#Rugby – Nationale / Mathieu Bonello (Albi) : «Moi, je ne donne pas le maillot facilement, quand tu l’as, c’est que tu le mérites!»

Le manager des jaunes et noirs s’est présenté en conférence de presse avec la satisfaction du devoir accompli en Berjallie (Victoire 10-23). Pour Mathieu Bonello, ses convictions managériales l’ont amené à renverser l’ordre établi et à envoyer un message fort à son groupe lors du déplacement à Bourgoin. Samedi, le Sporting Club Albigeois retrouvera le Stadium après une désillusion face à Soyaux-Angouleme (défaite 10-20), et va tenter d’entamer une opération reconquête de l’exigeant public tarnais. Pour l’ex talon du Castres Olympique , le SCA devra dans ce derby occitan de la 12ème journée de nationale, faire perdurer l’esprit et la combativité usitée le week-end dernier en Isère. Mathieu Bonello a prévenu son groupe, « il ne donne pas le maillot facilement » et les places seront chères. Face au Stado Tarbes Pyrénées Rugby, les abeilles albigeoises auront très certainement à cœur de parachever 2021 sur une note positive, et partir en vacances la conscience tranquille.

Crédit photo Pierre Bras

Pour rester dans ton trip littéraire et tes métaphores de romancier, dans le registre du théâtre on dirait: 13e scène et fin du 1er acte des phases aller face à Tarbe ce week-end ?

 

MB : C’est le dernier match de la phase aller, on aura rencontré toutes les équipes et on pourra avoir de la visibilité sur notre niveau, sur ce qu’on vaut et sur ce qu’on est capable de faire. On approche de la fin, les matchs aller sont passés très, très vite, je n’ai pas vu le temps passer à titre personnel mais aussi par le biais de l’équipe c’est à dire que les matchs s’enchaînent et sont de bon niveau. On les prépare tous de la meilleure des façons, on approche de la fin de la première partie et il faudra bien finir. 

 

A Bourgoin, il y avait un côté un peu  » rédemption  » par rapport au match face à Soyaux-Angoulême ? 

 

MB : Non, il n’y avait pas un côté rédemption. Comme je vous l’avais dit en conférence la semaine dernière, c’était de vite basculer sur le prochain match et c’est ce qui a été fait puisque dès le lundi, après la vidéo, on avait basculé. C’était aussi avoir un meilleur comportement, c’était là-dessus qu’il fallait se retrouver et non pas ailleurs et je crois qu’on a fait ce qu’il fallait à ce niveau. C’est tant mieux et pour l’équipe et pour la faire avancer. 

Un gros turn-over qui maintien concerné l’ensemble du groupe ?

 

MB : C’est certain, on en avait parlé dès le premier jour. Il est sûr qu’il faut bouger les lignes, on le fait régulièrement mais là, c’est peut-être la fois où on l’a fait le plus et, en tous cas, les joueurs ont donné satisfaction. C’est bien pour l’émulation, pour le niveau de l’équipe car plus il y a des joueurs à matcher plus ça monte le niveau des autres, les uns et les autres se poussent dans la concurrence. Comme je le dis, quand la concurrence est saine, elle amène forcément dans la compétence et au niveau de ce que l’on attend de l’équipe donc il est sûr que c’est tout bon pour faire avancer le groupe et sa construction. 

 

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C’est aussi un pari sur l’avenir ?

 

MB : Bien sûr. Avec Alex, on a décidé d’incorporer les jeunes très rapidement puisqu’on les a tous intégrés dès le 5 Juillet, il y en a quelques-uns qui sont redescendus mais la plupart sont restés à s’entraîner avec nous toute l’année. Si on fait le bilan depuis la première journée, il y en a beaucoup qui ont matché et c’est aussi ce qu’on aime, encore une fois, on ne fait pas tourner pour tourner, ils le méritent, ils le gagnent. On est dans un fonctionnement où il n’y a pas de statut et s’ils étaient à Bourgoin, c’est qu’ils le méritaient. Nous, nous sommes juste là pour regarder ce qui se fait la semaine à l’entraînement et le match et si le joueur a le niveau, pourquoi ne pas lui donner la chance ? 

A Bourgoin, on a eu l’impression que tu étais un peu revenu au début du livre en faisant comme à Dijon, des choses simples, pragmatiques mais bien ? 

 

MB : C’est sûr qu’on a fait un bon match à l’extérieur mais j’ai envie de dire la même chose que j’ai dite la semaine dernière, je reprends mes propos, à savoir que le rugby est un sport de combat, collectif, d’engagement. Samedi, on l’a mis, on s’était préparé pour ça, on a répondu présent pendant 80 minutes et je trouve qu’on a quand même été dominant pendant une bonne partie du match. En tous cas, on a montré des valeurs de solidarité, de rattraper les coups les uns pour les autres et ça, ça nous plaît avec Alex. C’est vrai qu’on l’a peut-être plus fait sur le début de saison mais c’est aussi normal, c’est une faute de parcours et les défaites construisent aussi notre livre, on est tous dedans, on perd ensemble et on gagne ensemble. Il y a bien sûr les 26 qui se sont déplacés mais aussi les 40 qui ont aidé à travailler la semaine et ça, c’est quand même positif.

 

Vous êtes 3es du championnat et ça aussi, c’est quelque chose de positif malgré la déconvenue de la semaine précédente ? 

 

MB : A l’instant T où tu me parles, on est 3e et je pense que tout le monde aurait signé pour cette place-là avec tout le changement qu’il y a eu, le turn-over, les joueurs qui sont arrivés tardivement. Il y a un match qui est ultra important samedi, je crois qu’on va le préparer de la meilleure des façons et il va falloir faire un gros match dans l’investissement et la solidarité. Encore une fois, les lignes vont bouger et on ne verra pas la même équipe que l’on a pu voir sur les matchs précédents. 

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Dernier match avant les vacances, Tarbes est sur une mauvaise série mais les séries sont faites pour s’arrêter. Attention au match piège ? 

 

MB : Bien sûr qu’il faut faire gaffe à tous les adversaires de la poule mais on se regarde nous avant tout. Je sais qu’ils ont fait de gros matchs, je trouve que c’est une belle équipe, ils sont allés gagner à Bourgoin en début de saison et ce n’est pas pour rien, ils ont de gros joueurs. On va se préparer en conséquence, on sait que, parfois, on peut être moins bien et il faut respecter l’engagement, ce qu’on n’a pas réussi à faire sur quelques matchs. En tous cas, j’espère qu’on va mettre les ingrédients pour se faire plaisir mais surtout pour faire un bon match de rugby au Stadium, on en a besoin. J’avais dit que les voyages forment la jeunesse mais à la maison, tu dois avoir un supplément d’âme et le Stadium doit te transcender. 

 

Il y a une pression supplémentaire aussi avec un côté victoire impérative au Stadium ?

 

MB : Non, pas du tout ! On a fait des faux-pas contre les deux plus grosses équipes de la poule, enfin, il y a 3 ou 4 équipes qui sont grosses et elles sont dans les 2. Tu fais un faux-pas contre une équipe qui est censée être en-dessous de toi au classement et pour moi, comme je l’ai dit, ça n’était pas un faux-pas. Bien sûr qu’on aurait aimé le gagner, les joueurs n’ont pas préparé ce match pour le perdre par contre, on ne l’a pas gagné mais on s’en est servi puisque derrière, à chaque fois, on a rebondi. On a rebondi à Blagnac et à Bourgoin, deux endroits pas faciles, ça veut dire que cette équipe a une âme et quand je parlais de construction et d’écrire notre livre, on en est au milieu et j’espère qu’on fera un beau chapitre pour clôturer ça. Mais en tous cas, il ne faut pas avoir peur d’accepter qu’on a été battu par plus fort les deux fois chez nous. 

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Quels vont être les outils pour mettre en éveil les joueurs cette dernière semaine avant les vacances ?

 

MB : Les joueurs sont des compétiteurs, ils savent qu’ils ont des places à gagner, moi, je ne donne pas le maillot facilement et quand tu l’as, c’est que tu le mérites. On ne fait jamais tourner pour tourner donc, on est reparti du bon pied donc, il faut être positif et mettre de l’investissement. Je crois que c’est ça que je vais demander aux joueurs et j’espère qu’on sera au rendez-vous de l’investissement et qu’on sera généreux mais en tous cas, je mettrai 23 ou 26 joueurs sur la feuille de match qui ont envie de défendre les couleurs.

 

Un seul bémol à Bourgoin : La discipline ?

 

MB : C’est toujours pareil, qu’est-ce qu’il y a dans le rugby actuel, je pense au plus haut niveau ? A un moment, en équipe de France, quand le nouveau projet est arrivé, ils faisaient beaucoup de fautes mais ils avaient une grande défense et tout le monde a été enthousiaste à voir cette équipe et à voir comment elle est. Aujourd’hui, elle a gommé les fautes et est toujours aussi enthousiaste et j’ai envie de dire que nous, c’est un peu pareil. Oui, on a baissé les fautes mais on a été un peu moins virulent et présent physiquement et, comme par hasard, le jour où on remet les ingrédients, on fait pas mal de fautes. Est-ce que, quand tu es entraîneur, tu dis  » surtout ne pas faire de fautes  » mais tu vas perdre cette envie et cette agressivité ou est-ce que tu dis  » j’accepte sur quelques matchs de faire un peu plus de fautes mais d’avoir cette énergie-là  » ? Le compromis n’est pas facile à trouver quand tu es entraîneur, je ne les ai pas accablés avec le nombre de fautes qu’ils ont fait ce week-end parce qu’ils m’ont montré de la générosité. Maintenant, ce n’est pas pour ça que je ne les ai pas identifiées et qu’on n’a pas travaillé dessus cette semaine, il faut équilibrer tout ça, ne pas péter des câbles et toujours être dans la maîtrise. C’est ce qui est le plus difficile dans le rugby car souvent, quand tu es généreux, tu vas au-delà de la règle et aujourd’hui, il va falloir trouver ce compromis en étant totalement investi tout en essayant d’être moins pris sur les fautes. En tous cas, on y a encore travaillé cette semaine, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas subi autant de fautes et il est certain qu’il faudra faire attention pour les matchs suivants. 

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Il y a des joueurs en manque de temps de jeu ou des jeunes qui ont gagné des points face à Bourgoin. Maintenant, le plus dur pour eux est de confirmer ? 

 

MB : Bien sûr, il y a beaucoup de joueurs qui ont gagné du temps de jeu sur ce match. Ils ont marqué des points, ils ont rattrapé, certains ont rattrapé le wagon et le plus dur est de confirmer, ce n’est pas de faire qu’un match. Nous, il va falloir faire une équipe qui a envie de se défoncer, ils le savent. On en a la preuve avec Théo Aussibal qui est un jeune joueur, il se gagne des minutes et du temps de jeu, de la présence sur les feuilles de match, c’est lui qui se le gagne et quand tu gagnes du temps de jeu, c’est que tu le mérites et nous, avec Alex, on veut être en éveil sur ça à savoir que, s’ils le méritent, pourquoi ils ne joueraient pas ? 

 

Tu as fait rentrer dans le groupe De Santamaria et Strapazon. Il y a d’autres joueurs du centre de formation sur lesquels tu as un petit regard et que tu surveilles ? 

 

MB : Plus trop maintenant car je crois que j’ai pris tout le monde du centre de formation (rires). Il y en a 16 et aujourd’hui, 13 ou 14 ont matché ce qui est énorme en 12 rencontres, il faut le souligner donc on a fait un peu le tour mais on regarde les 2, 3 qui n’en font pas encore partie. On regarde leurs matchs en espoirs, ce qu’ils font la semaine mais aussi ce qu’ils font en centre de formation et je trouve que c’est bien, la jeunesse met de l’émulation, de la concurrence et de la vie. Avec Alex, on aime que les lignes bougent et le rugby bouge, on aime la situation à l’instant T et non ce qui s’est fait avant ni ce qui se fera après. Le match de samedi dernier est déjà derrière donc maintenant, c’est devant et on est très content de faire bouger les lignes mais en tous cas, ce sont eux qui gagnent du temps de jeu. On ne le donne pas facilement donc c’est qu’ils travaillent bien la semaine, bravo à eux. 

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Quelles sont les forces de cette équipe de Tarbes ? 

 

MB : C’est une équipe costaud avec 3, 4 joueurs importants dans leur effectif qui portent le ballon et puis, c’est une équipe qui ne lâche rien. Ça va être dur, peut-être qu’il fera beau mais le soir, ce sont plus des matchs d’hiver donc on sait les ingrédients qu’il faudra y mettre et ce n’est pas Mathieu Bonello qui va changer les ingrédients d’un match d’hiver. 

 

Tu as aussi un jargon de bâtisseur, tu nous parles souvent de construction et va dire qu’on arrive sur la 13e brique des fondations que tu as mises. A partir de la phase retour, on peut commencer à mettre l’échafaudage pour passer sur un autre étage ? 

 

MB : Il est sûr qu’on aura mis des fondations, elles seront peut-être exposées dans mon bilan au bout de la 13e journée. Il faut toujours s’appuyer sur de fortes fondations et on est en train de construire des choses solides. Je ne dis pas qu’on est la meilleure équipe de la poule, loin de là mais dans tous les cas, on fait preuve de solidarité et de fondations assez consistantes. Maintenant, il va falloir que l’on construise, que l’on bâtisse et qu’on continue à avancer et aujourd’hui, il y a encore des domaines où nous sommes en difficulté donc il va falloir que l’on travaille dur au retour des vacances pour évoluer car, si on veut prétendre à être dans les 6, il faudra forcément faire de bons matchs. Encore une fois, on a construit et on construit une aventure, Paris ne s’est pas fait en un jour et il faut aussi être patient avec cette équipe. C’est pour ça que nous, les coachs, on a aussi été patient lorsqu’il y a eu des défaites car elles amènent toujours, on a su rebondir derrière donc, c’est preuve d’une âme. 

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Samedi, c’est grande réconciliation avec le Stadium ? 

 

MB : Bien sûr que j’espère que le public sera à l’unité avec nous samedi. J’ai demandé beaucoup de solidarité avec l’équipe, il ne faut pas flancher quand elle baisse la tête ou qu’elle est en souffrance, on a justement besoin de tout le monde. On a besoin du Stadium, on a besoin d’un Stadium fort, il y en a qui se sont déplacés à Bourgoin, je les félicite et les en remercie, ils se reconnaîtront. Le Comité d’Animations s’est déplacé et est venu avec des supporters et ça, ça nous aide et on en est fier, on espère leur rendre au Stadium car c’est toujours difficile d’y venir. Je sais que cette année, ils nous ont poussés quelques fois sur certains matchs donc j’espère qu’ils seront au rendez-vous samedi parce-que c’est le dernier match de l’année et qu’on passe de nouveau une période pas facile. On est tous énervé par cette situation du virus, on a la subit donc j’espère que l’équipe sera à l’unité avec son public et que le public sera à l’unité avec son équipe.

Il y a de la casse depuis le dernier match ? 

 

MB : Il y a des incertains comme l’ailier Tuks Vasuinubu pour qui on décidera jeudi ou vendredi. Il y en a une ou deux mais pas des casses graves, on a aussi des mecs qui finissent des blessures donc on récupérera pratiquement totalement tout le monde au retour de Janvier mais comme toutes les équipes. On espère que tout le monde va rentrer petit à petit et que ça va permettre de faire encore plus jouer la concurrence, ce qu’on est en train de faire. 

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Quand on recule pas et qu’on est dans l’avancée c’est mécanique, il y a moins de casse?

 

MB : Oui, c’est exactement ça. C’est vrai, il faut être honnête, on casse moins de mecs dès qu’on est dans l’impact et dans l’engagement. C’est comme à l’entraînement, quand tu y vas doucement, tu fais tomber des ballons et quand tu vas à 10 000, que tu es convaincu et engagé, tout se déroule mieux. Et puis, c’est notre sport de se remettre en question tous les week-ends, on doit être capable de le faire tous les week-end, on fait ce sport-là pour le combat et pour mettre les mains dans le cambouis. C’est à nous de les mettre et de les mettre encore un week-end et ensuite, les joueurs auront des vacances méritées. Ils vont partir en vacances obligatoires pendant 15 jours et, je l’espère en tous cas, ils les auront bien gagnées. 

 

Benjamin Caminati peux-il à nouveau postuler ? Ses cervicales vont mieux ?

 

MB : Oui, ça y est, il est disponible et il peut revenir dans l’équipe donc c’est une bonne nouvelle. On verra s’il rentre dans le groupe. 

 

Ça va devenir compliqué pour les coachs de faire une équipe ? L’infirmerie se vide, les jeunes saisissent leur chance, la notion de management prend tout son sens.

 

MB : Compliqué, oui et non. Compliqué parce-que nous, on veut se le rendre compliqué, si on avait voulu fermer l’équipe, on l’aurait fait mais ce n’est pas notre philosophie ni ce qu’on fait avec Alex. On n’a jamais ni fonctionné ni managé comme ça, on continue et c’est notre style à nous mais forcément, quand tu as ce style-là, j’ai envie de dire que c’est un peu plus facile quand ça ne tourne pas (rires). Et quand ça tourne et que les mecs sont bons, ça nous fait nous gratter la tête, on passe des heures à les choisir. Mais nous, on adore ça, je fais ce métier pour choisir, j’adore quand j’ai du choix car j’ai un véritable impact sur le résultat. Comme je le dis toujours, une fois que le match arrive, après le briefing d’avant-match, je n’ai plus d’impact sur eux, je suis à leur disposition et ils le savent, s’ils ont besoin de mes conseils, je suis disponible mais j’ai moins d’impact sur le match quand il a démarré. Par contre, quand on choisit une composition d’équipe, on a de l’impact avec Alex et c’est quelque chose qui me plait, j’aime prendre des décisions. C’est vrai qu’avec l’émulation de tout le monde et un groupe de 40 / 42 joueurs, il est sûr qu’on va se gratter la tête et on va se la gratter ce week-end comme pour tous les autres week-ends qui vont arriver mais c’est vraiment positif. 

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Dans le registre  » grande famille de l’ovalie, valeurs du rugby « , qui a été souligné par le Dauphiné Libéré, on a eu l’impression qu’il y avait quand même beaucoup de compassion envers Bourgoin qui subit des moments difficiles, que ce soit de ta part ou de celle des joueurs ? 

 

MB : Bien sûr car on sait ce que c’est que d’être dans le dur, on l’a tous vécu un jour dans notre carrière de joueur ou d’entraîneur. Moi, je respecte trop les clubs contre qui on joue et là, c’est Bourgoin. J’ai un ami qui entraîne là-bas et j’ai beaucoup de compassion pour ce qu’ils vivent, ce n’est pas facile, j’ai beaucoup de respect pour le club de Bourgoin que j’aime beaucoup, je l’ai dit, car c’est un club mythique par lequel beaucoup de grands joueurs sont passés, un club avec des valeurs énormes devant. C’est ce que j’aime et ça me fait quelque chose de voir qu’ils sont dans cette situation mais on est obligé de se regarder nous et que nous parce qu’on a déjà tellement de choses à faire. En tous cas, je suis sûr qu’ils relèveront la tête, j’en suis convaincu, car ils ont une grande et grosse équipe, je les ai vus faire de très bons matchs. Ce jour-là, ça n’a pas souri mais je suis sûr que ça sourira demain et, en tous cas, j’ai beaucoup de respect pour le staff, les joueurs et ce club. 

 

Petite note d’humour : certes, vous êtes aller vous chercher cette 3e place mais Dijon vous a bien aidé en battant VRDR. Tu as envoyé une petite bouteille de Gaillac à nos amis dijonnais ? 

 

MB : Non, pas du tout car, comme depuis le début, je n’ai pas trop regardé le classement. Je ne regarde pas mais on me le dit et je ne réponds pas trop quand on m’appelle pour me dire où on en est. Comme je l’ai dit, je ferai le point à la 13e journée puis à la 26e, ce n’est pas plus compliqué que ça. On a un match à jouer ce week-end, un match important pour notre construction d’équipe et il va falloir que l’on mette tout notre engagement et toute notre envie samedi soir. 

 

Est-ce que le recrutement de la saison prochaine se prépare ? 

 

MB : On regarde mais, pour l’instant, je suis à fond dans cette saison. Je regarde mais un peu de loin, j’espère que j’aurai une surprise au pied du sapin, j’y crois toujours, il faut y croire. Plus sérieusement, je regarde mais, pour le moment, je me cantonne au dernier match qui est samedi et après, je jetterai un coup d’œil plus précisément. 

On a parlé de recrues mais il y a aussi un vrai / faux quota de jokers médicaux. Tu vas piocher dedans ? 

 

MB : Non, si on n’a pas de casse, on n’y piochera pas. 

 

Tu respectes l’esprit de la règle ? 

 

MB : Oui, on le fera si on a de la casse ou un départ, on n’est à l’abri de rien. Mais pour l’instant, je ne renforcerai pas l’équipe, je suis très content du groupe que j’ai. Il y a un poste où on a manqué de faire un joueur, un gros, ça nous manque un peu mais pour le moment, tant qu’il n’y a pas de casse, ça va. L’équipe vit bien et je ne veux pas la bouger pour qu’elle vive moins bien. 

 

Maintenant, il ne reste plus qu’à écrire l’épilogue de cette première partie de saison ? 

 

MB : Il reste ce dernier match, il faut bien le faire et bien s’appliquer. Il faut être concentré, ce qu’on a déjà commencé à faire, on a basculé aujourd’hui sur le match de Tarbes et en tous cas, j’espère qu’on sera au rendez-vous pour qu’on soit fier de ce qu’on fait et fier de ce qu’on a fait sur les 13 premières journées mais qu’on soit aussi convaincu que le chemin est long et difficile.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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