#Rugby – Nationale / D.Nevers (Albi) : «Ne rien lâcher et arriver à mon but personnel!»

Damien Nevers, le pilier droit du Sporting Club Albigeois est revenu avec nous sur cette 3eme saison sous les couleurs jaunes et noires et sur sa façon de s’adapter aux nouveaux préceptes amenés par Mathieu Bonello. Présent sur le pré face à Nice et Massy mais hors groupe lors de la réception de Cognac ou encore lors du déplacement sur ses terres natales bourguignonnes , l’ex joueur du CS Beaune n’en demeure pas moins motivé et confiant en sa capacité à renverser l’ordre établi. Focus sur un pilier qui malgré la concurrence va continuer à mettre le bleu de chauffe pour réaccrocher le wagon, et qui espère que ses coéquipiers vont produire une belle prestation en pays dacquois lors de la 5ème journée de Nationale.

 

 

Tu entames ta 3e année au SCA, même un peu plus si on compte tes années en espoir. J’imagine que tu arrives avec beaucoup, beaucoup de détermination pour appréhender cette nouvelle aventure et ce nouveau chapitre avec Mathieu Bonello ? 

 

Ça va faire la 3e année consécutive que je suis là avec un changement de staff et, comme chaque année, de nouveaux joueurs et un nouveau groupe à reconstruire et c’est toujours plaisant. C’est comme la rentrée quand tu es gosse, tu es vachement impatient de découvrir tout ça et que tout prenne forme. 

 

En plus, Mathieu Bonello a des préceptes totalement différents de ce qui se faisait par le passé et donc, ça a peut-être un peu cassé la routine que tu pouvais avoir pris depuis deux ans ? 

 

C’est toujours bien de changer de vision, de méthode d’entraînement, de discours et  » d’hommes « . Ça permet d’aborder certaines choses de différentes manières. 

 

Avec aussi un volet préparation physique qui est maintenant très, très important du côté du Sporting Club Albigeois avec Mathieu Bonello. Ça a dû suer à grosses gouttes cet été ? 

 

Oui et, en plus, ils ont rentré un nouveau prépa qui est Marc Millot, quelqu’un de très proche des joueurs et de la fameuse  » Team Paillasse « . J’ai pu le côtoyer un paquet de fois et c’est quelqu’un qui individualise beaucoup par rapport aux manques de certains et qui connaît différentes méthodes du fait qu’il est connu de par son glorieux passé des personnes de morphologies différentes. 

Pour toi, quels vont être tes objectifs de cette saison ? T’imposer comme tu le fais depuis chaque année ? Au début, tu es toujours très discret et puis, au fil de la saison, tu t’imposes souvent à la durée

 

Il faut réussir à être patient. Les problèmes des dernières années étaient plus des problèmes d’été, des problèmes de poids et ainsi de suite, qu’on règle au fil du temps avec le professionnalisme que je ne connais pas depuis très, très longtemps. Cette année, j’ai été un peu plombé par plusieurs petits pépins, à chaque fois, ce n’est pas grand-chose mais ce sont des trucs qui handicapent beaucoup. Donc, on est un peu retardé, on perd une semaine par ci, deux semaines par là, 3 ou 4 jours mais on bosse réellement en conséquence et on continue à bosser, il ne faut jamais se reposer. J’espère que tout ça va passer et que je vais pouvoir faire comme toutes les années, ne rien lâcher et arriver à mon but personnel.

Lorsqu’ils sont arrivés, on a entendu Mathieu Bonello et le nouveau staff dire qu’ils ne voulaient plus mettre de façon intangible cet objectif de Pro D2. Récemment, chez nos collègues de France 3, Mathieu André disait que ça soulageait aussi un peu le groupe de ne pas avoir cette chape de plomb d’être obligé de monter en Pro D2. Tu corrobores ?

 

Oui, je corrobore totalement. Chacun aborde les matchs différemment, peut-être aussi que Mathieu avait d’autres responsabilités que les miennes qui faisaient que ça appuyait un peu plus. 

 

Ce début de saison du Sporting est fort bien réussi. C’est une équipe qui est encore jeune, en totale construction et comptablement, vous êtes dans les clous ? 

 

On ne peut pas gagner à chaque fois avec la forme et, comme on dit, l’important est le résultat. Donc, tant que les résultats sont là, on continue de travailler et on ne se repose bien sûr pas sur nos lauriers et on essaye que ça perdure. 

 

Tu nous parles un peu des deux matchs que tu as réalisés face à Massy et Nice ? 

 

On voit que la Nationale a encore grimpé d’un niveau. Toutes les équipes ont pu cibler leurs recrutements et se sont bien renforcées dans leurs faiblesses et on voit encore de plus en plus de joueurs de Top 14 et de Pro D2 qui débarquent et qui ne sont pas des retraités. Ce sont des joueurs dans la fleur de l’âge qui viennent maintenant jouer en Nationale donc, ça élève le niveau et c’est de plus en plus dur tous les week-ends. 

La moitié du groupe a été régénérée. Comment ça vit ? Est-ce que, comme on dit, la mayonnaise a pris ? 

 

La mayonnaise a pris, tout se passe à merveille. Le staff fait aussi en sorte que tout ça perdure, non pas que sur le rugby mais aussi sur la vie quotidienne des joueurs donc, pour l’instant, on va dire que tout est au vert. 

 

J’imagine que pour toi, le seul petit bémol de ce début de saison est de ne pas avoir pu aller te montrer en Bourgogne pour le premier match face à Dijon ? On connaît ton attachement à la Bourgogne et tu aurais sûrement aimé aller voir la famille 

 

J’étais un peu biaisé de ne pas être monté à Dijon mais on respecte les choix. On fait partie de l’équipage donc on a besoin de tout le monde, peut-être que je n’étais pas utile sur ce match-là mais je le serai sur un autre. 

Après le match contre Cognac, voire même après celui contre Massy, la presse a un peu pointé du doigt la mêlée albigeoise qui fut l’un des secteurs défaillants. Selon toi,  » docteur, est-ce grave ou non  » ? 

 

Non, ce n’est pas grave. Pour moi, c’est juste passager, on va réussir parce qu’on bosse très bien et très dur ce secteur-là que Mathieu aime beaucoup. Je pense que ça va vite se débloquer et que c’est surtout dans les têtes, tout ira bien. Comme on dit, la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. 

 

Aujourd’hui, à Dax, il va y avoir un gros défi car cette mêlée dacquoise est loin d’être une rigolade ? 

 

Ils ont des joueurs expérimentés et très puissants. Ce n’est pas passer au révélateur car on en est encore qu’au début du championnat, tout le monde a ses petites lacunes et chacun est en rodage de son côté. On commence à monter un peu plus en intensité, on se rapproche du milieu de la saison donc tout le monde va commencer à avoir des automatismes et à se trouver. 

On va parler des autres équipes. Chambéry, premier du championnat, tu l’avais vu venir ? 

 

Oui parce-que j’ai quelques connaissances là-bas et déjà l’année passée, lorsqu’ils étaient venus au Stadium, il y avait eu une partie très  » fermée « . Ils l’avaient annoncé, ils l’ont fait avec le retour de leur manager qui était à Grenoble et, pour l’instant, c’est une belle équipe qui, comme nous, surfe un peu sur la vague de victoires en début de saison mais il faut que cela perdure dans le temps. L’année dernière, il y avait Suresnes qui survolait le début du championnat mais après, ça avait été un peu l’hécatombe. 

 

On va aussi parler de l’un de tes anciens clubs de cœur, le CS Beaune. J’imagine que tu as eu un regard sur le début de saison sous la nouvelle ère Chalmers après l’ère Magnat ? 

 

J’ai déjà eu Sébastien Magnat plusieurs fois au téléphone ainsi que le nouveau capitaine du CSB régulièrement, mon petit Kevin Perrier qui a pris de nouvelles responsabilités au club. Je suis franchement très content, ça a l’air de bien marcher, ça a été vachement rajeuni avec quelques mecs d’expérience. Pour l’instant, on voit qu’ils restent dans la norme, ils se sont confrontés au Stade Métropolitain qui tourne fort en ce début de saison ainsi que La Seyne mais on voit qu’à chaque fois, ils perdent de peu. Franchement, je pense que ça va le faire et qu’ils vont peut-être réussir, je pense qu’ils vont accrocher l’une des places dans les 6. 

 

On a l’impression que tu avais plus vu venir Chambéry 1er de Nationale que Kevin Perrier capitaine du CS Beaune ? 

 

Tu m’aurais dit Kevin au talon, je l’aurai peut-être plus vu que capitaine (rires). 

Il saura apprécier. On va revenir sur ce match face à Dax car une victoire à l’extérieur serait quand même quelque chose qui pourrait sceller le ciment de ce nouveau groupe, qui plus est face à Dax qui est un club mythique ? 

 

On avait réussi à le faire l’année passée en allant s’imposer là-bas alors que Bourg y avait trébuché auparavant. Je pense que ce serait vraiment un virage dans cette saison qui nous permettrait de lâcher un peu les chevaux et de créer encore un petit peu plus une cassure dans ce championnat. 

 

On sait que tu aimes bien les vieilles parties à l’ancienne l’hiver. Il doit te tarder que l’hiver arrive ? 

 

Oui mais bon, maintenant, on n’a plus le droit. Quand on passe en commission, il y a déjà trop de monde qui se présente et, au niveau des professions, ça fait peur et après, tu restes trop longtemps au frigo pour pouvoir revenir vite (rires). Je pense que ça, c’est maintenant un peu révolu et qu’il faut plus se tourner vers l’aspect  » légal  » pour faire mal. 

 

Le rugby moderne comme on dit ? 

 

Tout à fait. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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