#Foot – R2 / JJ.Carel (Juillan) « Quand on ne connaît pas ses joueurs, c’est difficile »

Après une petite pige à Lescar, club de R1 Nouvelle-Aquitaine, Jean-Jacques Carel fait finalement son retour au sein du football Bigourdan. L’ancien coach de Lourdes, chez qui il a passé sept saisons, va désormais sceller son avenir footballistique au Juillan OS, club pensionnaire de Régional 2.

Le nouveau coach du JOS espère continuer le travail amorcé par ses prédécesseurs Crédit DDM

Après une saison tronquée à Lescar, vous voilà de retour dans votre département d’origine, les Hautes-Pyrénées. C’est un retour aux sources pour vous. Qu’est-ce qui le justifie ?

Oui je rentre à la maison. J’étais parti sur les Pyrénées-Atlantiques. J’avais une grosse heure de route pour aller sur les entraînements. Entretemps, j’ai eu un changement de secteur d’activité professionnelle et je me retrouve à faire beaucoup de route. Je n’étais même pas sûr d’arriver à l’heure aux entraînements. C’est plus compliqué que lorsque j’avais signé en juin.

Et du coup pourquoi Juillan ? Est-ce que d’autres clubs vous ont fait les yeux doux ?

J’ai eu d’autres propositions. Je m’étais quasiment engagés avec certains clubs mais après réflexion, ça me faisait un peu loin. Je les ai donc refusées. Juillan m’a appelé. Leur coach (Benoît Domengès) avait démissionné et ça s’est fait très vite. Ils m’ont appelé, on s’est vu et j’ai validé. C’est à même pas vingt minutes de chez moi donc je peux lier vie professionnelle, personnelle et sportive.

Le projet sportif du JOS a également du vous séduire à son tour …

Bien sûr. Juillan est un club que je connais bien. Je connais le président depuis longtemps, j’ai foulé quelques fois leur synthétique, j’y ai également été en tant qu’entraîneur et puis le département est petit on se connait tous. On connait les identités des clubs.

Quels seront vos objectifs avec le club ?

L’objectif sera de continuer le travail de Nico Courtade et Benoit Domengès pour essayer de pérenniser le club sur la Régional 2. Ce n’est pas une suite facile car ce sont deux grand entraîneurs. Je vais essayer d’être à la hauteur et de bonifier le travail avec ma méthode et ma façon de travailler.

Même si l’année qui vient de s’écouler était clairement spéciale, que retenez-vous de votre expérience en Ligue Nouvelle-Aquitaine ?

J’ai connu d’autres personnes, d’autres mentalités, une autre approche et un autre football. Ce n’est pas forcément le même que chez nous. Ça m’a permis aussi de voir que la Bigorre me manquait. Ça a forcément été tronqué car l’essence de notre sport c’est le partage et la convivialité. Mais il n’y en a pas eu. Nous ne pouvions pas faire de soirée, rencontrer les joueurs et boire un verre ensemble ou aller manger au restaurant. C’était compliqué.

Même si elle fut des plus spéciale, cette expérience en Nouvelle-Aquitaine sera-t-elle source d’inspiration pour vous ?

C’est une année très spéciale. Je ne vais pas en retirer grande chose. J’ai encore fait des matchs de R1, une phase de préparation, j’ai rencontré des personnes avec d’autres caractères et d’autres mentalités. Mais j’y ai passé trois mois, après ce temps, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas mes joueurs car nous n’avons pas pu échanger ensemble. Il fallait arriver cinq minutes avant l’entraînement, repartir cinq minutes après sans se doucher. Je n’avais tisser aucun lien avec eux. Je connaissais le directeur sportif, le président et les dirigeants. Mes joueurs je les connaissais, mais de façon très légère. On pouvait remplir des fiches, mais c’était difficile d’échanger.

D’autant qu’à Lescar il s’agissait d’une Ligue différente donc ce n’était pas une équipe à laquelle vous aviez pu vous frotter régulièrement dans le passé …

Exactement. Je connaissais l’effectif et je savais qu’il y avait beaucoup de qualité. Mais ce qui fait la force, c’est quand on arrive à communiquer et créer des choses entre le coach et le groupe. Quand on ne connait pas ses joueurs, c’est difficile.

Votre retour en Bigorre représente donc un avantage car comme vous dites, tout le monde se connait…

Oui je connais la majorité de l’effectif. J’en ai vu jouer certains avec mon fils lorsqu’ils étaient à Tarbes, d’autres, je les ai affronté en tant que coach. Ça va être plus simple. La proximité me permettra d’aller au stade quatre ou cinq fois par semaine ! J’espère que la pandémie s’arrêtant, nous pourrons faire des rencontres, des stages de prépa pour créer une osmose et attaquer la saison du bon pied.

Ne craignez-vous pas de vivre une saison similaire à celle qui vient de passer ?

J’espère que ça va évoluer pour tout le monde et que l’on retrouve une vie sociale et du coup sportive normale. Je table sur ça et que la vaccination et les gestes barrières fassent effet pour nous permettre de retrouver un peu de liberté et échanger. Je ne pense qu’à une chose, c’est retrouver une vie correcte au mois d’août.

Propos recueillis par N.Portillo

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