#Rugby – Fed1 / L.Magnaval (La Seyne) : La seconde vie de « Lolo ».

Laurent Magnaval après avoir relevé un dernier défi professionnel, durant trois ans au Sporting Club Albigeois, vient depuis cet été, de basculer totalement dans la pluri activité. Alors qu’il a évolué à Toulon, au métro Racing ou encore Biarritz, ce demi de mêlée formée à Nice, fait dorénavant les beaux jours de la Seyne sur Mer en Fédérale 1 . Au delà d’une fibre familiale certaines via la présence de son frangin a l’USS, la décision de poser ses valises dans le Var s’est grandement faite par l’aspect reconversion, que lui proposaient les frères Fickou. Pour celui qui, pendant plus d’une décennie, a vu son quotidien tourné exclusivement autour du rugby , voilà que « Lolo » partage depuis quelques mois une activité professionnelle avec sa passion. Grandement impliqué sur le projet RSE du club Méditerranéen, Laurent Magnaval s’épanouit dans ce qui s’apparente a une seconde vie. Malgré cette nouvelle page de sa carrière qui s’ouvre , ce 9 dont la malice n’a d’égal que le talent, n’hésite pas à regarder dans le rétro et revenir sur les aventures qu’il a vécu au Stadium Municipal d’Albi. Entretien avec un joueur attachant qui malgré un retour aux sources en pays varois , garde une attache viscérale avec les jaunes et noirs .

Laurent cette saison, un nouveau club, un championnat que tu connais bien, la Fédérale 1 mais aussi de nouvelles ambitions et de nouvelles attributions puisque tu as plongé la tête la première dans la pluriactivité ? 
Exactement, c’était un peu l’idée. Je connaissais déjà le club de La Seyne car j’ai de la famille qui est dans le coin et, en revenant ici, c’était un choix de commencer et de connaître un peu la pluriactivité. Donc, j’ai un travail en tant que consultant pour une entreprise seynoise et aussi joueur de rugby à l’USS. 

Toi qui es un pur enfant du rugby professionnel, comment vis-tu ces premiers mois de pluriactivité ? Même si j’imagine que le côté doit être moins présent que le côté travail avec le contexte du Coronavirus
C’est vrai que nous ne sommes pas gâtés pour le côté rugby et du coup, nous sommes contraints d’être mis à l’arrêt comme mes potes albigeois en Nationale, bien qu’eux aient une date de reprise tandis que nous, on ne la connaisse encore pas totalement mais on espère reprendre rapidement. Je ne vais pas te le cacher, c’était un peu compliqué au début avec la longueur des journées entre la journée entière de travail plus l’entraînement le soir. Sur une période de prépa et de la course et des efforts un peu répétés, ce n’était pas simple (rires).  Mais maintenant, j’ai pris le coup et je me régale, autant dans le travail et ce que l’on fait et que l’on propose dans les bureaux et le développement du club que dans l’entraînement donc, c’est cool. Je vois des choses différentes et un angle différent, et bien que ça reste dans le rugby, je sors un peu du contexte du rugbyman professionnel et intellectuellement, ce n’est pas déplaisant. 
Quand tu es arrivé à La Seyne, il y avait quelqu’un de spécial pour t’accueillir à savoir ton frère qui joue là-bas. C’est la première fois de ta carrière que tu joues avec lui ? 
Exactement, j’ai retrouvé pas mal d’amis et notamment mon frère. C’était évidemment quelque chose d’important dans le choix de venir à La Seyne et on se régale. C’est top de débriefer l’entraînement et les matchs, d’être ensemble avec mon frère, mes amis et mon meilleur ami qui est aussi resté au club. Ce sont des visages connus et franchement, c’est top, on se régale tous ensemble. 

Et puis, il y a un challenge sportif qui est assez intéressant. Certes, La Seyne est promu puisqu’il a fait un petit tour au purgatoire de la Fédérale 2 mais vous ne remontez pas pour faire rire les mouettes. On a vu un joli recrutement dont tu fais partie et vous avez des ambitions cette année ? 
Complètement. Ils ont fait un petit passage en Fédérale 2, ils s’en sont sortis même si la fin du championnat a été un peu anticipée avec le Covid et le confinement du mois de Mars dernier. Mais au final, un retour en Fédérale 1 avec, comme tu l’as dit, un projet sportif intéressant donc c’est cool. La Seyne-sur-Mer est quand même une entité du rugby et notamment du rugby varois, il y a beaucoup de travail qui a été fait en amont sur les autres années et là, depuis deux ans, ce sont les frères Fickou qui ont repris la présidence du club. L’idée était de s’appuyer sur ce qui avait été fait en amont, de proposer un nouveau virage en s’appuyant sur l’histoire passée pour développer encore plus et essayer d’aller un peu plus loin dans le projet et l’ambition sportive du club. 
Il y a de grosses ambitions sportives mais aussi, comme tu le dis, des ambitions dans le développement du club. On a entendu parler à La Seyne, et je sais que tu en es partie prenante, de RSE, Responsabilité Sociétale et Environnementale. Pour les profanes, peux-tu nous expliquer un peu quel est le sens de cette démarche ? 
Ca, c’est dans le cadre de mon travail à La Seyne. Je suis commercial pour le club et nous travaillons aussi dans le développement dans le projet RSE qui est le projet sociétal des entreprises. En gros, pour faire simple et même si le nom parle de lui-même, l’idée réside dans l’impact qu’ont les entreprises sur leurs environnements et sur la société qui nous entoure. Il y a trois grands domaines : l’aspect social, l’aspect environnemental et l’aspect économique. Les entreprises génèrent des bénéfices et de l’argent et l’idée est de ne pas être uniquement dans du gain d’argent mais de pouvoir le redistribuer et de servir son territoire. Donc, le projet du club est évidemment sportif mais pas uniquement puisque cette dimension RSE et toutes les actions sociales qui gravitent autour du club est une démarche qui existe depuis pas mal d’années à La Seyne. Mais c’est vrai qu’avec les frères Fickou, on se sert de ce qui a été fait, et plutôt bien fait en amont par l’Union Sportive Seynoise, on essaie d’enclencher un nouvel élan et de peaufiner encore et de nourrir toutes ces actions sociales. 
Dans la pratique, comment ces actions se transcrivent-elles ? 
L’idée est évidemment de développer le club, pas uniquement la partie sportive mais aussi de développer et de nourrir toutes les actions qui gravitent autour du club. Je ne vais pas toutes te les citer mais par exemple, cette saison,  même si on est un petit peu embêté avec la partie Covid  pour les échéances et la mise en place de ces actions, nous avons un gros projet qui s’appelle  » met les crampons « . Dans la zone de La Seyne, il y a pas mal de quartiers QPV, des quartiers dits prioritaires, et l’idée est de proposer un accompagnement à 20 jeunes qui sont sélectionnés de la sortie de l’école au retour à la maison. Pour tout cela, un local a été dédié avec un goûter à la sortie de l’école suivi d’une initiation culturelle et sportive, en l’occurrence rugby puisque c’est l’USS qui est derrière tout ça mais ça va au-delà de la partie rugby. Ensuite, il y a un retour au local avec une aide au devoir et enfin, retour à la maison. C’est ce type de projet que l’on essaie de mettre en place mais il y en d’autres de type environnemental avec le ramassage des déchets, aider sur des actions pédagogiques sur le cycle de l’eau. Tout un tas d’actions sociales qui sont possibles grâce à nos partenaires qui nous permettent d’alimenter et de les nourrir car, pour faire tout cela, nous avons besoin d’aide. 
Et quoi de mieux que les valeurs du rugby pour créer les citoyens de demain ? 
Complètement. 
On va aussi revenir dans la boîte aux souvenirs car, depuis que tu es parti du Sporting Club Albigeois, on a pas eu le temps de refermer ce chapitre de trois saisons pour toi en jaune et noir. J’imagine que tu dois toujours avoir un petit regard vissé sur les résultats et les aventures de tes anciens coéquipiers ? 
Je regarde et je suis de près, j’ai quand même les copains au téléphone de temps en temps. Ca a été un parcours semé d’embûches avec aussi bien les matchs amicaux que les cas de Covid, la reprise en faisant un super résultat à Nice avec un match nul chez celui qui est premier de Nationale et qui visiblement, pour le moment, fait un super début de saison dans ce championnat. Après, il y a eu le déluge et la piscine dans les couloirs du Stadium (rires). 
Avec un joli couloir de nage pour Simon Pardakhty
Oui, j’ai vu la photo qui est incroyable. Ensuite, il y a eu leur victoire bonifiée et le point de bonus à Suresnes donc oui, je suis un peu. Là, ils sont un peu comme tout le monde, obligés de se plier aux contraintes du Covid et de composer avec ça. 

Durant ces trois saisons au SCA, quels sont ton pire et ton meilleur souvenirs sous ces couleurs jaunes et noires ? 
Pour le pire souvenir, ça ne va pas être compliqué. Il y a eu de bonnes choses et de moins bonnes mais s’il ne faut en retenir qu’un, c’est évidemment ce match à Rouen. 
Qu’en plus, tu avais commenté à nos côtés
Exactement et cette non qualification pour la finale de Fédérale 1 synonyme de montée en Pro D2. Le mauvais est réglé et le bon, au final, ce sont les rencontres et les amitiés que j’ai pu lier au SCA et à Albi. 

S’il y avait un jeune de La Seyne qui disait  » je vais signer à Albi « , qu’est-ce que tu lui dirais pour le motiver à venir ?
Je lui dirai qu’il va rentrer dans une structure qui tend vers la Pro D2, qui est top, qu’il sera bien encadré, qu’il y aura Arnaud et Jérem pour le faire progresser et qu’il sera bien. Il sera dans un effectif avec des valeurs saines et des mecs bien. 
Simple, efficace et comme on dit, redoutable comme arguments
Par contre, je lui dirai quand même que dans pas longtemps, La Seyne sera en Nationale, qu’il y a des ambitions à l’USS et qu’il réfléchisse. On est quand même bien à la mer et au soleil, c’est bien aussi La Seyne ! 
Il est sûr que le cadre de vie est assez enchanteresque
C’est clair (rires)

Pour en revenir à La Seyne, on vous souhaite qu’au bout de cette saison, vous puissiez arriver en play-off, porter haut ces couleurs varoises, que vous ferrailliez avec vos amis / ennemis de Hyères-Carqueiranne-La Crau et que cela nous donne de belles joutes en Fédérale 1
Complètement, et qu’on puisse les accueillir pour le match retour, ce serait top. Après avoir gagné chez eux, on a hâte de les retrouver chez nous parce-que ces derbys sont cools et plaisants. 
On aura l’occasion, avec les supporters jaune et noir, de venir te voir puisque tu vas venir à Lavaur, Mazamet et Graulhet sous tes nouvelles couleurs
Tout à fait, on va faire des petits voyages dans le Tarn et j’aurai des restos à filer aux partenaires pour y aller la veille du match. 
Il y a un petit Albi / Nice le 17 Janvier, si La Seyne ne joue pas, on compte sur toi pour peut-être te voir au Stadium ?
Je ne te promets rien, ce n’est quand même pas à côté mais j’avoue que c’est tentant. 
Et tu as toujours un micro de libre au Mag Sport pour venir commenter à nos côtés
C’est cool, merci. 
On te remercie et on espère que tu vas t’éclater dans tes nouvelles aventures et tes nouvelles attributions à La Seyne. On le rappelle, vous faîtes de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, c’est assez novateur dans le rugby et on espère que tout le monde suivra votre exemple
Merci

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-16-decembre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Laurent Magnaval lors de l’émission « Le #MagSport » du 16 décembre 2020.

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