#Football – D2F / L’hebdo de la D2F

Le #MagSport va profiter de cette trêve internationale pour dresser un premier bilan de la saison de D2 Féminine. Après 6 journées disputées, retrouvez les premiers enseignements réalisés par la rédaction.

Groupe A

Un quatuor se détache en tête

Les ambitions étaient grandes, en début de saison, pour un grand nombre des équipes de ce Groupe A. Le Havre, évidemment, qui descend de D1 espère prendre rapidement l’ascenseur et a pu compter sur les arrivées de joueuses confirmées comme Ali Nadjim, Coton Pélagie, Sumo ou encore Hoarau. Metz et Lille, anciens pensionnaires de D1 veulent retrouver les sommets du football féminin français. Nantes qui continue à se structurer et à se développer espère découvrir l’élite. Enfin, Lens, Orléans, Brest, Saint-Malo avaient également les dents longues et une place dans le TOP 5 semblait être leur objectif.

Après 6 journées, les fortunes sont diverses mais quatre équipes semblent se détacher : Nantes et ses 14 points devance d’un petit point un trio infernal composé du Havre, de Lille et de Metz. Dans un groupe où chaque équipe peut créer la surprise, en témoigne les victoires récentes de Lens face au Havre ou de Saint-Maur à Orléans, bien malin celui qui pourrait, à ce jour, donner le nom du leader à l’issue de la 22ème journée.

Cependant, les chiffres ne mentent pas. Qui est meilleure défense ? Nantes. Qui est meilleure attaque ? Nantes. Qui est la seule équipe invaincue ? Nantes. Alors au #MagSport, si l’on avait un billet à mettre, on le mettrait sur les Canaries mais la saison est encore bien longue.

Des outsiders en difficultés

L’an passé, souvenez-vous, lorsque la saison 2020-2021 a été stoppée à cause de la pandémie, une équipe surprise était en tête de la D2 : l’US Orléans. Forte de sa victoire contre le FC Nantes, les Orléanaises pouvaient s’imaginer une saison magique. Une année plus tard, elles se retrouvent avec seulement 7 points et une inquiétante 9ème place. Il est l’heure pour les filles de Farid Kebsi et Tom Bouvier de mettre le réveil pour ne pas passer d’une saison rêvée à une saison cauchemar. A l’image de leur dernier match à la maison et une cuisante défaite 4-2 face à Saint-Maur, candidat au maintien.

L’autre mauvaise surprise est du côté de l’US Saint-Malo. Depuis 2015, soit 6 saisons, le pire classement de l’USSM est une 4ème place. Les 3 dernières saisons, les Malouines ont terminé sur le podium de la D2. Ce début de saison 2021-2022 ressemble à un véritable trou d’air. Il aura fallu attendre la 6ème journée pour voir cette équipe s’imposer et sortir, enfin, de la zone rouge. Il faudra maintenant confirmer.

Les chiffres du Groupe A après la 6ème journée de D2 Féminine

Les petits poucets ont dû mal à s’accrocher

Il était prévisible pour l’ESOF et le FC Vendenheim que la saison serait difficile lorsque les 3/4 des équipes du groupe ont pour ambition le podium ou la montée. De plus, pour rappel, 2/3 des équipes sont adossées à des structures professionnelles. Il est donc délicat de résister sportivement quand économiquement, le combat est déséquilibré. Il reste donc les valeurs de travail, d’effort, de persistance et d’unité à ces deux équipes pour tenter de rivaliser.

Alors si La Roche sur Yon a réussi à empocher sa première victoire face à Strasbourg (qui ne pouvait pas faire pire cadeau à leurs cousines fédinoises), Vendenheim ne s’en sort pas et reste sur trois défaites consécutives (Saint-Malo, Brest et Strasbourg). A l’intersaison, le club qui a fait le choix de se tourner vers l’étranger avec les arrivées de Da Costa ou Danilova mais ce pari n’est pas gagnant pour l’instant. Les joueuses de Nicolas Both enchainent déceptions sur déceptions et se doivent d’avoir qu’un seul objectif : se reconcentrer sur leur jeu pour enfin devenir performantes et compétitives. Les résultats suivront peut-être…

Groupe B

Alors que dans le Groupe A, les ambitieux sont légions, dans le Groupe B, c’est bien plus timide. Suite à la montée de l’AS Saint-Etienne en dernière minute, seul Rodez paraissait assez costaud pour endosser le rôle de favori même si l’OGC Nice avait réalisé un mercato de grande qualité. Quelques semaines plus tard, on se rend compte que personne ne fait office d’épouvantail et ne marche sur la D2.

Un leader surprise, des favoris perfectibles

Preuve en est, on retrouve le Montauban FCTG en tête du groupe B malgré un match en moins. Leader invaincu, les filles de Soraya Belkadi ont trouvé la bonne formule, certes sur des candidats au maintien mais surtout en prenant le dessus face à des concurrents directs comme Grenoble ou Nice. Le MFCTG sera t’il capable de tenir la cadence ? On émet quelques doutes mais les Montalbanaises peuvent compter sur une attaque de feu avec Fromantin et Saint-Felix et les bonnes pioches Laura Blanchard arrivée de Nancy et Samia Fikri de La Roche.

Derrière, on retrouve les deux favoris, Nice et Rodez, loin d’être aussi infaillible qu’imaginé en Aout. Du côté des Aiglonnes, aucune victoire n’est simple 3-2 à Arlac, Marseille et Nîmes. Si offensivement, Matthieu Esposito arrive à facilement une force de frappe importante avec Robert, Chasseloup de Laubat, De Seixas, Palacin, Magnier ou Baldé, défensivement, c’est plus compliqué puisque Nice est la plus mauvaise défense de ce groupe de D2. Impossible de monter avec une telle fébrilité. Pour les Ruthénoises, la flamme des années de D1 commence à s’éteindre. Dans l’effectif, les historiques commencent à se faire rare même si Mathieu Rufié peut toujours compter sur deux symboles importants du RAF : Sofia Guellati et Laurie Cance. Cance, la leader technique de cette équipe qui évolue en Aveyron depuis son plus jeune âge a martyrisé Albi avant de punir l’OM et de sauver son équipe de la défaite à Evian. La seule présence de la numéro 10 ne suffira pas à Rodez pour monter alors Altunkulak la seconde mais Lamontagne, intenable la saison dernière devra également apporter sa pierre à l’édifice si cette équipe entend remplir ses objectifs.

Un milieu de tableau bien garni

Dans le ventre mou de ce championnat, on retrouve plusieurs équipes : Albi-Marssac, Thonon Evian, Yzeure, Grenoble, ou encore Marseille. Des équipes qui alternent les bonnes et les mauvaises performances. Prenons l’exemple de l’AMTF qui s’est fait punir à domicile par Rodez, qui a réagi face à Yzeure puis qui s’est incliné face à l’OM à cause d’un manque de réalisme et d’efficacité criant. L’OM justement en est un bon exemple puisque cette équipe s’est inclinée face à Rodez, a été tenu en échec Arlac mais a pris de dessus face à Grenoble. On retrouve donc, dans ce groupe B, 4-5 équipes qui disposent d’un niveau similaire mais qui brillent par leur inconstance dans le contenu et dans les résultats.

Les chiffres du Groupe B après la 6ème journée de D2 Féminine

Bis repetita pour les mal classés

Lors de l’arrêt la saison, l’an dernier, les promus Le Puy, Mérignac-Arlac et Nimes étaient en grande difficultés. Cette saison, on retrouve ces trois mêmes équipes en bas du classement. La chance pour ces équipes, est qu’il y aura seulement une descente directe.

Pour Mérignac-Arlac, le bilan est moins catastrophique. Certes, les Ecureuils ont un seul point mais cette équipe montre du caractère, marque des buts et s’accrochent comme lors de la réception de Nice. Menées 3-0, les filles d’Anthony Vigneron se sont accrochées et ont fait douter les Niçoises dans les dernières minutes. Un état d’esprit qui permet d’envisager les prochaines rencontres avec une lueur d’espoir.

Mentionnons les Nimoises, 9ème après la 6ème journée mais avec un bilan plutôt encourageant surtout lorsque le parallèle est fait avec les résultats de la saison dernière. Après un recrutement important et l’arrivée d’éléments majeurs comme Pognat, Pélissié Manna, Coulibaly ou Pauleau, le calendrier n’était pas favorable. Nimes ayant joué contre les quatre premiers (Montauban, Grenoble, Nice et Rodez). Malgré tout, les Nimoises ont pris des points et ont tenu la comparaison. Reste à cette équipe à prouver sa vraie valeur face à des adversaires à leur portée pour s’éloigner considérablement de la zone rouge.

Pour Le Puy, c’est un 0 pointé. 5 matchs, 5 défaites, 0 but marqué, 0 point pris. L’expérience de Marion Blanc Gonnet et Aude Moreau ne suffisent pas. La saison est encore longue mais il faudra absolument réagir face aux concurrents directs dès la reprise. Le bilan est très inquiétant et seule une révolution dans l’état d’esprit et le réalisme pourra sauver cette équipe.


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