#Football – D2F / S. Palacin (Nice) : « Le groupe monte en puissance »

A quelques heures du coup d’envoi de la rencontre AMTF-Nice, retrouvez l’interview de l’attaquante de l’OGC Nice, Sarah Palacin. L’expérimentée buteuse des Aiglonnes, passée par le PSG, l’OM ou encore l’AS Saint-Etienne compte déjà 10 buts cette saison. Elle revient avec nous sur la dynamique positive des Niçoises et aborde cette rencontre face à Albi-Marssac.

On va commencer par parler de la saison de Nice qui est plutôt positive avec un beau parcours en Coupe de France, où vous êtes tombées avec les honneurs contre Fleury. Quel est ton ressenti sur cette saison ?
Dans l’ensemble, c’est vrai qu’on est plutôt satisfaites de notre saison. C’est vrai qu’on a vécu une belle histoire en Coupe de France, on a fait un beau parcours, le plus loin atteint par la section féminine. Il y a des joueuses qui n’avaient jamais joué contre des D1 et qui ne connaissaient pas forcément ce niveau. On est tombé contre Fleury, on était très contente, c’était un beau match, on a perdu mais Fleury était quand même au-dessus. C’était vraiment une belle aventure et un beau challenge pour les filles et au niveau de la saison, elle est plutôt sympa. On a de belles échéances qui arrivent, on est plutôt bien classé, le groupe monte en puissance au fur et à mesure des journées et c’est vraiment intéressant. 

« Le groupe monte en puissance au fur
et à mesure des journées »

Tu parles d’une montée en puissance cette saison et on le voit quand on fait le comparatif avec les précédentes, c’est votre 3e saison en D2. Lors de la première, le club s’était battu pour le maintien, vous étiez Top 5 l’année dernière quand il y a eu la coupure pour cause de Covid et cette année, on voit que vous êtes encore en course pour la montée. A ton avis, jusqu’où vous pouvez aller cette saison ? On savait que l’objectif de cette saison était le podium et d’être dans les 3 premiers contre les 5 premiers l’année dernière. Il n’y a pas d’objectif précis de montée, tout ce qu’on veut, c’est finir dans les 3 premiers ce qui est l’objectif initial du club. Après, on verra, pourquoi pas monter en D1 d’ici un à trois ans, le club est en pleine évolution mais il ne faut pas non plus brûler les étapes. C’est un club qui est jeune en D2 mais la progression qu’il peut avoir depuis quelque temps est plutôt intéressante. 

Tu as connu plusieurs clubs, notamment de gros clubs en D1. Est-ce que tu vois des liens ou des parallèles que l’on pourrait faire entre le projet qu’est en train de construire Nice et ceux déjà établis il y a déjà quelques saisons par les gros clubs de D1 ? 
Nice est un club avec une structure professionnelle et ça aide forcément sur les structures et tout le reste. Je pense que c’est un club qui, d’ici quelques années, sera en D1 et y sera bien classé. Je n’ai aucune inquiétude sur l’avenir de Nice en D1. 

Tu seras encore là pour jouer en D1 avec Nice ? 
En tant que joueuse, non (rires). Mon objectif est vraiment que le club monte en D1 et après, prendre ma retraite tranquillement. Mon objectif était vraiment d’aider, quand je suis venue à Nice, j’avais envie de retrouver le goût du football et c’est ce qu’ils ont réussi à faire. Si demain je peux aider à ce qu’ils montent en D1, je serai très contente de partir à ce moment-là. 

« Finir dans les 3 premiers« 

Si on revient sur 2022, ça tourne pas mal avec 3 victoires en 4 matchs. On voit que c’est surtout votre force offensive qui est votre atout principal. On est à peu près sur 3 buts marqués par match et par rapport à ces stats, est-ce que c’est vraiment ce qu’essaye d’instaurer le coach Matthieu Esposito ou bien est-ce que ça repose sur les qualités intrinsèques des joueuses ? 
Moi, je dirai que c’est un ensemble. C’est vrai qu’on ne se cache pas d’avoir des forces offensives, et j’espère que ça ne va pas me porter l’œil de dire ça sur la rencontre qui arrive, et c’est vrai qu’on marque énormément de buts par match. On a un beau ratio, on en prend aussi quelques-uns mais bien évidemment, quand une équipe se projette énormément vers l’avant, on peut prendre des contres. Mais, si on en met un de plus que l’adversaire, on gagne et c’est le principal. L’objectif de Matthieu est de se projeter un maximum et c’est ce qu’on fait, on a des joueuses comme Sarah Magnier ou Fatoumata Baldé qui sont très rapides dans les couloirs et forcément, on arrive à marquer. On a des forces individuelles qui sont intéressantes. 

Pour toi, c’est hyper intéressant car, pour ceux qui ne te connaissent pas, tu es quand même à la pointe de l’épée niçoise puisque tu es la buteuse de cette équipe. Tu as connu des clubs où tu te battais plutôt pour le maintien et cette saison doit vraiment être un régal pour toi. Comment est-ce que tu vis cette année par rapport à ce que tu as pu connaître les années précédentes ? 
C’est vrai que je le vis plutôt bien, lorsqu’on est offensif et qu’on marque autant de buts, ça n’est forcément que bien. C’est complètement différent car, comme je le disais plus tôt, j’avais perdu le goût du football ces dernières années et là, je retrouve tout ça. Je retrouve du plaisir de jouer mais c’est vrai aussi que les filles font beaucoup de travail sur le terrain et moi, je n’ai parfois plus qu’à finir. C’est vraiment très intéressant collectivement pour nous tous et pour moi forcément, je suis la finisseuse donc, en général, je dois finir et c’est vrai qu’elles m’aident beaucoup à ça. 

« L’objectif de Matthieu est de se
projeter un maximum »

Tu parlais du plaisir et de la perte de ce dernier, qui est quelque chose qu’on voit souvent dans le sport. Le fait que tu aies retrouvé ce goût du plaisir, est-ce que tu l’imputerais plus aux résultats qui sont plutôt positifs ce qui, forcément, donne une dynamique vertueuse ou est-ce vraiment l’esprit et l’ambiance du groupe, ce qu’instaure le club de Nice ? Comment tu l’expliquerais ?
On ne va pas se mentir, je pense que c’est un peu les deux. Quand les résultats sont positifs, on s’inscrit dans cette dynamique positive et on prend forcément beaucoup de plaisir. C’est vrai aussi que, quand je suis arrivée à Nice, c’était vraiment complètement différent des autres clubs par lesquels je suis passée et je trouve que le staff fait un énorme travail sur la section féminine. Ils diversifient leurs entraînements et on prend beaucoup de plaisir à venir s’entraîner, même si parfois on travaille beaucoup, beaucoup, par exemple, pendant la période de Covid, on ne s’est jamais arrêté et c’est bénéfique à l’heure actuelle. Donc, je dirais vraiment que j’ai retrouvé le plaisir dans un ensemble, plaisir collectif également. On a un collectif qui ne bouge pas trop depuis quelques années avec quelques recrues au fur et à mesure mais qui faisaient des essais donc elles ne sont pas arrivées dans l’inconnu et, par exemple, pour les filles qui sont arrivées cette année, on les avait déjà vues en fin de saison dernière. Dans l’ensemble, je dirais que c’est un tout avec les résultats mais également ce que le staff de Nice met en place pour la section féminine. 

Le trio Boudaud, Magnier et Palacin, symbole de la puissance offensive de l’OGC Nice

Pour revenir sur tes stats, on avait parlé d’objectif de buts lorsqu’on s’était entretenu la dernière fois. On sait que sur le poste d’attaquante, c’est quelque chose d’important et aujourd’hui, tu en es déjà à 10 buts sur cette saison. Est-ce que c’est un objectif que tu continues à te fixer ou bien tu prends match après match sans trop te poser de questions sur ça ? 
En fait, je me suis blessée en début de saison donc je me suis dit qu’on n’allait pas commencer à compter les buts car j’allais peut-être avoir du mal à reprendre immédiatement, j’ai d’ailleurs raté les premiers matchs de l’équipe. L’année dernière, je m’étais fixé un objectif de 15 buts mais la saison avait rapidement été arrêtée et là, forcément, je commence à y repenser. Comme je suis proche de l’objectif initial de quand j’ai signé à Nice, je commence à y repenser un petit peu mais je n’ai aucune pression avec ça. Si je ne dépasse pas les 15 buts, ce n’est pas grave tant qu’on reste dans le Top 3, si ce n’est pas moi qui marque, ça sera une autre et je serai aussi contente. 

Tu le disais, vous avez la première attaque et une attaque de feu donc forcément, quand on se projette, ça laisse des espaces défensivement. Tu parlais aussi de Top 3, il y a encore Rodez devant et Montauban, que vous avez battu le week-end dernier, un petit peu derrière. Est-ce que tu crois que si vous arrivez à trouver une vraie solidité défense, ça pourrait, sans bien sûr griller les étapes, vous permettre de voir un peu plus haut que ce Top 3 ? 
C’est certain, si on prend 0 but et qu’on en met 3 à chaque match, au niveau comptable, on montera forcément (rires). Mais ce n’est pas une pression que l’on a, ce n’est pas non plus du tout l’objectif initial mais bien évidemment, c’est un plus. Si on arrive à monter, ce serait super pour le club mais ça n’est pas du tout l’objectif de base. Défensivement, on essaye de prendre un peu moins de buts, ça nous arrive de ne pas en prendre du tout sur certains matchs et c’est vrai qu’on est plutôt contente quand on n’en prend pas du tout car on avait l’habitude d’en encaisser à toutes les rencontres. Au niveau défensif, je trouve qu’il y a quand même une solidité mais, comme je le disais tout à l’heure, c’est vrai que plus on se projette, moins elles ont à défendre et donc, ça laisse des espaces et on peut prendre des buts là-dessus. 

« Notre premier adversaire, ce sera nous-même. »

Vous revenez en Occitanie ce week-end après être passées à Montauban le week-end dernier. Albi est un club que tu connais mais qui bouge pas mal en termes d’effectif et, d’une année à l’autre, l’équipe peut changer considérablement. Comment vous abordez ce déplacement ?
On l’aborde plutôt bien. C’est vrai qu’on reste sur un bon match à Montauban, on a fait une bonne semaine d’entraînement mais on sait très bien que ça va être difficile là-bas. On connaît un petit peu l’équipe, Albi reste quand même un bon club et même si, je crois, il reste sur 4 défaites d’affilée, ils voudront aller chercher des points. Donc non, ça ne va pas être un match facile et nous, on se concentre sur ce qu’on a à faire et notre premier adversaire, ce sera nous-même.

Ce dimanche, ce sera un peu une première pour la D2 puisque le match sera retransmis en direct sur les réseaux via l’audio et la vidéo. Est-ce que c’est quelque chose qui peut avoir une influence sur les joueuses dans l’approche du match ? 
Je ne pense pas à part peut-être sur certaines qui ne connaissent pas forcément cette médiatisation. On est quand même quelques-unes à avoir une expérience en D1 qui était télévisée donc non, je ne pense pas qu’il va y avoir une pression par rapport à ça. Ça ne peut être que bénéfique pour tout le monde que ce soit diffusé, pour l’évolution du football féminin et de la D2.

Propos recueillis par Romain Brunot

Albi Marssac VS OGC Nice une rencontre à suivre en direct multicam dès 14h15 via Le #MagSport by H2G en cliquant sur le lien suivant

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