#Football – D2F / Dechilly « Primordial que le Racing soit installé en D2 »

A quelques jours de la reprise de la D2 Féminine, faisons à un tour des principaux acteurs de ce championnat : l’AMTF, Rodez, Brest, Montauban, Strasbourg, Orléans, Metz, Nimes ou encore Thonon. Vous retrouverez les objectifs pour cette saison 2021-2022, la préparation estivale, la reprise.

Après être allé à la rencontre du Stade Brestois, de l’AMTF, du RAF, de l’ETGG ou de Montauban, direction l’Est de la France avec le Racing Club Strasbourg Alsace et l’une de ses pièces essentielles : Pauline Dechilly. Nous revenons avec elle sur sa préparation estivale, les objectifs collectifs et personnels et l’approche du premier match de championnat. Rencontre.

Parles nous de cette reprise, de cette prépa, qui a dû être difficile, le temps de retrouver une vraie condition physique et les automatismes après une telle coupure. Quel a été le programme du Racing, les matchs amicaux et quels enseignements vous en avez tiré ?
On a eu la chance d’avoir pu continuer à s’entraîner durant toute la saison dernière, c’est vraiment positif, car on a pu s’entretenir physiquement durant tous ces mois sans compétition. Notre préparation a duré six semaines, on a eu sept matchs amicaux. On a pu apprendre à se connaître avec les nouvelles recrues, travailler différents systèmes de jeu, et surtout, reprendre des repères de matchs. J’ai trouvé qu’il y avait pas mal d’intensité durant ce mois et demi.

On a vu justement que vous aviez joué beaucoup de matchs amicaux avec des résultats divers. Des victoires face aux jeunes de Dijon (3-0), Vendenheim (4-0), Saarbrucken (1-0) mais également des défaites contre Metz (2-1), les jeunes d’Obernai, Issy (2-1) ou encore Saint-Etienne (1-3). Quel est ton sentiment après ses résultats mais surtout ton ressenti sur la répétition des matchs et le contenu de vos rencontres ?
Je trouve très intéressant d’avoir pu enchaîner sept matchs sur cinq semaines de préparation, car la sixième semaine nous amène au premier match de championnat. On a pu apprendre à faire la connaissance de tout le monde et créer des automatismes ensemble dans différents systèmes de jeu. On a rencontré des adversaires de plusieurs niveaux, c’est positif, car on a pu se confronter à des équipes qui évoluent différemment les unes des autres. Je trouve que l’on a fait une préparation estivale cohérente et que nous avons toutes bien travaillé avec l’ensemble du staff, bien évidemment.

Pour beaucoup le COVID a été une longue période sans compétition pendant laquelle il a été difficile de s’investir pleinement. Néanmoins, c’est aussi l’occasion pour les équipes de parfaire les ajustements tactiques, la cohésion. Comment le Racing a géré cette période ?
Nous avons eu la chance d’avoir pu continuer à s’entraîner normalement, que ce soit sur le terrain ou en salle, mais aussi pas mal d’exercices avec la vidéo par petits groupes ou toutes ensemble, ça a été un vrai plus pour nous et j’espère que ça payera sur cette saison qui arrive.

Pauline Dechilly face à Saint-Maur
Photo : Sandra Jakowenko et Alain Rauscher

L’an passé, vous étiez installé dans le ventre mou du championnat. Tu penses que vous avez la possibilité de faire mieux cette saison ?
Malheureusement lorsque la saison s’est arrêtée, nous avions encore un match de retard. De plus, nous étions sur une bonne dynamique. C’est frustrant, car il aurait été vraiment intéressant de savoir où nous aurions pu nous situer pour une première saison en Division 2 pour le club. Nous n’avons pas un groupe facile, mais il est évident que l’on peut toujours mieux faire. Nous allons faire le maximum pour être meilleurs que la saison passée et pourquoi pas être mieux classés.

Quels ont été les objectifs fixés pour au Racing pour cette saison mais également à 2-3 ans ?
Avant toutes choses, c’est le maintien qui est l’objectif principal. Il est primordial que le Racing soit installé en Division 2 pour les années à venir. Il faut que la section féminine continue d’évoluer et de grandir années après années. Maintenant que le club est en Division 2, il faut y rester pour pouvoir prétendre à rejoindre l’élite du football féminin français sur le long terme. 

Parles-nous de ton quotidien de joueuse au Racing. On sait que certains clubs ont encore des contraintes selon la disponibilité des filles et s’entrainent le soir après une journée de cours ou de travail. Comment ça se passe pour toi au RCSA en termes de séances, d’installations ?
En termes d’installations, je crois que l’on a vraiment de la chance. Nous avons la possibilité de faire des séances en salle de musculation, et en ce qui concerne les terrains d’entraînements, on s’est entraînés durant toute la préparation sur l’ancien terrain des pros, qui se situent juste à côté du Stade de la Meinau. On a aussi la chance de pouvoir s’entraîner au centre de formation sur les terrains en herbe et dans le hall, qui est un terrain synthétique couvert. On s’en est beaucoup servis durant l’hiver dernier, car on a eu pas mal de froid et de neige ici. Après personnellement, je fais encore des études, je fais un master dans le marketing digital, à distance. Donc j’essaye de suivre mes cours du mieux possible pendant la journée, chez moi, et enfin d’après-midi, je vais à l’entraînement. J’essaye d’avoir un rythme au quotidien.

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A titre individuel, qu’est-ce que tu attends de cette saison et quels seront tes objectifs personnels ?
Tout d’abord, collectivement j’attends que l’on se maintienne, que l’on gagne un maximum de matchs et que l’on soit mieux classés que l’année dernière au classement, malgré l’arrêt du championnat dû au COVID. Individuellement, mon objectif est de faire le plus de matchs possibles, d’être dans une forme optimale et la plus performante possible durant l’intégralité de la saison, pour pouvoir aider l’équipe de la meilleure des manières. 

La compétition reprend ce week-end avec un déplacement difficile à Saint-Malo. Qu’est ce qui sera la clé de ce premier match pour revenir avec quelque chose de Bretagne ? 
Je pense que l’on doit se préparer correctement pour aborder ce match, car ça ne va pas être facile. Saint-Malo est une bonne équipe, avec de bonnes individualités. Il faut que l’on soit concentrées et déterminées du début du match, jusqu’à sa fin, 90, voir 95 minutes s’il le faut.

Propos recueillis par Romain Brunot

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