#Foot – Coupe de France / E.Rech (Aubagne) « La magie de la Coupe de France c’est de faire des exploits »

Avec la réception du Toulouse FC ce vendredi soir, c’est une équipe en pleine puissance qui se déplace dans les Bouches-du-Rhône à l’occasion des seizièmes de finale de la Coupe de France. Le coach d’Aubagne, Eric Rech, espère maintenant voir ses joueurs montrer un mental d’acier pour être capable de faire plier le troisième de Ligue 2 et poursuivre l’aventure.

Il y a quelques mois vous étiez encore en National 3, aujourd’hui vous vous préparez pour recevoir un club pro, le TFC, Aubagne avance à pas de géants !

Oui ça va très vite, le football par lui-même va très vite et dans les deux sens : vers le haut ou vers le bas. C’est une bonne chose, il faut la savourer. Après le championnat de National 2 doit reprendre derrière, donc il va falloir être prudent. Dans les six derniers matchs il nous faudra au moins trois victoires pour être dans les huit premiers et donc être sereins. Ça ne nous empêche pas de faire ce merveilleux match de Coupe de France contre Toulouse avec tout ce que ça peut apporter en terme d’expérience, et pourquoi pas d’exploit. Entrer dans la magie de la Coupe de France, ça serait sympa…

Pour entrer dans cette magie et créer l’exploit contre des Toulousains en forme sur quoi vous allez vous appuyer ?

On va s’appuyer sur ce que l’on connaît de leur système, ce que l’on a pu voir de leur façon de jouer et d’évoluer. Nous allons essayer de les contrer pour les mettre à défaut. Nous savons très bien que nous allons devoir surperformer pour pouvoir les déstabiliser. Nous allons jouer le match crânement car nous devons jouer pour nous faire plaisir. C’est un beau match à jouer et tout joueur qui se respecte va vouloir se hisser à un autre niveau et prouver ce qu’ils valent face à une équipe professionnelle.

Que vous inspire ce TFC version 2020-2021 en pleine reconquête ?

C’est une belle équipe et organisée, ça va vite. Ils ont des joueurs clés devant, de bons attaquants performants et rapides. Ils ont tout les critères d’une belle équipe qui peut espérer remonter en Ligue 1. Nous sommes vraiment tomber sur une belle équipe, à nous de jouer avec nos principes de jeu et de nous dire pourquoi pas aller chercher des failles dans cette équipe et les faire douter.

Au moment du tirage en tant qu’équipe des Bouches-du-Rhône, le derby contre l’OM ne vous a-t-il pas fait saliver ?

J’ai eu un des kiné de l’équipe pro de l’OM il espérait sincèrement tomber contre nous comme nous étions dans le même chapeau. Ça aurait été bien également pour nous comme nous sommes un club partenaire de l’Olympique de Marseille. Pour moi, qui ai entraîné pendant 20 ans au centre de formation ça aurait aussi été intéressant. Le tirage en a décidé autrement. Nous allons jouer contre Toulouse et en rigolant le kiné m’a donné rendez-vous en huitièmes. Vous savez, quand j’étais jeune, j’ai été marqué par l’équipe des Pays-Bas à la Coupe du Monde 1974. Cette équipe hollandaise était au-dessus de tout le monde, j’ai trouvé l’Allemagne nettement moins forte et ils perdent le match car les Allemands étaient plus chaud que eux. Ça m’avait marqué et depuis j’ai compris qu’avec une équipe organisée, qui y croit qui a un peu de réussite et de chance et maîtrise bien son sujet, tout est possible sur un match.

Cette finale de 1974 est un exemple que vous citez auprès de vos joueurs ?

Non, mais j’ai pris le discours bien avant quand nous avons rencontré Sainte Maxime. Après les avoir joué, eux qui avaient éliminé Martigues et Grasse, j’ai dit aux joueurs que jusqu’à présent nous avions fait notre boulot. Nous avons pu éviter les pièges à l’inverse de plusieurs autres équipes de National 2. Nous avons fait notre boulot certes, mais comme je leur ai dit, la magie de la Coupe de France c’est de faire des exploits. Aujourd’hui, nous n’avons pas fait d’exploits. Le seul exploit se fait contre une équipe au-dessus de nous. Nous y voilà, maintenant est-ce que nous en sommes capables, allons nous chercher cet exploit ou est-ce que notre parcours est dû à un tirage bénéfique et lorsque nous sommes tombés sur plus fort, nous sommes tombés. C’est le discours que nous leur avons donné. C’est maintenant qu’il faut faire l’exploit. Nous allons jouer une équipe supérieure, qui plus est en bonne forme et bien placée pour monter en Ligue 1. Ça ne pouvait pas mieux tomber, nous verrons si nous sommes capables de rivaliser avec des équipes d’un tel niveau.

Comment vos joueurs se sentent-ils à quelques heures de cet événement justement ?

Ils sont très concernés. C’est aussi pour eux une manière de s’évaluer et d’enlever quelques doutes qu’ils avaient entre eux. Des blessures ou non-sélections en centre de formation ont pu les empêcher de s’exprimer, là, ils vont avoir la possibilité de lever leurs doutes et voir s’ils sont capable de rivaliser avec une équipe comme le TFC.

Vous devez également travailler sur la reprise du championnat de National 2 qui devrait arriver le week-end prochain. N’est-ce pas un facteur important à prendre en compte au moment de donner toutes vos forces dans la bataille contre Toulouse ?

A chaque niveau son exigence. Nous allons jouer la Coupe de France. Nous avons la chance de pouvoir évoluer à ce stade de la compétition mais également d’être capables de lier l’utile à l’agréable pour utiliser ce match afin de préparer la reprise du championnat. Nous avions mis en avant que plus nous faisions de matchs de Coupe, plus nous serions autorisés à jouer normalement et ainsi préparer une reprise de compétition. Nous entrons donc dans ce plan de réflexion. Bien sûr le match de Toulouse va être chaud avec l’importance de la gestion de l’émotion. Mais nous sommes dans la continuité du match qui nous attend contre St Priest la semaine d’après. Nous sommes bien dans nos têtes. Les joueurs ont compris que c’est une événement où il faut faire le match le Jour J, surtout pas avant ni après ça sera trop tard. Ils devront faire une bonne prestation et la suite, nous verrons bien.

Quel sera le facteur clé de cette rencontre selon vous ?

Je dirais le travail tactique. Si notre travail tactique est juste, je pense que nous les mettrons en difficulté. Si maintenant par la rapidité, la vivacité et la valeur des joueurs de Toulouse, ils sont supérieurs à nous sur les plans individuels et collectifs, évidemment, nous risquons d’avoir des problèmes. En appliquant un plan de jeu qui puisse les contrarier en laissant passer le temps, si nous ne prenons pas de but en première mi-temps, ça va les faire douter. Les minutes feront la différence en fonction du plan de jeu.

Propos recueillis par N.Portillo

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