#Rugby – Nationale / M.Bonello (Albi) : «Il manque une petite étincelle pour que ça s’embrase!»

Le manager du Sporting Club albigeois est conscient qu’Albi est en recherche de son match référence à domicile pour lancer une dynamique à son projet . La venue du leader Chambérien pour le compte de la 6eme journée de Nationale, pourrait -etre le déclic tant attendu tant par les supporters le staff ou les joueurs. Entretien avec le néo patron du secteur sportif jaune et noir.

Crédit photo Pierre Bras

On va commencer par faire un petit débrief de Dax. Le mot qui est ressorti est frustration ?

 

MB : Oui, c’est ça. Dans l’investissement et le combat, les joueurs ont livré une belle partition mais on a fait trop d’erreurs pour ramener plus qu’un point. On a été impatient, on n’a pas mis les choses dans l’ordre et on a eu un gros problème de discipline. Je veux bien que l’on soit indiscipliné mais ça fait quand même quelques week-ends que l’on prend beaucoup de pénalités donc j’espère que ça va se rééquilibrer avec les matchs qui arrivent. On a travaillé là-dessus, on a redoublé d’exigence mais, à un moment donné, il faut aussi que ça s’équilibre quand l’adversaire en a deux fois moins que toi, plus de deux fois moins que toi. Ça fait plusieurs matchs que ça arrive et je trouve que ça déséquilibre les rencontres, elles doivent sûrement y être mais je dis qu’il faut regarder des deux côtés. De notre côté en tous cas, parce-que nous ne maîtrisons que notre jeu à Albi, on a travaillé là-dessus cette semaine. 

 

On ne demande pas le secret des vestiaires mais j’imagine qu’il y avait un plan de bataille. Vu de l’extérieur, on a eu l’impression qu’il se déroulait sans accroc jusqu’à la mi-temps voire jusqu’à la 60e mais que ça a vrillé à ce moment-là. Comment est-ce que tu analyses ce moment où vous avez peut-être perdu le fil du match ? 

 

MB : Je pense qu’on était dans les clous sur beaucoup de secteurs. On faisait le match parfait à l’extérieur et quand on passe devant, il faut que l’on ait la maîtrise et le contrôle du match et j’ai trouvé qu’on avait voulu en faire trop. On a manqué de maîtrise par des pénalités, quand tu en prends trois de rang, tu prends des points, c’est évident. Vers la fin, on manque de maîtrise sur les sorties de camp et on se fait transpercer et malgré tout ça, on a eu une balle de match à la fin à 3 mètres de leur ligne. Il faut qu’on ait l’instinct  » tueur  » et qu’on soit capable dans nos temps forts, ça se joue au coude à coude, tous les matchs sont serrés que ce soit à la maison ou à l’extérieur. Donc, j’ai trouvé qu’on avait manqué de maîtrise sur la fin de match, à la 60e c’est vrai mais, malgré tout ça, à la toute fin, il doit y avoir des mecs pour montrer le cap et on devait marquer cet essai à la fin. Mais on a manqué de maîtrise, on a pété un câble. 

Si on voit le verre à moitié plein, tu dis que vous en avez fait trop mais il est quand même mieux de trop en faire que pas assez ? 

 

MB : C’est sûr. Je ne dis pas trop dans la production mais dans tous les domaines où on a voulu faire notre numéro les uns après les autres, notre faute. C’est ça le  » trop  » et ce que je dis, c’est qu’il faut être structuré car ce niveau se rapproche de la Pro D2 et c’est fini de jouer au ballon et on verra bien ce qu’il se passe. Il faut être structuré, froid dans les moments clé du match et on a manqué de ça donc, on l’a travaillé cette semaine mais cette maîtrise globale et générale qu’on a du mal à trouver qu’on a un peu de mal à trouver aujourd’hui rejoint aussi l’indiscipline. Mais, encore une fois, on n’en est qu’au 5e match, on va faire le 6e, c’est le début de la saison par contre, il faut vite basculer et être exigeant avec nous-mêmes. 

 

Après le match, avec ton compère Alexandre Albouy, on parlait à chaud de la première mi-temps. Lui stipulait qu’il y avait eu 4 ballons tombés dans les 40 mètres tandis que nous, du côté de la presse, on avait vu un certain pragmatisme et une certaine froideur. Vous êtes très peu allés dans le camp de Dax mais à chaque fois que ça a été le cas, il y a eu essai, dont celui de Vili Atafia. Il y a donc quand même un peu des deux ? 

 

MB : Oui, il y a un peu des deux mais Alex a raison. On échappe 3 ballons dans les 40 mètres alors qu’on a une avancée de 25 mètres, il faut que l’on soit plus efficace dans ça mais c’est vrai que, d’un autre côté, on a eu peu de temps dans leur camp et on a marqué. L’entraîneur est toujours exigeant mais je pense que quand tu fais des avancées de 25 mètres, il faut ramener quelque chose ou trois points ou autre mais il faut qu’il se passe un truc. Là, une fois que l’on a été dans l’avancée, on a vite tombé le ballon donc c’est de ça dont il parlait. 

 

Pour finir sur Dax, quand il va y avoir le money-time dans 6 mois pour aller accrocher les 6 premières places, ça peut être le genre de match qui laisse des regrets en se disant  » là, on a abandonné quelques points en chemin  » ? 

 

MB : Je le dis très sincèrement : bien sûr que chaque match est important, que chaque point que l’on va laisser en route est important mais dans une saison, ça s’équilibre. Entre les matchs que tu ne dois pas gagner et que tu gagnes et ceux que tu dois gagner et que tu ne gagnes pas, finalement, ça s’équilibre donc on ne peut pas dire à la fin  » oui, si ce match … « . Avec des si, on mettrait Paris en bouteille. 

On va dire que ça équilibre avec le match de Massy ? 

 

MB : Oui et sur d’autres choses. Bien sûr que sur la performance de A à Z, on peut être frustré mais Dax a joué un bon match et mérite sûrement la victoire. On a laissé passer la chance, ils l’ont prise et tant mieux. C’est le rugby, c’est comme ça, il faut vite basculer sur autre chose et c’est aussi la construction de notre équipe. Il ne faut pas oublier que l’on a une équipe en construction, on tâtonne encore avec Alex pour les feuilles de match donc, forcément, il faut accepter qu’il y ait des impairs à des moments. 

 

Avec le leader qui débarque au Stadium, on arrive à un carrefour de la saison. C’est quand même un premier grand moment de cette saison ? 

 

MB : Bien sûr, c’est un grand match. Quand tu reçois le premier, ça doit être un grand match et il faut que les joueurs le préparent comme tel ou en tous cas le staff. On est concentré, on a fait une semaine sérieuse et ça va être très dur. Ils ne sont pas premiers par hasard, ils font de très gros matchs, on a vu leurs performances, ils ont failli gagner à Valence et ça veut tout dire. Cette équipe est très dangereuse, assez complète et tu as raison, c’est un match qui va compter, qui compte et à nous de le préparer de la meilleure des façons. 

 

En discutant après le match avec les joueurs de Dax qui ont affronté Chambéry lors de la première journée, ils nous ont dit que c’était une équipe qui savait faire le dos rond et très opportuniste sur les moindres temps faibles. Tu corrobores l’analyse des Dacquois ? 

 

MB : Oui, c’est vrai que le peu de ballons qu’ils ont, ils les exploitent à ravir et ils sont dangereux, très dangereux. Quand tu es premier, tu as aussi tout ça à savoir qu’avec les ballons que tu as, tu marques des points et ils sont efficaces. Ils ont un jeu qui est bien rodé, de bons joueurs, un effectif avec une grosse équipe et maintenant, c’est le premier au Stadium. 

L’an passé, Chambéry était dans la 2e partie de tableau mais on avait quand même eu du mal à remporter la rencontre, je crois que le score était de 12 à 9. Leur classement n’était pas du tout celui de cette année donc, qu’est-ce qui explique cette progression ? 

 

MB : Le recrutement. Ils ont fait un bon recrutement, ils ont pris des joueurs intéressants à plein de postes et ils ne se sont pas trop trompés sur ce point donc on ne peut pas le comparer à l’année dernière. Ils ont une équipe plus complète et plus armée, il y a beaucoup plus de concurrence à certains postes. Chambéry n’est pas là par hasard, ils font de grands matchs et aujourd’hui, ils sont vraiment, vraiment au-dessus de la Nationale. 

 

On parlait d’un carrefour. Est-ce que tu as aussi senti que tes joueurs, car ton groupe est compétiteur, avoir l’adrénaline qui monte, cette excitation qu’il y a avant les gros matchs ? 

 

MB : Il est certain que la plupart veulent jouer mais il va falloir que l’on fasse une feuille de match et il y aura forcément des déçus. Je sens qu’ils avaient envie de vite arriver à ce dimanche parce-que quand tu te mesures à ce qui se fait de mieux dans la poule, tu as envie de savoir où tu en es. On aura un élément de réponse à 17h ce soir : est-ce qu’on sera à ce niveau ? Est-ce qu’on ne le sera pas ? On verra, ce sera aussi un match qui nous construira donc, il est important mais il n’est pas primordial. Il reste encore beaucoup de matchs derrière. 

 

En parlant de management humain, maintenant que l’on arrive sur ton 6e match à Albi, tu es plutôt un manager qui fait du turn-over permanent ou un manager qui a un socle d’équipe type et qui fait du turn-over par petites touches ? 

 

MB : Je pense que, pour l’instant, on a voulu faire du turn-over sur les petites touches parce qu’on a besoin de trouver une colonne vertébrale et de s’appuyer sur des joueurs qu’on ne connaissait pas et qu’on ne connaît pas. On va continuer à en faire un peu avec des retouches et après, on aura quand même l’ossature. On ne peut pas tourner pour tourner, on ne peut pas donner la chance aux mecs pour donner la chance, il faut qu’ils soient bons sur le terrain à l’entraînement et s’il est bon à l’entraînement, ils jouent. Il y a des joueurs qui vont jouer, c’est parce qu’ils le méritent et c’est important pour la concurrence. On a une concurrence saine, très saine et, comme on leur dit toujours, c’est nous qui faisons les choix mais ils sont dictés par leurs performances sur le terrain, sur ce qu’on voit le samedi et le dimanche mais aussi par ce qu’on voit la semaine. Et puis, il faut aussi bouger les lignes parfois. 

Et tu as encore quelques cartouches dans la poche sur le turn-over : Sean Robinson n’est pas rentré ainsi que Venter et le seconde ligne Federico Gutierez. Il y a encore quelques surprises à réserver au public du Stadium ? 

 

MB : Ce sont ceux qui sont arrivés tardivement, ce n’est pas comme quand les mecs arrivent en début de saison et qu’ils ont deux mois pour se mettre dans le moule. Là, ils sont arrivés il y a une semaine, il y en a qui ne parlent pas français donc oui, j’aimerai parfois les retenir mais avec Alex, on préfère construire, prendre du temps qu’ils comprennent comment on joue ainsi que les annonces en touches plutôt que de les parachuter en leur disant  » allez vas-y, jeu « . On leur laisse une semaine, 15 jours d’adaptation pour les mettre et ils vont y être dans les semaines qui vont arriver. Une fois qu’ils seront intégrés, j’aurai du choix au niveau de la concurrence à pas mal de postes et on prendra les meilleurs. 

 

Quel est ton discours à l’entraînement ? 

 

MB : Il a été qu’il faut être déçu de ce qu’on a ramené de Dax et qu’il faut s’en servir pour Chambéry et pour essayer d’être rigoureux dans les domaines où on a manqué de rigueur. C’était important, il faut que l’on soit efficace et aujourd’hui, le niveau de Nationale est monté donc, il y a besoin de beaucoup d’exigences. Tu ne viens plus jouer à la baballe, tu ne prépares plus les matchs comme on les préparait peut-être il y a 3 / 4 ans car ça monte chaque année de niveau. Tous les niveaux montent mais là, encore plus, je trouve les matchs durs, accrochés et ça va être jusqu’au bout comme ça. 

 

On sait que le rugby passe par la conquête. L’une des exigences à domicile sera d’être infranchissable ou plutôt, intraitable ? 

 

MB : Intraitable, c’est le mot. La conquête est là tout le temps, toutes les équipes qui tournent ont une conquête. Là-dessus, on a du boulot, on y travaille, on a fait une bonne 2e mi-temps à Dax sur certains domaines et il faut que l’on continue. Les joueurs ont conscience que ça ne vient pas du jour au lendemain et qu’il faut que l’on travaille, ce qu’ils font bien la semaine et j’espère qu’ils seront récompensés. Moi, en tous cas, je suis un fervent supporter d’avoir une grosse conquête mais ça ne se fait pas comme ça donc, on y travaille et j’espère que ça va arriver rapidement. 

 

Quand tu es arrivé, on t’a souvent entendu dire que tu sentais qu’il y avait des forces autour de ce club, on aurait dit Mitterrand qui parlait des forces de l’esprit. Est-ce que tu penses qu’en faisant une très belle rencontre contre Chambéry, cela pourrait décupler ces forces et créer une dynamique qui lance vraiment la saison ? 

 

MB : Oui, je suis d’accord avec toi. J’ai déjà trouvé de la ferveur contre Massy, dans un stade un peu moins grand, j’ai trouvé qu’il y avait du monde et encore de la ferveur contre Cognac. Là, je demande que les gens soient là cet après-midi à 15h pour nous pousser, on a besoin d’eux et nous, on va essayer de tout donner pour qu’ils soient fiers de nous. C’est vrai que, comme tu le dis, il manque une petite étincelle pour que ça s’embrase et comme je le dis toujours aux joueurs, c’est avec nos matchs et les performances qu’ils font sur le terrain que l’on remplira les tribunes et qu’on amènera de la ferveur. En tous cas, je suis content que ce peuple albigeois pousse derrière nous, j’ai envie de dire encore plus et on va tout faire pour les motiver à continuer pour ceux qui sont là et à nous rejoindre pour ceux qui n’y sont pas.

A propos du groupe, tu nous avais dit que tu nommerais des  » capitaines de vie « , des leaders de vie comme ça se fait un peu au CO avec le collège des capitaines via Christophe Urios. Cette démarche a-t-elle été faite ? 

 

MB : Ça a été fait mais je garde les noms pour moi. Il y a plusieurs groupes comme on a l’habitude d’en créer, je n’aime pas trop le mot  » leader  » et pour moi, ce sont des témoins, des leaders de notre rugby pour certains, des leaders de vie pour d’autres. On l’a fait et ça se passe bien, les joueurs organisent aussi des choses car il y a le rugby mais, sans esprit, il n’y a pas de performance. On travaille beaucoup sur l’esprit de l’équipe, sur le bien-vivre ensemble et c’est hyper important donc aujourd’hui, on les a nommés. Ce n’est pas pour ça qu’ils seront titulaires ou capitaines, il faut se le peler, il n’y a que la vérité du terrain car c’est ce dernier qui te fait jouer mais aussi être un leader. 

 

Ce sont des rôles qui sont importants dans le vestiaire après une déception comme à Dax ou un match importantissime comme celui d’aujourd’hui ? 

 

MB : Bien sûr, on est obligé d’avoir ce genre de relais quand on est entraîneur et de sentir le poumon de l’équipe. Comme je le dis, ce n’est pas que dans un sens, ce n’est pas moi vers eux mais aussi eux vers les coachs et pour l’instant, ça se passe très, très bien là-dessus. Je suis très content, j’ai un groupe super, je suis très content des joueurs que j’ai et du groupe qu’il y a. Ça demande juste à s’embraser mais ça passera aussi par nos performances. 

 

A Dax, on a vu l’un des dépositaires du jeu du Sporting Club Albigeois, Gilen Queheille, laisser le but à Jérémy Russel et sortir tôt dans le match. Il avait des soucis ? 

 

MB : Il faut aussi que les autres jouent et ils sont trois en concurrence. On connaît plus Gilen, il faut aussi que ça tourne et il était peut-être dans un jour un peu moins bien. Encore une fois, comme je te parlais de la concurrence, c’est le terrain qui dicte les choix mais ça arrive, les joueurs ne font pas que des bons matchs. Mais ils sont trois, ils s’entendent très, très bien et nous, on en prendra deux à chaque fois, deux que l’on considère au-dessus et après, ce sera le jeu de la concurrence. 

 

Pour faire un peu d’humour, pour le Basque qu’il est, il était en terre hostile dans les Landes ?

 

MB : Oui, je pense que de se rapprocher de chez lui, ça ne l’aide pas (rires). Je le connais, il a certaines capacités, il est très ancré dans cette région là-bas donc peut-être, je ne sais pas. Mais en tous cas, ça arrive parfois de faire de moins bonnes performances, il y a beaucoup de joueurs qui ont fait des matchs corrects, d’autres un peu moins. C’est la concurrence qui doit faire cette émulation pour essayer de faire en sorte que de plus en plus de joueurs soient performants. 

 

Sans donner la recette de la causerie, quelle sera l’une des clés de voûte de ce match ? 

 

MB : L’exigence, il faut que l’on soit plus exigeant dans tout ce que l’on fait. Par moment, on vient trop détente, il faut qu’on soit exigeant dans tous les rôles que l’on aura à faire et qu’on redouble d’exigence en matchs et à l’entraînement. Ça ne vient jamais comme ça, tu ne te dis pas  » je m’entraîne tranquille la semaine et le dimanche, ça va aller « . Non, il faut s’entraîner bien consciencieusement et donc, ce sera l’exigence sur ce match-là. 

 

Une autre exigence, c’est celle de convaincre le public ? 

 

MB : Bien sûr, tu es chez toi, tu es à Albi ! On a besoin de faire un bon match et après, pour le résultat, comme je l’ai dit, il en restera 20 derrière. Mais on a besoin de faire un bon match pour tout le monde, pour l’équipe, pour les supporters, pour le public, pour les dirigeants, pour les joueurs, pour tout le monde. On a beaucoup de joueurs qui nous ont rejoints et je trouve que la cohésion se passe bien mais il y a aussi besoin de faire un gros match référence pour que ça prenne vraiment. C’est en train de prendre mais il n’y a que les victoires qui te font valider tout ce travail-là.

Est-ce que vous avez ciblé un nombre de points ? 

 

MB : Non, j’avais dit match après match et je ne vais pas changer mon fusil d’épaule, je le maintiens et je dirai pareil même le 27 Février. C’est match après match, on est encore dans la construction de l’équipe, on n’a pas encore assez de visibilité. J’avais dit qu’on en aurait à la fin de ce bloc donc je suis impatient de le finir et de voir où on en est. On n’a pas d’objectif de points, on a l’objectif de monter en gamme chaque week-end et là, on a besoin d’exigence et de monter de niveau. 

 

Mieux vaut être à ta place qu’à celle de Bourgoin où, comme à Albi, il y a eu beaucoup de rotations dans le staff et l’équipe. On voit que ce n’est pas si simple que ça d’écrire une nouvelle histoire ? 

 

MB : C’est très dur quand tu reprends tout de A à Z ou du moins, ça met du temps. C’est super plaisant, moi, j’aime beaucoup et avec Alex, on se régale et on s’éclate, en plus, on est plutôt dans le haut de la Nationale donc on fait un bon début de saison mais ça met du temps, franchement, il faut de la patience. Je dis toujours  » on verra en Janvier où on en est  » mais, encore une fois, plus ça gagne plus ça vient vite. Il est sûr que je préfère être dans ma position qu’en bas du classement mais les matchs seront les uns après les autres et il ne faut pas faire trop de conclusions rapidement. 

 

On l’a vu l’année dernière avec Massy et Narbonne. Derniers au mois d’Octobre, Narbonne monte en Pro D2 et Massy était à fleur d’être en demi-finale d’accession ? 

 

MB : Je suis bien placé pour le savoir, j’étais coach là-bas. On avait mal démarré mais après, les joueurs se sont retroussé les manches et on fait une 2e partie énorme à partir de Janvier. On était à un match près, si ça reste les 6, on est qualifié, ça s’est joué à un match donc attention. Il vaut mieux quand même prendre des points d’avance, je préfère être dans le positif que l’inverse mais le championnat est long et c’est pour ça que je dis qu’on ne joue pas la saison aujourd’hui.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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