#Rugby – Nationale / J.Wanin (Albi) : «Un défi qui va être monstrueux à Bourgoin!»

Jérémy Wanin le coach des lignes arrières du Sporting Club Albigeois, est venu en conférence de presse accompagné de 2 cadres du vestiaire : Gaetan Bertrand et Gianni Gaillard. A l’aube d’ affronter Bourgoin dans sa mythique antre de Rajon, les albigeois s’attendent à un gros défi physique et en conquête face à une équipe qui a emmagasiné le plein de confiance à Dijon le week-end dernier ( Victoire 15-33 ) . Fort des certitudes acquises lors de la bataille de trancher face à Nice, le SCA (actuellement 4eme ex æquo) veut continuer sa Remontada au classement, et cela passera indéniablement par un coup en Berjallie.

On dit qu’il est plus facile de coacher après une victoire, qui plus est après un match fondateur, où vous êtes allé chercher un succès dans l’adversité mais avec brio ? 

Jérémy Wanin : Ce qui est clair, c’est que les semaines sont différentes après des victoires ou des défaites et encore plus à la maison. Mais ce n’est pas parce-que tu as gagné un match que tu es le meilleur et que ça va bien se passer le week-end d’après. Au contraire, ce samedi nous attend un match très important à Bourgoin, dans des conditions compliquées face à une très grosse équipe de la poule. Nous sommes bien sûr trés satisfaits de la victoire mais maintenant, nous sommes passés à la suite. C’est une victoire qui a permis de se resserrer, de se rassurer mais qui a surtout permis de travailler à partir d’une base et c’est chose faite. 
Dans l’analyse d’après-match, est-ce qu’il y a des petites failles qui ont été identifiées et qu’il ne faudra pas reproduire à Bourgoin ? 
Jérémy Wanin : Oui, on en avait parlé à chaud après le match. Un peu de fébrilité mélangée à de l’indiscipline nous avaient fait donner beaucoup de munitions à Nice qui n’en attendait pas moins. Un peu de difficulté aussi à rentrer dans ce match puisqu’on s’est mis d’entrée sous pression pendant 10 minutes où ils ont lancé des assauts près de notre ligne ce qui nous a mis un peu en difficulté à ce moment-là même si nous n’avons pas craqué. Des petites maladresses qui ont laissé espérer les Niçois sont aussi à noter. Mais, comme j’en avais parlé, il faut relever le caractère de notre équipe qui, en 2e mi-temps, a su proposer un peu de jeu et donner du rythme pour marquer des essais ainsi que sa lucidité sur la fin de match, ce que j’avais déjà précisé, pour défendre pendant trois minutes face aux assauts niçois sans faire de faute pour aller décrocher cette victoire. 
Quelles ambitions pour ce déplacement
Jérémy Wanin : Les ambitions sont simples, c’est de rester sur la dynamique que l’on a impulsée avec ces deux victoires à domicile, car il y a eu la victoire bonifiée face à Aubenas qu’il faut signifier et, derrière, une victoire contre Nice donc, il faut que l’on continue sur cette dynamique-là. On a aussi la complexité de gérer des matchs à haute intensité. C’est donc le mélange de tout cela avec derrière, le match de Bourg-en-Bresse qu’il nous restera à domicile avant la 1ère trêve. Mais nous sommes vraiment concentrés en premier sur l’objectif de Bourgoin samedi soir
La dernière fois que vous avez rencontré Bourgoin, c’était en Fédérale 1 Élite à Rajon. On se souvient d’une grosse partie de manivelles dans les 20 premières minutes. Est-ce resté un peu ancré dans les mémoires des joueurs ? 
Gaetan Bertrand : Personnellement, j’avais pris un rouge donc je m’en souviens (rires). C’est vrai que ce n’est jamais facile d’aller jouer là-bas, ils sont rudes. Là, il n’y aura pas le public qui pousse derrière mais à l’époque, ça avait fait pas mal de choses. Bourgoin, on connaît, c’est une équipe dense, solide mais c’est aussi un nom du rugby français. 
Gianni, à l’époque, tu t’étais fait des copains là-bas ? 
Gianni Gaillard : Ça fait un petit moment mais oui, c’était sympa (rires). Si pour Nice, ça a été un bonheur de venir ici sans public, ça sera pour nous aussi un bonheur d’aller là-bas sans public. Ça fait partie des bon côtés des jauges et du fait qu’il n’y ait pas de public. Donc, pourquoi pas, on prend et c’est toujours ça de pris. 
Avec ces gros blocs en nationale ou l’intensité est accrue. La rotation devient encore plus indispensable
Jérémy Wanin : Oui, c’était prévu dans le recrutement de base. Ce n’est pas le Covid qui fait qu’il y a de gros blocs, il y en avait déjà ainsi qu’un long championnat quoi qu’il arrive. Le Covid a juste accéléré l’enchaînement des blocs avec des blocs de 4 ou 5 matchs. Au niveau du groupe, on sait que nous avons un effectif et un turn-over qui nous permettent, s’il n’y a pas trop de blessures, de pouvoir faire des rotations. C’est ce qui va être un peu impulsé ce week-end, l’important est de garder le groupe de 35/40 joueurs impliqués et qu’on soit aussi en capacité de ne pas avoir peur de faire jouer des jeunes quand c’est le moment parce-que nous avons une formation qui est performante et il faut être capable de la valider sur le terrain. Après, c’est l’état d’esprit qui prime, garder l’identité du groupe, quels que soient l’équipe et les joueurs que l’on aligne sur le terrain. Mais ce n’est pas une complexité, c’est juste quelque chose à prendre en compte. 
On a vu une grosse intensité et beaucoup de collisions lors du match face à Nice. Est-ce que ça a laissé des traces en termes de condition physique et est-ce que l’infirmerie s’est remplie ? 
Jérémy Wanin: On avait eu deux blessures sur Aubenas et là, il y a Mehdi Boundjema qui s’est blessé à l’épaule et Simon Pardakhty qui est au repos ce week-end. Nous n’avons pas non plus trop de recul sur une nouvelle trêve Covid et sur l’état physique des joueurs. C’est pour cela qu’il est important de pouvoir créer une rotation logique des organismes pour que l’on soit en capacité de relever un défi qui, je le répète, va être monstrueux à Bourgoin avec une équipe très, très costaud devant. 
Lors du dernier match, ils avaient fait un test à l’ouverture (Romaita Hansell Pune) . On ne sait pas si Nicolas Cachet sera présent samedi à l’arrière et pour buter . Ce sont des données du problème que vous avez prises en compte ? 
Jérémy Wanin : On n’a pas regardé si Nicolas Cachet allait être sur la feuille de match ou pas. Il faut que l’on règle notre indiscipline, ou notre discipline, je ne sais pas comment le dire, c’est une certitude. À la maison, c’est passé alors que nous avions plus de fautes que l’adversaire mais, à l’extérieur, il est certain que ça ne passera pas. C’est donc quelque chose que nous avons cible suite au retour du match et que l’on a encore travaillé sur les entraînements. Maintenant, la discipline ne suffira pas pour aller faire un résultat à Bourgoin, au-delà de ça, il va falloir mettre une bonne dose d’agressivité et être à peu près précis dans ce que nous allons faire stratégiquement. 
Gaëtan, Gianni, est-ce que vous allez vraiment montrer aux yeux de tous samedi que vous êtes une vraie famille jaune et noire en allant chercher cette victoire au courage ? 
GIanni Gaillard : En tous cas, il nous tarde d’y aller et de montrer aussi ce qu’on sait faire. Comme l’a dit Jérem, nous sommes un groupe de 35/40 joueurs,  hors blessures, qui peuvent postuler tous les week-ends. C’est important pour tout le monde, quand il y en a la possibilité, de montrer ce qu’il peut faire. Donc, il nous tarde d’y aller et de se tester sur, je pense, une des équipes en forme de la poule. On aura cette discussion à la fin du match pour voir ce qui s’est passé mais ce qui est sûr, c’est que nous allons tout faire pour être au niveau où on nous attend, c’est à dire jouer les premières places. 
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Certains suiveurs disent que « c’est piégeux » de lancer des jeunes sur un match à Bourgoin ? Qu’en penses-tu Jérémy ?
Jérémy Wanin : Non, ce n’est pas piégeux puisqu’ils sont encadrés par de l’expérience. Il n’y en a pas beaucoup de très jeunes, deux sont issus du centre de formation. Le 2e ligne Charles Foures a fait ses preuves avec nous lors du match de préparation contre Blagnac et il a enchaîné les performances aux entraînements et avec les espoirs, ce qui nous permet de le mettre sur la feuille sans difficulté pour nous. Le second, c’est Théo Vidal qui rentre remplaçant dans le groupe. Ensuite, ce sont des joueurs plus expérimentés qui sont sur la feuille de match et ils seront encadrés par nos cadres qui seront là pour les aider. Mais non, ça ne nous fait pas peur et ils ont les dents assez longues pour ne pas avoir peur eux non plus et avoir envie de prouver de quoi ils sont capables hors des terres albigeoises. 
Aller à Bourgoin, c’est un vrai révélateur pour voir ce que l’on a dans les tripes ? 
Jérémy Wanin : Oui, ça le sera!

Propos recueillis par Loïc Colombié

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