#RugbyXIII / M.Lagourcette (Albi RL) : «On veut être champions de France, et on va y arriver.!»

En marge du Club Affaires d’Albi Rugby League, nous sommes allés à la rencontre de Maurice Lagourcette, le Président du COP (Club Ovale Partenaires) des treizistes tarnais. Pour les pensionnaires du Stade Mazicou, où se déroulait le premier club affaire depuis la pandémie Covid-19, ce retour des manifestations festives voyant se côtoyer partenaires, sponsor et amoureux du club de la cité épiscopale, est une véritable délivrance tant la convivialité et le partage sont des valeurs séculaires de ce sport. Maurice Lagourcette qui ne se cache pas que le COP, représente 50% des recettes budgétaires d’ARL XIII, a souhaité invité gratuitement, l’ensemble de la famille élargie du club quintuple champion de France. Un titre hexagonal que le nouveau président d’ Albi Rugby hexagonal et son homologue du COP, comptent bien ramener au pied de la cathédrale Sainte Cecile dans un avenir proche.

Le retour du club affaire après quasiment deux ans sans manifestation, c’est une très belle réussite avec 200 convives, de l’ambiance, de la convivialité. C’est ce qu’on aime dans le rugby ?


Tout à fait. C’est l’ambiance rugby, c’est l’ambiance rugby à 13 surtout. J’ai toujours prôné cette ambiance. Aujourd’hui, si les partenaires me sont restés fidèles par rapport aux divers éléments qu’on a passé qui n’étaient pas favorable à cette convivialité, c’est ce qui m’a sauvé aujourd’hui. J’ai demandé qu’ils reviennent, ils sont revenus. D’autant que moi, j’ai voulu les inviter ce soir. C’est vrai que quand tu n’as pas vu des copains depuis longtemps, ça te fait plaisir de les inviter. Mais si tu les invites, il ne faut pas les faire payer. Ça je pense que ça a marqué.


On va refaire un peu la genèse de ce club affaire. Comment est né et a grandi la grande histoire de ce COP (Club Ovale Partenaires)?


Le club affaire c’est Michel Delpoux. C’est un homme qui était parti au Toulouse Olympique. Ils avaient fait un club affaire. Il est un peu allé les copier. Il a lancé ce club affaire. J’étais là. Quand nous avons commencé le club affaire, nous étions 13 comme le rugby à 13. Nous l’avons mis en place et chacun nous sommes allés chercher des partenaires. Malheureusement, Michel a été atteint d’une grave maladie avant de décéder. Il m’a demandé de reprendre le flambeau. Ce que j’ai fait. Aujourd’hui, ça fait quatre ans que je l’ai et quatre ans que le club affaire progresse et c’est grâce à lui qui l’a créé.


Ce n’est pas une mince mission d’être à la tête d’un club affaire tout de même…


Non ce n’est pas une mince affaire. Mais franchement quand tu vois les partenaires et la façon dont ils te remercient, ça vaut le coup. Tu vis pour le club. C’est très important un club affaire pour un club. Aujourd’hui, un club affaire d’Albi c’est 50% du budget du club. C’est aussi l’ambiance entre copains, entre amis, entre partenaires tissés ensemble dans un tissu professionnel autour du rugby à XIII. Je pense que c’est important et on y arrive. C’est pour ça qu’on a du succès.


Après une saison 2020-21 sportive un peu morose, maintenant il va falloir que du côté sportif ils mettent du cœur à l’ouvrage pour donner aussi un élan. On le sait le marketing, le club affaire, ça va de pair avec les résultats sportifs.


Oui, mais on a la chance d’avoir cette année un président qui s’appelle Pierre Meynadier, qui a repris le club. Il a beaucoup d’ambitions. A partir de là, il veut travailler sur trois ans. Quand tu proposes à un partenaire de travailler sur trois ans, ça fait sérieux. On est sérieux, et on veut faire évoluer le club sur trois ans et on va y arriver. On veut être champions de France, et on va y arriver. Il a l’intention Pierre d’être champion de France sur trois ans et moi je vais tout faire pour l’aider.


Pierre Meynadier comme tu l’as dit dans ton discours, c’est quelqu’un qui arrive du foot. Est-ce qu’il a amené quelques bonnes idées qui viennent du foot ? Parce qu’il n’y a pas que des mauvaises idées dans le foot.


Oui sûrement. Alors déjà, ce que Pierre a amené, c’est la gentillesse, la convivialité, la rigueur, peut-être que ça vient du foot, je ne sais pas. En tout cas, quand on voit la réussite de son entreprise, je suis persuadé qu’il peut répéter la même chose avec l’ARL.


Quel est l’objectif pour ce club affaire pour qu’il continue à se développer ? Il n’y a pas de plafond de verre, j’imagine qu’il y a encore de l’espace pour progresser ?


Oui il y a de l’espace pour progresser. Nous ce qu’on veut, c’est que le copain amène le copain. Ce soir j’ai amené à des partenaires d’amener des futurs partenaires. Ça s’est fait et ça a été bien suivi. Je vois que je fais un petit peu le tour. A 200 personnes, c’est un peu, ce n’est pas beaucoup. Je connais tout le monde, et tout le monde m’a dit Maurice c’est bien, on est là, on est contents et on veut venir. Je pense que la réussite c’est peut-être un peu ça. Après c’est compliqué. Je pense qu’on va y arriver. Le rugby à XIII dans les trois ans qui viennent devrait avoir un super résultat.

Et s’il y avait un titre de champion de France, ça pourrait être un déclic pour passer encore un cap…

Oui alors déjà si on est champions de France, moi je dis que c’est super. Parce qu’après, les déclics à XIII c’est autre chose. On a sûrement le TO qui va monter. Le déclic après ça c’est le championship. Là, je compte sur toi pour aller chercher les 3 millions qui me manquent (rires).

Ce n’est pas une mince affaire là non plus. On va finir sur un sujet également fédérateur. Hier le foot faisait son club affaire à Mazicou. Hier on a vu que le rugby à XV jouait à Mazicou. A quand un grand club affaire de ces trois grands sports collectifs qui baignent la ville d’Albi ? Ça pourrait être une bonne image un groupé pénétrant ?

Oui, moi je ne suis pas contre. On s’est rencontré avec Jean-Jacques Veyrac du SCA. Je suis moi-même partenaire du SCA puisque j’ai une entreprise sur St Juery. Comme toute personne qui a une entreprise, j’ai des clients et des clients qui s’occupent du SCA. A partir de là, tu dois les aider. C’est normal. J’aimerais qu’on le fasse pour moi, je le fais pour les autres. Oui pourquoi pas. Moi je ne suis pas fermé. Le gâteau sur Albi n’est pas gros. On ne fait que se le partager. Plus il y a de clubs affaires qui se montent, plus on se partage le gâteau en part plus importantes, moins grosses mais plus importantes. Si c’est la vie d’Albi, le sport a un peu périclité à Albi. Quand tu vois le volley qui était très haut, le SCA qui était en Top 14. Si ma fois, on se met ensemble, pourquoi pas. Je ne suis pas jaloux. Si tu travailles bien chez toi, il n’y a pas de raisons que ça ne fonctionne pas. Ce ne sont pas les autres qui vont t’empêcher de fonctionner. Je suis pour l’ouverture d’esprit.

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A l’image aujourd’hui, l’invitation de tous les clubs de rugby à XIII. Toute la grande famille du rugby à XIII Tarnais, c’est encore une belle image forte là aussi.

Oui. Je voulais le faire parce que ça c’est important. J’avais invité la Fédé, mais malheureusement, elle est restée à Paris parce qu’il y a du boulot à Paris. Je connais Luc Lacoste et monsieur Balou. Ils sont venus à ma fin de saison au domaine Calmette. C’était la surprise. Ils ne devaient pas venir, ils sont venus. J’étais très content. Ils m’ont promis qu’ils reviendraient. Ce soir, ils ne sont pas là parce que justement, ils ne pouvaient pas ils étaient à Paris. J’avais invité ces présidents de clubs Tarnais pour qu’on montre que vraiment, les présidents de clubs du Tarn, nous sommes ensemble et qu’ensemble, on veut faire un bloc pour aider la Fédé à développer ce rugby à XIII. Il a besoin d’élan et d’être développé. Ils ne sont pas là, ce n’est pas grave, je ne suis pas feignent et ce n’est que partie remise. Je remettrais encore le plat très bientôt quand ils seront libres.

Dernière question. On a vu un entraînement dirigé avant le début de ce club affaire. Qu’est-ce qu’on peut souhaiter de mieux au Albi Rugby League pour cette saison 2021-22 ?


Ce que j’aime à Albi, c’est qu’on a gardé un noyau. Ce noyau, ce sont des jeunes d’Albi. Je ne vais pas les citer, moi je les adore. Ils ont une mentalité extraordinaire. L’année dernière, nous n’avons pas su les encadrer. Si on n’a pas eu de bons résultats, ce n’est pas leur faute, c’est la nôtre. Aujourd’hui, Pierre a travaillé en début de saison pour essayer de les encadrer correctement par des papas. Ces papas, on est allé les chercher. Maintenant tu sais que le sport c’est …


Tout dépend comment retombe la pièce !


Voilà, et surtout la balle. La balle est ovale. Si elle retombe bien, des fois tu la récupèreras, sinon elle repartira en touche et ça sera foutu. Si déjà cette année nous sommes dans les quatre premiers. Si on fait une qualification à la maison. Je dis chapeau. Ensuite, on s’améliorera. On a envie de réussir. L’équipe d’aujourd’hui au niveau sportif, au niveau encadrement et au niveau du bureau directeur de l’ARL, plus la communication, je pense qu’il y a une osmose qui se créé et je pense qu’on arrivera à faire quelque chose d’intéressant.

Article rédigé par Loïc Colombié

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