#Rugby – Fed1 / Axel Ducellier (Fleurance) : «Ici, ça pue le rugby, ça respire rugby!»

Axel Ducellier découvre depuis 6 mois les joutes enfiévrées du rugby gersois et les derbys qui garnissent la poule 4 de Fédérale1. Vendredi a quelques heures du déplacement à Peyrehorade, l’ex-arrière du Stade Dijonnais nous a livré sa joie de porter les couleurs fleurantines et des ambitions d’accéder avec le club du président Courtes à la naissante Nationale 2.

 

Crédit photo N.M.D

 

On t’avait eu en tout début de saison pour suivre tes premiers pas sous les couleurs de Fleurance lors d’un derby à Fleurance contre Auch qui avait été serré et au coude à coude. Entre-temps, la saison s’est déroulée au gré du contexte Covid mais on a eu la joie d’un second derby, cette fois-ci un peu moins enthousiasmant pour l’ASF ?

 

Il n’a pas été hyper joyeux mais la prestation est propre, c’était un super match. On est passé à côté, il y avait une très, très belle équipe d’Auch mais on a quand même réussi à aller chercher un point chez le leader de notre poule, ce qui est plutôt pas mal. Ça nous a remis dans une très bonne dynamique car, la semaine dernière, nous avons reçu Saint-Jean de Luz et nous les avons gagnés. C’est cool, ça n’est que du positif à tirer pour l’instant de ce début 2022 donc on espère que ça continue comme ça et que ça nous réussisse à la fin de l’année, que l’on finisse dans les 4 premiers. 

 

Tu as donc connu le match aller à Fleurance et le retour à Auch, est-ce que tu peux nous parler de ces ambiances des derbys gersois ? Ça sent vraiment le Sud-Ouest et le cassoulet ? 

 

Franchement, même avec la jauge des 5 000 personnes dans le stade, c’était incroyable, en plus, ils ont un superbe stade. Ici, ça pue le rugby, ça respire rugby et rien d’autre donc, honnêtement, ce sont des matchs dont je me rappellerai longtemps. Quand tu es petit et que tu fais du rugby, tu regardes les grands et tu souhaites un jour faire des matchs comme ça.

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J’imagine qu’il n’y a aucun regret d’avoir traversé la France pour venir ici, au pays du rugby du Sud-Ouest ? 

 

C’est un régal, il n’y a rien à dire sur la région. Je me régale, les gens sont incroyables, tout est bien ici, je m’y plais bien et c’est cool. 

 

Pour toi, ce changement de club était un peu un double grand saut vers l’inconnu. De un, toi qui as grandi à Orléans et joué à Dijon, tu allais dans le Sud-Ouest et de deux, tu touchais pour la première fois de ta vie à la pluriactivité. Maintenant que cela fait six mois que tu es pluriactif, comment se passe ce nouveau mode de vie ? 

 

Je vais te corriger, je n’ai pas grandi vers Orléans mais vers Tours donc, si tu me parles d’Orléans, tu vas commencer à me tendre (rires). C’était un grand saut déjà par le changement de championnat et le changement de club mais surtout par le côté pluriactif. Je suis rentré dans la vie professionnelle donc ça change, c’est fini le Club Med où tu t’entraînes, tu dors et tu vas chez le kiné, c’est terminé. Franchement, je ne regrette pas, ça se passe hyper bien, je viens de passer mon test pour un CDI et je l’ai réussi donc ce ne sont que de bonnes choses. Pour l’instant, c’est une vie qui me régale, ça ne fait que 8 mois mais ça n’est que du bonheur, chaque jour, je me lève et je suis content. 

Un bilan de ce début de saison ? Est-il dans les attentes du coach Dupouy ? 

 

Notre objectif est d’être dans les 4 premiers pour la qualif à la Nationale 2. Aujourd’hui, on prend conscience des qualités que l’on a dans l’effectif et, forcément, comme tout compétiteur, on vise plus haut. Oui, les coachs sont contents mais ils attendent plus de nous ce qui est normal puisque même nous, on attend plus. Cette 2e partie de saison risque d’être très alléchante et ça va être des matchs incroyables tous les week-ends. 

 

Ce dimanche, il y a match contre Peyrehorade et ça a tout de la rencontre piège. Il ne faut pas se relâcher après avoir fait une belle partie face à Saint-Jean de Luz ? 

 

Tout à fait. Même Nico en parlait, c’est peut-être le match le plus important pour nous cette année car gagner là-bas, ce n’est pas simple, c’est une équipe qui accroche tout le monde. A l’aller, ils ont failli gagner et limite, ça aurait été mérité donc ça va être une très belle équipe. Il n’y a aucun match à prendre à la légère donc on va le jouer comme si on jouait le premier du championnat. 

Maintenant que ça se décante un peu dans chaque poule, on a l’impression que la poule 2 est certes la plus relevée mais la poule 4 où est Fleurance est sûrement la plus homogène ? 

 

Exactement. Tu perds un match, tu perds 3 places au classement et si tu en gagnes un, tu en gagnes deux donc oui, c’est très homogène. Il n’y a que de belles équipes, tu es quand même dans une poule où ça pue le rugby tous les week-ends avec le Pays Basque et le Gers. C’est un régal. 

 

Le contexte du Covid vient quand même pas mal percuter le bon déroulement des matchs, on voit parfois des journées avec seulement 2 ou 3 matchs. Est-ce que tu n’as pas une crainte qu’on soit obligé d’en passer par les péréquations à la fin de la saison et que ça fausse un peu l’équité sportive ? 

 

Si, on y pense mais nous, nous allons jouer le plus de matchs possibles mais on ne pourra pas aller au-delà des règles sanitaires à savoir que, s’il y a du Covid, on sera obligé d’annuler les matchs. Mais, tant que nous, nous n’avons pas de Covid et qu’on fait attention, tant qu’on peut jouer des matchs, on va en jouer le plus possible car, comme tu l’as dit, il y a cette péréquation qui peut arriver à la fin de l’année et on ne sait pas ce que le Covid peut nous réserver. Dès que tu peux jouer, il faut le faire pour gagner des points car tu ne sais pas comment ça peut se passer à la fin de l’année. 

Tu as une particularité : tu es un grand professionnel sur le terrain mais hors du terrain et en 3e mi-temps, tu ne laisses pas ta part au chien. Comment fait-on quand il y a des restrictions et que les buvettes sont interdites à Fleurance ? 

 

Pour ça, je te laisse appeler Jérôme Lhospital et Michel Courtès (rires). Ils savent très bien comment j’arrive à fédérer et à organiser de bonnes 3es mi-temps avec tous mes collègues de Fleurance qui, je pense, sont pires que moi. 

 

En parlant de Michel Courtès, on connaît cette homérique personnage qui est une figure du rugby fédéral, tout comme on connaît son amour pour la palombe et sa fameuse palombière. As-tu enfin été initié au rite de la palombe ? 

 

Je pense que j’harcèle Michel tous les week-ends de matchs à domicile en lui disant  » Michel, si je marque, je veux aller à la palombière « . Soit il oublie à chaque fois ce que je lui dis, soit il n’a vraiment pas envie de m’emmener mais j’ai vraiment hâte d’aller dans cette palombière et m’y foutre 2 / 3 canards et tirer 2 / 3 petits oiseaux dans le champ. 

J’imagine que maintenant que tu as un peu goûté aux joies des derbys en phase régulière, tu ne rêves que d’une chose qui est de faire des play-offs avec cette équipe de Fleurance et cette bande de copains que vous êtes pour vraiment vivre une aventure humaine ? 

 

C’est exactement comme tu l’as dit, on est une bande de potes et ce qui nous travaille de ouf mentalement, c’est ça. On veut faire ces phases finales, on s’en rapproche avec cette 2e partie et tu sens déjà que tu ne joues pas les matchs pareil. Tu ne penses qu’à ça, à te dire  » là, tu gagnes, tu es bien au classement, tu vas faire de bonnes phases finales  » et franchement, si tu joues au rugby, c’est pour ça, pour se mettre de grands matchs de phases finales quand arrivent le printemps et les beaux jours. C’est aller le plus loin possible avec ta bande de potes et tout joueur de rugby joue pour ça, pour la fin d’année. C’est ça qui fait  » bander  » un joueur de rugby. 

 

Au début des play-off, la poule 4 croisera avec la poule 1. Est-ce qu’il y a un épouvantail à éviter dans cette poule ? 

 

Non car, tu le sais aussi bien que moi, il peut se passer n’importe quoi dans un match de phases finales. Tu peux te dire  » celui-là sera peut-être plus simple  » mais au final, ça sera le match le plus dur de ta vie et une équipe où tu te dis que tu vas te faire raser, tu as le couteau sous la gorge et tu sors le plus beau match de ta vie. Donc, franchement, on prendra qui on prendra, tout simplement.

Petit clin d’œil à tes anciens coéquipiers de Dijon qui sont pour l’instant un peu dans le dur au classement et qui, en plus, manquent cruellement de chance. La semaine dernière, le terrain était givré et gelé et ils n’ont pas pu jouer contre Soyaux-Angoulême, cette semaine, ils ont le Covid. Pour le moment, ils accumulent les pépins ? 

 

Déjà, je leur souhaite un bon rétablissement pour le Covid. L’an dernier, la saison n’était pas belle mais au final, on fait une très belle fin de saison, on se retrouve dans le milieu bas du tableau alors qu’on était bon dernier. Ils sont capables de beaucoup de choses, c’est une belle équipe, il y a de très beaux joueurs et j’ai confiance en eux. 

 

Tant qu’Anthony Fuertes ne prend pas de carton rouge, tout ira bien ? 

 

Le problème, et tu le sais comme moi, c’est qu’il est gitan, il a le sang chaud Titi (rires). 

 

Merci pour cette interview comme d’habitude sans ambages et naturelle et on te souhaite le meilleur avec l’AS Fleurance

 

Merci

Propos recueillis par Loïc Colombié

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