#Rugby – Nationale / K.Amiot (Dijon) : «Ça fait 23 ans que je joue au club, c’est une histoire de cœur!»

Le 3eme ligne du Stade Dijonnais, Kevin Amiot, a bien voulu quelques heures avant un déplacement périlleux en pays bressan, nous donner son sentiment sur la saison des pensionnaires de Bourillot. Alors que les rouges et bleus ont subit une sévère défaite à domicile (15-33 face à Bourgoin), les bourguignons se doivent une réaction d’orgueil chez le leader Bourg en Bresse, ce dimanche lors de la 15 eme journée de Nationale. En Bourgogne, et qui plus est dans la capitale des Ducs, le patronyme Amiot, résonne indéniablement avec le Stade Dijonnais et Kevin Amiot perpétue bien entendu cet atavisme familial sans discontinuer depuis 23 ans. Rencontre avec un enfant de Bourillot, qui porte haut et fort depuis l’âge de 5ans, les valeurs de son club de cœur.

 

 

Le Stade Dijonnais et la famille Amiot, c’est une histoire d’amour qui se perpétue de génération en génération. Tu peux nous faire un peu la chronologie ? 

 

C’est vrai que cela fait des années que nous sommes au club. C’est passé par mon père qui a joué jusqu’à 42 ans au Stade Dijonnais et je suis ses traces. 

 

Il y a également eu ton frère ? 

 

Oui, il a joué un petit peu mais il a eu pas mal de blessures et il a dû arrêter le rugby. Moi, j’ai été épargné et je tiens le choc (rires). 

 

Dans le rugby moderne, quelqu’un qui a toujours porté le même maillot est quand même assez rare. Même dans les parcours locaux, il y a toujours de petites incartades dans les autres clubs mais toi, tu as toujours porté le maillot du Stade Dijonnais sans interruption ? 

 

C’est vrai, c’est de plus en plus rare mais c’est encore possible. Cela fait 23 ans que je joue au club et je ne m’en lasse pas, c’est une histoire de cœur. 

 

Si tu devais résumer les valeurs du Stade Dijonnais et faire le VRP de ton club, que dirais-tu ? 

 

Le Stade Dijonnais est une grande histoire. Ils ont joué en groupe A il y a des années, c’est quand même un club historique. Cela fait quelques années que l’on végète en Fédérale 1 mais c’est un club structuré avec une histoire de famille, un club convivial. C’est tout ce qui me correspond. 

 

Dans ton aventure, encore jeune et récente, au Stade Dijonnais, est-ce que le summum reste cette saison 2018 / 2019 avec cette aventure en play-off du Jean Prat ? 

 

C’est ça. On a joué Albi en play-off et tant personnellement que pour le club, c’était une belle année, une année pleine d’émotions. C’était sympa de jouer en play-off contre Albi, ça a été de gros matchs. 

 

Comme on dit, ça laisse des souvenirs ? 

 

Oui, c’est certain. 

 

On va revenir sur la saison actuelle avec des hauts et des bas pour le Stade Dijonnais. J’imagine qu’en début de saison, comme l’ensemble du club, tu devais avoir un peu la tête dans le seau suite à cette série de 4 défaites consécutives ? 

 

Il est sûr que ça a été dur mentalement. On ne connaissait pas cette division, on joue des équipes contre qui tu n’as pas le droit à l’erreur et ça s’est joué sur des détails. Nous avons perdu 4 matchs d’affilée donc, pour la tête, c’était compliqué. 

 

Comment le groupe a t’il réussi à refaire surface et à retrouver son rugby, entre autres face à Narbonne ? 

 

Il y a quand même de gros joueurs. On s’est parlé, on s’est ressoudé, il fallait qu’on se relance sur un match contre une belle équipe. 

 

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Parlons aussi un peu de cette reprise de Nationale avec deux matchs qui sont complètement différents : un face à Chambéry où, en équipe, vous allez vous chercher la victoire malgré une petite frayeur et un autre face à Bourgoin où on a eu l’impression qu’il y a eu un peu de lâcher prise ? 

 

Complètement, on le dit, nous sommes passés à travers. Contre Chambéry, on s’est fait peur mais on a montré du caractère sur la dernière action mais contre Bourgoin, on n’a rien montré. On n’a pas mis les ingrédients pour gagner contre une équipe comme Bourgoin, notamment dans le combat. 

 

J’imagine que les murs ont tremblé à Bourillot lors de la causerie d’après-match de Benjamin Noirot ? 

 

En effet. C’était dur de retirer du positif du match contre Bourgoin car, comme je l’ai dit, nous n’avons pas mis les ingrédients contre une équipe comme les Berjalliens. C’était le néant dans le combat et nous avons à cœur de montrer un autre visage contre Bourg-en-Bresse. 

 

Pour se relancer, ce n’est pas le meilleur des cadeaux d’aller à Bourg-en-Bresse ? 

 

C’est vrai mais c’est contre des équipes comme ça que l’on peut voir notre niveau, comment rebondir et montrer un autre visage. 

 

D’après toi, il y a un espace pour aller faire un coup à Verchère ? 

 

Oui, ça reste un match mais il faut que de la première à la dernière minute, on mette tous les ingrédients. Il faut que l’on soit soudé du début jusqu’à la fin parce-que c’est une très belle équipe. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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