#Rugby – Fed1 / P.Galy (Pamiers) : «C’est une fierté d’être aujourd’hui le club phare du département.»

Le vice-président du Sporting Club Appaméen. Patrice Galy, nous a fait un point de passage sur le parcours sportif et l’évolution du club fanion de l’Ariège. Rencontre avec un dirigeant qui espère vivement voir son club grandir et intégrer dès la saison prochaine, la future nationale 2.

Crédit photo SCA Officiel

On s’était eu en début de saison avec un Sporting Club Appaméen qui avait de grosses ambitions et qui avait fait un joli recrutement au mercato pour essayer d’aller accrocher la Nationale 2. Où en est-on de ce projet structurant pour le SCA ? 

 

On suit toujours la courbe. On a gagné 6 matchs, on en a perdu 2 dont surtout le dernier où on recevait Nîmes pour jouer la 1ère place et Nîmes est venu gagner à Pamiers ce qui fait que, dans nos têtes, on a eu une semaine compliquée. 

 

Cette poule 3, poule du midi-toulousain comme on l’appelle, était vue comme la poule la plus faible par  » les suiveurs de l’été « . Vous avez prouvé à tout le monde que nenni ? 

 

Je ne pense pas qu’elle soit faible, on le verra en fin de saison au niveau des phases finales. Je pense que c’est une poule qui est vraiment homogène où on a vu des résultats quand même surprenants, avec des équipes qu’on ne soupçonnait pas à ce niveau. Aujourd’hui, je crois qu’au moins 8 équipes qui sont en haut se tiennent et tout le monde peut aller gagner partout et inversement. 

En parlant d’équipes qui se tiennent, on a vu que Nîmes, Marmande, Graulhet, Saint-Sulpice sur Lèze sont de gros candidats comme Pamiers pour monter en Nationale 2 ? 

 

Oui, totalement et ils l’ont prouvé sur le terrain. Nous, on a eu la chance d’aller faire un super résultat à Graulhet mais au-travers de ça, on a eu la malchance de perdre contre Nîmes samedi dernier. Il faut savoir qu’à la mi-temps, on menait 15 à 3 et en plus, on laisse une pénalité, ils jouent la pénaltouche mais ça aurait fait 18 à 3 et en seconde mi-temps, on a été totalement méconnaissables. Comme quoi, le rugby, c’est 80 minutes. 

 

On va aussi parler de l’une des joies à Pamiers, celle d’avoir retrouvé le bouillant et vibrant public de Balussou. Vous faîtes de belles chambrées ? 

 

On le ressent, on est soutenu par le peuple appaméen mais aussi par le peuple ariégeois. Samedi, on a fait 2 500 personnes, c’était énorme, il y avait des gens de tout horizon, des gens de Lavelanet, de Tarascon, de Saint-Girons, de Foix, de Saverdun. C’est toute la population ariégeoise qui vient nous soutenir et c’est bien dommage qu’ils soient venus voir Pamiers perdre ce jour-là alors que le parcours était parfait depuis le début de la saison. J’espère qu’ils continueront à nous soutenir. 

Quand vous voyez que vous faîtes des chambrées comparables, voire même mieux parfois, à celles de Nationale, ça doit être une fierté ? 

 

Oui, ça l’est car ça veut déjà dire que le public est présent. L’ambition que l’on a, et que l’on n’a pas cachée, d’est la Nationale 2 et avec Jean-Philippe, on travaille pour monter. Ce n’est pas le fait d’avoir perdu à la maison contre Nîmes qui va nous arrêter dans nos projets, on sait très bien où on en est, les joueurs vont se remettre la tête à l’endroit, le manager et les entraîneurs vont aussi travailler dans ce sens. La saison est longue, nous, on veut arriver à monter à la fin et que, en même temps, le public continue à nous soutenir et encore plus. 

 

Il y a une légende urbaine qui court dans l’Ariège comme quoi votre distributeur de fûts de bière est en rupture de stock. Vrai ou faux ? 

 

Ça marche bien (rires). D’ailleurs, on jauge souvent le résultat d’une recette aux fûts de bière consommés. 

 

C’est un bon juge de paix comme on dit ? 

 

Voilà (rires). 

On va aussi parler de l’un des sujets qui va être d’actualité la semaine prochaine. En Nationale, certains présidents de clubs dont entre autres Benoit Trey de Blagnac ou Pascal Papé, le directeur sportif de Bourgoin, montent au créneau pour déverrouiller le sujet joker médical. Il faut rappeler qu’en Nationale, Fédérale 1, Fédérale 2, il n’y a pas de joker médical mais juste des dérogations. Est-ce que le fait d’avoir des jokers médicaux tout au long de la saison est quelque chose qui vous intéresserait et sur lequel vous portez un œil avisé au cas où Pamiers monterait en Nationale 2 ? 

 

On est à la fois loin et près de ça. Bien sûr que l’on suit l’actualité rugby et aujourd’hui, on va dire qu’ils ont certainement raison mais pour nous, faisons par étape. 

 

Certains vous ont fixé des objectifs, tout le monde dit que vous visiez directement la montée en Nationale. Après le match amical contre Albi, le président Jean-Philippe Sannac nous disait qu’il y avait quand même un gros fossé entre la Fédérale 1 et la Nationale. La Nationale 2 sera une bonne étape intermédiaire ? 

 

Oui, totalement. Aujourd’hui, nous ne sommes pas structurés pour monter en Nationale et même, nous ne sommes peut-être pas encore assez structurés pour monter en Nationale 2 même si on fait tout ce qu’il faut pour. On a monté un centre de formation, enfin, un centre d’entraînement, on travaille mais on n’a pas les structures. Il faut que la Région, le Département et la Ville nous aident car aujourd’hui, on n’en est encore loin mais on travaille au quotidien là-dessus. 

Concrètement, qu’est-ce qu’il manquerait vraiment pour être prêt à monter en Nationale ? 

 

Déjà, de l’argent et ensuite, une structure, notre secrétariat est encore dans un mobil-home. On grandit petit à petit, on vient de faire un centre d’entraînement où on a mis quelques bureaux pour notre manager, notre service communication et surtout pour les jeunes du centre. C’est le début d’une belle étape et d’une belle montée mais aujourd’hui, on est encore loin des structures qu’a Albi, par exemple ou Blagnac. 

 

Etre le club fanion de l’Ariège engage aussi des responsabilités et une certaine image à montrer ? 

 

Bien sûr et c’est ce que l’on essaye de faire depuis, je pense, de longues années. On parle au nom de Pamiers mais aussi au nom de l’Ariège puisque c’est une fierté d’être aujourd’hui le club phare du département. Moi, j’ai connu une période où on était dans le ventre mou, on est en haut aujourd’hui et on va essayer de le rester mais surtout essayer d’associer le peuple ariégeois à notre réussite. On le voit au bord des talanquères, ils sont là, le public est là et c’est le public ariégeois qui est là, il n’y a pas que le public appaméen. Et en même temps, on fait travailler l’économie locale : j’ai un ami qui tient un bar à Pamiers et qui me dit que, quand on joue le samedi soir, il est super content parce qu’il a beaucoup de monde. C’est pareil dans la restauration, c’est chez tout le monde, c’est toute la ville qui vit au travers du club. Ça amène une économie locale qui n’est pas neutre.

As-tu un regard sur les autres poules ? 

 

On regarde surtout la poule dont on avait peur, celle dite  » poule de la mort  » avec La Seyne, Hyères, Berre l’Etang et on s’aperçoit que c’est compliqué pour Berre, qui a une grosse équipe. Ce sont de gros budgets, par exemple Hyères par rapport à nous et on s’aperçoit qu’ils ont vraiment le niveau. Pour les autres poules, dans celle du côté océan, on voit qu’Auch s’en tire très bien puisqu’ils sont premiers et on peut faire un petit clin d’œil à Saint-Jean de Luz, puisque mon gendre y joue, qui les talonne. Sur la dernière poule, je n’ai pas regardé. 

 

On te remercie pour cet éclairage sur le rugby appaméen et on te dit à très bientôt sur nos ondes

 

Merci à vous et à très bientôt aussi

Propos recueillis par Loïc Colombié

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