#Rugby – Nationale / R.Kusiolek (Dijon) : Le plus briviste des bourguignons.

En amont de ce match entre Dijon et Tarbes, un choc pour le maintien sportif en Nationale, nous sommes allés à la rencontre de Romain Kuziolek, un des tauliers du vestiaire dijonnais. Hors groupe pour cette 23 eme journée, ce demi de mêlée formé à l’école briviste, et qui en transpire les valeurs de labeur, d’esprit tellurique et de franche camaraderie, « Kusio » donnnera de sa voix pour agrémenter le direct sur les réseaux sociaux stadistes. Entretien avec un joueur qui s’ancre de plus en plus en bourguignonne, entre autre en transmettant son expérience aux plus jeunes.

 Dijon Vs Tarbes 23 eme journée de nationale, une rencontre à suivre en direct Web TV sur la page you tube du stade Dijonnais en cliquant sur le lien ci dessus

Romain Kusiolek 1/2 mêlée Stade Dijonnais / Crédit photo : Le #MagSport / Studios H2G

 

Comme on le dit souvent au #MagSport Studios H2G, on peut te considérer comme le plus briviste des Bourguignons ou le plus bourguignon des Brivistes ? 

 

Ça fait maintenant un peu de temps que je suis dans la maison dijonnaise, c’est un club que j’apprécie et où je me sens bien. J’ai retrouvé au sein du club pas mal de valeurs qu’il y avait à Brive et j’ai aussi retrouvé des joueurs qui étaient au CAB avec moi, comme Lucas Liabot et depuis peu, Alex Lagarde. Donc, je me sens vraiment bien ici et ça se passe plutôt bien malgré cette année un peu compliquée. On va tout faire pour relever le défi des 4 matchs qu’il nous reste sur la fin de saison. 

 

Souvent, quand on entend parler de l’école des brivistes, on a l’impression qu’au-delà d’être une école de rugby et un centre de formation qui excellent, c’est surtout une école de la vie ? 

 

Franchement, quand on passe par Brive, et je pense que tous les mecs peuvent le dire, il y a vraiment un état d’esprit qui est créé. C’est avant tout se sentir bien en-dehors du terrain avec les gars et, une fois que tu es bien en-dehors et que tu crées des liens forts avec les mecs avec qui tu joues, tu es vraiment meilleur le week-end sur le terrain et ça fait souvent la différence. 

 

Depuis des années que tu es à Dijon, tu es devenu l’un des cadres et l’un des papas du vestiaire. Comment est-ce que tu appréhendes ce rôle ?

 

Ça va être ma 6e année au club, ça se passe bien, j’ai un petit peu moins de temps de jeu mais je commence aussi à préparer ma reconversion. Le rôle de leader, ou de papa du vestiaire comme tu dis, est un peu gros car je pense que je ne suis pas non plus le plus vieux, il y a des mecs comme Keke Amiot qui sont là depuis encore plus longtemps. Moi, j’aime bien essayer de transmettre et de partager des valeurs que j’ai apprises dans mes expériences d’avant. Quand il y a des joueurs qui arrivent, j’essaie de les mettre tout de suite à l’aise pour qu’ils soient dans le confort ou, quand il y a des petits jeunes qui intègrent le groupe, essayer de les encadrer au mieux pour qu’ils puissent avoir vite des repères et vite s’intégrer au groupe dans de bonnes conditions. 

 

En parlant de transmission, tu as un peu mis les paroles en actes puisque tu t’occupes des U18 avec Jean Paul et Lucas Liabot. Ça t’apporte quelque chose en plus de transmettre aux jeunes générations ? 

 

Je pense que c’est aussi un moyen de voir autre chose. Le club m’a permis de me former via le diplôme du DE rugby donc, j’en profite. Je suis avec Liab et Jean sur les U18, on intervient aussi sur le centre de formation, ça se passe plutôt bien et ça fait du bien de temps en temps de sortir du contexte pro avec la grosse pression des matchs. C’est bien également d’essayer de transmettre ce qu’on a appris via nos différentes expériences ainsi que d’échanger, de parler rugby, de mettre nos points de vue en commun pour en sortir le meilleur. 

 

On t’entend dire que tu prépares des diplômes dans le coaching et le management. On sait que parfois, certains joueurs préfèrent couper totalement avec le rugby lors de leur après-carrière mais toi, on sent que tu as vraiment envie de continuer et que le coaching est quelque chose qui te plaît ?

 

Je suis dans le rugby depuis l’âge de 5 ans, c’est mon grand-père qui m’a mis le pied à l’étrier et je n’ai jamais rien lâché. A l’heure où je te parle, je regarde du Super Rugby et c’est vraiment ma vie, il n’y a pas grand-chose d’autre à part le rugby, sauf quand même un peu la pêche (rires). Franchement, c’est vraiment un sport qui me convient à ravir et j’ai vraiment envie d’évoluer dans le milieu du rugby et de continuer à y rester. J’ai envie de pouvoir progresser dans l’entraînement et d’amener des solutions aux jeunes joueurs par la suite donc, on verra de quoi l’avenir sera fait. 

 

Tu as un peu tout connu à Dijon, de l’année où vous avez failli être relégués en Fédérale 2 aux joies du quart de finale de Jean-Prat face à Albi. Maintenant, tu connais la Nationale avec une saison qui a été compliquée au début mais là, on voit que vous reprenez un bol d’air frais et que vous profitez du printemps. Comment pourrais-tu juger ces six années que tu as passées au Stade Dijonnais avec des hauts et des bas ? 

 

Disons que ça a été un peu compliqué l’année où je suis arrivé. J’avais été recruté par Laurent Bonventre, avec qui nous avions été champions de France espoirs à Brive, et c’est lui qui m’avait fait venir. J’étais à Périgueux, je sortais d’une année compliquée avec une crise financière donc, Dijon était un endroit pour me relancer un peu. La saison avait été difficile, on enchaînait beaucoup de défaites, on a failli être relégué tant sportivement que financièrement. La saison derrière a été tout aussi compliquée car on avait pris moins 6 points et je pense que nous, les joueurs, avons créé un vrai état d’esprit. Avec ces moins six points, nous nous sommes vraiment resserrés, il y avait pas mal de joueurs du cru, des gars qui avaient connu la galère et du coup, ça a créé un peu d’identité d’équipe. Nous avons un peu surfé sur cette vague, ça s’est bien passé puis nous avons eu des hauts et des bas. Nous avons eu des résultats, on a perdu d’excellents joueurs, je pense à la perte de Jules Soulan qui nous a vraiment fait du mal, il y a parfois des fins de cycle, c’est comme ça. Depuis deux ans maintenant, avec cette crise Covid, c’est difficile de rebondir donc je pense qu’on doit tous resté soudé, staff et joueurs, et qu’on travaille ensemble main dans la main, qu’on arrive à aller de l’avant ensemble, de finir la saison du mieux qu’on peut avec le maintien sportif comme objectif principal et rebondir l’an prochain en rattaquant du bon pied. 

 

Après la défaite à Albi lors de la dernière journée, 36 à 26, tes coéquipiers que nous avions interviewés à l’issue de la rencontre avaient été assez sévères. Ils parlaient de déroute ou de match non abouti pourtant, nous, depuis la tribune de presse, on a quand même vu un Dijon qui a envoyé du jeu et qui a su pousser le Sporting Club Albigeois dans ses retranchements. Il n’y avait pas tout à jeter dans ce match ? 

 

Ça a quand même été un match compliqué parce qu’on n’a pas réussi à mettre en place ce qu’on voulait mettre. On est tombé sur une belle équipe d’Albi qui est vraiment en place défensivement, qui nous a agressés pendant 80 minutes, qui nous a mis en difficulté sur toutes nos rampes de lancements et on n’a pas vraiment réussi à faire vivre le ballon comme on voulait le faire. Nous, ce qu’on aime, c’est déplacer la balle, avoir des sorties rapides et les Albigeois nous ont bien contrés dans ces secteurs, notamment en nous ralentissant nos sorties de balles sur les rucks. On a réussi à profiter de quelques rampes de lancements quand on a eu de bonnes mêlées pour les mettre en difficulté mais je pense que, si on gère mieux nos entames et nos fins de match, on arrivera peut-être à coller un peu mieux à ces grosses équipes comme Albi mais il faut que l’on continue à jouer ensemble pour pouvoir se rapprocher du meilleur niveau que l’on peut retrouver en Nationale. 

 

Ce week-end s’annonce un match capital pour le maintien sportif car, même si vous êtes sauvés administrativement, on sait qu’à Dijon vous voulez vous maintenir sportivement. Cette équipe de Tarbes qui s’annonce à Bourillot est déjà un bastion de l’ovalie mais également une équipe qui est très, très dure à manœuvrer ? 

 

Tarbes est forcément une équipe que l’on connaît tous. Ils étaient en Pro D2 il y a quelques années, c’est un gros club français, connu rugbystiquement parlant, on sait que c’est une équipe très difficile à manœuvrer. J’étais en semaine de formation donc, je n’étais pas avec les mecs cette semaine mais j’ai eu quelques retours parce-que j’ai de bonnes relations avec tout le monde, j’ai appelé pour savoir un peu comment s’était passé la semaine d’entraînement. Apparemment, ils ont plutôt bien bossé donc je pense que les mecs ont préparé ce match dans de bonnes conditions et ça va vraiment être un match important. Je pense que, si on arrive à avoir la victoire contre Tarbes ce week-end, on fera un petit pas vers le maintien et, si je ne me trompe pas, à chaque fois que tu viens commenter un match à Dijon, la victoire est au bout donc, espérons que tu nous donnes la grinta. 

 

Tu me mets une pression supplémentaire ? 

 

Ce n’est pas méchant, c’est comme ça (rires). 

 

On sait aussi que, dans le vestiaire, vous vous êtes fait le serment de garder Bourillot inviolé jusqu’à la fin de saison. Ça pourrait permettre de réenclencher la dynamique pour dire aux supporters  » revenez la saison prochaine, on a besoin de vous et vous nous manquez  » ? 

 

Il est sûr que jouer dans un contexte pareil n’est pas franchement amusant. On sait qu’il y a du monde qui nous regarde derrière l’écran et on vous remercie pour les diffusions, c’est vraiment très bien. Ce dont on a envie, c’est de donner du plaisir aux supporters dès la saison prochaine, de se retrouver tous ensemble à Bourillot pour voir des beaux matchs, du bon jeu et des victoires. On va en tous cas tout faire pour garder Bourillot invaincu sur les 4 derniers matchs qui restent et j’espère que l’on mettra tout en place pour répondre à nos objectifs. 

 

On sait que tu as un grand copain au Sporting Club Albigeois, le vice-capitaine Gaëtan Bertrand, vous êtes tous les deux pêcheurs ? Qui est le meilleur pêcheur entre vous, celui qui attrape le plus gros silure ? 

 

Sans hésitation, c’est moi, c’est sûr et certain, il n’est pas très bon pêcheur. 

 

Si tu commences à lui mettre des pièces, je sens qu’on va avoir un retour dans la prochaine interview ! Mais te concernant, on me dit dans l’oreillette qu’il paraîtrait que samedi, à 15h, je commenterai avec un certain Romain Kuziolek. J’espère que tu as pris des bonbons au miel pour commenter à mes côtés ? 

 

C’est avec plaisir, s’il faut t’épauler et te donner deux, trois tuyaux, je serai avec toi. 

 

On donne donc rendez-vous à tous les passionnés de la Nationale, du Stado Tarbes et bien sûr du Stade Dijonnais samedi à 15h sur les pages Youtube et Facebook du Stade Dijonnais et on te remercie de nous avoir accordé cette interview

 

Merci et à demain à l’antenne.

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/gSCJ75N8IW8

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