#Trek-Elles marchent : Carine Cazals « Le désert ce n’est pas tout plat … Et c’est très fleuri »

Plongée dans une nouvelle aventure avec ses « Koh-équipières » au cœur du Sahara marocain, entre le 25 février et le 4 mars, la tarnaise Carine Cazals est de retour.

Avant de retrouver son quotidien au sein de CELESTE son employeur, qui a été son partenaire majeur pour ce défi à la fois humain, sportif et humanitaire. Elle vient de nous accorder une interview, et nous livre ses impressions.

Bonjour Carine. Vous êtes de retour en albigeois après avoir participé au Trek-Elles marchent dans le désert marocain. Comment s’est passée cette aventure et que retenez-vous en particulier ?

Carine Cazals : Beaucoup de choses sont à retenir ! Une aventure humaine incroyable, déconnectée au sens propre comme au figuré de mon quotidien. Plus de smartphone, PC, tablettes, réseaux sociaux, GPS, tout ça oublié. Une suppression des choses et habitudes superflues de notre quotidien d’occidentaux, des repères humains différents sur un continent et un pays que je connaissais depuis 2020, mais j’ai découvert d’autres facettes du Maroc.

Nous avons pu échanger, partager, entre compétiteurs, organisateurs et bien sûr la population locale. Car au-delà du défi sportif et physique, il y avait aussi une dimension humanitaire.

Je retiendrai aussi les paysages dans lesquels nous avons évolué durant ses 4 étapes. C’était magique !

Du sable fin, de la terre couleur rouge, de la montagne, de la roche, une végétation inconnue, et puis on a croisé des bergers et leurs troupeaux qui descendaient des montagnes. Le sourire de ces personnes reste inoubliable !

J »ai appris que le désert ce n’est pas tout plat (rires)… Et c’est aussi très fleuri !

Il y avait tout de même un esprit de compétition dans ce trek en équipe réservé aux femmes ?

Carine Cazals : Il y a un classement, donc, oui, la compétition était bien présente. Mais on s’aperçoit rapidement que nous n’étions pas venues que pour ça. Chaque étape était très difficile. Il y avait aussi des défis et des questions de culture générale sur le Maroc qui permettaient d’obtenir des points supplémentaires, et en cas d’échec des pénalités qui remettaient en cause tous les efforts physiques de la journée. Par exemple le 3ème jour, il fallait au terme de l’étape gravir une montagne parsemée de rocaille, l’organisateur avait sécurisé le parcours et nettoyé certains passages, donc c’était assez dangereux.

Un mot sur votre classement ?

Carine Cazals : Le premier jour, nous terminons à la deuxième place un peu contre toute attente, mais pas que… (Rires). Le deuxième jour, nous prenons la onzième place et le soir, au général nous sommes sixièmes à quelques encablures du podium.  

Le troisième jour, notre « Koh-équipière », Maud se blesse et nous terminons malheureusement à la dernière place. Les conditions atmosphériques ce jour-là, furent dantesques. Nous avons affronté un vent glacial et une pluie qui a vraiment mis les organismes de toutes les concurrentes à rude épreuve. Un conseil, il faut bien se couvrir pour aller dans le désert !

Le quatrième jour, Maud blessée ne peut prendre le départ. Magali se blesse à son tour, mais termine l’étape en serrant les dents et en dépassant ses limites ! On termine au général en milieu de tableau. Sans ces incidents, inhérents à ce type de jeu, je pense que nous pouvions faire un Top 10. 

Mais l’essentiel n’était pas là !

Les « Koh-équipières » sont prêtes pour l’embarquement.

Vous faites référence au côté humanitaire de ce trek, c’est ça ?

Carine Cazals : Oui effectivement… Nous sommes enrichies aux côtés de la population locale.  Nous avons été accueillies à bras ouverts, avec la gentillesse, la bienveillance, le sourire et la courtoisie des gens du désert.

En retour, on leur a donné un peu de notre temps et de notre énergie. 

Nous avons réalisé plusieurs actions lors de la journée solidaire. 

Nous avons planté 300 palmiers. 

On a construit un mur et consolidé un bâtiment d’une maison commune dans le village de Jaid, puis on a réalisé une fresque dans la maison de la couture réservée aux femmes. 

Enfin, comme il y avait beaucoup de filles issues du monde de la santé, nous avons sensibilisé les enfants au brossage des dents. Du dentifrice et des brosses à dents ont été distribués aux enfants.

De gauche à droite, Raphaële, Magali, Carine et Maud.

Carine, vous êtes connue pour avoir participé à Koh-Lanta. Vos équipières ont toutes à leur actif un ou deux Koh-Lanta aussi (1). Existe-t-il des similitudes entre les deux aventures, et y avait-il des choses bien différentes ?

Carine Cazals : Dans les deux aventures on est dans la galère (rires)…. Mais on est en équipe… Ce qui est aussi rassurant. Dans Koh-Lanta, les équipières deviennent rapidement des adversaires, et puis elles sont imposées par la production. Là on a fait notre casting avant. Donc, il y avait aucune chance d’être déçue ou de connaître la trahison !

La différence majeure, mais qui n’est pas neutre, c’est que le soir on avait le gîte et le couvert.

Dans Koh-Lanta on connaît la faim, qui, bien souvent précipite la fin de l’aventure.

Et puis nous avions des échanges avec les organisateurs. Je tiens à souligner la gentillesse et la disponibilité de Nathalie Vincent (M6/TF1) et de Corinne Péron (présidente de l’association Défi de Cœur). Deux femmes en or !

Donc maintenant c’est le retour à la vie normale. Métro, boulot, dodo, même si à Albi, il n’y a pas de métro. On imagine que votre goût pour l’aventure va rapidement prendre le dessus.

Quel est le prochain défi pour l’aventurière Carine Cazals ?

Carine Cazals : Je ne sais pas pour l’instant. Mais on va vite trouver quelque chose à faire !

Plutôt en équipe ou en solitaire ?

Carine Cazals : Je préfère une aventure en équipe. J’aime me surpasser pour les autres et avec les autres, c’est hyper motivant et hyper gratifiant de mener un projet, de le concrétiser, et de le partager ensemble.

On pleure, on rit, on transpire, on se soutient. 

Carine Cazals a retrouvé son poste de gestionnaire chez CELESTE.

Avant de vous quitter, Carine, un dernier mot peut-être, ou un message à faire passer ?

Carine Cazals : Oui bien sûr !

Notre aventure a été possible avec l’aide matérielle et financière de partenaires, sponsors, mécènes exclusivement privés. Nous tenons à tous les remercier pour leur aide précieuse.
Personnellement, je tiens tout particulièrement à remercier mon employeur CELESTE et son président Nicolas AUBE.

Ce type de projet semble facile quand on le raconte, une fois de retour. Mais la mise en œuvre et le travail à fournir avant, ce n’était pas évident.

CELESTE a assuré 50 % du financement.Magali, Maud, Raphaëlle et moi-même nous ne l’oublierons jamais.

(1) Magali (Koh Lanta 2021, Raphaële (Koh Lanta 2009 et Le combat des Héros 2018) et Maud (Koh Lanta 2002 et Koh Lanta La revanche des Héros 2012)

Propos recueillis par Le Borgne.

Article en partenariat avec .

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