#Rugby – Nationale / J.Beaufils (Dijon) : «Malgré le fait qu’on soit maintenu, la victoire sera obligatoire!»

Pour cet avant-match entre Dijon et Blagnac, un match à suivre sous les caméras du #MagSport et des studios H2G ce dimanche à 15h, nous avons donner la parole à un pur produit du rugby bourguignon, Julien Beaufils. Rencontre avec la relève du rugby côte d’orien.

Retrouvez la rencontre Dijon Vs Blagnac en direct dès 14h45 sur les réseaux sociaux via Le #MagSport / Studios H2G

 

 

Julien, tu es un pur enfant du Stade Dijonnais depuis l’âge de 13 ans. Tu n’as connu que ce club qui te colle quasiment à la peau ? 

 

Oui, on peut dire ça. J’ai connu plein de choses avec ce club jusqu’à maintenant. On voit des hauts et des bas tous les ans mais nous sommes toujours là. 

 

Pour toi, que représente le Stade Dijonnais, au sein duquel tu as grandi et où tu t’es formé, en termes de valeurs, d’ADN et de ce qu’il transcende ? 

 

Ça m’apporte déjà beaucoup de valeurs. Depuis 9 ans, je vois toujours les mêmes bénévoles, je revois les mêmes entraîneurs et j’entraîne moi-même maintenant avec des entraîneurs qui m’ont entraîné. C’est un club où on se sent bien, c’est presque une famille parce-que les bénévoles ne changent pas tous les ans, ça reste les mêmes tout le temps. On est de tout de suite mis en confiance lorsqu’on arrive dans ce club. 

 

Tu nous disais que tu entraînais. Tu mets la main à la pâte à l’école de rugby ? 

 

Oui, c’est ça, j’entraîne les moins de 8 et les moins de 7. 

 

Est-ce que le fait d’entraîner les petits te fait évoluer dans ta façon d’appréhender le rugby personnellement ? 

 

Complètement. De faire apprendre le rugby à des enfants et à des enfants aide à plus s’exprimer sur ce que l’on est capable de faire. Je le fais aussi en rapport avec mes études car mon objectif est d’avoir des brevets et des diplômes d’entraîneur. Pour l’instant, je fais un BPJEPS sports collectifs à la JDA Dijon, j’ai également été entraîneur à la section CREF, une section sport – études à Dijon, qui est comme le Pôle Espoir mais à plus bas niveau. 

 

Souvent, quand on est jeune adulte rugbyman de haut-niveau, on a parfois le tempérament un peu fougueux, on râle un peu envers l’arbitre. Le fait d’apprendre aux jeunes à respecter l’arbitre et de ne jamais s’énerver après lui, ça t’a permis de prendre sur toi sur ce registre-là ? 

 

On me l’a appris dès tout jeune, notamment avec Eddy Joliveau qui a été l’un de mes tout premiers entraîneurs et qui était contre ça. Du coup, moi personnellement, je n’ai jamais eu cette habitude de râler contre les arbitres. Et forcément, lorsque j’arrive dans mes équipes, je leur apprends le respect, que ce soit envers l’arbitre ou les entraîneurs, des bonjours et des remerciements obligatoires. On a tous notre petite routine dans chaque équipe, nous sommes là pour ça, pour leur apprendre le respect et les bonnes manières. 

 

En parlant d’Eddy Joliveau, qui a été pendant longtemps un pilier et la charpente du Pôle Espoir de Dijon, Jean-Baptiste Fuster, qui est passé par ce dernier, nous disait la semaine dernière  » Eddy a été prépondérant dans la fabrication du rugbyman que je suis « . J’imagine que, pour toi, c’est la même chose ? 

 

Oui, ça l’a été aussi. J’ai d’abord été au CREPS Dijon, qui est une section du Pôle Espoir, et c’est lui qui a demandé que je rejoigne le Pôle au bout d’un an, ce que j’ai fait. J’ai énormément progressé, que ce soit techniquement ou physiquement car au Pôle Espoir de Dijon, il y a tout ce qu’il faut pour progresser dans de bonnes conditions. Et avec un entraîneur comme ça, j’ai forcément appris beaucoup de choses en quelques années. 

 

Dans l’équipe du Stade Dijonnais, il y a d’autres joueurs qui, comme toi, sont de purs produits du rugby bourguignon tels que Jérémy Bécasseau ou Kevin Amiot. Tu dois avoir un peu de responsabilité car tu es de la génération juste après. Est-ce que ça te pèse parfois sur les épaules d’être l’étendard de ce rugby bourguignon ? 

 

Je ne sais pas si c’est quelque chose de gros à porter mais si ces joueurs-là venaient un jour à partir, je reprendrai forcément le flambeau. Ça ne change pas grand-chose, on a quasiment tous la même mentalité et du coup, que l’on soit Dijonnais ou non, c’est presque pour tout le monde pareil. 

 

On va maintenant parler de la saison sportive de Dijon qui est loin d’avoir été un long fleuve tranquille. Comment l’as-tu vécue entre soubresauts et premières victoires qui ont commencé à se dessiner face à Narbonne, Chambéry et puis cette magnifique victoire face à Suresnes ? 

 

Comme tu le dis, ça n’a pas été un long fleuve tranquille, nous sommes quand même passé par beaucoup d’épreuves depuis le début de saison. Et forcément, chaque victoire, qu’elle soit à la maison ou pas, redonne confiance en l’équipe à chaque fois et ça remet le sourire à tout le monde chaque début de semaine. Le lundi, quand on est à la vidéo, tout le monde arrive avec le sourire et est content. Nous avons reçu nos objectifs, chaque match est important malgré le fait qu’on soit maintenu et la victoire sera obligatoire que ce soit à l’extérieur ou surtout à domicile. 

 

Du fait que maintenant tout le monde en Nationale sache qu’il est maintenu, tu n’as pas senti une petite décompression ? 

 

J’ai envie de dire qu’on a forcément moins de pression en se disant  » là, c’est la merde, il faut qu’on augmente notre place au classement  » mais ce n’est pas pour autant qu’on s’est démobilisé. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on s’est quand même tous remobilisé, on savait qu’on avait moins de pression sur les épaules mais ce n’est pas pour cela que l’on s’est dit qu’il fallait aborder les matchs plus sereinement. Notre objectif reste quand même de donner une bonne image du club et, qu’on le veuille ou non, de gagner chaque match. 

 

L’adversaire du jour, c’est le Blagnac Rugby. Qu’est-ce que tu penses de cette équipe, comment l’assimiles-tu et selon toi, quels sont ses points forts et ses points faibles ? 

 

Ça reste une équipe qui est 6e au classement et qui, forcément, a maintenant un bon niveau de rugby dans cette poule Nationale. Blagnac est une équipe assez équilibrée, ils jouent très bien devant comme derrière, ils ont un pack qui est très lourd, ce qui les aide aussi. Ils sont capables de proposer du jeu en attaque et ils ont une bonne défense quand il le faut mais chaque équipe a ses points faibles et l’objectif sera de les utiliser. 

 

On va revenir sur le registre bourguignon et local de l’étape. Comme tu as grandi dans le rugby bourguignon, tu dois aussi côtoyer des joueurs qui évoluent en Fédérale 1 à Nuits-Saint-Georges ou Beaune ou en Fédérale 2, au Creusot. Tu as peut-être une pensée pour eux qui n’ont pas la chance et le loisir de pouvoir jouer ? 

 

Oui, j’ai grandi avec pas mal de joueurs qui sont restés dans la région et qui jouent maintenant en Fédérale 1 dans les clubs d’à côté. Pour avoir gardé contact avec eux durant toute cette saison, je sais que ça a forcément été très dur pour eux. J’en connais qui avaient un très haut niveau de rugby en Fédérale 1 et qui, depuis un an et demi, sont un peu démotivés du rugby parce qu’ils pouvaient moins le pratiquer et qui se décident à arrêter le rugby ou qui vont moins aux entraînements. Si j’ai quelque chose à leur dire, c’est que le rugby est l’un des sports qui va exploser dans les prochaines années avec entre autres l’image du XV de France donc, il faut que personne ne se démotive. C’est dur pour beaucoup de joueurs amateurs mais il faut continuer de faire vivre le rugby, représenter le rugby bourguignon et aider chaque club à continuer à pouvoir exister, que ce soit de la Fédérale 1 à la première série ou à n’importe quel niveau amateur. 

 

On va conclure avec un petit clin d’œil aux supporters de Bourillot et du Stade Dijonnais qui sont toujours présents à vos côtés dans les grands comme dans les petits moments de faiblesse. J’imagine que tu as un petit message à leur passer ? 

 

Déjà, je remercie tous les bénévoles. Je dis  » je  » mais je les remercie au nom de toute l’équipe parce-que tout le monde le pense. Tout le monde est présent tous les week-ends derrière nous, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur les vidéos qui sont retransmises en direct ou par messages privés. On remercie tous les bénévoles, tous les supporters qui nous soutiennent tous les week-ends malgré ces défaites et, heureusement, grâce à ces victoires. On leur demande de ne rien lâcher, de continuer à nous faire confiance, ça nous sourira forcément à un moment et on donnera une belle image de ce club dans la poule Nationale. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/0JuTmEp16xY

Retrouvez la rencontre Dijon Vs Blagnac en direct dès 14h45 sur les réseaux sociaux via Le #MagSport / Studios H2G

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s