#Rugby – Nationale / J.Paul (Dijon) : «À nous de prendre les points!»

En amont de ce match entre Dijon et Blagnac pour cette 20e journée de Nationale, nous sommes allés à la rencontre d’un des tauliers du vestiaire du Stade Dijonnais, le seconde ligne, Jean Paul. Pour cet enfant du 9.3, la Bourgogne est devenue une second patrie, il a grandi pas à pas au grès de l’évolution du club. Rencontre avec un joueur aussi généreux sur un terrain de rugby que dans la vie de tous les jours .

Retrouvez la rencontre Dijon Vs Blagnac sur les réseaux sociaux Stade Dijonnais des 14h45 ce dimanche 14 mars 2021.

 

 

Comme on le dit souvent au micro du #MagSport, tu es le plus bourguignon des Parisiens ou le plus parisien des Bourguignons ? 

 

On peut dire ça comme ça. Cela fait cinq années que je suis à Dijon et je ne me plains pas. Je m’y plais et on va essayer de continuer ainsi. 

 

On va un peu parler de ta formation en région parisienne. Quel a été ton parcours chez les jeunes ? 

 

J’ai commencé à Saint-Denis jusqu’en junior, j’ai fait mes écoles et ma formation au Racing Métro. J’ai bien appris et progressé, on m’a fait évoluer, c’était cinq belles années avant que je n’arrive ici, à Dijon. 

 

Qu’est-ce qui t’as amené à poser tes valises en terre bourguignonne ? 

 

Lorsque je suis arrivé, ils étaient en Fédérale 2 et ils avaient pour projet de vite monter en Fédérale 1. L’année où je suis arrivé, ils venaient en Fédérale 1 donc, tout bénef pour moi car j’avais 20 ou 21 ans et c’est toujours bien de découvrir la Fédérale 1 à cet âge, sachant que le niveau est différent de celui des espoirs. J’ai sauté sur l’occasion, ça a marché jusque-là donc, tant mieux. Je n’ai pas à me plaindre. 

 

Toi qui as vécu Dijon en Fédérale 2, en Fédérale 1 et maintenant en Nationale, il y a quand même beaucoup de chemin qui a été fait. Quel est ton regard sur le chemin parcouru par le Stade Dijonnais ?

 

Ce que je vois, c’est que c’est beau. Pour une ville comme Dijon, je trouve que c’est beau sachant déjà qu’il y a beaucoup de sports à Dijon, qu’ils soient individuels et collectifs. Ce qui est encore plus magnifique, c’est de voir l’évolution de tout, que ce soit du stade, à l’intérieur, les infrastructures et autres, je trouve ça beau. Certes, il y a encore du chemin pour pouvoir aller plus haut mais je trouve qu’il y a déjà un grand pas qui a été fait et je crois que c’est bien pour le club de Dijon mais aussi pour la ville. 

 

On va maintenant parler de ce championnat de Nationale que, comme le Stade Dijonnais, tu as découvert au mois de Septembre. Il a été interrompu pendant deux mois à l’automne mais maintenant, avec le nombre de matchs qui s’est joué, tu dois avoir un petit retour. Comment appréhendes-tu ce championnat et n’avais-tu pas une crainte de le découvrir avec en son sein des équipes de renom ? 

 

C’est certain. Comme je l’avais dit en début d’année avant qu’il ne commence, c’est un championnat qui est très difficile à jouer sachant que toutes ces équipes de renom comme tu le dis sont de bonnes équipes et de grosses écuries qui savent jouer au rugby. Pour ma part, il faut être focus tous les week-ends et même aux entraînements. Ce qui revient souvent, c’est qu’à ce niveau-là, ce sont beaucoup de détails donc, il faut être prêt tous les week-end sur chaque caractéristique, que ce soit la conquête, les lancements de jeu, sur plein de choses en fait et sur le combat avant tout, ce qu’on répète à chaque fois. La coupure a été la même pour tout le monde, chacun se prépare comme il faut et nous aussi. Malgré ce qu’on peut voir avec les résultats, ce n’est pas pour autant qu’on ne se prépare pas et qu’on n’est pas à fond. Je pense qu’il faut continuer ainsi et ça va payer pour nous, c’est juste que nous avons mal commencé le championnat et c’est ce qui nous a fait défaut. 

 

En commençant en Nationale, est-ce que ça t’a obligé, toi personnellement, à élever ton curseur d’exigence ? 

 

Clairement, il le faut. Si tu veux prétendre à jouer à ce niveau-là, il faut être prêt, être tous les soirs aux entraînements, être rigoureux, impliqué, montrer d’abord à l’entraînement pour après le reproduire sur le terrain. Si on veut jouer à ce niveau-là, il y a beaucoup d’exigence à avoir mais c’est aussi notre rôle. Moi, personnellement, je vis pour l’instant de ça, c’est mon boulot donc à moi d’être prêt tous les week-ends et d’être rigoureux quand j’entre sur le terrain et pour pouvoir postuler le week-end. 

 

On va aborder le sujet du classement de Dijon et du calendrier qui arrive. Vous êtes à fleur de la zone de relégation, même si on sait qu’il n’y en aura pas cette année, mais j’imagine que vous vous êtes fixé un objectif personnel, du style garder Bourillot inviolé jusqu’à la fin de saison. C’est ce qui vous motive du côté de Dijon, de rester invaincu à domicile depuis le match contre Suresnes il y a trois semaines ? 

 

Oui, on va essayer de rester invaincu à Bourillot, c’est une première chose. A nous d’élever le curseur et de faire en sorte que maintenant, quand une équipe se déplace chez nous, c’est à nous de prendre les points et pas à elle, maximum 4 points chez nous voire plus. Concernant notre place, nous sommes avant-derniers du championnat et notre but est de ne pas finir dans les deux derniers et de gagner un peu plus de place, sachant que l’on reçoit Blagnac chez nous dès aujourd’hui. C’est un match important pour nous que l’on veut gagner à tout prix car ensuite, on se déplace à Aubenas et à Albi donc, il faut prendre des points avant de se déplacer. Mais il faut aussi que l’on prenne des points à l’extérieur tout en jouant notre jeu à fond, ne plus trop calculer, se lâcher et jouer au rugby comme on sait le faire. 

 

Avec le dernier match à domicile contre Suresnes, est-ce qu’on peut parler d’un déclic où vous avez un peu lâché le frein à main ? 

 

On avait à cœur de se racheter et, de plus, on était à Bourillot donc nous avions envie de faire quelque chose. Là, on a vraiment vu une équipe soudée de A à Z même si on a eu quelques petits moments de faiblesse, il y a vraiment eu 23 bonhommes et même un groupe, que ce soient les bénévoles et les dirigeants derrière nous, ce qui nous a vraiment poussé à donner plus. Je pense que c’est bien de le faire à domicile mais il faut aussi essayer de le faire à l’extérieur tous les week-ends. Quand tu rentres sur un terrain, c’est pour tout donner, jouer à fond, se faire mal et ramener les points qu’il faut. 

 

Contre Narbonne la semaine dernière, à 10-7 à la mi-temps, vous avez cru tenir le bon bout ? On sait que Narbonne est l’équipe qui marche sur l’eau depuis le début de l’année 2021 mais vu le score à la pause, il y avait peut-être quelque chose à jouer ? 

 

Franchement, oui. Quand on rentre à la mi-temps, on y croyait vraiment, on n’avait pas forcément fait une bonne entame mais on avait fait les choses dans l’ordre, il y avait juste quelques trucs qui n’allaient pas. Quand on rentre aux vestiaires, on s’est dit que oui, il y avait quelque chose à faire à Narbonne, sachant qu’ils étaient 3es et qu’ils avaient perdu à l’extérieur contre Dax. Ils n’étaient pas vraiment en confiance à ce moment-là donc, on s’est dit qu’il fallait tout jouer à fond et continuer sur ce régime-là. En seconde mi-temps, on a un peu pêché sur deux, trois erreurs défensives dont une pour ma part ce qui fait qu’après, on a un peu décroché. Ce que je dis, c’est qu’il faut refaire plus souvent ce qu’on a fait en première période et au final, ça va finir par payer sur la durée des matchs. 

 

Comment tu assimiles cette équipe de Blagnac qui se présente à Bourillot ? J’imagine que vous vous êtes beaucoup rapprochés de Quentin Pointud, l’ancien caouec, qui a dû vous donner quelques tuyaux ? 

 

On respecte toutes les équipes. On sait que Blagnac gagne pas mal à l’extérieur, ils savent se déplacer donc on se méfie d’eux. On aura à cœur de faire un bon résultat tout en étant, comme je le répète souvent, rigoureux et combatif, combat, rigueur, détails sont des mots qui reviennent souvent, il faut être appliqué de A à Z. On se méfie d’eux, on ne les prend pas à la légère mais c’est un match pour nous. On est à la maison donc, logiquement, il faut ramener des points, il est normal de dire que l’on veut gagner ce match à tout prix tout en les respectant. Je n’ai pas trop parlé de Blagnac avec Quentin, je me suis plus concentré sur nous et sur notre semaine à nous pour faire le maximum pour gagner ce match. Il faut se méfier de chaque équipe, chacune a ses qualités et ses défauts mais c’est à nous d’être exigeants envers nous-mêmes pour ramener des points ce dimanche. 

 

Concernant ton attachement à Dijon, on sait que tu te plais dans ce club et que les dirigeants t’apprécient beaucoup. On peut imaginer que tu continues l’aventure dijonnaise dans les années à venir ? 

 

C’est vrai que je me plais bien ici. J’aime bien Dijon, j’aime bien la ville, le Stade Dijonnais, le club, ça, je ne m’en cache pas mais ce n’est pas moi qui décide de ça. A moi d’être performant tous les week-ends pour prouver que j’ai ma place au sein du Stade Dijonnais et de faire en sorte de montrer que je peux postuler pour ce club que j’aime bien. A moi de faire en sorte. 

 

Le ton est donné, on a plus qu’à te donner rendez-vous tout à l’heure devant nos caméras pour un beau come-back de Dijon en Nationale

 

Merci

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/0JuTmEp16xY

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