#Foot – Coupe de France / M.Alliche (Colomiers) « Ne pas tomber dans la facilité et se dire qu’on les a battues 6-0 »

Ce dimanche, ce sont deux gros noms du football Occitan qui se retrouvent, mais cette fois, pour un duel féminin. A l’occasion des finales régionales de Coupe de France Féminine, l’US Colomiers, se déplace sur les terres du Canet RFC. Si les deux adversaires s’étaient déjà rencontrés en R2, pour une large victoire de ses troupes 6-0, le coach Columérin Madjid Alliche se veut mesurer et s’attend à un tout autre bras de fer lors de cette rencontre.

Crédit USC

Vous retrouvez Canet sur votre route après les avoir vaincus en championnat. C’est une très belle affiche qui s’annonce entre deux gros clubs Occitans pour ces finales régionales !

Ah oui tout à fait. On n’avait pas fait ça depuis la création de la section féminine de Colomiers, depuis cinq ans.

De franchir justement ce cap, est-ce que ça ne prouve pas que les ambitions de Colomiers en terme de section féminine commencent à porter leurs fruits ?

Oui. C’est pour ça que le club est venu me voir. Ils ont l’ambition d’aller à haut niveau, comme chez les garçons. A terme l’objectif serait d’atteindre ce niveau National. Au fur et à mesure des années qui passent, on a des joueuses du club sur lesquelles on compte beaucoup et que l’on fait progresser pour prétendre justement monter de niveau. Après, de part les connaissances, on a recruté des joueuses qui ont déjà le niveau D1 ou D2 pour renforcer ce groupe qui est déjà pas mal.

La rencontre contre Canet, comment vous l’avez préparée du coup ?

Comme un match de championnat. Je connais Canet car nous les avons joués il y a 15 jours en championnat. Je connais Laurent et son groupe dont certaines joueuses que j’avais eu au TFC. C’est une équipe assez hargneuse, qui ne lâche rien et qui est combative, qui créé des problèmes aux adversaires, qui va très vite. On essaie au mieux de préparer les joueuses pour justement ne pas tomber dans cette facilité où même si le score était sévère en championnat pour Canet, de ne pas tomber dans la facilité et se dire qu’on les a battues 6-0 donc ça va bien se passer pour nous. Bien au contraire.

Est-ce que vous allez tout de même profiter de cette affiche de Coupe pour faire jouer quelques joueuses en manque de ballon depuis le début de la saison ?

Oui, on essaye quand même de faire tourner un petit peu. On aimerait aller un peu plus loin donc on met une équipe dans les 14 qui seront là, qui va tout donner pour jouer et penser à celles qui ne jouent pas pour aller chercher cette victoire. D’autant plus que celles qui ne jouent pas, on les amène avec nous. Il y a un super groupe, un très bon état d’esprit. Ça permettra de solidifier encore davantage le groupe et de montrer qu’on a une belle génération au club, et une belle mentalité et de la solidarité.

Après cette rencontre, vous retournerez dans un premier temps au championnat. Vous faites jusque-là un très bon début de saison avec trois victoires en autant de rencontres et beaucoup de buts marqués. Ça n’augure que du bon pour vos ambitions !

Oui ce n’est que du bon. Après comme j’ai dit, il faut garder le cap et ne pas s’emballer. Il faut rester avec la tête sur les épaules et continuer à vouloir travailler, être sérieux et surtout prendre du plaisir, ça c’est important. Le championnat nous sourit c’est bien. On met des buts, on a une bonne défense. Ça joue, sur le plan offensif, ça travaille bien. Je pense qu’on est dans une phase de réussite, mais il faut garder la tête sur les épaules et le cap. Il ne faut pas se laisser emporter.

Oui il ne faut pas déjà claironner que vous êtes en Régional 1…

Ah non pas du tout, on en est loin. Il reste les matchs retours et puis la phase aller n’est pas encore finie. On a changé de département en montant du District. Il y a des équipes que l’on ne connait pas comme Jacou ou Sète. Ça va nous faire des surprises et on verra comment le football du côté mer et du côté terre arrive à se départager. Quel football va proposer chaque équipe.

Quoi qu’il arrive votre objectif prioritaire demeure la R1 ?

Oui, on ne va pas se cacher. L’objectif, c’est celui-là, c’est d’arriver le plus haut. Ça fait deux ans que je suis là, on avait fixé l’objectif d’être en D2 d’ici cinq-six ans. Il nous reste encore trois ans pour atteindre le niveau National, au moins la D2, on ne va pas être trop gourmands mais au moins la D2. Il y a déjà la montée en R1, puis après la D2, il faut y rester. Ce n’est pas la peine de monter pour faire le yoyo.

D’autant que l’accession en D2, c’est pas mal de tours de barrages contre des équipes d’autres Ligue et une vraie adversité. Beaucoup s’y sont cassés les dents avant Colomiers.

Oui, j’ai fais les barrages quand j’étais à Balma il y a deux-trois ans. Je connais l’expérience. Moi j’ai l’expérience de la D1 et de la D2, des barragistes R1. Je sais où je vais. Je connais les contraintes. Il n’y a pas que des avantages. Il ne faut pas croire, c’est très difficile d’arriver là-haut. Après il faut donner les moyens.

Via votre expérience justement quels seront les moyens dont vous aurez besoin ?

Ce que fait le club en ce moment. Ils sont derrières, ils mettent les moyens, les conditions. On est parti de très peu à aujourd’hui des déplacements en mini-bus. On a des primes de matchs, des conditions de travail appropriées. Des moyens pour justement donner aux filles l’envie de jouer pour les couleurs du club et prendre du plaisir. Le projet en soi, il tient la route. Avant mon arrivée, Cédric Aït-Ali et Charlène Sorribas avaient déjà effectué un gros travail pour la création de ce projet. Ces moyens, si on ne les a pas, c’est compliqué. Les fondations, on les a, c’est le club.

Effectivement vous avez la chance d’évoluer dans une structure qui a déjà des reins très solides via l’évolution qu’a eu le club avec ses équipes masculines…

Oui tout à fait. L’avantage qu’on a que je n’ai pas trouvé chez les autres, c’est que les filles à Colomiers sont au même niveau que les garçons. Ce qu’ont les garçons, les filles l’ont et ce qu’ont les filles, les garçons l’ont. Le club a une politique irréprochable sur la parité. Là on sent qu’il y a une ferveur pour les filles comme pour les garçons. Ça suit, ça aide, ça encourage, ça développe. Dernièrement on a créé une classe foot dans un collège. On veut faire évoluer le foot féminin dans le coin.

Et lorsque l’on voit les ambitions que vous affichez, même si la route est encore longue, le fait de voir que le TFC a un peu baissé pavillon en descendant en R1. Est-ce que ça ne serait pas de bonne augure pour vous pour espérer prendre la place vacante en tant qu’équipe fanion du département ?

On ne peut pas prétendre être plus fort ou plus haut que le TFC. Les moyens financiers avec une équipe en Ligue 2 sont différents. Ce que propose le TFC a ses filles, le club de Colomiers ne se cache pas d’en faire autant ou d’essayer de faire le plus possible pour être au meilleur niveau et en avant par rapport au football féminin dans le département.

Propos recueillis par N.Portillo

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