#Rugby – Nationale / JB.Pic (Dijon) : «On va attaquer ce bloc avec plein d’envie!»

L’ex 3/4 centre du RC Vannes est revenu dans nos colonnes sur sa longue blessure (plus de 6 mois) et sur son comeback sur les terrains avec le Stade Dijonnais. Les bourguignons actuellement engoncés dans la zone de relégation, attaquent à l’instar de Jean Baptiste Pic ce dernier bloc des phases aller avec envie et détermination. pour cette 11 eme journée de Nationale, l’originaire de Ceret (Pyrénées Orientale) va étrenner sa première titularisation, ce samedi à 16h face au RC Suresnes, après avoir regoûté aux joies du rugby lors de la réception de Chambéry (défaite 23-30). Focus sur un joueur rompu à la Pro D2 avec Vannes, gardant un excellent souvenir de la Bretagne, mais qui a donné un nouveau tournant à sa carrière en signant en Côte d’Or (2020), un territoire où il se sent bien et qu’il apprécie foncièrement.

Crédit photo Stade Dijonnais officiel

Pour toi c’est la fin d’un long tunnel de blessures qui a commencé en même temps que le huit clos, le couvre-feu la saison passée. J’imagine que pour toi, de retrouver la pelouse, de retrouver le groupe, de retrouver l’odeur du pré, ça te fait du bien.


C’est sûr. Déjà, retrouver les entraînements, les sensations, et tout ça, c’est quelque chose auquel j’avais hâte. Là de pouvoir enchaîner les entraînements avec tout le monde, j’ai déjà fait 20 minutes le dernier match contre Chambéry. Là retrouver la pelouse, c’est sûr que c’est une grande satisfaction. Surtout après une longue période comme ça. Ça fait du bien.

Et puis l’année dernière, quand on commentait et qu’on diffusait les matchs du Stade Dijonnais, on te voyait sur les bords des talanquères voir les copains vivre une embellie parce que l’an dernier vous avez connu une superbe fin de saison. C’était frustrant pour toi parce que tu n’avais pas le droit à la cerise sur le gâteau c’est-à-dire les beaux matchs, les matchs d’été qu’aiment les trois-quarts et ces victoires qui ont fait plaisir et mis du baume au coeur à tout le monde.

Oui le voir du bord du terrain c’est un peu plus dur. Après, c’est ce qui m’a motivé aussi à revenir plus vite, plus fort et à m’investir davantage pour pouvoir revivre ces moments avec les partenaires. Ça a été un long travail. Maintenant, à moi de les vivre sur le terrain avec les autres.

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Quelles ont été les étapes de ta rééducation ?

Il y a eu l’opération fin avril. Après j’ai fait une longue prépa réathlé avec le préparateur du club (Marc Patte). Je suis parti trois semaines à Capbreton finir la rééducation. A partir des trois mois et après on a fini sur la réathlétisation et petit à petit, réintégrer le groupe de septembre jusqu’à aujourd’hui pour pouvoir postuler là aux matchs.

Un regard sur le début de saison du Stade Dijonnais. On a pensé que vous étiez un peu dans la lancée de l’année dernière avec des victoires face à Soyaux Angoulême et contre Bourgoin, et derrière, on a l’impression que la machine s’est grippée, qu’un petit grain de sable s’est mis dans les rouages.

Oui c’est délicat. Il y a des choses qui ne nous ont pas réussi et qui au final nous ont mis la tête un peu dedans. On a répété des erreurs qu’il ne fallait pas. A ce niveau-là, on sait que ça coûte cher donc on le paye cash. On a réussi à confirmer la semaine d’après entre Angoulême et Bourgoin. Mais après on s’est peut-être un peu trop relâchés ce qui fait qu’on en est là aujourd’hui.

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Quand on lit la presse locale en Côté d’Or, certains suiveurs disent que vous manquez de profondeur de banc entre-autre du fait des blessures. Ça tombe bien tu reviens. Mais pour revenir à la question : C’est pour ça que souvent dans les dix dernières minutes, vous craquez. Tu penses qu’il y a un peu de ça ?

C’est un peu de tout oui. C’est sûr qu’il n’y a que les fins de matchs où on perd les matchs. Au final à Massy, on fait un très bon début de partie, à Aubenas on mène jusqu’à la fin, Cognac on fait un gros début de partie. Les fins de match, on n’arrive pas à gérer les temps faibles. Ce n’est pas forcément les fins de matchs, ce sont les temps faibles qu’on n’arrive pas à gérer. Souvent ils arrivent en fin de match. Après c’est sûr qu’on a énormément de blessés. Sur la feuille de match pendant un moment, on cochait tous les joueurs valides plus que des choix d’entraîneur. C’est sûr que ça n’aide pas. Maintenant on retrouve un peu plus de profondeur de banc. A nous d’être constants pendant 80 minutes pour gagner les matchs.

Première étape ce déplacement à Suresnes, qui est le plus court de la saison pour Dijon. Là on le sait, on ne va pas se mentir, c’est un peu Peur sur la Ville, maintenant vous êtes obligés d’aller faire des résultats que ça soit à l’extérieur ou à domicile !

Oui obligés de tout manière maintenant, si on veut viser autre chose et qu’on veut espérer, il va falloir commencer à gagner des matchs. Ça va passer par là. Je sais que ça va être dur. Tous les matchs vont être hyper importants à partir de maintenait. Il n’y a plus trop de questions à se poser. Il faut faire de grosses parties tous les week-ends, ramener un maximum de points de partout.

Et puis Suresnes, Dijon ce sont des équipes qui aiment jouer. Derrière on voit qu’à Suresnes ça joue aux quatre coins du terrain et Dijon, ça ne vous déplait pas non plus de jouer.

Justement on peut voir un beau match avec beaucoup de points. A nous d’en mettre plus.

Après arrive VRDR, le gros morceau, ex-pensionnaire de Pro D2 qui pendant les deux premiers blocs à survoler la Nationale, a eu un petit trou d’air lors du troisième bloc, mais qui va venir à Bourillot pour se relancer.

Oui comme beaucoup d’équipes qui viennent à Bourillot pour se relancer. Maintenant, nous sommes sur une autre dynamique. Là, ça fait 15 jours qu’on travaille bien, qu’on fait du travail de qualité. Maintenant, on va attaquer ce bloc avec plein d’envie et confirmer match après match, le travail fait ces derniers temps. Si ça peut commencer par une victoire contre Suresnes et confirmer contre Valence, on prend.

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Sans trahir, le secret des vestiaires, quand une équipe est dans le dur, comme vous qui êtes un peu à flirter avec la zone de relégation. Il y a souvent les vestiaires qui se resserrent, on parle un peu entre 4 yeux. Ça s’est fait à Dijon ? Vous avez eu une discussion entre gars entre hommes ?

On a discuté c’est sûr. On s’est dit certaines choses. Maintenant, il faut vraiment qu’il y ait une réaction sur le terrain. Le terrain reste la vérité. On peut dire tout ce qu’on veut, si derrière il n’y a pas de réaction sur le terrain, c’est compliqué.

Tu as connu pendant très longtemps la Pro D2 avec Vannes. Maintenant tu découvres la Nationale. On avait sur nos ondes et dans nos colonnes un joueur de Bourg-en-Bresse, et ancien de Bourgoin (Elie de Fleurian), qui disait qu’il y avait un grand fossé entre la Pro D2 et la Nationale. Tu penses encore qu’il y a un grand fossé entre la Nationale et la Pro D2 ?

La Nationale prépare davantage à la Pro D2, c’est une certitude. Il y a beaucoup plus de matchs engagés et de qualité que quand c’était la Fédérale 1. Ce qui était dur quand on montait de Fédérale 1 à la Pro D2, c’était l’enchaînement de matchs de ce niveau-là. Après je pense qu’il y a encore un fossé entre la Pro D2 et la Nationale.

Qu’est-ce qui t’a attiré à Dijon puisque tu es originaire de Perpignan. Tu es passé par Vannes en Bretagne, tu te retrouves en Bourgognes, tu nous as fait quasiment les quatre coins de la France là !

C’est ça. Ça fait visiter un peu la France. Ce qui m’a fait venir c’est le premier contact avec Dijon. Le projet m’avait plu. Après, c’était une équipe qui avait beaucoup d’ambitions dans le jeu. Ça donnait envie de venir jouer à Dijon. Et puis la Bourgogne est magnifique, avec des coins superbes, un patrimoine gastronomique et vinicole hors du commun et des gens formidable. C’est pour tout ça que j’ai signé à Dijon.

Un petit mot sur Vannes, un club qui a grandi. Tu as participé à cette éclosion. Quand tu les vois à la télé en Pro D2, même s’il y a un petit coup de mou cette année, ça doit te faire plaisir parce que ce club a vraiment grandi à vitesse grand V avec une vraie identité.

C’est sûr. Ça fait toujours plaisir de les voir à la télé. Surtout qu’il y a encore beaucoup de joueurs que je connais bien avec qui j’ai partagé pas mal de saisons. C’est agréable de les voir évoluer à ce niveau, d’avoir loupé la montée de peu. Malgré le début de saison un peu compliqué, je vois qu’ils relèvent la tête, donc ça reste encourageant pour eux. Voir cette ferveur autour de ce club, c’est toujours plaisant.

Pour finir la question décalée, tu le sais on est un média basé à Albi, même si on parle de l’ensemble de la Fédérale 1 et de la Nationale 1. Est-ce que tu faisais partis en février 2017 de la bande des 23 bourreaux qui avaient mis la tête dans le seau à Albi en Pro D2. L’année de la descente albigeoise ou Vannes vient gagner au Stadium ?


Non je n’étais pas dans les 23, j’étais 24. Mais, j’étais au stade (rires).

Un souvenir qui ne restera pas impérissable pour les Albigeois mais qui a été quand même un très beau souvenir pour Vannes, ça avait lancé votre saison.


Ça avait été un grand tournant pour la saison de Vannes. On jouait comme Albi le maintien et il fallait qu’on aille prendre des points à l’extérieur. On y était allé dans une optique d’aller gagner là-bas pour la survie du club. Ce qui derrière nous a lancé sur une série de victoires.


La dernière question le mot d’ordre en trois mots pour ce déplacement à Suresnes ?


Combatifs, précis, conquérant et sang froid

Propos recueillis par Loïc Colombié

Article en partenariat avec :

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