#Rugby – Fed1 / D.Lelievre (ASBC) : «Il faut qu’on joue les barrages d’accession à la Nationale 2!»

Dans le Vaucluse, à Bédarrides – Châteauneuf du Pape, le président de l’ASBC, David Lelièvre, se réjouit à cœur joie de voir le stade du Verdeau accueillir à nouveau ses fervents aficionados. Pour cette nouvelle saison de fédérale 1 après 2 saisons entrecoupées et annihilées par la crise sanitaire , les joueurs managers par Arnaud Vercruysse espèrent enfin entrevoir le tunnel d’un retour des joutes rugbystique. Après une intersaison où le Covid est revenu faire un clien d’œil angoissant sur un passé récent, le dirigeant des champions de France 2018 (fédérale 2) veulent croire au retour des jours heureux. Mais avec l’horizon d’une Nationale 2 (dont le président de verts et rouges fut un des promoteurs au printemps 2021 auprès d’instance en quête d’une refonte de la pyramide des compétitions), sur les bords de l’Ouvèze ont espèrent ardemment prendre le bon chemin pour ce carrefour d’un rugby semi Pro en recherche de structuration. David Lelievre pour sa 3eme année de mandature nous dévoile les enjeux et les objectif d’un club en pleine mutation.

 

 

Pour Bédarrides comme pour l’ensemble de la Fédérale 1, c’est la renaissance du championnat avec la dernière année d’une formule qui avait déjà été remodelée plusieurs fois mais surtout l’an zéro du retour d’un championnat complet ? 

 

Que le ciel t’entende ! Effectivement, le souhait le plus cher est de faire une saison complète et ensuite, l’aboutissement sportif de cette saison avec l’issue et la création de cette Nationale 2, on verra step by step. Commençons déjà sereinement et de façon durable. 

 

Est-ce que tu fais partie de ces présidents qui ont poussé pour voir la genèse de cette Nationale 2 ? 

 

Oui, nous étions entre 12 et 15 entre Décembre et Janvier de cette année à pousser pour avoir soit la création d’une 2e poule de Nationale ou la création de ces deux poules de Nationale 2 pour la saison à venir. On ne va pas se le cacher, l’ambition est d’y figurer la saison prochaine même si la poule dans laquelle nous avons été versés est particulièrement épaisse, comme on dit.

 

Cette poule de l’Est a quand même fait parler, c’est une mini Nationale 2 dans la Fédérale 1 ? 

 

J’ai encore eu deux collègues de la poule cette semaine pour faire un peu le point, d’une part sur les obligations de Fédérale et d’autre part, sur l’état de leurs effectifs aussi bien chez les jeunes par rapport au pass sanitaire qu’au niveau des seniors avec les blessures qu’on compile tous les uns et les autres au fil des matchs de préparation. On est revenu à discuter des deux versions de poule qui avaient été données initialement et ce que l’on pense être la pression d’une personne en particulier pour qu’il y ait rebattage des cartes et qu’on aboutisse sur cette poule-là que l’on qualifie tous de  » poule de la mort « . 

On va aussi parler des finances de Bédarrides-Châteauneuf du Pape. Où en est-on de votre côté après un an et demi voire deux ans de pandémie ? 

 

On a utilisé l’exercice 2019 / 2020 pour purger un certain nombre d’éléments qui traînaient dans nos comptes depuis quelques années donc, ça a été une  » année poubelle « . La saison dernière, vu que nous avions réduit notre budget de manière significative, nous a permis de remettre les compteurs à zéro donc, nous sommes sains par rapport à un plan comptable. Maintenant, on ne se cache pas qu’on se gratte la tête avec mes collègues du comité directeur puisque nous sommes repartis sur un budget à la hausse compte tenu de nos ambitions sportives et qu’on ne veut léser personne dans le club, de l’école de rugby aux espoirs et que donc, on mobilise des moyens pour toutes ses strates-là. Ça fait des euros et on a quand même la perte de quelques partenaires donc nous, contrairement à d’autres clubs, s’il devait y avoir du huis-clos à un moment dans la saison, ça serait très, très compliqué car, dans notre équilibre budgétaire, les buvettes, la billetterie et les hospitalités d’avant et d’après-matchs sont importantes dans cet équilibre budgétaire. On avance petit à petit, on a aujourd’hui 70 / 75% de notre budget qui est projeté et on continue à aller chercher de nouveaux partenaires. Il y a des gens qui sont intéressés par le projet qu’on essaye de porter à l’échelle du territoire donc, on essaye de les séduire. Et encore une fois, nos supporters et nos partenaires, avec tout ce qui sera hospitalités autour des matchs, sont importants donc j’espère bien qu’on va démarrer cette saison, qu’on va aller jusqu’au bout et qu’on pourra avoir du public dans nos tribunes. 

 

En parlant du public, il risque quand même d’y avoir une baisse des recettes billetteries avec la proportion d’anti-pass et d’anti-vax français. J’imagine que, comme partout, il doit y en avoir à Bédarrides ? 

C’est mathématique donc certainement. Le week-end dernier, on a fait notre dernier match de préparation contre Aubenas aux Verdeaux, on était ravi de voir à nouveau vibrer ce stade et les travées étaient bien remplies malgré le contrôle du pass sanitaire que l’on a fait de façon exhaustive. Donc, le public a répondu présent, tout le monde a pris beaucoup, beaucoup de plaisir à partager ça y compris sur le terrain. Comme tout le monde dans ce beau club, j’espère que l’on aura entre 75 et 90% de ce qu’on avait habituellement malgré le pass sanitaire. 

On va aussi parler des ambitions sportives de Bédarrides : quelle est la feuille de route que tu as fixée à ton manager Arnaud Vercruysse ? 

 

Être dans les 4, ça va être chaud pour se qualifier tout de suite donc, ce que j’aimerai, c’est qu’on soit dans les 6 pour faire le match de barrage à domicile. Par contre, c’est impérativement être dans les 8, il faut que l’on puisse avoir le droit d’aller jouer ces barrages pour l’accession à la Nationale 2. L’objectif clairement affiché, et je ne me déroberai pas là-dessus, c’est d’être dans les 8. Après, est-ce qu’on sera dans les 4 ou dans les 6, je n’en sais rien mais dans les 8, c’est le minimum syndical et ça a été annoncé à l’ensemble du groupe.

 

Tu confirmes Arnaud Vercruysse dans un poste de manager à l’anglaise qui comprend le sportif mais pas que. Tu peux nous parler des autres prérogatives qu’il a au club ? 

 

Comme tu l’as dit, il n’y pas que le sportif et d’ailleurs, on en a encore parlé récemment, il souffre même de ne pas être assez impliqué dans le sportif donc, on s’est réorganisé pour lui laisser un peu plus de temps au niveau du groupe et du terrain. Sinon, il est force de proposition sur beaucoup de choses, au niveau de l’animation des partenaires, il apporte sa pierre à l’édifice au niveau de la construction du projet Vaucluse Rugby, comme d’autres dirigeants du club. il attaque sa 2e saison avec nous mais on a l’impression que ça fait 10 ans qu’il bosse le projet en notre compagnie donc, c’est assez remarquable et il y a un bon équilibre avec les quelques dirigeants les plus proches qui travaillent sur ce projet avec moi et Arnaud. Oui, il est précieux dans notre organisation. 

On a vu que, comme chaque année à Bédarrides, il y a eu de bonnes pioches dans le recrutement. Quelle est la recette pour avoir une force d’attraction aussi importante à Bédarrides ? 

 

C’est compliqué à dire et puis, nous allons quand même rester humbles. On a la chance d’avoir des dirigeants dont un, Philippe Daminiani, qui a un réseau important dans notre milieu ce qui nous permet d’avoir des propositions de joueurs que l’on évalue, que les coachs Cédric Despalle et Arnaud évaluent après vidéos et puis, on y va. Je pense que notre club reste malgré tout un club atypique, tu me diras que tous les clubs sont atypiques mais nous, nous avons un côté familial qui, quelque part, est assez marqué. Je pense au week-end d’intégration qui s’est passé la semaine dernière, il y a des moments qui font particulièrement plaisir. C’est cette accumulation de beaucoup de choses, la proximité des bénévoles, le fait qu’il n’y est pas de star chez nous donc, les joueurs qui viennent sont tout de suite mis dans le bain de la proximité avec l’école de rugby, nos bénévoles et nos partenaires. Les moments de convivialité que l’on partage dans nos beaux domaines viticoles de l’appellation contribuent aussi à ça, même si c’est forcément à doses modérées puisque ça reste des sportifs. C’est tout cet amoncellement de petits moments de vie que l’on vit au fur et à mesure de la semaine sans qu’ils soient programmés pour autant qui contribuent. Je pense que les joueurs entendent de bonnes choses nous concernant et viennent avec une certaine impatience ou, en tous cas, beaucoup de curiosité pour nous découvrir et je ne crois pas qu’il y ait de déçus. Jusqu’à présent, cela fait 4 ans 1/2 que je suis dans le club, et je n’ai pas entendu de joueurs qui regrettaient. 

 

Tu as évoqué le projet Vaucluse Rugby : où en est-on et y a-t-il déjà les prémisses de cette locomotive que tu veux lancer ? 

 

Juste après notre conversation, je vais avoir une réunion avec un président de club pour continuer à essayer de fédérer tout ça. Tout le monde n’a malheureusement pas bien compris le bien-fondé du projet et je le regrette. Il y a encore ces travers de guerres du clocher d’avant-guerre qui sont toujours là donc, ça prendra du temps. Néanmoins, en deux ans de temps, on a franchi un certain nombre d’étapes avec des clubs qui sont devenus des clubs amis sur le territoire. Les politiques sont très intéressés par le projet car il n’est pas que sportif, il y a de l’éducation, du sport, beaucoup de choses et également du culturel, c’est tout cela réuni. Je dirai de toute façon que la fusée est la rampe de lancement, il y a un certain nombre de sujets qui vont se passer à la fin de cette semaine par rapport au projet. On va vraiment rentrer dans le concret en Octobre avec la création proprement dite de Vaucluse Rugby, de cette nouvelle association qui sera une association filles sur la base des règlements fédéraux pour que le projet soit totalement sur orbite en Juin 2022 et que la saison 2022 / 2023 s’écrive avec cette nouvelle entité qui sera co-pilotée par les clubs qui collaboreront à la création de cette dernière. Donc concrètement, ça avance, à chaque jour suffit sa peine, l’aventure est loin d’être terminée. On a bien avancé, il reste un petit bout de chemin à franchir mais d’ici Décembre, si on avait la chance de faire un bilan avec toi à mi-saison, j’espère pouvoir t’annoncer des choses très, très concrètes par rapport à ce projet. 

On n’y manquera pas. Pour conclure, quels sont les trois mots pour cette saison du renouveau ? 

 

Plaisir, rigueur et sérieux, jouer. Jouer, tout simplement jouer, qu’on nous laisse jouer, que l’on puisse jouer. Après, la vérité du terrain parlera mais qu’on puisse tous se retrouver avec tout ce que l’on a autour de notre sport, forcément le ballon et tout ce qui va avec mais surtout tout ce qui va autour. Je pense qu’aujourd’hui, on a tous besoin de ça. 

 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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