#Rugby – Fed1 / G.Gabet (Stade Métropolitain) : «Ce statut a le mérite d’exister.»

Retrouvez l’intégralité de l’intervention du président du stade Métropolitain , Gérard Gabet, lors de notre débat sur « L’avenir et les statuts de la fédérale1« .

Comment vit-on ce second confinement du côté du Stade Métropolitain ? J’ai l’impression que, lors du premier, les clubs de Fédérale 1 étaient très vindicatifs tandis que là, on vous sent un peu plus résignés

GG (Stade Métropolitain) : Non mais on vit tous la situation de la même façon, c’est à dire que c’est très frustrant. Il y a à la fois un problème à caractère sportif puisque cela fait un mois que les gars ne s’entraînent pas, on va essayer de reprendre dans les prochaines semaines mais on en parlera plus tard. Au-delà de l’équipe première, c’est l’ensemble du club qui ne joue pas et au-delà du sportif, ce sont tous les contacts avec les partenaires et avec tous les sympathisants du club. Il n’y a plus vraiment de vie, on avait connu ça au Printemps, on espérait ne pas le revivre maintenant mais là, nous sommes partis pour vivre ça d’une façon ou d’une autre jusqu’à la fin de l’année. Espérons qu’en 2021, ce soit terminé. 
Tant en tant que président du Stade Métropolitain que de représentant du COSMOS, ce statut hybride de la Fédérale 1 ne serait-il pas le talon d’Achille de ce championnat ? 
GG (Stade Métropolitain) : Peut-être mais en tous cas, il y a quand même des décrets qui sont parus, il y en a eu un au mois d’Octobre et un autre très, très récemment le 17 Novembre. Ce que j’aurais souhaité, c’est que de façon assez claire, la Fédération nous dise quelle interprétation elle faisait à chaque fois de ces décrets. A ma connaissance, ça a été fait en partie lors des visios avec les clubs de Nationale, le décret du mois d’Octobre disait  » les effectifs professionnels peuvent s’entraîner, ceux qui n’ont pas de contrat dans le club peuvent s’entraîner avec eux parce-que ce sont des partenaires d’entraînement « . Le dernier décret paru, qui est consécutif à la réunion du Président de la République, des présidents de Fédérations et des grands syndicats, fait référence aux sports professionnels avec une définition des sportifs professionnels qui peut poser problème pour des clubs comme les nôtres qui sont principalement pluriactifs. Moi, ce que je demande à la Fédération, c’est que quand il y a comme ça des décrets qui font suite à des décisions ministérielles, on nous dise  » nous, Fédération Française de Rugby, sur la base de ce décret, voilà comment on l’analyse et quelles sont les consignes que l’on donne aux clubs « . Le statut a, pour moi, le mérite d’exister et ce qui décale effectivement aujourd’hui un peu les choses, c’est qu’il y a eu un fort élargissement de la Fédérale et que, peut-être, ce qui correspondait à la Fédérale 1 à 40 clubs il y a deux ou trois ans en arrière, suite à la création de la Nationale et à l’élargissement de la Fédérale 1, peut nécessiter aujourd’hui des ajustements et on sait que, de toute façon, pour la Nationale, il y aura un sujet à part entière. Maintenant, ce statut a au moins le mérite d’exister. 
Au COSMOS, comment appréhende-t-on ce sujet du statut des joueurs ? 
GG (Stade Métropolitain) : Comme je le disais tout à l’heure, ce statut a le mérite d’exister. Je crois qu’aujourd’hui, il faut quand même appeler un chat un chat et qu’il faut être clair : personne ne joue en Fédérale 1 sans contrepartie financière, des contreparties qui sont à minima de 500€ par mois et je pense qu’une grande, grande majorité des joueurs se situe entre 500 et 1 000€. Ce qui avait été négocié il y a quelques années est de l’extension car, c’est vrai qu’il y avait des choses qui étaient très rigides comme notamment le tiers-temps qui a été ramené à un quart de temps pour tous les gens qui ont un boulot à côté. Avec un quart de temps, on arrive, me semble t’il, sur des choses qui sont acceptables et assez réalistes par rapport à la rémunération des joueurs de Fédérale 1. Donc, pour le coup, ce que je dis aux clubs, c’est  » faites des contrats  » car les contrats sont protecteurs et justement, quand il y a des contrats et des périodes comme en ce moment, où nous avons effectivement tous des problèmes de ressources financières, pour le coup, tu perçois du chômage partiel. D’une part, tu perçois du chômage partiel et d’autre part, normalement dans le courant de la semaine, devrait être entérinée l’exonération des charges patronales pour le dernier trimestre, c’est à dire pour le mois d’Octobre où nous n’étions pas en confinement voir un peu en Décembre s’il y a des reprises partielles. Pour avoir fait pas mal le tour des clubs, il y a effectivement beaucoup, beaucoup de pluriactivité à une très large majorité par rapport à des contrats temps pleins. Ca, ça correspond à une réalité et je pense que c’est pas mal et, à mon avis, il faut continuer dans cette direction pour qu’en effet, il n’y ait pas de clubs qui continuent à payer leurs joueurs en-dehors de ce cadre. 
Parfois, et même très, très souvent, j’ai certains de tes collègues au téléphone qui disent  » Roxana Maracineanu, la Secrétaire d’Etat aux Sports, est inaudible et dépassée par les événements « . Tu corrobores ces propos que peuvent parfois tenir certains présidents ? 
GG (Stade Métropolitain) : Je ne sais pas (rires). Ce que je sais, c’est que je connais des gens qui ont assisté à une conférence de presse il y a quelques jours et qui ne sont pas allés au bout parce-que ça partait dans tous les sens. Je voulais revenir sur les primes de match de 130€, ce n’est pas la Fédé qui les définit mais c’est un barème URSSAF donc, pour le monter à 200, c’est un peu compliqué. Quant à descendre sur des minis, on peut essayer de baisser mais il faut savoir que dans la commission paritaire en face de nous, il y a Provale, le syndicat des joueurs, et Tech XV, le syndicat des entraîneurs et que ça a déjà été très, très difficile d’arracher le quart temps à Provale. 
Quelles sont les solutions que tu envisagerais pour boucler cette saison ? 
GG (Stade Métropolitain) : Il est sûr qu’il y a un certain nombre de critères que l’on ne maîtrise pas. De mon point de vue, ce n’est pas parce qu’on ne maîtrise pas complètement la situation qu’il ne faut pas faire des hypothèses de travail. Je pense qu’il faut faire une hypothèse de reprise au 10 Janvier, une hypothèse de reprise peut-être au 1er Février et sur ces bases-là, échafauder une ou deux hypothèses de travail. La Nationale l’a fait avec la neutralisation des matchs qui ne sont pas joués pour repartir sur un schéma des matchs retour, c’est un scénario possible, un autre consisterait à supprimer les phases finales. On doit être capable de dire  » si on joue un tel pourcentage de matchs, on fait des péréquations, en-deçà d’un certain pourcentage, ça n’a plus aucun sens « . Si effectivement on ne peut jouer que moins de 60 à 70% des matchs, il faut en effet déclarer une saison blanche. Je pense qu’on pourrait poser ces différentes hypothèses, ce qui irait dans le sens de donner un cadre et de pouvoir dire  » si ça se passe comme ça, la réponse est ça, s’il y a tel décalage, la réponse c’est ça « . Il me semble que ça donnerait un petit peu de visibilité aux gens. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-20-novembre-2020/

Retrouvez l’intégralité du débat « Quel avenir et quels statuts pour la Fed1 » lors de l’émission « Le #MagSport du 20 novembre 2020 ».

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