#Foot – CdF / G.Lesclaux (Billères) « Les joueurs ne vont pas se démonter et ils veulent taper Bayonne. »

Petit Poucet de cette compétition et dernier représentant de niveau district, l’ASL Billères fait honneur au football Béarnais et dépasse tour après tour les rêves les plus fous du président Gilles Lesclaux. Emmenés par un coach qui transcende ses troupes, les Blancs et Noirs pourraient bien entrer encore un peu plus dans la légende dimanche contre le voisin Basque, l’Aviron Bayonnais.

Quel que soit le résultat ce dimanche, l’ASLB aura réussi son parcours / LRP

Être pensionnaire de Départemental 1 et être la dernière équipe niveau district encore en course, qui plus est au septième tour de Coupe de France, ce n’est pas un mince exploit. Qu’est-ce que ça vous fait d’accomplir une telle épopée ?

J’ai beaucoup de fierté. Comme disait un collègue, le travaille paye. Même si c’est difficile vu le contexte sanitaire, le travail paye tout de même. On s’occupe bien de nos joueurs, on les mets à l’aise. Ils s’entendent bien. Quand on m’a dit le week-end dernier que nous étions la seule équipe de district encore en liste dans toute la France, je me suis dis ce n’est pas possible. Au tour précédent, il y en avait encore huit ou neuf ! Je regardais une fois, deux fois trois fois et c’est vrai ! C’est bien pour les joueurs, le staff et le club. C’est un club familial, on s’amuse, on se retrouve ensemble. Nous sommes sérieux pendant le travail et lors des à côté, on se détend ensemble et on les bichonne.

C’est clairement une page historique du club que vous écrivez. N’êtes-vous pas déçu de ne pas pouvoir l’écrire en communion avec les supporters ?

C’est le seul regret que j’ai. De ne pas avoir les supporters, les gens de la ville, des invités. Nous aurions eu fait le plein ! Dimanche dernier, il y en avait une vingtaine autour du stade.

Vous avez parlé d’un club familial où vous bichonnez vos joueurs. Est-ce que vous avez une autre recette secrète pour accomplir une telle réussite ?

La botte secrète ? Un bon coach déjà qui a amené de bons joueurs de bon niveau. Pas mal de joueurs étaient déjà présents l’année dernière et sont restés. Ces anciens et nouveaux joueurs s’entendent super bien. C’est une réelle osmose, le groupe est soudé. Notre entraîneur (Taoufik Djelassi) est arrivé avec un projet, nous avons tous adhéré. Cette année nous voulions davantage nous concentrer sur les séniors. L’an dernier nous avons mal terminé. Certes nous montons mais s’il n’y avait pas eu le covid, est-ce que nous serions montés ? Nous serions peut-être restés en D2. Donc cette année nous nous concentrons sur les séniors, sans pour autant oublier les jeunes bien évidemment sur lesquels nous auront une attention particulière l’année prochaine. C’est le projet qui nous a plu et les joueurs y ont adhéré.

Réussir de telles épopées doit bien évidemment vous donner envie de voir le club dans des divisions supérieurs non ?

C’est notre but. C’est le but de tous les clubs en championnat. Si j’entends un coach qui me dit « mon but ce n’est pas de monter. » Moi je dis non, ce n’est pas possible. Je suis un ancien footeux, le but du jeu, même si ça sera difficile, c’est d’essayer de monter chaque année. Quand vous arrivez en février-mars, vous êtes deuxième et déclarez ne pas viser la montée, moi je ne comprends rien. On jouera le match de demain à fond. Les joueurs ne vont pas se démonter et ils veulent taper Bayonne. Si on n’a pas cet objectif, ça ne sert à rien.

En parlant de Bayonne, c’est encore un match de haut niveau qui vous attend contre une équipe de National 3. Vouloir « taper Bayonne » ne suffira pas, de quoi aurez-vous également besoin ?

De mental. Pour moi, c’est tout dans la tête. Nous n’avons pas eu de blessés dimanche dernier. Cette victoire leur a fait du bien au cerveau et je pense qu’ils seront d’autant plus motivés pour jouer Bayonne. Ils sont motivés. Ce sont des compétiteurs. Même s’ils sont en D1, ils ont cet esprit compétiteur. Certains viennent de niveaux supérieurs et ils connaissent la compétition. Ils jouent avec plaisir, s’entendent bien ensemble. Comme je leur ai dit dimanche après la victoire : « Surtout les gars éclatez-vous. Vous vous entendez bien ensemble donc amusez vous. Ça passe, ça passe, ça casse, ça casse. »

Comme on dit, vous n’avez rien à perdre…

Oui voilà. Je ne ferais pas de discours d’avant-match, je laisse ça au coach c’est son rôle. Mais le connaissant, il leur dira de s’amuser, même s’il mettra quelque chose de tactique en place. S’ils passent Bayonne, là je ne sais pas quoi faire. Il y a aura peut-être un milliardaire qui viendra sur Billères pour racheter le club (rires).

Ce week-end septième tour, vous vous rapprochez d’une possibilité de jouer les professionnels. Est-ce que ça ne vous titille pas un peu d’imaginer recevoir l’OM ou le PSG ?

C’est ce que tout le monde me dit. Nous sommes à deux matchs de jouer contre une équipe de Ligue 1. Comme j’ai dit, pensons match après match. Il y a Bayonne, on les respecte, même si on veut les taper. Après on verra ce qu’il en est. Si dimanche, on gagne encore … déjà que j’ai du mal à courir suite à une opération. Dimanche après le coup de sifflet final, j’ai couru à mon rythme, je ne savais pas où aller. J’ai connu le foot en jeune, j’ai l’esprit compétition. J’essaye de le transmettre aux jeunes, mais avec plaisir. Quand je jouais en jeunes au Pau FC, c’était pour le plaisir de taper le ballon. Nos jeunes ils ont ça sur le terrain.

Propos recueillis par N.Portillo

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