#Rugby – Nationale / JH.Tubert (Bourgoin) : «Notre destin n’est plus entre nos mains!»

Avant d’entamer cette 22e journée de Nationale, on va aller faire un tour en Berjallie avec le manager du CSBJ. Jean-Henri Tubert, pour faire un bilan de la saison et se projeter sur l’avenir.

 

 

Comme toutes les équipes de Nationale, le CSBJ rentre dans le money-time et la dernière ligne droite avant les play-offs. On va dire que c’est un CSBJ qui est moins rayonnant qu’au début de l’hiver puisque vous venez d’enchaîner 5 défaites d’affilée. J’imagine que l’objectif ce week-end sera d’endiguer cette mauvaise dynamique ? 

 

Oui, tout à fait. C’est vrai que nous sommes sur une série de 5 défaites avec des scénarios tous un peu similaires. Sur les derniers matchs notamment, nous étions souvent dans la bataille mais il nous a toujours manqué quelque chose pour prendre ces matchs. Donc, j’espère que ce samedi à Rajon, comme tout le monde sans notre public, nous allons renouer avec la victoire. 

 

Ce match entre Bourgoin et Dax fleure bon les joutes de Pro D2. Il n’y a rien de mieux pour motiver tes gars ? 

 

Oui, c’est comme les matchs contre Albi. C’est vrai que, dans cette poule de Nationale, il y a beaucoup de matchs qui sentent bien l’ancienne époque. 

 

Comment pourrais-tu expliquer un peu cette baisse de régime ? Certains joueurs sont déjà ailleurs ou est-ce le contrecoup d’un mois de Janvier assez épais ? 

 

Il y a un peu toutes les raisons que l’on peut avancer. De un, on ne va pas se chercher d’excuse, il s’avère que l’on a très mal commencé l’année après le confinement, notamment avec une défaite à Dax où nous n’avions rien montré ce jour-là. Dax avait mérité sa victoire mais nous, nous avions été transparents. On a su se reprendre ensuite contre Dijon et Albi mais nous sommes retombés dans nos travers, notamment défensifs et dans la discipline puisque chez vous à Albi, nous nous sommes retrouvés à être devant à la mi-temps avec un carton jaune en 3e ligne et le carton rouge de notre talonneur en cours de match, en début de seconde période. On s’est donc retrouvé en situation numérique défavorable ce qui a permis à Albi de remporter logiquement ce match. Derrière, nous perdons à Massy à la 84e alors que nous sommes devant pendant tout le match, On a fait un bon match contre Nice qui est une belle équipe, on est passé à travers contre Aubenas où, encore une fois, nous n’avons pas été efficaces défensivement ni disciplinés et par contre, à Bourg, il y eu une reprise en main du groupe, notamment en 2e mi-temps. Le fait que l’on remporte cette victoire à Bourg-en-Bresse s’est joué à une mêlée, également à la 80e. L’arbitre a choisi son camp mais peu importe, j’espère que ce samedi, contre Dax, nous allons garder l’état d’esprit que nous avions à Bourg-en-Bresse, qui est quand même une grosse équipe de la poule, pour renouer avec la victoire. 

 

On a senti beaucoup de frustration après ce match contre Bourg-en-Bresse. On a même eu l’impression dans tes propos que tu avais le sentiment d’avoir été arbitré comme un petit ? 

 

J’ai envie de dire que, quand on domine de façon aussi nette la mêlée, nous avons quand même eu 8 pénalités pour nous dans le match sur ces phases de mêlées, et qu’on s’aperçoit à la 78e qu’on explose la mêlée de Bourg et que ma première ligne est dans l’en-but, il était légitime que l’arbitre aille sous les poteaux. Il ne l’a pas fait et, chose plus étrange, la mêlée qui suit tourne à 90° et là, on est tout de suite pénalisé. On sait que derrière, il y a eu une touche et fin du match donc, j’ai trouvé ça très dur. Je pense que si cet essai de pénalité avait été accordé, personne dans le stade et surtout pas les Bressans n’auraient crié au scandale. 

 

Malgré les matchs de retard que compte Bourgoin et malgré cette défaite en terre bressane qui, on l’entend, laisse beaucoup de frustration, est-ce qu’il y a encore de l’espoir pour voir Bourgoin en phases finales ? 

 

Je pense que maintenant, notre destin n’est plus entre nos mains. Nous, nous allons tout simplement essayer de, premièrement, renouer avec la victoire ce samedi, deuxièmement, de produire des prestations du même tonneau que ce que nous avons fait à Bourg-en-Bresse et non pas de celle contre Aubenas. On fera ensuite le bilan à la fin de cette série mais pour moi, maintenant, les phases finales ne sont plus nous ou alors, il faudrait vraiment qu’il y ait un concours de circonstances, avec un enchaînement de victoires bonifiées et que les équipes qui sont devant nous se prennent les pieds dans le tapis. Je n’y crois pas bien. 

 

Pour faire une synthèse, tu es déjà en projection sur la saison suivante que tu prépares avec ces derniers matchs de championnat ? 

 

Tout à fait. Ce qu’on veut, c’est se lâcher dans les matchs qui arrivent, montrer un visage positif comme nous l’avons fait à Bourg-en-Bresse. Ensuite, effectivement, nous allons travailler avec les joueurs qui vont continuer l’aventure avec nous pour préparer la saison prochaine. 

 

Tu peux nous parler un peu de la réorganisation du staff pour la saison prochaine ? Même si tout le monde te considérait déjà comme le manager du CSBJ, ton statut de manager général est maintenant officiel et tu vas avoir un nouveau staff. Quelle va être l’articulation sportive au CS Bourgoin-Jallieu ? 

 

Il était déjà officieux que je m’occupais du rôle de manager mais là, ça a été rendu public de façon officielle. Je vais être manager, bien sûr toujours en charge de l’équipe professionnelle mais je vais avoir un nouvel entraîneur qui arrive de Nevers dans le staff, Grégoire Pintiaux. Il était l’adjoint des entraîneurs des avants de Nevers et s’occupait aussi du paquet d’avants des espoirs de l’USON. Il y a toujours mon collègue Anton Moolman qui lui, continue l’aventure. J’aurai évidemment la responsabilité des équipes espoirs et Crabos du club. 

 

Parle-nous un peu plus en détail d’Anton Moolman, un sacré personnage qui fait l’unanimité en Berjallie ? 

 

Absolument. C’est quelqu’un que j’avais déjà observé quand il était en Afrique-du-Sud, notamment dans son académie car c’est quelqu’un qui a beaucoup travaillé avec les jeunes. Il est très investi dans notre centre de formation avec les jeunes et il fait également du bon boulot à mes côtés avec l’équipe première. 

 

Souvent, pour bien bosser dans un club de rugby, il faut un bon staff sportif, une belle équipe mais aussi de belles infrastructures. On a vu que le président Henri-Guillaume Gueydan a annoncé du lourd avec une nouvelle tribune qui ne va pas tarder à arriver à Rajon. J’imagine que toutes ces perspectives d’avenir te ravissent ? 

 

Tout à fait, c’est très positif. Le club est en marche, Henri-Guillaume Gueydan l’a d’abord redressé financièrement car, lors de la première année en poule Élite, nous étions en souffrance et proches du dépôt de bilan. Ça n’a pas été une mince affaire pour lui et pour tous les dirigeants qui l’accompagnent, c’est le premier point, il a fallu remettre les compteurs à zéro, il l’a fait et c’est son premier mérite. Deuxièmement, le club a avancé avec la première tribune, sous laquelle il y a les vestiaires et maintenant, avec la tribune sur où il y aura un espace réceptif qui permettra de recevoir des entreprises pour leurs séminaires ou leurs conventions. Les projets sont positifs et vont de pair avec l’ambition sportive qui est que, dans deux ans, en 2023 comme l’a dit Henri-Guillaume, on puisse batailler dans cette Pro D2. 

 

Il ne manque plus maintenant que le retour du peuple de Rajon et les supporters du Kop Bergusia et compagnie pour que la fête soit complète ? 

 

Oui, c’est pour tout le monde pareil. Je pense que c’est également le cas pour Albi sans les supporters, ou à Bourg-en-Bresse sans les supporters bressans qui sont un super public qui encourage et accompagne son équipe. Moi, je préférerai bien évidemment jouer dans une arène où il y a du monde plutôt que dans une arène vide. Même si on sait que l’on va faire le taureau, ce n’est pas grave, on se bat avec nos armes, avec bravoure et avec courage. Là, effectivement, il nous manque quand même les supporters, qu’ils soient de notre côté ou du côté de nos adversaires. 

 

Quel va être le mot d’ordre pour cette dernière ligne droite des phases régulières de Nationale ? 

 

Se lâcher offensivement, se montrer plus en place et plus agressif défensivement, ce sont les deux mots d’ordre pour cette fin de saison. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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