#Football – R1 / M.Bertrand (Marssac) : «C’est une très, très bonne chose pour le football tarnais!»

Pour parler du foot amateur, nous avons eu la joue d’accueillir lors de l’émission « Le #MagSport – Studios H2G » un club qui a fait le buzz et la une de l’actualité, le Marssac RSRDT qui a lancé une démarche de fusion avec l’ASPTT Football de l’Albigeois. Le club phare du foot féminin avec le club phare du foot masculin tarnais se rapprochent et pour nous en parler ainsi que faire un point sur l’actualité du foot local, nous avons interrogé le coach du Marssac RSRDT: Mickaël Bertrand.

 

Mickael Bertrand Coach Marssac RSRDT / Crédit photo : Le #MagSport / Studios H2G

 

On sait que tu as fini cette saison frustré car vous n’avez pas pu aller au bout du championnat, comme tout le foot amateur. Mais tu as eu un rayon de soleil et un peu de baume au cœur avec cette nouvelle tombée il y a quelques jours à savoir la démarche de fusion entre l’ASPTT Football de l’Albigeois et le Marssac RSRDT. Ça ouvre quand même de grandes perspectives ? 

 

Ça fait malheureusement deux ans qu’on ne termine pas les saisons, ça ne nous a pas empêchés de faire quelques parcours en Coupe de France, cette année encore. Maintenant il est sûr que mentalement, pour moi, pour les joueurs et pour les clubs, c’est compliqué de ne pas aller au bout des saisons. C’est vrai que ce nouveau projet donne du baume au cœur et beaucoup d’espérance pour l’année qui arrive, en espérant que l’on puisse reprendre le sport en général et le football en particulier. 

 

Avant de parler de ce projet, on va faire un point sur l’actualité et sur la Coupe de France. On a vu que Canet avait encore passé un tour et si vous, vous aviez passé le vôtre, vous vous retrouviez contre eux. J’imagine que, dans ta tête, tu dois un peu te projeter à la place de Canet qui a rencontré et éliminé l’OM puis Boulogne. Tu te dis peut-être  » ça aurait pu être nous  » ? 

 

Oui mais nous avons tout donné avec les moyens que l’on avait. On avait arrêté les entraînements trois mois avant de reprendre la Coupe de France, les joueurs ont tout donné. Il est certain que nous sommes passés à 2 minutes de la séance de tirs au but et si on refait l’histoire, oui, on peut avoir quelques regrets. Mais Canet est une très belle équipe et ils méritent ce qui leur arrive. 

 

Pour Marssac, la Coupe de France est quand même quelque chose de particulier. C’est une compétition qui vous plaît et qui tient à cœur ? 

 

Elle représente les valeurs du club. On la joue au départ pour garder le rythme mais on se rend vite compte qu’on prend beaucoup de plaisir à la jouer et que ça donne beaucoup de plaisir aux gens qui sont autour de nous. Les joueurs sont à fond pour cette compétition et il faut dire que j’y prends goût aussi (rires). 

 

Et puis, cette cuvette de Désiré Gach, le Furiani tarnais, est vraiment un guet-apens géant pour les équipes qui jouent à plus haut niveau ? 

 

C’est un stade qui est petit, où le public est proche du terrain et une pelouse qui peut être en bon ou en moins bon état selon la météo. Donc oui, ce n’est pas un terrain qui est facile pour les équipes qui viennent nous y rencontrer. 

 

On va maintenant se projeter sur l’avenir et sur cette fusion entre l’ASPTT et Marssac. Pour toi qui es coach de Marssac et qui a joué chez les jeunes à l’ASPTT, ces deux clubs qui se rapprochent doivent quand même te rappeler de bons souvenirs ? C’est aussi un rêve pour le foot tarnais qui était un peu en train de végéter et c’est une bouffée d’air frais qui arrive avec cette fusion qui va sûrement être une locomotive ? 

 

Nous en avions longuement discuté lors d’autres interviews mais je pense que c’est une bonne chose pour le football. Moi, je suis un amoureux du football et dans le Tarn, nous étions en manque de projets ambitieux et je pense que celui-ci peut l’être. On va voir comment les choses se goupillent mais c’est une très, très bonne chose pour le football tarnais et pour moi personnellement. Je suis content de faire partie de ce projet-là et d’être à la tête de l’équipe masculine de ce dernier. 

 

On se souvient que l’année dernière, pendant le confinement, il y avait eu l’épopée en Coupe de France qui avait été suivie par une décompression. Tu te sentais peut-être arriver en bout de cycle et avoir besoin d’un regain d’énergie. Là, tu as trouvé ton carburant ? 

 

C’est exactement ça, il fallait un autre projet et une autre ambition. Je parle à titre personnel, je suis content que ce projet se fasse mais je pense aussi que ça va être un regain pour tous les joueurs qui commençaient à se poser des questions sur la situation actuelle que l’on vit et sur le sport tarnais. Je pense que c’est une très bonne chose pour les joueurs qui sont ambitieux et qui voulaient peut-être autre chose que la Régionale 1 et ambitionner plus donc, c’est bien. 

 

Tous ceux qui ont vu la breaking news sur la fusion ont demandé  » mais où est passée l’US Albi ? « . Nous avons récemment interrogé David Welferinger, le manager général de l’US Albi, qui nous disait  » ce projet ne nous concerne pas « . Dont acte ? 

 

De ce que j’en ai entendu, je pense que c’est un projet qui a été parlé avec ce club-là car le but était de faire un club fort du Tarn. Il a été parlé, je pense que lors des discussions qu’il y a eu entre les 3 clubs que sont l’ASPTT, Marssac et l’US, l’ASPTT et Marssac se sont entendus alors que l’US, non. Je vais simplement lui répondre que nous, nous allons nous occuper de notre projet et leur souhaiter que du bon sur le leur. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne cherchait pas à faire quelque chose contre eux ou sans eux, nous avons voulu faire un projet fort pour le football tarnais. 

 

La mairie d’Albi, celle de Marssac et les partenaires des deux clubs vous soutiennent et voient eux-aussi de belles perspectives derrière cette fusion ? 

 

Oui, je pense. C’était la grande question, est-ce que les municipalités allaient suivre les deux clubs ? Je pense que c’est acté aussi donc, c’est une très bonne chose. Ce n’est que du positif de voir les clubs se réunir, surtout en cette période actuelle, avec des valeurs communes et sur une projection qui ne peut qu’être positive pour le football. 

 

Qui dit fusion dit aussi challenge car il y a des défis et des caps à passer. Quel va être le cap le plus dur à franchir une fois que la fusion sera faite ? 

 

Il y a beaucoup de choses à mettre en place mais de par l’école de foot, les seniors, les féminines, je pense que si on monte un projet comme celui-là, il faut être ambitieux, par contre, il faut faire les choses dans l’ordre. Être ambitieux et le dire, c’est bien mais il va falloir mettre les choses en ordre pour arriver à ce qu’on veut faire. 

 

Et surtout créer des synergies entre la D2 Féminine de l’ASPTT, qui est l’équipe fanion dans le Tarn en termes de foot féminin, et ton équipe senior de Marssac qui est en R1. C’est important pour que l’un entraîne l’autre ? 

 

C’est un peu le but. On va essayer de travailler avec beaucoup de mutualité pour s’aider, s’entre-aider et se tirer vers le haut. 

 

Comment vois-tu le début de saison 2021 / 2022 ? J’imagine avec du public pour commencer puis un nouveau maillot, un nouveau logo, une nouvelle histoire et les pages de cette dernière à écrire ? 

 

C’est ça, ça donne envie, nous sommes motivés et on hâte de voir le rendu. J’espère surtout que l’on pourra reprendre sportivement normalement, avec du monde qui pourra nous suivre et surtout, être à la hauteur des gens qui vont nous suivre. Nous allons donc essayer de tout mettre en œuvre pour être le plus performant possible le plus rapidement et de la manière la plus cohérente. 

 

Depuis qu’il y a eu cette annonce, je pense que le téléphone doit chauffer car dans le secteur, voire même la région, ça doit faire parler. Il y a des joueurs qui sont peut-être intéressés pour venir rejoindre ce nouveau projet ? 

 

On est intéressé à Marssac et je pense que l’ASPTT l’est aussi au niveau féminin. Pour ma part, nous allons rester dans nos valeurs, nous avions un effectif et là, il y en a deux qui vont se réunir et nous allons brasser beaucoup de joueurs et de joueuses. Donc, nous allons déjà essayer de garder nos joueurs, ce qui est la première chose à faire, et on se penchera ensuite sur des joueurs qui vont nous rejoindre et qui seront intéressés par le projet sportif et non par les lumières. 

 

On va mettre un peu les pieds dans le plat : est-ce qu’on peut imaginer voir l’ASPTT et Marssac en Nationale 3 avec les garçons d’ici quelques années, c’est-à-dire revenir en CFA 2, là où était l’US Albi à une époque ? 

 

Oui, je pense, on ne va pas se cacher car, si on se cache là, c’est qu’on n’est pas ambitieux. Mais, comme je l’ai dit, on va garder les pieds sur terre car il y a beaucoup de travail mais l’ambition est là et on va faire le maximum pour, pourquoi pas, atteindre le niveau National dans pas très longtemps. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/z4PclYvQ07c

Retrouvez le replay de l’émission web tv « Le #MagSport by H2G du 9 avril 2021

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