#Rugby – Nationale / UCS – Albi : «On a notre destin entre nos mains!»

Retrouvez la conférence de presse de Romain Lalliard et Jérémy Wanin, en amont du match en retard de la 5 eme journée de nationale : Union Cognac Saint Jean d’Angely Vs Sporting Club Albigeois. Les deux adjoints d’Arnaud Méla, nous fixent les enjeux et les étapes de cette dernière ligne droite avant les playoffs.

Crédit photo Pierre Bras

Cognac Vs Albi c’est une rencontre de la 5ème journée, qui devait se jouer en octobre 2020. Deux confinements plus tard, une vague de Covid chez les deux équipes plus tard, enfin ce match va pouvoir se jouer. Quelle aventure.

JW : Cela fait quatre fois que l’on prépare une rencontre contre Cognac et sur les 4, on en a joué une. C’est la 2e que l’on va pouvoir enfin jouer, on va pouvoir jouer Cognac mais surtout, pouvoir jouer, tout simplement. La semaine dernière, on a une fois encore été exempté de match à cause du Covid et maintenant, on a une fin de championnat et une dernière ligne droite très serrée sans un week-end de répit, j’ai même envie de dire sans un moment de répit, pour préparer cette potentielle demi-finale d’accession.

 

Tous ces reports, vous oblige à être dans l’improvisation perpétuelle ?

 

JW : On ne fait que s’adapter sans cesse. On avait prévu d’avoir le week-end du 16 Mai libre pour justement préparer le match de Massy et la demi-finale mais du coup, il sera pris par la date de Tarbes. Donc, avec les préparateurs physiques et l’ensemble du staff médical, on a dû revoir notre organisation car, si on vient à se qualifier, je crois que l’on sera la seule équipe à enchaîner un 5e match pour le match d’accession. On a 3 déplacements à l’extérieur et peut-être un 4e sur cette période-là donc, il faut être en capacité de gérer l’effectif mais pas de le gérer pour le gérer car il faut gagner des matchs et on a besoin de points. Si on ajoute à ça les déplacements et les plages de récupération, cela fait trois paramètres très importants pour arriver avec un minimum de fraîcheur et être un minimum compétitif sur cette potentielle demi-finale. 

 

On sait que staff et joueurs attendent ce match contre Cognac de pied ferme car c’est une potion assez amère que de vous être fait châtiés à domicile. C’est un levier qui va être activé ? 

 

JW : Il l’a déjà été puisque nous sommes quand même sur la fin de préparation de ce match. On l’a activé, bien sûr que nous avons cette rencontre en mémoire car je crois que cela faisait deux ans et demi que nous n’avions pas perdu au Stadium. Ils sont venus chez nous, ils avaient fait une grosse performance, autant on a laissé des points en route cette saison autant là, nous n’avions pas gagné car nous avons été inférieurs à eux. Donc, nous avons ça dans un coin de la tête et au-delà de cet aspect match retour après un match aller perdu, il y a cet aspect besoin de points. On a besoin de points pour d’abord se qualifier et, comme je le disais, on a beaucoup de rencontres à l’extérieur et chaque match est capital en vue de la qualification. 

 

Dans le 8 de devant, il y a 4 / 5 joueurs qui sont des impact-players, des facteurs X qui peuvent faire la différence. Vous avez préparé un plan par rapport à ces joueurs-là ? 

 

JW : On les connaissait. Avec Romain et tout le staff, on a travaillé sur eux pendant un moment, on les a beaucoup regardés, un peu analysés. Dans le 8 de devant mais aussi derrière, il y a un mélange de puissance qu’ils peuvent avoir notamment quand ces joueurs-là sont en grande forme et de vitesse sur les extérieurs comme on l’avait vu au Stadium avec les essais en contournement qu’ils nous avaient mis, en particulier sur le premier temps de jeu. C’est ce mélange-là qu’il faut réussir à contrer autant défensivement qu’offensivement mais clairement, dimanche, ce sera d’abord une guerre de ligne d’avantage et derrière, il faudra être en capacité de gagner cette dernière, de conserver les ballons et de mettre de la vitesse dans notre jeu. 

Ce week-end de Mai est normalement un week-end réglementaire de congés mais vous avez réussi à y placer un match. Comment vous êtes-vous débrouillés pour y parvenir ? Est-ce que la péréquation n’aurait pas été plus simple ou y avait-il une vraie volonté de replacer ce match ? 

 

JW : Nous, déjà, on a envie de jouer. C’est important parce qu’on veut qu’à la fin de la saison, il y ait des qualifications le plus sportivement possible ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisqu’il est officiel que des clubs passeront par la péréquation. Il faut que l’on joue car on n’est pas à l’abri que d’autres matchs ne soient reportés d’ici la fin de championnat car nous sommes dans période où, que ce soit en Top 14 ou en Pro D2, de petites épidémies de Covid se déclarent dans les clubs. Donc, il faut que l’on soit vigilant et tout ce que l’on peut jouer doit être joué. Quant à la semaine réglementaire, on devait normalement placer cette rencontre le 16 Mai, après que le match de Cognac ait été annulé et avec l’accord de la Fédération, on a pu le mettre le 2 puisque Tarbes a été mis dans la foulée le 16. Du coup, comme je l’ai dit, nous allons enchaîner 4 matchs suivis d’une potentielle demi-finale et finale et si tout nous réussit, ça fera un bloc de 6 matchs. C’est comme ça, il faut qu’on s’adapte, on savait en démarrant la saison en Septembre qu’il y aurait des adaptations Covid à avoir. On a la chance d’avoir des joueurs motivés et pas trop de blessures pour pouvoir le faire mais je vous dirai peut-être autre chose dans deux matchs. 

 

Le match se jouera t’il à 14 ou à 15h car on sait que Cognac avait demandé que le coup d’envoi soit avancé ? 

 

JW : Ce sera 15h. Ils avaient demandé à avancer à 14h mais notre hôtel est quand même assez éloigné du terrain et pour des raisons de logistique et de déplacement, on est resté sur l’horaire de 15h. 

 

On sait qu’à l’approche des play-offs, le groupe va se restreindre un petit peu et qu’une équipe va se dégager. Selon toi qui es responsable du centre de formation, est-ce qu’il y a encore des places à revendiquer par les jeunes pousses du SCA en vue des phases finales ? 

 

RL : On a déjà un garçon comme Charles Fourès qui démarrera ce week-end, ce qui est la preuve d’une bonne forme des garçons et d’un état d’esprit intéressant qui fait qu’ils s’impliquent sur chaque journée avec les pros, ils s’entraînent de 7h à 9h avec les jeunes et ils basculent avec les pros de 10h à 12h. On a trois garçons qui vont faire le déplacement en N° 23 / 24 / 25 et, quelque part, c’est aussi leur donner un contenu et une idée de ce qu’ils peuvent vivre l’année prochaine si d’aventure, on arrive à être en Pro D2. 

https://www.aristow.com/fr/

Vous attendez aussi les gars sur l’état d’esprit par rapport à Aubenas où il a un peu manqué ce supplément d’âme ? 

 

RL : Au-delà de l’état d’esprit et de ce qui avait été donné à Aubenas, ce sera surtout la qualité technique sur le plaquage ce week-end, être capable de faire tomber rapidement les garçons, bouger, être hyper remuants avoir du volume mais aussi avoir cette volonté d’aller gagner chez eux puisqu’eux l’on fait chez nous.

 

Là, il faut envoyer un message aux autres clubs en disant que le Sporting veut vraiment aller au bout de ses rêves et de ses objectifs ? 

 

RL : Je ne suis pas sûr que les autres clubs soient hyper intéressés par ça. C’est un message que l’on va se donner à nous-mêmes à savoir qu’il faut qu’on aille gagner car on n’est pas sûr d’être dans les 4 et pour y être, il faut aller gagner, c’est tout. C’est le seul message que nous allons donner. 

 

Pour toi, le fait que des équipes aient la péréquation peut fausser le championnat ? 

 

RL : Oui et non. Ça ne le fausse pas car il y a un mode de calcul qui est fait sur le nombre de matchs qu’ils ont remportés et sur le nombre de points qu’ils ont depuis le début de la saison. Donc, à mon sens, ça ne le fausse pas car ils auront le mérite d’avoir les points qu’on va leur attribuer, ou le démérite de ne pas les avoir. Ce qui est le plus important pour nous, c’est de jouer un maximum, avec le nombre de match qui sera joué depuis le début de la saison, quoi qu’il se passe en fin d’année, on ne pourra pas dire que c’est la faute d’untel ou d’untel. Ça sera uniquement ou de notre faute ou grâce à ce qu’on aura donné si on est ou pas dans les 4, il ne faut pas s’amuser avec ces histoires de péréquation et ces faux-problèmes. 

 

Tu nous fais un petit point sur l’infirmerie ? 

 

JW : On récupère la quasi-totalité des joueurs qui n’étaient pas sur blessures longues durées, je ne parle donc pas de Toevalu, de Veyrac ou d’Alfi Mafi. Je pense que nous avons l’ensemble de l’effectif qui est sur le pont à part Jean-Jacques Gymael qui est en délicatesse avec son dos, Lucas Vaccaro et Nicolas Chocou sont encore indisponibles. Quant à Tuks Vasuinibu, il a rattaqué l’entraînement et sera apte la semaine prochaine. 

https://www.debardautomobiles.com

Au niveau des entraînements, ils ont été adaptés par rapport au maxi bloc que vous allez avoir ? 

 

JW : Ça va l’être et ça a commencé à l’être. Il faut qu’on arrive à gérer les semaines, c’est quelque chose de très important en termes d’intensité mais surtout de longueur d’entraînement où il faut que l’on arrive à faire des choses courtes et intenses. Ce n’est que le début, ce n’est que la première semaine, on tirera les conséquences dès dimanche soir de ce premier match et de l’état de forme des mecs. Et dès la semaine prochaine, en adaptation, on fera très certainement un petit stage à Cap’Découverte pour pouvoir profiter de leur complexe de récupération, ils ont un petit espace balnéo dont on va pouvoir profiter. C’est dans les papiers, ça reste à confirmer mais on va certainement essayer de mettre toutes les chances de notre côté pour bien récupérer, ce qui sera l’un des mots-clés et l’une des priorités de ces 4 semaines. 

 

Vous deviez jouer à Tarbes mais le Covid en a décidé autrement. Est-ce que le staff a senti un mieux physique sur les joueurs cette semaine avec ce week-end de repos forcé ? 

 

JW : Ils ne sont pas impactés par le match ce qui veut dire que, dès lundi matin, on a pu attaquer le type de semaine qui débute normalement le mardi, c’est quand même l’avantage. Après, il faut que l’on garde des précautions et qu’on fasse attention à ne pas trop charger le lundi / mardi en se disant  » il n’y a pas eu de match  » pour qu’ils ne soient pas fatigués en fin de semaine, tout est là. Cette année, on a la chance d’être équipé de GPS, d’avoir des préparateurs physiques et un staff médical qui sont vraiment sur le coup et quand nous, coachs, avons tendance à un peu dépasser les choses, ils nous disent  » attention, il faut ralentir  » voire sortir un joueur de l’entraînement parce qu’il est presque en surentraînement. C’est vrai que les GPS et ces données-là, même si ce ne sont que des statistiques, nous permettent d’avoir un œil et des alertes rouges qui s’allument de temps en temps sur le groupe ou sur certains joueurs en particulier. Ça va prendre de plus en plus d’importance au fur et à mesure des matchs, en fonction du temps de jeu des joueurs et de leur récupération. Ça va être capital de bien gérer cela. 

https://www.debardautomobiles.com

Pour certains joueurs, c’est la dernière échéance pour accrocher un ticket pour les phases finales et les matchs couperets ? 

 

JW : Il faut déjà qu’Albi accroche son ticket et pour les joueurs, ça viendra naturellement ensuite. Mais il faut qu’on accroche notre ticket, qu’on aille gagner des matchs à l’extérieur parce-que, vous le suivez et vous le voyez, ça revient très fort derrière. Il ne faut pas se tromper d’objectif : c’est d’abord se qualifier et après, on préparera cette demi-finale. La particularité de ce championnat cette année avec l’adaptation, c’est quand même que tout va se jouer sur 80 minutes et, pour moi, je pense que ça va être une situation exceptionnelle car il va falloir décrocher son ticket sur 80 minutes. Donc, il faut que l’on soit dans cette situation et derrière, il y aura certainement des choses et des émotions qui vont ressortir qui nous permettront de faire un gros match. 

 

En clair, si on suit bien ton propos, il faut d’abord regarder dans les rétros avant de pointer vers l’horizon ? 

 

JW : Oui, pointer sur la qualification, il ne faut pas trop regarder derrière mais regarder vers la qualification. On a notre destin entre nos mains et c’est quand même le plus important dans cette situation-là mais on ne va pas nous le donner.

 

Quel sera le mot d’ordre contre Cognac ? 

 

JW : Gagner la guerre de la ligne d’avantage et être aussi capable d’alterner notre jeu.

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/x3xGKGhwtYw

Retrouvez le replay de l’émission web tv « Le #MagSport by H2G » du 23 avril 2020.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s