#Rugby – Nationale / M.Billou (UCS) : «Ne pas calculer et prendre des points partout! »

Dans les Charente, à l’Union Cognac-Saint Jean d’Angély, Mathieu Billou et ses coéquipiers vivent un début de saison de Nationale compliqué, les plaçant actuellement dans la zone de relégation. Après la victoire bonifiée à Dijon (40-42), le 1/2 de mêlée de l’UCS nous a accordé une interview pour nous parler de ce premier tiers de championnat et du gros morceau qui, les attend ce dimanche au parc des sports : le RC Massy .

 

Crédit photo UCS Officiel

 

Pour l’Union Cognac-Saint Jean d’Angély s’annonce une seconde saison sous l’ère Landreau avec un groupe qui est très rajeuni et, on l’a vu lors de ce début de saison, ça n’a pas été simple tous les jours ? 

 

Non, ça n’a pas été simple. On a eu un premier bloc plutôt compliqué puis une seconde puis des victoires qui nous ont échappé, parfois cruellement, parfois mérité. Donc, on a un bilan qui est pour l’instant négatif et il a fallu trouver les ressources pour aller chercher des points le week-end dernier à Dijon. Mais pour l’instant, on est dans le bas du classement et notre championnat se situera, pour le moment, dans la 2e partie par rapport à ce que l’on produit. 

 

Il y a eu une grosse régénération de l’effectif cet été avec une moyenne de 23 ans d’âge à l’Union Cognac-Saint Jean d’Angély. Au milieu de ce groupe, tu es quasiment un vieux briscard maintenant ? 

 

Oui, le groupe est très jeune puisque moi, à 27 ans il y a quelques mois, je fais partie des plus vieux. C’est un groupe très jeune avec ce que ça apporte de bien mais aussi la petite immaturité qui fait parfois son charme. C’est un groupe qui est sympa et parfois, cette petite fougue qu’apporte la jeunesse nous fait du bien ainsi que l’insouciance dans le jeu qui a permis l’an dernier d’amener quand même de beaux essais.

En parlant de beaux essais l’année dernière, il y a eu entre autres celui face à Albi qui était le plus bel essai de la saison de Nationale ? 

 

C’est ça, c’est à ce genre d’essai que je pense où il y a beaucoup de joueurs qui ont touché le ballon, des joueurs qui ont osé. On a vu le ballon traverser le terrain en passant de main en main et c’est vraiment la force de notre équipe qui est jeune depuis deux ans. Après, il est certain que, depuis le début de saison, on s’est heurté au niveau et aux exigences de la poule et on a pris quelques coups de massue qui nous ont amené là où on est actuellement. 

 

Quand on t’a croisé à Albi, outre le fait que tu avais pris une petite balafre mais ce qui fait partie du monde du rugby, on vous voyait déjà tous être focus sur le derby des Charentes face à Soyaux-Angoulême. C’est un match qui doit laisser des regrets car vous êtes venus mourir pas très loin de la victoire ? 

 

Oui, c’est un match qui nous laisse des regrets parce qu’on avait réussi à tenir tête à cette équipe de Soyaux-Angoulême, on avait réussi à marquer en première main sur mêlée avec un carton jaune et on s’était donné le droit d’y croire, le droit de se dire qu’on était capable de scalper cette équipe du SA XV chez nous. Et finalement, il s’est passé que non, on vient mourir à quelques points de cette équipe-là donc on était partagé à la fin entre la satisfaction, le fait de se rassurer en se disant qu’on n’était pas si loin d’eux et la frustration de se dire que pour peut-être quelques détails, on aurait pu sortir victorieux de ce match-là et ça aurait été une fête superbe au Parc des Sports vu l’ambiance et le monde qu’il y avait. 

On va maintenant parler de ce match face à Dijon. C’est une victoire qui fait beaucoup, beaucoup de bien à l’UCS ? 

 

C’est une victoire qui fait beaucoup, beaucoup de bien puisque c’est un concurrent direct. C’est une équipe qui était juste au-dessus de nous donc, si on allait perdre là-bas, on s’enterrait un peu plus dans le fond et on les faisait remonter tandis que, si on allait y gagner, ça nous permettait de leur coller un petit peu aux basques et de resserrer ce qui se fait en bas du classement. En fait, gagner là-bas, c’était se donner le droit d’exister. 

 

Avant le match, l’un des coachs du côté de Dijon avait dit que c’était un match à 5 points. Il vous a mis un peu de carburant dans le réservoir ? 

 

Oui, un petit peu. On ne s’est pas forcément senti respecté parce-que c’est une équipe qui était juste au-dessus de nous donc, il n’y avait pas non plus un monde d’écart sur la poule. Ils avaient annoncé un objectif de 5 points donc, forcément, ça nous avait un petit peu motivé mais ça n’a été qu’un faible pourcentage car notre place au classement et notre envie d’exister suffisaient déjà pour se motiver à aller faire quelque chose là-bas. 

42 – 40, c’est quand même assez rare dans le rugby moderne. C’était  » la balle à l’aile, la vie est belle  » ? 

 

C’est ça mais, comme je te l’ai dit, les duels de mal-classés comme ça ne sont pas forcément les plus beaux à voir. On a joué à 18h dans la rosée et malgré tout, c’était un match ouvert. Nous, on marque dès les premières minutes sur un lancement en première main et derrière, ça a été un véritable chassé-croisé jusqu’à la fin avec, il me semble, 10 essais et à la fin, un drop de Quentin Lalarme qui nous libère. 

 

Quentin Lalarme, l’enfant de Bourgogne et de Côte d’Or qui vient jouer un mauvais tour à son ancien club, c’est quand même le petit signe du destin ? 

 

Oui, c’est un peu le signe du destin, c’est chez lui. On avait déjà gagné là-bas l’an dernier, on y est revenu aujourd’hui et c’est lui qui les a crucifiés devant sa famille et son frère donc je pense que ça a été un moment particulier pour lui.  Et pour nous, forcément, quand le drop est passé à la fin et nous a permis de passer devant, c’était quand même un gros soulagement, surtout au vu du travail et de l’investissement depuis le début de la saison. 

Est-ce qu’on peut considérer cette victoire comme fondatrice, une victoire qui va fonder le groupe pour aller vers de nouvelles ambitions ? 

 

J’espère. Sur ce match-là, on a vraiment vu à la fin sur les visages que c’était un soulagement, on s’est tous pris dans les bras de fatigue, de nervosité et de soulagement de se dire qu’on n’était pas encore mort. J’espère vraiment que ça va amener une nouvelle dynamique, qu’on va prendre confiance en ce qu’on est capable de produire, qu’on va continuer à se donner les moyens d’exister, de lutter avec ce qui se fait juste un peu plus haut et de sortir de cette zone rouge. 

 

En parlant de plus haut, ce week-end, c’est Massy, une des équipes qui est la plus en forme en Nationale. Il va falloir encore augmenter le curseur d’exigence ? 

 

C’est ça. On avait mis le curseur assez haut pour Dijon et j’espère qu’on va être capable de le garder au plus haut parce-que Massy est une équipe qui joue très bien, qui joue vite, ils ont des pattes, ça se passe le ballon, c’est technique. C’est un rugby plutôt complet et il faudra que l’on réponde présent parce qu’on a trop perdu au Parc des Sports, on a pris trop de points, surtout sur le début de la saison en termes de défense. Donc, il faudra vraiment que tout le monde soit à son maximum, qu’on joue bien, correctement et chacun dans son rôle pour espérer les contenir au maximum et scorer. 

Quelle est la feuille de route jusqu’à la trêve hivernale ? 

 

C’est tout simplement ne pas calculer et prendre des points partout, partout, partout car aujourd’hui, on est dans la zone rouge et je ne suis pas certain que l’on puisse se permettre de faire des plans sur la comète. Donc, il faut prendre les matchs les uns après les autres, essayer de tout donner, de ne rien lâcher jusqu’au bout pour essayer de grapiller un maximum de points. D’ici Noël, on va jouer deux concurrents directs qui sont Dax et Aubenas pour ensuite se déplacer et recevoir des gros donc, quoi qu’il arrive, il faut absolument prendre des points pour emmagasiner le plus possible et essayer de passer l’hiver un petit peu plus au chaud que ce qu’on a vu jusqu’à maintenant.

 

Il y a une personne que l’on aime beaucoup au #MagSport qui est à l’Union Cognac-Saint Jean d’Angély, c’est Mister Villanove. Tu peux nous donner un peu de ses nouvelles ? 

 

Il est un petit peu embêté depuis le début de la saison avec des pépins physiques. Il se remet, on le voit, on voit qu’il a envie de venir sur le terrain avec nous et qu’il a envie de contribuer au rendement de l’équipe. Il est sur sa rééduc mais le pauvre, il ne lui arrive que des petites merdes qui ne lui permettent pas de pouvoir postuler. On est prêt à l’accueillir dès qu’il sera prêt et j’espère qu’il pourra nous amener quelque chose car il est très investi même s’il n’est pas sur le terrain pour l’instant. Il colle au groupe et on a hâte de le retrouver. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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