#Foot – CdF / M.Zaghar (Fabrègues) « Écrire son palmarès de joueur amateur »

Capitaine et pilier défensifer de l’AS Fabrègues, Mustapha Zaghar rêve d’écrire cet après-midi une nouvelle page de l’Histoire de son club en Coupe de France. Déjà habitué des belles épopées en Coupe avec Fabrègues, le défenseur central espère ne pas être pris au piège de leur bête noire, l’Olympique Alès.

Le capitaine de l’ASF a encore très faim d’épopées

C’est potentiellement une nouvelle page de l’Histoire du club que vous pouvez écrire ce dimanche. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus à ce sujet ?

Effectivement, nous allons disputer un nouveau match de 32èmes de finale de Coupe de France chez l’OAC. Une équipe que l’on affronte souvent dans notre championnat de National 3. Malheureusement pour le moment on peut dire que c’est notre bête noire en championnat depuis trois ans.

Avez-vous trouvé les schémas tactiques pour réussir à casser cette malédiction ?

Là c’est la Coupe de France, ça n’a rien à voir avec le championnat. D’autant plus que ce tour nous ouvre les portes des clubs professionnels. A nous de tout faire pour nous qualifier. Il faudra mettre tout ce qu’il faut pour ce match de Coupe de France. Soit tu passes, soit tu passes à la trappe. Nous sommes obligés de mettre les bleus de chauffe.

Petit à petit vous enchaîner les rencontres ces dernières semaines. Est-ce que vous commencez à trouver du rythme ou c’est encore compliqué à voir venir ?

On enchaîne les matchs, donc on a du rythme. Mais ce n’est pas comme si nous avions aussi les matchs de championnat. Là, ça fait que trois semaines que l’on joue. C’est plus compliqué. Il faut se reposer la semaine pour ne pas avoir un contre-coup. Sans réelle préparation, c’est plus difficile. Il faut préserver son corps pour ne pas avoir le contre-coup. C’est un peu comme si nous étions dans une phase de préparation et que nous enchaînions les matchs, et que le corps de son côté était en train d’emmagasiner pour toute l’année.

Pour en revenir à cette rencontre. Vous avez l’avantage de faire un déplacement assez court… Ça reste une chance inespérée à ce stade de la compétition…

Oui c’est sûr. Ne faire qu’une heure et demie de route pour allez à Alès c’est magnifique. Ça va nous éviter de nous lever très tôt. Nous serons donc bien plus frais qu’une équipe qui devra faire 600 km.

De votre côté, les épopées en Coupe de France, ça commence à devenir un rituel. Est-ce que cette épopée n’a pas une saveur un peu particulière au vu du contexte actuel ?

C’est vraiment différent avec d’une le contexte. La crise sanitaire, ne pas jouer pendant quatre mois, ne pas avoir de supporters dans le stade, des entraînements compliqués à caler. Nous nous sommes entraînés des samedis et dimanches matins à 10h, des journées de semaine à 16h. C’est vraiment spécial. Jouer des matchs de Coupe de France, c’est magnifique car on peut jouer des clubs pros. On se dit qu’on a de la chance de pouvoir jouer et profiter de ce moment. Même si cette compétition n’a clairement pas la même saveur que l’année dernière. On avait des supporters, des gens venez nous soutenir et même des journalistes venez nous voir pendant la semaine. C’est un peu plus compliqué.

Malgré tout vous avez cette opportunité de mettre la crise de côté pour vous concentrer sur cette passion du football non ?

Oui tout à fait. Quand on voit qu’on a une dérogation pour s’entraîner après 18h, qu’on peut se promener dans la ville avec une dérogation. On se dit qu’on a vraiment de la chance de faire ce qu’on aime d’autant qu’on a des facilités.

Revenons au match contre Alès. Comment s’est passé la préparation ?

Nous avons préparé ce match comme si c’était le dernier de l’année. Soit ça passe, soit ça casse. Le club fait tout pour nous mettre dans de bonnes conditions et même optimales. Ils nous ont trouvés des kinés, un endroit pour manger en plein air. Il nous ont clairement mis dans de bonnes conditions pour préparer cette rencontre.

En tant que capitaine, comment vous essayez de tenir votre rôle de capitaine pour que l’épopée perdure ?

Mon rôle c’est de rassembler tout le monde pour éviter que le groupe ne se disperse. Certains n’ont jamais eu la chance de jouer un 32èmes de Coupe de France. On essaye de mettre l’équipe au diapason en leur disant que si on passe c’est magnifique et qu’on pourra rencontrer un club pro ou sinon, nous n’aurons plus que nos souvenirs. Il faut écrire son palmarès de joueur amateur. Moi pour le moment je peux dire qu’il est pas mal, et comme j’ai faim, j’ai encore envie de l’écrire.

Le club pro est-ce que clairement vous y pensez ou pas encore sachant que vous êtes à 90 minutes d’en affronter un, voir plus si affinités avec les tirs aux buts ?

Je ne vous mens pas, j’aime bien prendre les choses les unes après les autres. Je me dis qu’il faut mettre les bons ingrédients pour gagner aujourd’hui en espérant avoir un tirage qui nous fasse kiffer. Il va falloir compter sur la cohésion de groupe. A Fabrègues, elle est magnifique car les joueurs se connaissent depuis des années. Cette cohésion devra être sur le terrain en faisant les efforts les uns pour les autres et que tout le monde tire dans le bon sens. La Coupe de France, si un tire pour lui, ça casse. Tout le monde doit faire les efforts et faire le plus possible pour passer. Soit on gagne, soit on n’aura plus rien à jouer. Là c’est un peu spécial car il faut gagner pour pouvoir continuer à s’entraîner, sinon tu rentres chez toi.

Cette semaine on a appris le retour du championnat de National 2. Est-ce que vous y croyez pour un retour du championnat de N3 ou ça parait compliqué ?

Ça va être vraiment compliqué. Nous n’avons même pas fini la phase aller, certains clubs, ça fait vraiment longtemps qu’ils n’ont pas eu d’entraînements. De notre côté, nous avons pu nous entraîner mais je sais que des clubs sont à l’arrêt. Nous avec les protocoles mis en place, nous ne nous sommes arrêtés qu’un mois. C’est une chance. Pour d’autres clubs, ça va être difficile. Il faut du temps.

Si jamais le championnat venait à reprendre, lorsque l’on regarde votre début de championnat il était un peu compliqué. L’élan de la Coupe de France pourrait-il dans ce cas vous donner un nouveau rythme ?

On faisait un parcours de mi-tableau. A Fabrègues, on jouait souvent la moitié de tableau. Certes, nous enchaînions les défaites mais la saison est longue et je savais que nous allions nous en sortir. On ne sait jamais après. La Coupe de France ramène un baume au coeur. Ça nous permet de continuer à kiffer et emmagasiner de la confiance. Si nous sommes sur un bon jour, nous pouvons faire mal à tout le monde. Après, comme j’ai dit, il faut que tout le monde tire dans le bon sens. Si ça se passe comme ça, nous sommes difficiles à bouger. Nous avons un groupe qui vit bien et se connaît depuis des années.

On va un peu pronostiquer et mettre quelques étoiles dans les yeux. En cas de qualification cette après-midi, quels pros vous aimeriez affronter ?

Moi je suis Pailladin, j’y ai grandit. Je suis Montpelliérain à 100%, c’est le club qui m’a fait grandir. J’y étais quand j’étais jeune. Je vais dire Montpellier. Je ne suis pas Marseillais ou Parisien, je supporter mon équipe. J’ai grandis avec les « Aux Armes » de Paillade.

Propos recueillis par N.Portillo

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