#Rugby – Nationale / J.Wanin (Albi) : «Humilité et combat!»

Retrouvez la conférence de presse de Jérémy Wanin et Thomas Milhau. L’entraîneur 3/4 et le préparateur physique du Sporting Club Albigeois nous dresse le contexte du déplacé à Dax, ce samedi 13 février 2021 à 15h lors de la 17ème journée de Nationale.

Nous sommes avec Jérémy Wanin pour la conférence de presse de reprise après cette petite coupure et une belle victoire face à Bourg-en-Bresse et en amont du déplacement à Dax. J’imagine qu’il a dû être facile de travailler après ce succès contre Bourg ? 

 

JW : Facile, non, parce-que nous avons quand même un bloc de 5 matchs qui nous attend et rien n’est jamais gagné dans cette compétition. Il a aussi fallu passer après une semaine de vacances qui était méritée mais également indispensable pour régénérer. Donc oui, c’est toujours mieux de travailler facilement et de travailler après des victoires et un bloc satisfaisant, pas excellent mais satisfaisant, et de se relancer avant un déplacement à Dax. Nous avons fait plutôt une bonne semaine de travail mais ces vacances-là ne nous ont pas fait oublier notre prestation qu’il fallait que l’on améliore. Avec le staff, on a su leur rappeler un petit peu ce qu’il fallait faire pour viser encore un petit peu plus haut. 

 

On ne va pas se mentir, le pêché mignon du Sporting, pour l’instant, est de ne pas encore avoir gagné une seule fois à l’extérieur. L’objectif de ce week-end est indéniable : essayer d’aller s’imposer pour la première fois en déplacement ? 

 

JW : On dit toujours qu’il faut aller chercher des points à l’extérieur, ce que tu peux faire de trois ou quatre façons. Il faut que l’on aille chercher des points à Dax mais il faut quand même garder l’humilité : on se déplace à l’extérieur, nous n’avons pas encore été en capacité en déplacement. Donc, ce qu’il faut faire, c’est rester simple et aller faire un beau match de rugby pour remporter le maximum de points. S’il y a victoire derrière, ce sera bien mais c’est vrai que nous sommes un peu en manque de victoire à l’extérieur, je ne sais pas si ça se passera à Dax mais en tous cas, c’est une opportunité que nous avons ce week-end. 

 

Vous allez souvent à l’extérieur pour sauver les meubles ? 

 

JW : Non, il est rare que l’on prépare une semaine pour sauver les meubles, on essaie plutôt d’aller à l’extérieur pour gagner. Nous avons des joueurs qui sont compétitifs ainsi qu’une gestion d’effectif à avoir sur les matchs. Là, sur les deux premiers blocs, nous sommes sur 9 matchs dont 7 à domicile donc, il faut qu’on arrive à le gérer sachant que nous avons des blessures qui se rajoutent à ça. Dès qu’on se déplace, on le fait quand même pour gagner des matchs et rapporter des points, on ne se déplace pas comme l’an dernier dans des matchs de Fédérale 1 mais chez des grosses équipes. Il nous reste quand même en travers cette défaite à Suresnes où nous n’avions vraiment pas mis les ingrédients pour aller gagner. A Bourgoin, ça avait été plus compliqué, Nice, pour le premier match, nous avions fait match nul, à Bourg-en-Bresse, on était revenu en 2e mi-temps pour le bonus défensif ce qui était un bon résultat face à cette équipe-là, Suresnes, nous étions passés un peu à côté et à Bourgoin, sans la mêlée et sans les phases de conquête, c’était compliqué d’aller chercher un résultat. Donc, nous allons à Dax avec des intentions car nous avons l’ambition de nous qualifier pour jouer la finale de montée en Pro D2 et il faut que l’on arrive à un moment donné à mettre ces intentions sur le papier au niveau des points à l’extérieur. 

 

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Parlons justement un peu de Dax. Comment voyez-vous cette équipe et quelles sont les stratégies à mettre en place pour faire en sorte que ce déplacement soit le plus prolifique pour vous ? 

 

JW : Dax est une équipe qui était un peu en dents de scie sur ses derniers résultats avec une victoire à domicile face à Bourgoin qui est une grosse équipe de la poule. Ils ont été en capacité d’aller gagner à Dijon mais aussi de perdre à domicile contre Blagnac, qui sont toutes des équipes difficiles à manœuvrer. Ils ont été gagner à l’extérieur, contrairement à nous et ça, il faut quand même le souligner, lors de leur dernière prestation. C’est une équipe qui déplace beaucoup le ballon dans le couloir extérieur, qui a une capacité à mettre de la vitesse dans son jeu, qui a une ligne de 3/4 assez complémentaire avec de la puissance mêlée à de la vitesse, qui a une conquête, que ce soit en touche ou en mêlée, qui reste très correct et qui leur permet d’avoir des rampes de lancement de jeu assez efficaces. Ils ont aussi un N°10, Berchesi, qu’ils font jouer en N°12 et qui est un peu le maître à jouer de cette équipe. Donc, on s’attend à un beau défi là-bas, reste encore à voir les conditions météo et de terrain qui nous attendent à Dax mais on pressent un match avec un beau volume de jeu. Nous, de notre côté, il va falloir que l’on soit en mesure de gérer ce volume de jeu défensivement et, toujours pareil, essayer d’être discipliné. C’était un peu mieux contre Bourg-en-Bresse où nous sommes descendus aux alentours des 11 pénalités alors que nous étions sur une moyenne de 17 lors des matchs précédents. Il faut donc que l’on garde cette défense / discipline et ensuite, ce que nous ne faisons pas trop mal ces derniers temps, cette capacité à aller jouer chez l’adversaire, à sortir de notre camp et à aller jouer chez eux. Par contre, là où il faut vraiment que l’on évolue par rapport à Bourg-en-Bresse, c’est qu’une fois que l’on est chez l’adversaire, être en capacité d’enchaîner les temps de jeu pour mettre à mal les équipes adverses. 

 

Si on regarde dans les rétros, il y a certes le bonus offensif au match aller mais à 14 contre 15, cette équipe de Dax avait enquiquiné le Sporting jusque dans les dernières minutes. Y a-t-il des enseignements qui en ont été tirés ou bien ce n’est pas du tout la même physionomie de match avec la coupure qu’il y a eu entre temps ? 

 

JW : On prend bien sûr les matchs aller en compte puisque ce sont les rapports de force entre les équipes qui vont se jouer. Mais, ce qui est certain, c’est qu’il y a eu la coupure et notre attention s’est beaucoup portée sur les matchs depuis Janvier 2021. On avait eu du mal ici, je ne sais pas si c’est le syndrome de la supériorité numérique mais cette semaine, nous n’avons pas refait le match aller, à part sur des points précis par rapport aux lancements de jeu, à la touche et à la mêlée. On s’est vraiment attaché à bien analyser les derniers matchs. 

 

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On va parler un petit peu de l’infirmerie car tu parlais tout à l’heure des matchs qui vont s’enchaîner et il y a aussi la question de la gestion de l’effectif. Où en est-on au niveau des joueurs qui reviennent et de ceux qui seront éloignés plus longtemps des terrains ? 

 

JW : Sur les longues durées, on reste avec Simon Veyrac et Thomas Toevalu, Lucas Vaccaro, qui s’était blessé ici contre Aubenas, est encore un peu fragilisé sur son ischio. On a les retours de blessures de Dimitri Tchapnga, Arthur Castans, Kevin Boulogne qui est à 100% opérationnel. En joueurs indisponibles, on a le talonneur Mehdi Boundjema à cause de son épaule, il va passer des examens complémentaires et on pourra définir un retour plus ou moins rapide. Benoit Sicart en a pour 6 semaines, ce ne sont pas les croisés mais le latéral interne, il n’y a pas d’opération mais du renforcement, ce qui est un mal pour un bien, on a été rassuré par les examens et c’était plutôt une bonne nouvelle.  

 

En parlant de l’infirmerie et de ces blocs qui sont assez denses, tu dois avoir des journées de folie actuellement ? 

 

TM : C’est justement le grand débat en ce moment, même au sein du staff, où on règle un petit peu notre répartition de la charge des semaines pour parer à ces longs blocs. Mais c’est aussi un avantage de les jouer pour pouvoir se préparer à la Pro D2, je pense que la réalité est là. On a des temps de jeu effectifs qui se rapprochent de la Pro D2, ce qui n’était pas le cas l’an dernier en Fédérale 1. Donc, ça reste clairement un avantage de jouer des longs blocs et c’est ça qui va préparer à la Pro D2 et du coup, nous avons ajusté nos volumes et l’intensité tout au long de la semaine pour rester prêts le week-end sur des longs blocs. Nous avons donc forcément eu des blessures sur le premier bloc, c’est la première fois que l’on enchaînait 4 matchs avec ces intensités et ces temps de jeu effectifs depuis très longtemps, qui plus est après deux mois d’arrêt et deux semaines de vacances à Noël. On demande aux joueurs de revenir après deux mois où l’on s’entraînait très peu, après avoir coupé deux semaines à Noël par obligation et de jouer direct derrière 4 matchs à haute intensité avant d’en rejouer 5 une semaine après. Donc, obligatoirement, on était un petit peu en danger par rapport à la charge d’entraînement de 2020 par rapport à celle qu’on nous demande en 2021 mais, je le répète encore une fois, c’est ce qui va nous permettre d’apprendre et de tirer des conclusions pour la Pro D2. 

 

Si on suit ton sens, toi et toute l’équipe de prépas physiques avait totalement changé la physiologie par rapport à la Fédérale 1 ? 

 

TM : On a tout changé parce-que ça n’a rien à voir, déjà de par l’intensité et le volume de ces matchs. L’an dernier, sans manquer de respect aux équipes que l’on jouait, on dominait un petit peu le combat sur l’aspect physique donc, nous avions beaucoup moins de petits bobos par rapport à cette année où nous rencontrons des équipes qui sont aussi denses que nous, voire très denses. Donc, nous avons parfois ces petits bobos et une adaptation par rapport à ces matchs, chose que nous n’avions pas l’an dernier. Mais, une nouvelle fois, cela va nous servir et c’est ce qui nous attend si on veut aller en Pro D2. 

 

Quel est le match qui a le plus piqué sur le premier bloc ? 

 

TM : D’un point de vue combat et volume intensité, ce sera le match de Nice au Stadium. C’est celui qui nous a laissé le plus de séquelles et le retour sur la semaine a été plus compliqué après Nice. 

 

Pour revenir sur Dax, tu parlais d’une équipe très mobile qui déplaçait beaucoup le jeu. C’est pour cela que vous mettez une 3e ligne très, très mobile avec Vincent Calas en 8 entouré par Simon Pardakhty et Paul Farret ? 

 

JW : Oui, on a une complémentarité avec des 3/4 plutôt costauds sur la position des matchs qui soulageaient aussi puisque nous avions une 3e ligne de couloir qui sont aussi des 3/4 dans le jeu courant comme par exemple Vincent, ou Paul qui a aussi un peu le profil. C’est cette complémentarité que nous avons cherché sur cette feuille de match, avec aussi l’adaptation des deux blessés longue durée que nous avons en 3e ligne. Nous avons essayé de gérer un peu ça en étant en 6/2, six avants et deux 3/4 remplaçants, donc plutôt des avants positionnés sur le banc. On le fait quand même assez régulièrement, c’est une petite stratégie que nous avons adopté avec Arnaud depuis un certain temps, avec la chance d’avoir des joueurs polyvalents derrière, qui peuvent combler plusieurs postes. Là, il y a le retour de Kevin qui peut combler le poste 9/10, ce qui nous permet d’avoir 6 avants en magasin. 

 

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Paradoxalement, Dax a aussi un 3e ligne aile qui s’intercale souvent dans la ligne de 3/4. C’est bizarre car Arnaud Méla et Arnaud Mignardi sont très potes et ils ont les mêmes combinaisons. Ça vient de l’école briviste ? 

 

JW : C’est souvent le cas dans les équipes d’avoir un 3e ligne longiligne qui se retrouve dans le couloir extérieur. Longiligne pour la touche et pour sa vitesse pour se retrouver dans le couloir extérieur donc, il y a quand même souvent des équipes qui utilisent ça. C’est bien aussi d’avoir des joueurs qui ne sont pas que catalogués comme avants mais qui sont en capacité de jouer dans les couloirs extérieurs, de se faire des passes. Avec l’essai de Vincent Calas avec Martin Doan à l’intérieur lors du dernier match, on était typiquement dans cette situation, il s’est retrouvé dans un couloir extérieur et ce sont des choses faites pour créer de la menace sur un terrain. Il faut que l’on soit costaud sur le milieu, avec un peu plus de vitesse sur les extérieurs. 

 

Cette semaine, on a eu écho qu’un joker médical pourrait peut-être arriver. Où en est-on sur ce dossier ? 

 

JW : Pas d’information pour le moment, il faudra voir avec le manager (rires). C’est ce qui s’appelle taper en touche, j’ai le droit d’y aller direct. 

 

Quel sera le mot d’ordre pour ce match contre Dax ? 

 

JW : Ça sera humilité et combat. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/Kq1JWAt8kAE

Retrouvez l’épisode 1 de l’émission le #MagSport by H2G du 12 février 2021

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