#Rugby – Top 14 / Martin Doan (Montpellier) : «J’ai réalisé après le match que je jouais contre des mecs qui étaient en équipe de France!»

Pour continuer notre série d’épisodes sur les anciens jaune et noir qui évoluent en Pro D2 et/ou Top 14, on va faire un tour dans l’Hérault, à Montpellier avec Martin Doan. Parti cet été après un coup de fil de l’ex sélectionneur français, Philippe Saint-André, cet enfant du SC Albi qui s’est construit dans l’école de rugby tarnaise puis lors des joutes de Fédérale 1 et de Nationale avec l’équipe première, découvre dorénavant la quintessence du haut niveau en Top14. Avec le Montpellier de Mohed Altrad, le petit demi de mêlée couvé à l’ombre du Stadium Municipal d’Albi, a basculé dans un autre monde tant sportif qu’infrastructurel ou financier. Après avoir fournit un travail colossal en pré-saison, Martin Doan a vu son labeur récompensé avec comme point d’orgue un essai face au Stade Toulousain d’Antoine Dupont. Alors qu’il venait d’effectuer 5 apparitions sous les couleurs montpelliéraines pour 3 titularisations, le jeune albigeois a vu l’affréta de la blessure l’arrêter dans son élan. Loin d’être résigné, Martin Doan après une opération et une période de rééducation nécessaire, compte bien reprendre le cours de ce beau challenge, qu’il vit comme un rêve éveillé. Entretien avec l’ex 1/2 du Sporting Club Albigeois, un joueur vivant cette expérience en Top 14 à pleines dents et sans complexe, tout en ne régnant pas que son cœur bat en jaune et noir.

Épisode 5 : Lucas Vaccaro ( Aurillac)

Crédit photo Le #MagSport WebRadio/TV

 

Tu as fait le grand saut cet été en passant de la Nationale au Top 14, on t’avait eu juste en amont de ta signature à Montpellier. Je suppose que tu as pas mal de choses à nous raconter depuis ces six mois qui se sont écoulés ? 

 

Oui, il y a pas mal de choses à raconter (rires). 

 

Tu as commencé l’aventure en Top 14 tambour battant en enchaînant 7 matchs dont un face au Stade Toulousain d’Antoine Dupont avec un essai à la clé. J’imagine que c’était un rêve de gosse éveillé ? 

 

C’est clair mais c’était déjà un rêve de gosse éveillé que de jouer en Top 14. J’ai eu la chance de jouer, et que Philippe Saint-André me fasse jouer, du fait de blessures au poste de demi de mêlée. Les matchs que j’ai fait se sont très bien passés et d’autant plus d’avoir pu jouer celui de pouvoir jouer contre le Stade Toulousain et Antoine Dupont qui, aujourd’hui, est le meilleur du monde à notre poste. Je ne pouvais pas rêver mieux que de marquer un essai dans un match aussi important à mes yeux car c’est quand même ce qui se fait de mieux en France aujourd’hui. 

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Même si tu es un joueur professionnel, il doit quand y avoir aussi un peu la tentation de regarder jouer cette équipe quand tu rentres sur le terrain, tellement elle fait rêver ? 

 

Pour tout d’avouer, au début, je pensais que ce serait le cas mais en fait, pas du tout. Je suis un peu rentré sur un fait de jeu car Gela Aprasidze se blesse donc, je n’ai pas trop eu le temps de regarder et je t’avouerai que je n’ai pas trop pris conscience de qui je jouais ni de quel était le joueur. J’ai joué et j’ai réalisé après le match que je jouais quand même contre des mecs qui étaient en équipe de France et contre ce qui se faisait de mieux comme joueurs. Et tant mieux car je pense que ce n’était pas le moment de les regarder (rires).

 

On t’a suivi sur les réseaux sociaux tout l’été et on a vu que, pour passer le cap de la Nationale au Top 14, tu as sué à grosses gouttes. Tu as élevé le curseur d’exigence ? 

 

C’est sûr, j’ai sauté la Pro D2 donc il fallait vite prendre le pli. Ça passait par le travail donc oui, j’ai beaucoup, beaucoup travaillé, ça m’a demandé beaucoup d’efforts physiques, ce que j’ai fait, j’ai essayé de donner au maximum. Ça a pu payer sur le début de saison. 

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Cette exigence du très, très haut niveau t’a aussi permis de passer un cap ? 

 

Déjà, ça m’a permis de plus me donner confiance en moi car, quand tu bosses plus, tu es plus sûr de tes acquis. Aujourd’hui, à mon âge, rien n’est acquis, mais ça te montre que tu es capable de pouvoir postuler pour jouer et c’est vrai qu’on trouve beaucoup de satisfactions par le travail. 

 

J’imagine qu’en termes d’infrastructures, tu es passé de la télé en noir et blanc à la télé en couleur entre Albi et Montpellier ? 

 

Je ne cracherai pas sur Albi car c’est mon club de cœur et que j’adore ce club. C’est vrai que les installations, c’est autre chose, c’est du haut niveau, tout est fait pour que le joueur réussisse, que ce soit dans les installations ou dans le professionnalisme des prépas physiques, des coaches et du reste. On est bien accompagné et il est sûr que les installations y jouent pour beaucoup et te donnent envie de travailler. 

Avec la blessure qui t’est arrivé derrière, tu as peut-être subi le contrecoup de tout ce foncier que tu as fait pendant l’été et la préparation ? 

 

En effet, c’est le contrecoup puisque tu te dis que la chance de jouer en Top 14 ne t’arrivera pas trois fois. C’est le contrecoup de se dire  » est-ce que c’est grave, est-ce que ça ne l’est pas ?  » mais aujourd’hui, j’ai su faire la part des choses et m’entourer de personnes qui pouvaient m’aider. J’ai toujours gardé la tête haute malgré les blessures et j’ai toujours su passer au-travers donc, c’est ce qui a fait la part des choses. 

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Quand peut-on espérer te revoir sur les terrains de Top 14 ? 

 

Je me suis fait opérer le 29 Décembre, ça s’est plutôt bien passé. J’ai entamé ma réathlétisation qui se passe très, très bien et j’espère revenir le plus vite possible et en forme même si je ne peux pas donner une date exacte. 

 

Bien entendu, bien que tu sois à Montpellier et en Top 14, tu n’oublies pas les copains d’Albi, on te voit souvent dans les travées du Stadium. Quel regard portes-tu sur la saison de tes ex-coéquipiers ? 

 

Je garde un œil et j’essaye de redescendre pour tous les matchs d’Albi à domicile et même s’il faut faire l’aller-retour dans la journée, je le fais. J’ai tous mes copains à Albi donc c’est important pour moi de rester en contact avec eux. C’est quand même un club dont j’ai porté les couleurs pendant 16 ans et ce n’est pas rien. Aujourd’hui, ils sont sur une phase de reconstruction et je pense qu’ils font une belle première partie de saison, pas grand monde ne pouvait espérer ça car il y a eu beaucoup de départs. C’est un club qui est quand même en reconstruction avec un nouveau staff et de nouveaux joueurs et ils portent bien haut et fièrement le maillot du Sporting Club Albigeois et j’en suis ravi. 

 

Lors de tes innombrables saisons en jaune et noir, quels sont pour toi tes plus beaux souvenirs ? 

 

Mon plus beau souvenir est d’avoir réussi à porter ces couleurs jusqu’à l’équipe première. On a plus eu de déceptions que de bons souvenirs mais le plus beau sera la rencontre avec les mecs que j’ai pu rencontrer et qui sont devenus mes amis aujourd’hui, comme j’ai déjà pu le dire dans une précédente interview. C’est un club qui va au-delà du rugby, c’est une famille qui m’a apporté toutes mes valeurs qui me permettent aujourd’hui de pouvoir espérer continuer à jouer à haut niveau et je les en remercie car, sans eux, je pense que je ne serai peut-être pas ici. Ça m’a permis de garder la tête froide et je pense que c’est la meilleure des choses. 

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Quelque chose qui doit aussi te mettre du boost quand tu reviens au Stadium, ce sont tous ces supporters qui sont fiers de voir évoluer en Top 14 ? 

 

Bien sûr, ça fait toujours plaisir de voir que les gens me suivent et espèrent que je réussisse. C’est une fierté mais, comme je l’ai dit, rien n’est fait aujourd’hui, je n’ai pas encore de carrière et tout reste à prouver, ce n’est pas parce-que j’ai fait six matchs que c’est fait. Il faut continuer à travailler, à travailler dur car le plus dur, ce n’est pas d’ aller, c’est d’y rester comme beaucoup de gens le disent. C’est vrai que j’en prends conscience car c’est un haut niveau qui demande beaucoup d’exigences et pour y rester, il faut travailler très, très dur. 

 

Le 19 Février, il y a Albi / Dax, on peut compter sur toi pour pousser les jaune et noir dans les travées du Stadium ? 

 

J’espère, ça va aussi dépendre de ma réathlé et où j’en serai mais si je suis disponible, bien sûr que je serai là. Il ne faut pas non plus qu’il y ait de match à domicile à Montpellier car j’essaye d’assister aux rencontres à chaque fois mais si je suis disponible, oui, je serai là. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec

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