#Rugby – Fed1 / Andréa Rabago (Marmande) : «Un club familial où tout le monde ne vit que pour le rugby et passer de bons moments ensemble!»

On va faire un tour à Marmande avec le plus bourguignon des joueurs de l’US Marmande, Andrea Rabago. Formé au CS Nuiton, ce 3/4 centre évoluant aussi à l’ouverture a vu sa carrière décoller dans la capitale des ducs de Bourgogne au Stade Dijonnais. C’est chez les pensionnaires du Stade Bourillot qu’Andrea Rabago va gravir les échelons du rugby amateur, le voyant passer de la fédérale 2 à la nationale en quelques saisons. Non conservé par Benjamin Noirot (Manager Dijon) à son grand désarroi, l’international espagnol côte d’orien s’est exilée dans le Sud Ouest. A Marmande dans ce club familial qui vise la montée dans la naissante Nationale 2, Andréa Rabago malgré une blessure à l’intersaison, regoûte aux plaisir simple du rugby .

Crédit photo Clément Bonvalot

 

Cet été, tu as quitté ta Bourgogne natale pour faire le grand saut en allant découvrir d’autres territoires de rugby en faisant ce choix d’aller à Marmande qui t’a un peu été soufflé par Thomas Sylvestre ? 

 

Par Thomas Sylvestre mais aussi Ignacio Mières qui y avait fait un tour et qui ne m’ont dit que du bien du club. C’est ce que je recherchais à ce moment-là, un club familial où tout le monde s’entend bien et ne vit que pour le rugby et passer de bons moments ensemble.

 

Pour toi qui as été élevé à la mamelle du rugby bourguignon, quelle est la différence entre le rugby  » bœuf bourguignon  » et le rugby  » cassoulet  » ? 

 

Déjà, ce n’est pas la même division et le club n’est pas structuré de la même manière. A Dijon, tout le monde était professionnel et les journées étaient rythmées par entraînements / muscu et le reste, tout était très timé tandis que là, on s’entraîne toujours de bonne manière mais c’est un peu scindé. Il y a une partie où certains joueurs sont pros et d’autres pluriactifs donc, ce n’est pas exactement pareil mais sur l’état d’esprit, on se retrouve, c’est du rugby de toute façon. 

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Par contre, cette arrivée à Marmande a coïncidé avec, pour la première fois de ta vie, un gros pépin physique ? 

 

Le 2e car je m’étais déjà fracturé le 5e métatarse au pied qui, je crois, avait bien duré 10 mois. Là, je me suis fait les croisés en pré-saison, juste avant le premier match officiel, ça fait 5 mois que j’attends et j’ai hâte de revenir. 

 

Comment s’est passée ta convalescence ? Dans un premier temps, sûrement en prenant ton mal en patience puis en essayant de te fixer des objectifs et des caps ? 

 

Oui, un petit peu et puis en essayant de rester au contact du groupe car, mine de rien, quand tu arrives dans un groupe et que tu te blesses au bout d’un mois et demi, ce n’est pas forcément évident. Donc, j’essaye de rester un maximum avec les mecs et d’aller les voir jouer. Je me suis fait opérer, direction Capbreton 3 semaines après, ce qui m’a bien aidé, et depuis, ce sont trois séances de kiné par semaine. Tu as des paliers : reprendre la course, reprendre les appuis, retrouver l’amplitude au tout début et pour l’instant, ça se passe bien donc, je suis content. 

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L’avantage pour nous lors de cette interview, c’est que tu vas pouvoir nous faire un débriefing de la saison de Marmande avec un œil non pas extérieur mais avec de la hauteur puisque tu as vu tous les matchs du bord du terrain. Comment juges-tu ce début de saison de l’US Marmande et cet objectif d’aller accrocher la Nationale 2 ?

 

De toute façon, la Nationale 2 est notre objectif depuis le début de saison, c’est ce que l’on a dit. On a commencé à Pamiers, on avait déjà pas mal de blessés en pré-saison et on est allé perdre là-bas mais c’était quand même encourageant car on avait bien joué et on sentait qu’on pouvait faire beaucoup mieux. Depuis, on rentre dans les clous, on va chercher des victoires à l’extérieur, on arrive à prendre des bonus chez nous donc on est content. La Nationale 2 était l’objectif et, sauf grosse désillusion, on devrait l’atteindre. 

 

Toi qui joues ouvreur ou centre, la force de Marmande est surtout le pack de devant qui fait parler toute la Fédérale 1 car, quand on parle de Marmande, tout le monde dit  » quel paquet !  » ? 

 

C’est vrai qu’on est bien devant mais en fait, pour les 3/4, c’est du bonheur. Quand les avants ne font qu’avancer et que tu as des ballons propres, tu te régales derrière donc c’est cool, que ce soit pour eux ou pour nous. 

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J’imagine que ta seule déception est de ne pas être dans la poule avec Fleurance car tu aurais bien aimé frotter avec un certain Axel Ducellier qui, comme toi, est devenu banquier ? 

 

Oui (rires). Mais pourquoi pas en phases finales ? Moi, je suis sûr qu’on va se retrouver en phases finales, il y a aussi François Loison qui est passé par Dijon et qui est un très bon ami. Ce serait rigolo de pouvoir jouer les uns contre les autres.

 

On va également parler de quelque chose qui te tient à cœur, la sélection espagnole, avec cet objectif d’aller se qualifier pour la Coupe du Monde 2023 ce qui serait un pur bonheur. Tu as toujours ça dans un coin de ta tête lorsque tu vas revenir ? 

 

Pour ne pas te mentir, je n’y pensais plus trop mais du fait de la blessure et d’être redescendu d’un niveau, je voulais vraiment essayer de rebondir, de retrouver du temps de jeu et de me donner à fond. Oui, ça reste dans un coin de la tête mais déjà, je souhaite que l’on arrive à se qualifier, ce qui va être compliqué vu l’année dernière où on a quand même perdu pas mal de matchs. Cette année, ils font le boulot, ils ont gagné en Russie samedi dernier et c’est bien. j’espère qu’on va se qualifier et pour moi, si ça me sourit, ce ne serait bien sûr que du bonheur mais pour l’instant, honnêtement, je n’y pense pas trop. 

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Cette sélection espagnole a un supplément d’âme avec ce qui vous est arrivé lors des précédentes qualifications et que vous aviez un peu subi comme une injustice ? 

 

C’est vrai et ce match avait d’ailleurs été assez bizarre. Je crois que c’était contre la Roumanie en Belgique, je n’y avais pas participé mais j’avais vu ça de l’extérieur, et c’étaient des arbitres roumains qui avaient arbitré cette rencontre. Si nous, on gagnait, on se qualifiait et si on perdait, c’est la Roumanie qui se qualifiait et je ne sais pas comment World Rugby avait jugé ça mais, en gros, ils nous avaient disqualifié parce qu’on avait soi-disant des joueurs qui n’étaient pas éligibles et ils avaient fait la même chose pour la Roumanie. Ils s’en sont un peu sortis comme ça mais oui, c’était assez bizarre. 

 

On va revenir à la Fédérale 1. Quelles sont pour toi les équipes un peu  » épouvantails  » de cette division, toutes poules confondues ? 

 

Il y a Périgueux qui gaze bien dans la poule 1 mais je pense qu’il n’y a que des gros dans cette poule-là avec aussi Niort, Floirac, qu’on avait joué en début de saison et qui vont être de grosses équipes en phases finales. Un peu plus en Bourgogne, il y Mâcon qui est toujours dans les premiers donc, ça ne sera pas mal et, toujours en poule 2, Hyères-Carqueiranne qui sont toujours forts. Dans notre poule, il y a Pamiers et Nîmes et dans la 4, Auch, Tyrosse et Fleurance. Je pense que ça va faire de gros matchs en phases finales. 

 

On va aussi parler de tes racines bourguignonnes. Tu as été formé au CS Nuiton et j’imagine que de voir Nuits-Saint-Georges aller gagner dans le derby face à Beaune, ça a dû te faire grandement plaisir ? 

 

Oui, j’étais content surtout qu’ils avaient perdu à l’aller chez eux donc c’était la revanche et il est sûr que j’étais super content pour eux. C’était une belle victoire. 

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A propos de ce club de Nuits-Saint-Georges, on dit que si on y est passé une fois, on est nuiton à vie ? 

 

Ce sont beaucoup d’amis qui sont là-bas, on garde toujours un contact, que ce soit avec les dirigeants ou les autres. Il est sûr qu’une fois que tu y es passé, et n’importe quel joueur te le dira, il y a toujours un esprit de camaraderie là-bas et, en tous cas, c’est l’ADN du club. 

 

Tu nous parlais de club familial, est-ce que Marmande te rappelle un peu ce que tu as connu à Nuits ? 

 

Oui, un petit peu. C’est comme ça que Thomas Sylvestre me l’avait vendu, un club familial où l’ambiance est toujours bonne et où ça envoie du jeu. C’était un peu le même esprit et, pour le coup, je m’y retrouve bien. 

 

Quand tu as quitté Dijon l’année dernière, ça a quand même été un crève-cœur pour toi de partir de ta Bourgogne natale ? 

 

Un petit peu mais je savais que ça arriverait un jour. Plus que le fait de partir, ça a été la manière dont ça a été fait, je ne vais pas m’étaler des heures là-dessus mais je pense qu’il y a des gens, qui se reconnaîtront peut-être, qui ont été malhonnêtes. C’est leur manière de procéder et je pense que ça ne durera pas éternellement. 

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Malgré cela, je sais que tu as gardé un affect pour ce club de Dijon et que tu suis les copains de l’année dernière essayer de batailler pour le maintien. Comment est-ce que tu juges cette saison du Stade Dijonnais ? 

 

J’ai quand même gardé le contact avec quelques mecs et je les suis tout le temps. Ça va être compliqué mais j’ai confiance en eux, j’espère franchement qu’ils vont se sauver. Pour les joueurs, ce serait cool et ce serait quand même l’aboutissement de la saison, ils en ont chié pendant un bon moment. Il leur reste un match de retard avec Bourgoin là-bas qui sera un match décisif, s’ils arrivent à le gagner, ça sera quand même de bon augure et c’est tout ce que je leur souhaite.

 

On va finir sur Marmande, ton club actuel. On peut dire que pour les play-off, tu seras quasiment une recrue pour l’USM ? 

 

Oui, presque, on peut le voir comme ça (rires). J’espère que je pourrai postuler pour les matchs de phases finales, je vais essayer de reprendre tranquillement avec certainement quelques matchs en espoirs, rien que de participer aux entraînements et après, on verra. En tous cas, j’espère que je pourrai être présent. 

 

Et on espère pour toi que tu croiseras Axel Ducellier à Fleurance pour une belle joute entre anciens dijonnais et puis, les matchs entre Aveyronnais et Gersois valent toujours leur pesant de cacahuètes comme on dit 

 

C’est ça (rires). Ça serait sympa, je pense qu’on ferait une belle 3e mi-temps. 

 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec :

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