#Rugby – Nationale / Laurent Beaugiraud (VRDR) : «Ce match sent les phases finales donc ça sent la poudre!»

Il est de ces présidents dont la vision transpire au delà des enjeux personnels et particuliers de son club, pour s’élargir sur l’intérêt général et le développement de son sport, Laurent Beaugiraud est de ceux-là. L’homme fort du VRDR nous a accordé un entretien grand format déployant une analyse périphérique du développement futur de son club et du championnat de Nationale. Valence-Romans Drôme Rugby, après avoir connu durant deux saisons la Pro D2, continue à se structurer pas à pas pour s’inscrire durablement dans l’élite du rugby français. Laurent Beaugiraud nous a donc fixé le cap pour son club , tout en s’enthousiasmant du doux air de phases finales qui va enivrer les deux prochaines rencontres des Drômois (Albi et Soyaux Angoulême). Focus sur un dirigeant qui s’inspire des présidents bâtisseurs du rugby français que sont Vincent Merling et Christian Millette.

 

Crédit photo Le Dauphiné Liberé / Fabrice Hebrard

 

Depuis quasiment 9 mois, VRDR goûte à la Nationale. Après avoir fait usage de ce nouveau championnat, quel est votre sentiment ? 

 

Je me répète mais c’est une très bonne chose que d’avoir créé ce championnat de Nationale il y a déjà deux ans. Pour un club comme nous, redescendant de Pro D2, c’est beaucoup mieux de redescendre dans une poule Nationale, qui est une Fédérale 1 resserrée, que sur une Fédérale 1 un peu plus classique. On voit que c’est un championnat très relevé, ça bataille encore de la 2e à la 7e place où les jeux ne sont pas faits mais ça bataille aussi sur le bas du classement où 3 / 4 clubs vont se battre pour ne pas être relégués donc c’est très relevé. Il y a des surprises tous les week-ends, de beaux effectifs, de là à dire que cette Nationale est la Pro D2 d’il y a 5 ou 6 ans, c’est peut-être un raccourci mais en tous cas, c’est un niveau très, très relevé. Moi, je ne suis pas surpris sportivement du niveau et puis, on est attendu à tous les matchs puisque les gros le sont  » par définition  » mais je ne suis pas surpris au vu des effectifs et de la volonté de certains clubs de monter en Pro D2. 

 

C’est par contre un championnat où il ne faut pas se relâcher ni se reposer sur ses lauriers. Vous en avez fait les frais face à Blagnac, dès qu’on relâche un peu l’étreinte, la sanction tombe ? 

 

Le match de Blagnac ne fait pas référence, c’est une mauvaise gestion de fin de match. Ce n’est pas une question de relâcher l’étreinte mais plutôt peut-être de modestie ou d’humilité sur ce déplacement-là et surtout de gestion de fin de match catastrophique. Le rugby se joue avec les couilles et avec le cœur mais ça se joue aussi avec le cerveau et quand on pose ce dernier sur les 7 ou 8 dernières minutes et bien on perd. C’est pour ça qu’on a perdu à Blagnac qui a joué sa carte à fond et qui a largement mérité sa victoire.

Le replay SC Albi Vs Suresnes (J20-Nationale) / Tous droits réservés : SCA Officiel – Le #MagSport – Studios H2G

Souvent, quand on parle du VRDR, on dit que c’est un club qui est encore câblé Pro D2 avec des préceptes de Pro D2. L’un des ingrédients de la recette est aussi d’avoir gardé à long terme le staff avec Yohann Authier qui le mène. Le fait d’être dans la continuité vous permet également d’avoir des repères ? 

 

Oui, ça permet d’avoir des repères. En ce qui concerne le  » câblé Pro D2 « , je ne sais pas mais en tous cas, un projet est très long à construire. Le VRDR va avoir 6 ans en Avril puisque le rapprochement entre Valence et Romans date de 2016 et quand on redescend, c’est une grosse secousse. Donc, soit on décide de  » détricoter  » ou de défaire ce qu’on a mis un peu de temps à construire soit on décide de garder ce qui fait un peu l’ossature et la structure du club, ce qu’on a décidé de faire. Et parmi cette ossature et cette structure, dans cette continuité, il y avait le staff. On s’aperçoit parfois que c’est l’aval des entraîneurs parce qu’on a trois matchs de perdus ou 4 matchs de suite où on se fait insulter avec des noms d’oiseaux car on est en retard sur les objectifs mais on s’aperçoit aussi que la stabilité peut parfois payer. On ne connaît pas l’issue de la saison mais en tous cas, je sais que ce staff-là a structuré le club sportivement, que ce soit sur l’équipe une et les espoirs mais également sur toute la structure descendante sportive et que ça met du temps. Quand on voit que certains entraîneurs ou managers sont couronnés de succès pour être mis au pinacle 6 mois après, repartent comme des sauveurs pour être à nouveau conspués 6 mois après parce qu’ils n’ont pas les résultats … Il faut avoir une sorte d’homogénéité, il faut que ça prenne et qu’on s’entende, le haut niveau est une somme de petits détails qui font que la recette est bonne et qu’elle fonctionne, qu’elle ait du goût. S’il manque 2 / 3 ingrédients, le plat est raté et ça ne tient à pas grand-chose, il y a aussi parfois les joueurs qui ne prennent pas leurs responsabilités, c’est parfois la faute du coach, parfois la faute à pas de chance ou encore la faute à une certaine forme de coaching. Il ne faut pas être aveugle sur des incompétences notoires ou autres mais en l’occurrence, le staff fait du très bon boulot depuis 4 ou 5 ans et c’est pour cela que nous avons décidé de renouveler leur bail l’année dernière. 

 

Juste avant les fêtes, quand il y a eu un petit trou d’air du rouleau-compresseur VRDR, on a eu l’impression de l’extérieur que ça n’avait pas du tout tangué alors que ça aurait pu vaciller dans d’autres clubs car il y avait eu deux ou trois matchs loupés ou non aboutis. Chez vous, ça n’a pas tangué du tout et vous êtes restés focus sur l’objectif ? 

 

Si, ça a tangué mais on lave notre linge sale en famille (rires). 

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Du moins, ça n’a pas transpiré de l’extérieur

 

Il y a eu des recadrages. Il y a eu 4 défaites de suite dont deux chez les derniers qui étaient Bourgoin et Dijon où on n’a pas joué notre rugby. On est allé gagner à Albi sur un match très engagé et on pensait qu’on était arrivé mais au rugby, on n’est jamais arrivé. Le match contre Blagnac en est encore une preuve, tu mènes 6-15 à la 70e et tu perds 16-15. On s’est un peu relâché, on a aussi eu quelques cas de Covid plus un ou deux blessés et, je le redis, ce niveau et la performance sont une somme de détails et s’il y a des détails qui manquent, on n’y arrive pas. On n’y est pas arrivé pendant 4 matchs et on a bien évidemment eu des critiques acerbes mais aussi des doutes et des incertitudes. Quand vous gagnez 7 ou 8 matchs de suite, les gens ne vous appellent pas pour vous féliciter mais quand vous en perdez 4 de suite, ils vous appellent pour vous dire que c’est mal géré et qu’il faut virer quelqu’un, le coach, que le capitaine n’est pas bon, que le buteur est mauvais, etc. Mais il ne faut pas être  » court-termiste « , on a un objectif qui est de se qualifier, de jouer les phases finales qui sont un autre championnat, je ne dis pas qu’on va y arriver mais c’est le nôtre et on se donne les moyens de travailler pour ça. Comme je le dis depuis le début, si on se qualifie et qu’on gagne les trois derniers matchs, on est bien.

 

Il y a un objectif derrière l’objectif, celui d’être dans les deux premières places pour s’éviter les périlleux barrages. Ce match face à Albi peut quand même être déterminant pour verrouiller cette seconde place puisqu’on sait que vous avez une  » extra ball  » avec ce match en retard face à Nice ? 

 

On a une extra ball face à Nice qui joue aussi les premiers rôles et les épouvantails puisqu’ils reviennent bien. On a un match en retard à ce jour donc on a un joker, on va recevoir une équipe d’Albi qui va être surmotivée. Oui, on aimerait être dans les deux puisque ça évite un barrage sur un match sec où tout est possible et si on n’est pas dans les deux, on aimerait être dans les 4 pour recevoir ce barrage-là. Et si on n’est pas dans les 4, on espère être dans les 6 pour cette fin de championnat pour, comme je le disais, un nouveau championnat qui commence, c’est un faux quart de finale sec suivi d’une demie aller / retour. Mais oui, on vise les 2 premières places comme Albi, Chambéry, Nice, Soyaux-Angoulême, je ne pense pas qu’on pourra rattraper Massy parce qu’ils ont un peu trop d’avance. Je dirai qu’aujourd’hui, il y a 5 candidats pour la 2e place. 

https://www.eurinvest.fr/wave-park

L’expérience que vous avez acquis en Pro D2 pendant deux ans risque d’être vraiment primordiale pour les matchs à haute intensité et à haut émotions qu’il y aura en play-off ? 

 

Ça dépend où on joue, des enceintes, du public mais aussi des conditions et du moral des troupes. J’ai aussi l’habitude de dire qu’on s’habitue au niveau dans lequel on évolue donc oui, c’est de la haute intensité, oui, on a fait des matchs en Pro D2 à 35, 40 voire plus de 45 minutes de temps de jeu et on s’est aperçu qu’on avait fait des matchs en Nationale avec moins de 20 minutes de temps de jeu donc ça, pour le coup, ça ne participe pas aux repères sportifs. Je dirai aussi que le niveau d’arbitrage monte avec le niveau dans lequel on joue, en Top 14 et en Pro D2, il y a en plus des arbitres qui sont assistés par la vidéo donc ça permet d’être un peu plus rigoureux sur des comportements dans des regroupements en touche ou sur des lignes d’hors-jeu donc, il faut aussi qu’on s’habitue à ça, c’est un changement. L’écosystème, qu’il soit économique, sportif, médical tout comme l’ensemble de l’environnement n’est pas le même entre la Pro D2 et la Nationale donc on s’adapte à son écosystème au bout de 6 ou 7 mois. Il va falloir se remettre la pression, la pression saine qu’on se mettait pour la Pro D2 pour ces phases finales. 

 

Quand on écoute les bookmakers, les trois favoris pour la montée sont Massy, Soyaux-Angoulême et VRDR, ils n’ont pas toujours raison mais ils ont souvent le nez creux. De ces trois clubs, seuls deux monteront et si d’aventure, malheureusement pour vous, vous ne montiez pas, est-ce que ça remettrait en cause certaines habitudes sportives ainsi que le modèle économique du club ? 

 

Si on ne monte pas, on sera très malheureux. Moi, j’ai dit qu’on mettait les moyens pour remonter car c’est notre objectif mais on n’a pas fait un all-in pour remonter cette année, après, advienne que pourra. Ça veut dire que le club est structuré, on a des actionnaires et des partenaires, on a des outils qu’on ne va pas démonter si on ne monte pas cette année. 

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Vous n’êtes pas dans un état d’esprit  » vaincre ou périr  » comme ça a pu être le cas pour certains clubs à une époque ? 

 

Non (rires). On est de toute façon dans un état d’esprit conquérant, il faut gagner et se donner tous les moyens pour remonter mais ça ne remettra pas en cause la vie du club. Bien évidemment, en cas de montée, on est un peu plus confortable en termes de structuration financière et autres donc, ça veut dire qu’il faut de toute façon réajuster les curseurs si nous devions ne pas monter. Mais si on ne monte pas cette année, on aurait encore l’ambition, les moyens et l’objectif de monter l’année prochaine. 

 

On a l’impression qu’au VRDR, vous passez chaque année un cap dans la structuration. Quels sont les prochains pas que vous allez faire quel que soit votre avenir ? 

 

Les Crabos sont 1ers de poule, les Alamercery sont bien classés tout comme les Gaudermen et en espoirs, ils sont qualifiés pour les play-offs. La prochaine étape, pour moi, c’est de stabiliser ça, la montée, c’est une chose mais stabiliser, c’est une étape. Sur la formation, on structure de plus en plus avec même des résultats en Super Challenge en moins de 14 qui sont bons. Pour vous donner une idée, sur le recrutement de l’ancien Pôle Centre des jeunes qui sont ciblés par la Fédération Française de Rugby pour le haut niveau, on a 6 jeunes du VRDR sur 100 qui ont été sélectionnés. La ville et la région porte le projet Valence de damiers 2024, et je pense que le Département participera à Horizon 2024 pour participer à créer un nouveau réceptif, une nouvelle tribune, de nouvelles loges, etc. On a aussi dans les tuyaux l’agrandissement du siège avec de nouveaux vestiaires pour les joueurs, de la balnéo, des bains chauds / bains froids, un restaurant d’entreprise, c’est une véritable entreprise puisque nous sommes 70 salariés entre le sportif et l’extra-sportif. C’est le plan de développement à 4 / 5 ans, de l’infrastructure et de la formation, l’objectif de remonter en Pro D2 pour y avoir des résultats. C’est très long la formation ainsi que la structuration et les installations, on n’a pas la chance de bénéficier d’infrastructures de longue date comme certains clubs donc l’énergie, l’investissement ainsi que les euros que l’on met dans cette structuration, on ne les met pas dans le sportif pro. Un jour, on aura cette structuration-là, ce qui nous permettra quand on gagnera un euro de le mettre dans le sportif.

http://abformationpro.fr

Quand on entend parler les clubs de Nationale de refaire leurs stades, ils prennent comme exemple ce qu’a fait Bourg-en-Bresse. Est-ce que les infrastructures de l’USBPA sont aussi un exemple pour vous car elles sont quand même assez magnifiques ? 

 

C’est super ce qu’a fait Bourg ou Mont de Marssan , comme chez nous, à Pompidou à Valence, les Montois ont une piste d’athlé autour donc ce n’est pas facile. Un autre bel exemple, c’est Aix-en-Provence donc on s’inspire de ce qu’a fait Aix. Ce sont des projets qui se sont faits sur plusieurs années, il y a le projet d’une 4e tribune à Aix mais les travaux ont débuté il y a plus de 10 ans. Bourg est un bel d’infrastructures et de lieu qui vit et pue le rugby, je trouve que l’infrastructure qu’a fait Mont-de-Marsan est bien, c’est un club qui est bien structuré, Aix est top aussi donc il faut aller voir ce qui se fait de mieux et essayer de prendre chez les autres ce qui s’adapte le mieux à votre budget, à votre mode de fonctionnement et à vos propres attentes et besoins. Mais oui, on est allé voir et il y a 5 / 6 clubs qui nous inspirent en termes d’infrastructures.

 

On entend souvent monter une petite musique qui dit que les clubs qui ont des pistes d’athlétisme ne sont pas des clubs pour mettre une ambiance de rugby, pour avoir un vrai produit qui permette aux spectateurs de pleinement vivre le rugby. Vous corroborez ? 

 

Oui, je suis d’accord, il vaut mieux ne pas avoir de piste et avoir des tribunes les plus verticales possibles pour être le plus proche du terrain mais on n’a pas forcément le choix. Aujourd’hui, on n’a pas les moyens de construire un stade comme certains grands mécènes ou patrons de clubs donc on a une piste d’athlétisme. On devrait avoir une 2e tribune avec des loges et des infrastructures dans 3 / 4 ans donc c’est déjà pas mal. Le club est récent à tout point de vue sur le haut niveau et si on se projette sur un horizon de 10 ans, on a le temps de faire des choses. Après cette tribune, peut-être qu’on rapprochera le terrain de cette nouvelle tribune et que le stade d’athlétisme ira ailleurs, rien n’est impossible. J’aime bien discuter avec des présidents qui ont une forte longévité dans leurs clubs comme Christian Millette à Aurillac ou Vincent Merling à La Rochelle qui regardent derrière tout ce qu’ils ont construit et qui se disent  » j’ai beaucoup construit mais ça fait 25 ou 30 ans que je suis président de club et j’ai mis 25 ou 30 ans à construire tout ça  » donc il faut être patient. Je ne dis pas que je serai président pendant 20 ou 25 ans, je ne fais pas du tout ça pour ça, mais il faut prendre la mesure de l’augmentation du niveau sportif des clubs, la Pro D2 d’aujourd’hui n’est pas du tout celle d’il y a 5 ou 6 ans, loin de là. Quand on voit les matchs, l’engagement, le nombre de matchs, le temps de jeu, les joueurs et le reste, on est monté d’un cran. Et puis, sur un club jeune, il faut se laisser le temps puisqu’on ne peut pas tout faire sauf si on a un riche mécène qui nous permet de tout faire d’un claquement de doigts. Ce n’est pas notre cas, on a plein de petites et moyennes entreprises qui nous accompagnent donc on essaye d’avancer tous les pions de la formation, de l’infrastructure, du sportif, du bénévolat, de la communication en même temps pour que l’on avance de concert et qu’il n’y ait pas une partie du club qui soit déséquilibrée par rapport à l’autre. Vous avez des clubs qui ont de très, très bons résultats sportifs mais où la formation est déplorable et le jour où les résultats sportifs ne sont plus là, il ne reste plus rien au club et ce n’est pas du tout notre ambition. On a des clubs qui n’ont aucune infrastructure et le jour où les résultats sportifs ne sont plus là, ils ne savent pas où mettre les gamins ni les sportifs et, je le répète, ça n’est pas notre ambition. On veut avancer, on a conscience que c’est long puisque c’est empirique, on le vit, ça prend du temps. Nous écoutons aussi énormément les présidents qui ont structuré, qui sont restés longtemps et qui disent  » c’est un jeu de patience, de ténacité « . Pour être pérenne, il faut faire les choses petit à petit pour être un peu plus solide.

http://immo-solo.com

On dit souvent que l’avantage à avoir des clubs de Pro D2 qui descendent, comme c’est le cas pour la première fois cette année puisque tout avait été fermé l’année précédente à cause du Covid, c’est que les clubs ont pris goût au sucre de la Pro D2 et à son exigence et du coup, mécaniquement, il faut monter le curseur d’exigence de la Nationale. Dans quel sens aimeriez-vous voir la Nationale évoluer ? 

 

J’ai été sollicité par la Ligue et la Fédé pour faire partie d’un groupe de travail pour harmoniser les règles entre la Pro D2 et la Nationale ce qui est pour moi une excellente idée. La création de la poule Nationale suivie de celle l’année prochaine de deux poules de Nationale 2 tirent le rugby pro ou semi-pro vers le haut et ça, ce sont de très bonnes choses. Cette harmonisation doit se faire sur le plan sportif et médical, on a des traitements différents par rapport aux joueurs étrangers, on parle de JIFF en Pro D2 et Top 14 mais de licences A, B ou C en Nationale. On est sur des moyennes de JIFF et de nombres de joueurs étrangers par feuille de match, on a deux conventions collectives différentes, il y a plein de choses qui diffèrent. 

 

Le format aussi avec la montée directe du premier et un access-match ? 

 

Bien sûr mais de toute façon, la montée directe du premier ou du vainqueur de la finale et un access-match entre l’avant-dernier de Pro D2 et le perdant de la finale ne peut se faire que si on évolue dans des écosystèmes qui se ressemblent ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour cet access-match, on est sur la base des JIFF ou sur la base des joueurs A, B ou C ? Dans un cas, l’effectif est basé sur les JIFF, 17 en moyenne l’année prochaine en Pro D2 et Top 14, et dans l’autre cas, je n’ai droit qu’à 4 joueurs étrangers licence B ou C sur la feuille de match. On n’a pas les mêmes règlements sportifs donc on ne peut pas mélanger, on ne peut pas faire jouer un club de Pro D2 contre un club de Nationale sur une compétition dont le résultat va être une montée ou une descente alors que les règlements et les écosystèmes ne sont pas les mêmes. 

https://tradastra.com/religionrugby-albi

Il y a également l’arlésienne qu’est le diffuseur ? 

 

Oui, il y a le diffuseur mais quand on sera attractif, on en trouvera un, je n’ai pas de souci. Le fait d’avoir aujourd’hui des diffuseurs est une visibilité et une vitrine de cette compétition sur les amateurs de rugby en France et dans le monde entier. Moi, j’ai des copains au Canada et aux Etats-Unis qui se connectent sur Sportall pour regarder les matchs ce qui veut dire qu’il y a un public. Mais une harmonisation des règles entre la Nationale et la Pro D2 fait que ça tirera vers le haut la Nationale et ça, c’est de toute façon très bon pour le rugby. Le réservoir de la Pro D2 ou du Top 14 sont des championnats fédéraux, de la Nationale 1 puis ce sera la Nationale 2 ainsi que les championnats espoirs et, de toute façon, c’est indiscutable : c’est à la fois bien et à la fois on ne peut pas y échapper. Si c’est une poule qui devient une poule professionnelle au sens de l’organisation de la structuration et du reste, il faut avoir des règles professionnelles. Donc, pour moi, on a à s’inspirer de ce qu’il se passe en Pro D2 pour faire monter le niveau de Nationale et préparer le plus possible les 3, 4, 5, 6 clubs de Nationale qui veulent monter à ce qu’ils vont découvrir en arrivant à l’étage du dessus. 

 

Quel est votre regard présidentiel sur ce choc de la 21e journée entre VRDR et Albi ainsi que sur ce club du Sporting Club Albigeois ? 

 

Vous l’avez dit, ça va être un choc, on est allé gagner à Albi sur un match qui a été très engagé donc ça va être la même chose ce soir. Je le dis depuis 2 / 3 matchs, ça sent les phases finales donc ça sent la poudre et ça, c’est top. C’est pour ça qu’on vit le rugby, c’est pour des matchs comme ça, des matchs engagés. On reçoit Albi et 15 jours après, on va à Soyaux-Angoulême, ça sent les phases finales et la joute.

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Comme on dit, ça sent  » l’odeur des merguez  » ? 

 

Ah oui, bien sûr ! Je ne ferai pas de pronostic car ça ne se jouera pas à grand-chose mais Albi est une belle équipe et un beau club, il y a une forme de pugnacité mais aussi d’attente forte car il y a eu ce match contre Rouen il y a bientôt 3 ans qui reste dans nos souvenirs. On rajoute cette patience due au Covid et moi, pour être président depuis six ans, j’ai beaucoup d’admiration pour ces clubs qui se maintiennent et qui mettent de leur cœur ainsi que pour les gens qui sont autour. J’adore, il y a à la fois une forme de structuration et à la fois une sorte de  » rugby village  » que j’aime. Ce soir, sur le match, ça va être extrêmement engagé, on s’attend à un combat rude et âpre puisque c’est la répétition de ce qu’on pourrait vivre en Mai. Donc, bien sûr qu’on ne va pas se regarder et qu’on va s’engager (rires). 

 

On vous remercie pour cette interview bilan et maintenant, place aux 30 acteurs pour le choc de la 21e journée de Nationale

 

Place au jeu !

Propos recueillis par Loïc Colombié

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