#Rugby – Nationale / H.Alarcon (Dijon) : «Se rendre compte de la chance que l’on a de pouvoir jouer!»

Nous sommes allés, à quelques heures de la réception capitale de l’US Dacquoise à Bourillot, prendre la température auprès du capitaine Dijonnais : Hugo Alarcon. Pour l’ex joueur d’Aubenas et Rodez, les stadistes sont dans l’obligation de laver l’affront Berjalliens (défaite 15-33 à domicile) et de montrer les vertus affichées face à Chambéry et Bourg. Conscient de la chance de pouvoir exercer son métier et sa passion, quand ses ex copains de fédérale1 sont à l’arrêt, « le grand criquet » souhaite que ses coéquipiers goûtent chaque seconde comme la dernière. Lors de cette 16eme journée, cette rencontre entre Dijon (13eme) et Dax (9eme) sera un match de la peur, le vaincu pourrait s’employer pour retrouver le fil de sa saison.

Crédit photo Le temps suspendu by Stephanie.P
A Dijon, vous avez commencé 2021 comme vous aviez fini 2020, c’est à dire avec une belle victoire face à Chambéry, une victoire que vous êtes allés vous chercher au courage, avec de la solidarité et un esprit de groupe indéniable. Par contre, derrière, vous êtes un peu retombés dans vos travers ? 
J’ai envie de te dire que oui, on fait un match au courage contre Chambéry mais, encore une fois, un match d’enfants gâtés. A la mi-temps, il y avait 17-0, ils nous reviennent dans les pattes, nous passent devant dans les deux dernières minutes de match et, au courage, on arrive à reprendre la rencontre. Peut-être qu’après, pour la réception de Bourgoin, on s’était vu arrivés, on dira que c’est un péché de jeunesse. C’est dommage mais on continue à se battre et à travailler, on a fait une prestation plutôt intéressante dans l’envie contre Bourg-en-Bresse la semaine dernière même si nous avons vu ce qui n’avait pas marché dans le contenu. Ce week-end, on va essayer de faire un bon match contre Dax en espérant leur poser le plus de problèmes possibles et de gagner, tout simplement. 
Depuis cette reprise de la Nationale, la tâche d’encre est ce match à domicile face à Bourgoin où vous avez totalement déjoué. J’imagine qu’à la fin du match, les murs ont dû sévèrement trembler ? 
Oui, les murs ont tremblé mais je pense qu’il n’y avait pas forcément besoin que les murs tremblent parce-que nous sommes des grands garçons et qu’on se rend compte quand on fait une bêtise. On a fait un non-match, ça arrive à toutes les équipes et à tous les joueurs, même les plus grands, on ne pourra pas me dire que ça n’arrive pas. C’est une grosse déception, pour moi le premier, je n’ai pas fait un bon match et je n’étais pas du tout content de ma performance. Ça te remet les pieds sur terre et après, soit tu rebondis, soit tu t’écroules et moi, je n’ai pas âme à m’écrouler. 
Toi, le néo-capitaine du Stade Dijonnais, dans ces moments compliqués où il y a deux défaites, malgré tout bien différentes dans le contenu à Bourg ou contre Bourgoin, quel a été ton rôle, quels ont été tes mots ? Je suppose que c’est un exercice assez difficile ? 
Ça l’est. Avant même de parler du capitanat, j’essaie de me recentrer un peu sur moi parce qu’avant de remettre en question ce que font les autres, je pense qu’il faut se remettre en question soi-même. C’est ce que j’essaie de faire et j’ai donc fait mon mea-culpa et j’ai regardé ce que moi, personnellement, j’avais fait de pas bien. Après, j’ai choisi mes mots et essayer de montrer aux autres que ce n’est pas une prestation qui fait que tout s’écroule, qu’il faut garder ce qu’on a su faire de bien et rebondir très rapidement car, le problème, ou le bienfait, de la Nationale, c’est que tu ne peux pas te reposer. Quand tu joues le week-end contre une grosse équipe, il y a en a une autre grosse qui arrive le suivant, ce n’est plus la Fédérale 1, avec tout le respect que j’ai pour certains clubs, où tu savais qu’à la maison, tu pouvais te relâcher un petit peu ou faire tourner. Là, ce n’est pas le cas. 
On dit souvent que des défaites naissent les victoires de demain. Qu’y a t’il à retirer et à prendre de ces deux défaites pour en retirer le ciment des futures victoires du Stade Dijonnais ? 
Déjà, qu’on ne pourra gagner un match qu’ensemble. Vu le niveau dans lequel on évolue aujourd’hui, on ne pourra pas se reposer sur des individualités et si on veut le faire, ce sera ensemble. Contre Bourgoin, je pense que nous avons tous failli et ça a donné le résultat que l’on a vu et je pense que, lorsqu’on a tous envie de faire quelque chose pour le copain, on a un résultat comme à Bourg-en-Bresse. Pour ce match, même si ça reste une défaite 20 à 7, dans l’engagement et dans l’envie de se sacrifier, on a vu une autre équipe. Je pense que c’est ça qu’il faut retenir, c’est de se dire qu’il faut faire les choses ensemble. Le rugby est un sport de contact collectif, ce n’est pas pour rien et donc, ce n’est que comme ça qu’on s’en sortira. 
Quand on regarde les parcours de Dax et de Dijon, on remarque des dynamiques un peu similaires. On peut dire que ce match va sentir le soufre car  » malheur au vaincu  » ? 
Exactement. On les a regardés, c’est une très belle équipe, c’est très joueur, ça a un passé, il y a plein de choses qui entrent en compte mais aujourd’hui, j’ai plus envie que l’on se concentre sur nous que sur l’adversaire. Bien sûr, il faut gagner des matchs, bien sûr, ils ont des spécificités que l’on a vues à la vidéo et, encore une fois, on ne leur enlèvera pas le fait que c’est une très belle équipe mais maintenant, je pense que c’est plus un travail à faire sur nous-mêmes, de se dire qu’on va jouer les uns pour les autres, ne pas retomber dans nos travers et gagner ce match ensemble plutôt que de se dire  » c’est Dax « . Enfin, je me comprends (rires). 

Actuellement, il y a une menace de confinement qui pèse comme une épée de Damoclès sur l’ensemble de la France. La Nationale a la chance d’avoir une dérogation et il faut peut-être que vous pensiez à la chance que vous avez, il y a des clubs à côté, comme Nuits-Saint-Georges ou Beaune, qui, depuis le 1er Novembre, sont en attente de reprendre. Peut-être faut-il goûter chaque seconde à pleins poumons ? 
C’est clair et net. C’est un peu le problème de cette saison, tu n’arrives jamais à te projeter mais, en même temps, il faut bien se rendre compte de la chance que l’on a de pouvoir jouer et s’entraîner, de ne pas passer ses journées à la maison et autres. Moi, j’ai une grosse pensée pour ces clubs-là parce-que ça me fait vraiment beaucoup de peine de me dire que certains joueurs vivent ça certainement comme une dépression. J’ai beaucoup de copains qui jouent en Fédérale 1 qui se posent des questions  » qu’est-ce que je vais faire, est-ce que ça va continuer ou non ? « . Nous, nous avons la chance de pouvoir continuer et, comme tu le dis, il faut qu’on en profite au maximum. 

On va vous souhaiter de croquer chaque instant à pleines dents et surtout de faire plaisir aux supporters dijonnais et aux bénévoles car c’est aussi ça un club ? 
Le problème, c’est qu’on aimerait bien les revoir aussi (rires). 
On va espérer que vous les revoyiez très prochainement à Bourillot et que vous puissiez faire une belle 3e mi-temps ensemble. Ça voudra dire que le rugby sera revenu comme avant et qu’on aura tous la banane ? 
Inch Allah (rires) ! 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://youtu.be/TJ5JJ5G6n-k

Suivez en direct la rencontre Albi Vs USBPA #J16 #Nationale en cliquant ci dessus .

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s