#Foot – R1 / Y.Boscus (Onet) « La R1 a toujours amené son lot de surprise »

C’est le pari de la stabilité que prend l’équipe Aveyronnais d’Onet. En difficulté il y a deux saisons, les troupes de Yoann Boscus devront s’inspirer des premières rencontres intéressantes de la dernière saison pour rapidement se mettre à l’abri.

C’est une nouvelle saison qui vous attend. Le niveau semble d’autant plus accru dans votre poule. Après une saison où vous vous sauvez sur le fil, et un début plutôt intéressant l’année dernière, comment vous placez Onet cette saison ?

C’est la question piège. Par notre irrégularité d’une saison à l’autre, on va tenter de repartir sur la même dynamique que la saison dernière. Ça serait notre volonté. Après nous n’avons absolument pas la prétention de dire où nous devons nous situer. Il y a eu trop peu de matchs, et avec des conditions très difficiles la saison dernière pour se dire qu’on peut réaliser telle ou telle chose. Aujourd’hui l’objectif numéro un c’est que l’effectif retrouve le terrain, que ça reprenne des sensations. Fin août, après un bon nombre de matchs amicaux, si on peut les jouer correctement, on saura où se situer par rapport à notre préparation et à l’arrivée du championnat.

Avec quatre descentes cette saison en Régional 1, les premières rencontres auront une importance capitale sur la suite de la compétition. Ce fameux soucis d’irrégularité sera-t-il un enjeu important dans vos causeries d’avant-saison et d’avant-match ?

Je ne vais pas insister là-dessus. Je pense qu’il y a des choses plus importantes qu’il faudra évoquer notamment le contenu par rapport à l’enjeu. Il ne faut pas que ça cristallise les joueurs. Il faut arriver à jouer sereinement pour être en confiance sur les matchs. Évidemment, 80 à 85% des joueurs ont connu les deux dernières saisons. C’est-à-dire celle où nous avons eu quelques difficultés avant l’arrivée du covid et la saison dernière aussi. J’ai affaire à des joueurs intelligents. Ils ont pu mesurer l’impact d’une dynamique négative ou positive. Inutile de trop balayer le sujet. L’important est d’en tirer des leçons. Il sera important de bien débuter, d’être réguliers et ça serait encore mieux de bien finir.

Au niveau de votre groupe, allez-vous rester sur la marque de fabrique d’Onet : la régularité ?

Je ne sais pas si c’est notre marque de fabrique mais effectivement depuis quelques années, le groupe ne bouge pas beaucoup. Cette saison c’est pareil. On maintient à 90% voir plus le groupe déjà en place. Deux joueurs sont arrivés : Etienne Camilléri, venu de La Primaube, et Pierre-Antoine Palacios qui vient du groupe N3 de Rodez. Trois départs pour deux arrivées. Le groupe est plutôt stable.

Si l’on évoque maintenant vos adversaires. Il y a du beau monde : Tarbes, Auch, Golfech, Rodéo… Est-ce que ça ne peut pas faire un peu peur d’imaginer toutes ces écuries affichées auxquelles vous allez devoir vous frotter ?

Peur, ça dépend. Je ne pense pas qu’il faille avoir peur. Toutes ces équipes seront au rendez-vous on n’en doute pas. Pour moi il y en aura sept qui seront des grosses écuries. Ça va offrir des matchs intéressants. La R1 a toujours été charmante à ce niveau-là. Elle a toujours amené son lot de surprises. Ça permettra de motiver l’ensemble des équipes. Avoir peur, je ne pense pas. Que ça amène de l’adrénaline positive à tout le monde plutôt. Avoir des équipes tant fournies en qualité, c’est que du positif.

A l’inverse dans cette poule on peut citer des formations comme Salies Mane ou Graulhet qui peuvent gagner des erreurs commises lors du bout de saison que l’on vient de vivre…

Tout à fait. Je ne parlerais pas pour les équipes quelles qu’elles soient. Que ce soit des équipes que l’on estime fortes ou d’autres que certains estiment un peu moins fortes, et ce n’est pas moi qui le dit. De toute façon, comme je le dis, il y a toujours son lot de surprises. On fait souvent des paris sur certaines équipes, des fois on se trompe peu mais on peut se tromper aussi. C’est la chance de tous. L’après-covid sera important à gérer. J’ai la chance de disputer avec beaucoup de staffs du championnat, chacun a pris le pari de faire la préparation comme il le sentait. Il y a au final beaucoup de différences entre les préparations. Personne n’a la science infuse. On ne sait pas aujourd’hui lesquels auront fait au mieux. Pourtant, il est clair que ça va amener des différences à un moment donné dans la saison. Pour moi, il n’y aura pas beaucoup de statuts dans ce championnat-là après une année blanche.

Dans la gestion de l’après-covid, il y a évidemment le nombre accru de descentes à prendre en compte. Comment on gère une telle situation ?

Evidemment quatre descentes c’est beaucoup. Ça ne va pas concerner uniquement les équipes que l’on va juger un peu légères. Le maintien ne va pas se clôturer à deux journées de la fin. La lutte sera vraiment jusqu’au bout. Ça donnera un peu de piment dans ce championnat. Les matchs seront très serrés, ou au moins disputés. Il ne faut pas avoir peur. Il faut surtout être capable de maintenir une bonne performance. En ayant autant d’enjeux, davantage pour le maintien que pour l’accession avec son unique place, avoir autant de descentes rendra la tâche ardue.

Propos recueillis par Nicolas Portillo

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