fort. Après cette fameuse pénalité, où justement on pense qu’on aurait pu bénéficier d’un essai de pénalité, on a essayé à deux reprises de plus de passer la ligne mais Graulhet a très, très bien défendu. On a eu une pénalité sous les poteaux, on la prend, on loupe ensuite la pénalité pour revenir à 14-12 donc, finalement, on était dans le match et dans ce qu’il fallait. On s’était dit qu’il fallait qu’on y soit à la 50e, on y était mais maintenant, félicitations à Graulhet qui s’appuie sur son expérience et sur celle de son ouvreur qui fait encore la différence aujourd’hui avec une très belle occupation et une gestion du vent mais aussi un beau paquet d’avants. Il faut dire ce qui est, félicitations à eux. 

 

Il y a 2 ans de cela, vous étiez en Fédérale 2. Pourtant, quand on vous voit jouer, on n’en a pas l’impression car vous tenez quand même la dragée haute aux équipes de Fédérale 1 ?

 

Personnellement, je ne faisais pas encore partie du projet castelsarrasinois mais ce qui est sûr, c’est qu’on a essayé de mettre beaucoup de structure. On se fait encore violence par moment pour essayer de respecter ce cadre-là, les joueurs font ce qu’il faut et s’entraînent dur, on leur en demande beaucoup mais je pense que le classement nous permet aussi de dire que oui, effectivement, on ne nous attendait pas à ce niveau et on fait une bonne saison.

Au #MagSport, on appelle Henry Broncan  » le maître jedi de l’Ovalie  » et, pour rester dans le registre de Star Wars, vous êtes l’un de ses Padawans. Est-ce que vous avez amené un brin d’Henry Broncan à Castelsarrasin ? 

 

Je pense que toute personne qui est passée par le Gers prend forcément un peu d’Henry en lui. C’est une telle image, un tel personnage et moi, j’ai de l’émotion rien qu’à parler de lui car à son contact, j’ai appris humainement au-delà du rugby, car il maîtrise tous les compartiments du rugby. On a eu tendance dans notre sport à délaisser le côté humain et ce sont des personnes telles que Henry qui nous permettent de nous appuyer sur ça car le côté humain est vraiment le plus important aujourd’hui.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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