#Rugby – Top 14 / A.Méla (Brive) : «J’aurai adoré partir en laissant le SCA en Pro D2!»

Arnaud Méla, l’ex manager du Sporting Club Albigeois et nouvel entraîneur de la touche au CA Brive, nous a accordé un entretien grand format pour faire le bilan de ses 4 saisons passées dans la cité épiscopale et se projeter sur le nouveau challenge en Top 14 qu’il a décidé de relever avec les coujous. De retour au CA Brive dans un club qui a marqué sa carrière et dans une ville qui est devenue au gré du temps un cocon familial, l’ex seconde ligne international revient au bercail fort d’une expérience acquise tout au long de son passage à la tête de l’équipe tarnaise. Mais le « Berger Bigourdan » s’est aussi confié sur ses regrets de n’avoir pu amener le Sporting Club Albigeois a l’étage au dessus : en Pro D2. Toujours alerte sur l’actualité jaune et noire, reconnaissant avec les supporters et bénévoles qui l’ont accompagné tout le long de son mandat à la tête du club de la préfecture tarnaise, Arnaud Méla a surtout souligné l’aventure humaine qu’il a vécu avec son groupe et le staff. Rencontre avec une figure de l’ovalie qui ne se défausse pas et prend ses responsabilités ( entre autres sur les dossiers Vacarro et Jean Jacques), mais dont le sens de l’autocritique et de l’analyse ne dépareille pas avec la verve et la passion de ses propos.

 

Arnaud Mela et son fidèle lieutenant durant 4 saisons : Jérémy Wanin / Crédit photo Pierre Bras – Comité d’animation du SCA

 

On avait l’habitude de t’avoir sous les couleurs jaune et noir, tu es maintenant reparti dans ton second club de cœur, le CA Brive. Comment s’est prise cette décision d’aller à Brive car on sait que Castres t’avait aussi fait quelques propositions ? 

 

Ça a été un choix familial, j’avais dit après le dernier match que je prendrai la décision la plus adéquate et la mieux pour ma famille et mes enfants. Donc, habitant à Brive, le CA Brive était pour moi une opportunité de rendre un peu de zénitude dans ma famille car c’est vrai que nous avons passé 4 ans sur la route, c’était le moment de rentrer à la maison et de repartir sur un nouveau projet. 

 

Tu as quitté ce CA Brive il y a 4 ans en tant que joueur et capitaine de l’équipe. Même si tu avais gardé quelques orteils à l’intérieur, comment l’as-tu retrouvé ? 

 

Ça a changé, il s’est passé beaucoup de choses en 4 ans, c’est un club qui avait besoin d’évoluer et qui a évolué. Quand on est parti, c’était une structure professionnelle mais il y avait beaucoup de choses à améliorer et là, depuis qu’ils ont rentré le centre d’entraînement, c’est vrai que l’outil de travail est fonctionnel et qu’il y a tout pour préparer des joueurs au haut-niveau. C’est quelque chose de très motivant, quand tu vas au travail le matin et que tu vois l’outil de travail que tu as, tu ne peux pas ne pas avoir envie, c’était une étape qu’il fallait que le club franchisse. Il y a aussi un terrain tout neuf, moi, j’ai joué sur un terrain qui était très gras pendant 4 à 5 mois d’hiver et là, c’est vrai que ça fait la différence. Il y a un très beau terrain, un terrain d’entraînement synthétique, l’outil de travail est top pour préparer des joueurs au haut-niveau. 

 

Dans cet effectif du CA Brive, tu as quand même retrouvé quelques anciens coéquipiers. Ça doit te faire bizarre d’être de l’autre côté de la barrière, même si tu avais aussi ce luxe à Albi d’avoir des proches qui étaient sous tes ordres ? 

 

Oui, ce sont des joueurs avec qui j’ai joué et qui sont aussi des joueurs cadres de l’équipe, même s’il n’en reste quand même pas beaucoup. Après, il y a quelques jeunes que j’avais croisé sur des matchs de Challenge Européen ou qui commençaient à s’entraîner avec nous. Il y a en particulier Saïd Hirèche, Thomas Acquier et Laranjeira qui sont les trois joueurs avec qui j’ai le plus joué, ainsi qu’un peu avec Victor Lebas. Mais c’est vrai que maintenant, cela fait 4 ans que j’ai basculé du côté entraîneur et je ne fais plus vraiment attention à ça, je mets plus ou moins des barrières mais en tous cas, ça se passe très bien et les joueurs font la part des choses. Ce sont des joueurs qui sont plus proches de la fin de carrière que du début donc, ce sont des joueurs qui sont concentrés et qui travaillent très dur depuis le 1er jour et ils m’ont aussi facilité la tâche. 

Parlons un peu de Saïd Hirèche qui, comme toi, est une figure tutélaire du CA Brive, actuel capitaine de l’équipe. Le sens de l’histoire serait peut-être, à terme, de le voir basculer comme toi du côté staff ? 

 

Je n’en ai pas trop parlé avec lui, je ne sais pas ce qu’il a prévu pour son après-carrière. Je l’ai retrouvé pour son début de saison très affuté et c’est quelqu’un qui fait un peu gaffe à sa préparation d’avant-saison donc il est arrivé pour faire l’année qui lui reste à faire à 100%, c’est certain. C’est un joueur qui est très important pour le club et pour le groupe, c’est un meneur qui est aussi exemplaire dans sa vie de tous les jours et sur le terrain. Je pense qu’il a dû décider pour le moment de ne pas trop gamberger, de se faire une grosse saison et après, il fera le point à la fin de cette dernière. 

 

Quel va être ton objectif personnel dans ta mission d’entraîneur de la touche ? 

 

Mon objectif est de faire progresser cette équipe en touche sur les ballons portés. J’ai regardé pas mal d’images de l’an dernier, il y a bien sûr des points à améliorer, on a une équipe assez jeune devant donc ce sont des joueurs qui ont besoin de travailler et de progresser là-dessus. C’était plus ou moins défaillant en touche défensive l’an dernier, il faut que l’on gagne là-dessus, que l’on arrive à plus contrer et gêner l’adversaire car c’est une rampe de lancement qui est très importante à mes yeux. Aujourd’hui, il faut que l’on bosse là-dessus ainsi que sur notre touche offensive, secteur sur lequel il faut que l’on continue. On est peut-être un peu en manque de taille par rapport à l’adversaire, c’est quand même un peu la mode aujourd’hui d’avoir au moins un ou deux joueurs à 2 mètres voire plus et nous, on ne les a pas. Donc, il faut que l’on gagne sur le timing, sur la hauteur, sur le lift et sur la qualité du saut. Il est certain qu’il y a du travail et de quoi faire donc, j’ai un objectif assez simple et clair qui est de faire bosser les mecs pour que l’on arrive à être plus performant là-dessus. 

 

A Albi, tu avais un capitaine de touche, Mathieu André, qui est quand même quelqu’un de très, très performant dans le domaine. On peut imaginer qu’au cours de la saison, si tu as des doutes une ou deux fois ou bien des idées, tu échanges avec Mathieu ? 

 

Oui, bien sûr que c’est possible. On s’appelle quand même assez souvent et c’est rare qu’on ne parle pas touche donc il est sûr que l’on échangera une fois ou deux dans la saison sur des points de vue. On l’a fait pendant 4 ans, on ne parlait que de ça ensemble, ou en tous cas beaucoup, et il est certain que cette année, on s’appellera une fois ou deux si j’ai une question sur une touche qui pourrait marcher. On pourra évidemment échanger là-dessus. 

 

Pour finir sur Brive, on sait que le club corrézien joue le maintien depuis son retour en Top 14. Est-ce que cette année ne serait pas le moment pour essayer de jouer un peu plus haut ? 

 

Le cap a quand même été passé. Bien sûr que tous les clubs en Top 14 jouent le maintien mais tous jouent aussi les phases finales mais quand on voit que des équipes comme Montpellier étaient dans le dur à Noël et que d’autres équipes ont été mal classées, le travail est fait et va être fait et, pourquoi pas, voir plus haut. Les places de haut de tableau coûtent cher et demandent beaucoup de constance, souvent, les équipes qui sont au bout sont celles qui ont les plus gros effectifs. Nous, nous allons essayer d’être studieux, de bien travailler et on verra à la fin mais il est sûr que l’on va essayer de ne rien lâcher et qu’on va s’accrocher jusqu’au bout pour faire un maintien le plus tôt possible, c’est certain. 

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Maintenant, revenons un peu sur ces 4 saisons à Albi. A chaud, quelques secondes après le coup de sifflet final, tu es venu à notre micro nous annoncer ton départ du Sporting Club Albigeois, tirer un bilan de la saison et de ces 4 années. Aujourd’hui, à froid, après avoir tourné la page et avoir basculé sur autre chose, quel est ton bilan ? 

 

Le bilan est positif sur le plan humain. Durant ces quatre années, j’ai travaillé avec un staff qui était top et qui a donné le maximum pour moi, pour l’équipe et pour le club, avec aussi le bureau et mes joueurs qui ont également donné et ça, c’est un bilan qui est très positif. Mais après, dans ce sport, malheureusement, quand tu ne gagnes pas, tu n’es pas bon, nous sommes allés chercher des places qui te permettaient de monter à l’étage au-dessus mais on n’a pas gagné ces matchs-là. Donc, c’est un bilan mitigé, je suis déçu de ne pas avoir réussi à remonter ce club car c’est une chose qui me tenait à cœur. Ce club me tient à cœur aussi, il m’a permis d’éclore et j’aurai adoré partir en laissant le club en Pro D2 même si je ne sais pas si je serai parti si on était monté.

 

Ça, c’est une autre histoire

 

Voilà, c’est une autre histoire mais ce qui est sûr, c’est que j’aurai aimé au moins avoir cette chance de décider de partir avec ce club en Pro D2. Donc, bilan mitigé mais en tout cas, l’aventure humaine était très grande, le travail avec Jérémy a été un truc de fou. C’est un entraîneur qui est ultra passionné, le staff qui était autour de moi a bossé sans compter et il y a aussi eu la relation que j’ai eue avec les joueurs. Bien sûr que si j’avais été Albigeois, j’aurai peut-être eu un peu plus de temps avec eux, c’est vrai que j’avais tout le temps de la route à faire et que je n’ai pas été comme j’aurai aimé être mais l’aventure humaine a quand même été grande. 

 

Tu nous parlais de Jérémy Wanin qui était ton fidèle lieutenant, il t’a suivi partout pendant 4 ans et, quand tu as décidé de partir, c’est un choix que vous avez fait collectivement. Tu dois être heureux de le voir rebondir à Aurillac, en Pro D2, ce dont il rêvait ? 

 

Cela faisait un mois avant le dernier match que je ne réfléchissais qu’à une chose et c’était celle-là. C’est moi qui l’ai un peu sorti du Lot où il avait sa vie familiale, son travail et je l’ai emmené dans cette aventure car j’y croyais vraiment. Quand est arrivé le moment de me dire que j’allais peut-être arrêter et que lui allait se retrouver sans trop d’options, j’ai passé un mois où je n’étais vraiment pas bien. J’ai aussi quelques connaissances dans le rugby et j’ai essayé de l’aider, j’ai eu le club d’Aurillac en contact et il les a rencontrés, ça s’est très bien passé et je pense qu’aujourd’hui, Aurillac est très content d’avoir signé Jérémy. Je suis moi aussi très content par la même occasion, déjà parce qu’il méritait d’aller entraîner au niveau au-dessus et surtout, je ne voulais pas avoir ce sentiment d’avoir sorti un mec de son quotidien et de l’avoir mis un peu dans le jus où moi je retrouvais un club et lui se retrouvait un peu comme un con. Je suis très content qu’il ait pu basculer avec le club d’Aurillac. 

 

Pour Paul Farret, Lucas Vaccaro et Gymaël Jean-Jacques, on sait que ce sont des proches, des joueurs qui faisaient partie de ta garde rapprochée au SCA. Un peu à l’instar du  » dossier  » Jérémy Wanin, est-ce que tu es intervenu pour  » susurrer  » les noms de ces trois joueurs aux dirigeants d’Aurillac ? 

 

Ça, ça a été un dossier particulier parce-que j’ai vu que Jérémy avait été accusé d’avoir pillé le club d’Albi mais ce n’est pas Jérémy, c’est moi qui ai fait la démarche auprès du club d’Aurillac. J’ai échangé avec le président du club d’Aurillac et il m’a demandé s’il y avait des joueurs qui avaient le niveau de jouer en Pro D2. Pour Paul, c’est différent car il arrivait en fin de contrat et il était libre de prendre la décision qu’il voulait mais Lucas et Gyma, comme tous les autres joueurs, ont eu leur 1er rendez-vous trois jours après la défaite alors qu’ils étaient encore tous très affectés. Le nouveau manager d’Albi a rencontré les joueurs en leur disant  » est-ce que tu es prêt à jouer pour moi et à te battre pour moi car, si jamais ce n’est pas le cas, je serai prêt à vous libérer « . Ces deux joueurs, après avoir eu ce rendez-vous là, m’ont appelé en me disant  » on n’a pas envie de partir dans cette aventure albigeoise, est-ce que tu peux nous aider  » et je leur ai répondu  » oui, je vais essayer de le faire « . J’ai donc trouvé le club d’Aurillac pour Gyma et Lucas et, par la même occasion, Paul a été contacté. 

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Et comme ça, tu ne les as pas loin de Brive. Ça te permettra de continuer à les côtoyer ? Je précise que c’est une touche d’humour

 

Ça me permettra d’aller les voir mais les joueurs m’ont demandé de leur rendre un dernier service et je l’ai fait, ce n’était pas dans l’intention de nuire au club d’Albi. Pour moi, je pense que c’est une bonne chose pour le nouveau manager de ne pas les avoir dans les pattes parce-que moi, je n’aurai pas aimé avoir des joueurs qui ne voulaient pas courir pour moi. J’ai donc rendu service à ces joueurs-là mais il n’y avait pas de mauvaises intentions envers le club d’Albi. En tous cas, je suis content pour eux, ils vont connaître le niveau au-dessus, ce sont des joueurs qui méritent et qui ont aussi l’âge. Quand tu as entre 22 et 25 ans, que tu fais le taf et que tu es bon, c’est le moment et j’ai un petit peu joué le rôle d’agent, ce qui n’est pas ma place. En tous cas, je leur ai rendu un petit service et maintenant, c’est à eux de prouver et de s’entraîner dur pour réussir à ce niveau-là. 

 

En parlant du nouveau manager d’Albi, Mathieu Bonello, il a de suite dit lors de notre première interview qu’il voulait refermer le livre et la page Arnaud Méla, la ranger dans la bibliothèque SCA et repartir sur un nouveau livre. C’est un choix légitime ? 

 

Oui, chacun fait comme il l’entend et comme il veut. C’est peut-être aussi la bonne solution, j’avais créé ce groupe-là donc les joueurs avaient quand même un peu mon empreinte et c’est peut-être une bonne chose de faire comme ça. Ça a peut-être été fait maladroitement car c’était tellement proche du match de Bourg que les joueurs étaient encore dans la déception et dans l’affect car nous venions de passer deux jours ensemble. C’était peut-être maladroit de sa part, il aurait peut-être pu patienter un peu et les laisser digérer une semaine de plus mais, de toute manière, tourner la page est ce qu’il faut faire le plus vite possible pour ne pas se retrouver entre le marteau et l’enclume. Vouloir imposer quelque chose tout en gardant quelque chose de moi ne servait à rien non plus, il y a peut-être eu une histoire de timing qui n’était pas très bon et c’est pour cela que ces deux joueurs-là m’ont demandé de les aider. C’était peut-être trop frais et il ne leur a pas laissé le temps de digérer mais après, c’est sa façon de voir les choses. Chacun gère une nouvelle aventure, je n’ai pas à le juger mais je voulais juste être clair : Jérémy Wanin n’est pour rien dans le départ de ces 2 / 3 joueurs. 

 

Ce n’est pas Jérémy Wanin  » le viking pilleur de village  » ? 

 

Non, celle-là sera pour moi (rires). Lui n’avait rien à voir dans cette affaire-là et, que je sache, si je ne dis pas de bêtise, je crois qu’il n’avait pas signé à Aurillac quand les joueurs, eux, l’ont fait. 

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L’église est remise au centre du village. En parlant de recrutement, j’imagine que tu as quand même un œil sur Albi et sur ce qui se fait car tu auras toujours le cœur jaune et noir. Que penses-tu de ce recrutement albigeois ? 

 

Ils avaient besoin de se renforcer, ils viennent de signer un demi d’ouverture ce qui était important aussi. Depuis deux ans, j’avais également essayé de faire rentrer quelqu’un et je n’avais pas trop réussi mais c’était une priorité. Ils ont eu des départs mais, même si je ne sais pas s’il a clôturé son recrutement, il a encore le temps, jusqu’à fin Septembre. Il va rester du monde sur le carreau donc il va peut-être vouloir faire signer encore un joueur ou deux mais je trouve que c’est un recrutement bien. Il faudra voir après, c’est comme tous les clubs qui sont un peu  » limites « , il ne faudra pas qu’il y ait de casse dès le départ parce qu’il n’y a pas de doublure ou trois joueurs par poste. Mais l’effectif qu’ils ont est un effectif pour pouvoir quand même aller jouer les phases finales cette année. 

 

Qu’est-ce qui te marquera le plus d’Albi ? Les trois demi-finales, les quasiment 3 ans d’invincibilité au Stadium ou le fait d’avoir fait émerger des jeunes ? Je pense notamment à Swan Cormenier, Gymaël Jean-Jacques, Thomas Lacelle, Simon Veyrac ou encore Paul Farret

 

Ce sont les trois mais il y a aussi une autre chose qui est importante pour moi, c’est d’avoir réussi à se faire réentendre tout le monde dans ce club. C’était important pour moi aussi parce-que, lorsque j’ai quitté ce club, c’était un club soudé à tous les étages mais quand j’y suis retourné, ce n’était plus le cas. Donc aujourd’hui, que ce soit l’Asso, les supporters, les bénévoles ou la présidence du club, quand je vois que tout le monde s’entend et tire dans le même sens, c’est aussi une fierté ou, en tous cas, quelque chose que je trouve que nous avons bien géré. Bien sûr, l’éclosion des jeunes est quelque chose qui est important car aujourd’hui, il y a trop de jeunes qui sont un peu justes et on n’est plus assez patient dans le rugby. Parfois, il y a des joueurs qui ont besoin d’un ou deux ans de plus pour pouvoir éclore et ça a été le cas sur quelques jeunes à qui on a permis de matcher. Quant aux demi-finales, ce sont des moments particuliers parce-que je n’en avais jamais vécu en tant qu’entraîneur et c’est vrai que le jour J, tu es un peu impuissant mais l’adrénaline est toujours là. C’est vrai que ce sont des moments particuliers, tu fais une année d’entraînement et des matchs galères pour aller jouer ce match couperet. Malheureusement, on n’a pas réussi à avoir la joie d’en gagner une donc ça, c’est le petit échec. 

 

Au-delà de ne pas être monté en Pro D2, quel est ton plus gros regret ou ce que tu aurais peut-être aimé faire autrement pendant ces 4 ans ? 

 

Je ne sais pas … Si, mon plus gros regret, c’est ma défaite à Rouen (rires) ! Celle-là, elle me reste en travers, elle a flambé un peu tout ! Mais non, je n’ai pas trop de regrets, au niveau des choix que l’on a fait, en revoyant notre projet de jeu avec un peu de recul, peut-être qu’on aurait pu demander d’autres choses. On était en place au niveau du projet de jeu mais on aurait peut-être pu demander plus de prises d’initiatives de la part des joueurs et qu’ils sortent un peu du cadre, on crée des projets de jeu mais à un moment, il faut aussi que les joueurs prennent du plaisir sur le pré et des initiatives. C’est peut-être un regret que je pourrais avoir, de ne pas avoir assez appuyé là-dessus car, quand on est joueur, de temps en temps, on se fout du projet. Il faut aussi arriver à casser des plaquages, jouer des duels et être un peu plus créatif. Mais, avec le recul, on s’en rend compte après. 

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Bien entendu. Un petit mot aux bénévoles qui t’ont accompagné car on ne les voit pas souvent dans la lumière mais ils sont là au soutien dans les rucks ? 

 

Ce n’est pas un petit mot, c’est le poumon de ce club et heureusement que je les ai eus. On le sait bien, il n’y avait pas un budget de fou et ils ont toujours été là pour nous aider, par exemple, quand on est parti faire des stages, ils sont venus nous faire à manger. La  » bande à Reynald « , ils ne nous ont jamais lâché et, quoi qu’on en dise, ils ne lâcheront pas l’équipe et d’avoir des bénévoles comme ça qui donnent leur santé, leur temps et leur passion pour les joueurs, pour l’équipe et pour le groupe, c’est le poumon du club. Il faut qu’ils continuent, je sais qu’ils seront avec eux et j’espère les revoir très vite, je viendrai voir un match au Stadium et leur faire une grosse bise. 

 

Tu me fais une belle chistera pour ma dernière question décalée. Tu sais qu’au #MagSport, on commente des matchs de rugby, souvent au Stadium, parfois à Dijon. On a déjà eu Benoît Sicart, Arthur Castant, Thomas Toevalu, on a très souvent Jean-Christophe Bacca, l’ancien entraîneur du SCA. Est-ce qu’on peut imaginer Arnaud Méla venir commenter un match au #MagSport ? 

 

Je ne te dis pas non même si j’aurai quand même un calendrier qui occupe (rires). Mais pourquoi pas ? Je ne sais si, avec le calendrier, on aura la chance de jouer à Castres un samedi et que vous, vous jouiez le samedi en début d’après-midi, je ne sais pas comment ça se passerait mais je pourrais enchaîner les deux. Il y a Castres, Toulouse qui est aussi à côté donc, si on avait le hasard du calendrier qui faisait ça, je pourrais venir commenter le match. Ça me ferait plaisir de revoir un peu les amis que j’ai côtoyés là-bas. 

 

Rendez-vous est pris, on te souhaite surtout le meilleur dans ta nouvelle aventure à Brive et que l’on te revoit très souvent au Stadium

 

C’est gentil, merci

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/apNp0qrlwaw
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Retrouvez en replay l’itw exclu d’Arnaud Méla lors de l’émission « Le #MagSport by H2G » du 29 juillet 2021.

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