#Rugby – FFR / P.Buisson : «On veut absolument garantir aux deux premiers, ou à l’issue d’une petite phase finale, l’accession en Pro D2.»

La Fédération Française de Rugby et le nouveau vice-président en charge du monde amateur et des compétitions, Patrick Buisson, ont dû se résoudre à suspendre les championnats jusqu’au 10 janvier 2021, en Nationale et Fédérale 1. C’est bien entendu la mort dans l’âme que le nouveau boss du rugby amateur s’est résolu à ce choix, après avoir reçu le décret ministériel déclarant la fédérale 1,2 et 3 comme compétitions amateurs. Concernant la naissante division nationale, le processus fut différent car le vice Pdt de France Rugby et son homologue Serge Simon, ont consultés les clubs, ces derniers pouvant bénéficier d’une dérogation ministérielle. Patrick Buisson nous a donc, exposé sa fierté, de voir les présidents de clubs prendre leurs responsabilités et participer à la prise de décision. Conscient de la nécessaire modification des formats de compétitions, suite au contexte sanitaire national, le haut dirigeant fédéral souhaite toujours précéder les évolutions de demain, par des consultations. En clair à l’image de la fédérale 1 qui ne pourra sûrement pas disputer de phases finales, l’ex président du comité Provence , souhaite trouver une solution par les clubs, pour les clubs. Ce gardois d’adoption, entend aussi les doléances du petit monde fédéral, et tenait à exprimer sa joie face à l’engouement autour du maillot du XV de France « Spécial Rugby Amateur » .Entretien exclusif avec un nouveau patron des compétitions fédérales, qui à tenu à nous affirmer sa volonté de voir la nationale générer deux ascendants à la Pro D2, tout comme son souhait de créer un vrai modèle économique pour cette division, via des droits TV et un naming.

 

 

Deux semaines après ta nomination, on ne va pas se le cacher, déjà une première crise, à laquelle doit faire face la Fédération Française de Rugby. Il y a une obligation d’arrêter les compétitions temporairement et provisoirement et j’imagine qu’à la FFR, c’est quand même l’âme en peine que vous avez dû prendre cette décision ? 

 

Oui, effectivement, parce-que le métier de la Fédération Française de Rugby est, entre autres, de gérer et de proposer des compétitions et notamment de faire jouer les clubs et les joueurs. C’est la finalité de notre mission. 

 

L’arrêt des compétitions s’est fait en plusieurs temps. y a eu la Nationale d’un côté où un grand débat se faisait jour entre continuer à jouer à huis-clos, parce qu’il y avait des possibilités de dérogation pour cette division, ou arrêter et se mettre sous le régime du chômage partiel. Par contre, on a l’impression que ça a été plus clair et plus limpide en Fédérale 1 ? 

 

En fait, tout le monde amateur devait stopper les compétitions. Pour les Fédérales 1, 2 et 3, nous avons décidé de suspendre les compétitions et après, en ce qui concerne la poule Nationale, il y avait peut-être une éventualité de demander une dérogation au Ministère pour éventuellement continuer à jouer et à suivre la compétition. Ce qu’il s’est passé, c’est que nous avons interrogé les clubs, nous avons fait deux visios avant de prendre une décision et nous en avons fait une 3e pour leur expliquer la décision que la Fédération avait prise. Et surtout, pour leur réexpliquer que nous allions continuer à travailler avec les clubs de la poule Nationale pour envisager la suite. 

 

Nous allons commencer avec la Nationale. Dans cette division, au-delà du choix binaire oui / non pour continuer les compétitions, il y a eu un débat un peu philosophique et idéologique entre ceux qui voulaient vraiment tomber dans le professionnalisme et ceux qui sont encore en phase de mutation. Ce genre de débat qu’il y a eu dans la consultation, avec beaucoup d’idées,  devait quand même être assez intéressant pour le vice-président que tu es ?

 

Le débat existe effectivement parce-que, comme je le dis souvent, la typologie des clubs qui composent la poule Nationale est quand même très différente. Et c’est tout à fait normal parce-que, quand on se rappelle un petit peu la genèse de cette poule Nationale, elle a été mise en place sur le mérite sportif et sur le classement national des clubs. Donc, nous n’avons pas, et nous ne voulons toujours pas, faire une poule d’accession en ne proposant que des clubs et en admettant des clubs dans cette poule Nationale par rapport à leurs budgets et à leurs structures. Elle est ouverte, elle est au mérite et c’est pour cela qu’aujourd’hui, c’est compliqué parce qu’il y a plusieurs types de clubs. Il y a des clubs qui, effectivement, se rapprochent du monde professionnel et il y en d’autres qui sont encore plus près du monde amateur, qui travaillent et qui se structurent pour  à court, moyen ou long terme, peut-être viser un petit plus haut dans la hiérarchie. C’est ce qui a été difficile mais par contre, je remercie sincèrement les clubs car ils ont échangé entre eux, ils ont partagé des informations mais surtout, surtout, ils se sont rangés derrière le choix majoritaire qui s’est dégagé. Franchement, on remercie sincèrement les clubs de leur intelligence et même, on peut le dire, de leur cohésion. 

 

Le choix est de se mettre à l’arrêt pour préserver les finances des clubs, l’autre voie était peut-être de suivre le wagon du Top 14 et de la Pro D2. Qu’y avait-il à perdre ou à gagner en faisant ça ? 

 

Ce qu’il faut d’abord savoir, c’est que le Top 14 et la Pro D2 n’ont pas le même système économique. Ils ont des rentrées de droits TV et la Ligue a levé 40M d’euros d’aide à l’Etat qu’elle va pouvoir répartir entre tous ces clubs. Nous aujourd’hui, dans la compétition Nationale, c’est une compétition nouvelle, il n’y a pas de modèle économique vraiment bien défini et aujourd’hui, malheureusement, les clubs n’ont pas droit aux droits TV, pour comparer avec le Top 14 et la Pro D2, et n’étaient pas éligibles à la manne que la Ligue a levé auprès de l’Etat. Si je prends l’exemple du club d’Albi, les rentrées financières d’un club actuellement sont certes ses partenaires, les collectivités locales et territoriales mais, à chaque match, il a déjà beaucoup de spectateurs qui viennent à la rencontre mais surtout, et ça, tu le sais même mieux que moi, il a des tables partenaires comme dans tous les autres clubs qui permettent de dégager des recettes intéressantes. Aujourd’hui, les clubs n’ont plus ça ce qui veut dire que, chaque fois qu’ils vont se déplacer, ils vont avoir des charges, ils vont subir des dépenses par contre, chaque fois qu’ils vont recevoir un club, ils n’auront aucune rentrée, la balance va vite pencher du côté négatif. Est-ce que les clubs pouvaient continuer dans cette situation ? La majorité a pensé que non, c’est pour cela que nous, nous avons décidé de ne pas demander la dérogation au Ministère pour continuer la compétition Nationale. 

 

En parlant du Ministère, tous ces clubs de Nationale qui sont semi-pros voire totalement pros pour certains, sont dans une zone un peu inconfortable entre le professionnalisme et le championnat qui est classifié comme amateur. Est-ce qu’il n’y a pas vocation pour la Fédé d’aller chercher quelques aides, quelques subsides pour aider ces clubs parce-que, comme tu l’as dit, il n’y a pas de droit TV en Nationale ? 

 

Comme tu le sais, la Fédération a aidé tous les clubs de France, elle a dégagé 35M d’euros pour un plan de relance pour tous les clubs ce qui concerne 1 800 ou 1 900 clubs. Sincèrement, ça n’est que mon avis personnel mais je pense qu’il va être partagé par beaucoup de clubs qui participent à la compétition, il faut vraiment créer un modèle économique autour de cette compétition pour, en effet, préparer au mieux l’accession à la Pro D2. Pour la majorité des clubs qui participent à cette compétition, même si ce n’est pas leur souhait à court terme de viser la montée à l’échelon supérieur, leur objectif est un jour, à moyen ou long terme peu importe, d’éventuellement jouer cette montée. Donc effectivement, aujourd’hui, il faut vraiment créer un modèle économique alors, pourquoi ne pas imaginer trouver un partenaire autour de cette compétition voire même un diffuseur. Jusqu’à présent, l’Equipe TV n’a pas diffusé de match, pourquoi ? Je ne sais pas, moi, j’arrive. 

 

C’est le grand débat. Nous l’avons entendu dans les débats que nous avons organisé sur la Nationale et même sur la Fédérale 1, la médiatisation de ces deux championnats, du produit Nationale et du produit Fédérale 1, est actuellement le grand, grand débat ? 

 

C’est le grand débat. La Nationale aujourd’hui, sans bien sûr faire offense à la Fédérale 1 qui est bien sûr une compétition où il y a des matches très, très intéressants et où ça joue beaucoup, est peut-être pour un diffuseur un produit plus vendeur. 

 

Et puis, il y a des infrastructures plus adaptées pour accueillir la télé ? 

 

Effectivement, il y a beaucoup de clubs qui participent à cette compétition qui ont déjà joué et évolué au niveau professionnel et donc, leurs stades correspondent et respectent le cahier des charges pour diffuser des matches à la télévision. Le problème aujourd’hui, comme on le sait, est que Canal + a vraiment élargi sa grille de diffusion de la Pro D2 et du Top 14 puisqu’ils ont perdu le foot et donc, le match du dimanche soir est du Top 14 alors qu’avant, c’était du foot. Je ne parle pas de diffusion de la Nationale le dimanche soir mais aujourd’hui, ils balaient du jeudi jusqu’au dimanche soir. Ils ont une grille très, très, très élargie et il faudrait trouver un créneau pour un diffuseur. 

 

Benoît Trey parlait à notre micro du dimanche à 18h

 

Le dimanche à 18h mériterait là aussi une consultation des clubs de Nationale parce qu’on sait très bien que certaines équipes ont des contrats pluriactifs, voire même des joueurs complètement amateurs dans certains clubs. Est-ce que traverser la France le dimanche soir à 18h pour rentrer le lundi matin est possible ? Je ne sais pas mais Benoit a effectivement raison, il faudrait trouver une plage aujourd’hui dans la grille de diffusion de tous les matches de rugby pour que cette compétition Nationale puisse trouver sa place. C’est un travail que nous allons devoir faire à la Fédération. 

 

Et, à l’image du championnat National de foot, une plateforme de streaming fédérale est-elle envisageable ? 

 

Il y a aujourd’hui tout un tas d’outils qui permettent de retransmettre et de faire des diffusions. L’avantage d’un diffuseur, c’est qu’il a tout ce matériel et qu’on le vend. Est-ce que sur une plateforme de streaming web, nous allons pouvoir vendre de l’espace publicitaire ? Il y a des solutions, ça se fait de plus en plus. C’est là un sujet qui mérite vraiment d’être analysé parce qu’il y a le service communication, le service marketing de la Fédération qui doivent aussi travailler avec le service des compétitions pour voir comment ce produit peut être vendu, à qui il peut être proposé, à du streaming ou à un diffuseur classique. C’est un vrai travail qu’il faut faire parce qu’il faut donner de la visibilité sur ce produit et en donnant de la visibilité à ce produit qu’est la Nationale, il y aura peut-être effectivement des annonceurs et des partenaires qui vont d’abord s’intéresser aux clubs, puisqu’il y aura de la diffusion. Et peut-être que cette poule aura un support et créer un vrai modèle économique pour cette compétition. 

 

Quel est maintenant le plan de marche pour la Nationale à partir de ce confinement ? Quand peut-on envisager un déconfinement, une reprise de l’entraînement et à quand peut-on espérer revoir les joueurs gambader sur les pelouses en compétition ? 

 

Nous avons toujours suivi les mesures gouvernementales puisqu’encore une fois, je le redis, nous sommes une fédération, nous avons une délégation de service publique, nous nous devons de suivre et de respecter la loi. Aujourd’hui, on se base uniquement sur ce que l’on connaît, on n’ose même pas imaginer ce que l’on ne connaît pas. Le confinement se termine fin Novembre, cela veut dire que les clubs, si tout se passe bien, pourront reprendre une activité sportive début Décembre. Cela veut dire qu’ils vont pouvoir s’entraîner et ça veut dire aussi que peut-être, pour certains, ils pourront faire des matches amicaux en Décembre, pourquoi pas ? Sinon, nous avons prévu une reprise de la compétition début Janvier, le 10. Après, quelle formule de championnat allons-nous proposer ? C’est justement la dernière visio que nous avons faite avec les clubs de Nationale en leur disant que l’on allait échanger avec eux, qu’on allait faire des premières propositions et, encore une fois, obtenir la validation et l’approbation des clubs pour le format qui sera proposé. 

 

Le format actuel tient toujours la corde ? 

 

Le format actuel, cela veut dire qu’il faut recommencer le 10 Janvier, récupérer tous les matches qui ne sont pas joués et entamer la phase retour. Si on veut s’arrêter au 30 Juin, car le problème du 30 Juin, ce sont que les contrats de beaucoup de joueurs s’arrêtent et on ne peut pas mettre les clubs en difficulté sur ce sujet, cela voudrait dire que l’on devrait caser 13 matches retour plus 7 autres matches de la phase aller plus quelques matches en retard. Cela nous parait compliqué de caser 22 matches pour certaines équipes entre le 10 Janvier et le 30 Juin. Donc, nous allons nous interroger, nous allons interroger les clubs mais dans tous les cas, les clubs de Nationale auront approuvé une compétition, puisque ce que nous voulons, c’est échanger avec eux. Nous allons être force de proposition, certains clubs nous ont aussi fait des propositions mais dans tous les cas, il faut que l’on trouve une solution avant le 12 Décembre parce-que les formats de compétitions qui ont été votés lors de l’Assemblée Générale au mois de Juillet, si ils changent, devront être votés par les clubs à l’Assemblée Générale Financière, puisqu’ils sont tous présents à cette occasion. C’est le règlement de Fédérale. 

 

La volonté de la Fédé est quand même de maintenir des phases finales, même en version allégée, pour maintenir une crédibilité aux accédants de Pro D2 ? 

 

Ce qui est certain, c’est que la Fédération veut absolument garantir une compétition pour qu’à l’issue de cette dernière, phases finales ou pas phases finales, il y a ait montée en Pro D2 et que deux clubs de Pro D2 descendent en poule Nationale. On veut absolument, mais alors absolument, garantir un championnat pour permettre aux deux premiers, ou à l’issue d’une petite phase finale, de prétendre à l’accession en Pro D2. On ne va pas revivre ce que nous avons vécu l’année passée. 

 

C’est déjà une très bonne nouvelle pour le rugby fédéral. On va parler un peu de la Fédérale 1, où il y avait moins débat parce-que 85% des clubs étaient pour l’arrêt de la compétition. Et puis, le Ministère n’avait pas accordé de dérogation à la Fédérale 1 donc le débat a vite été clos. On a quand même entendu un son monter de certains clubs, ils auraient aimé un peu plus de dialogue, un peu plus de consultation ou d’interaction avec la Fédération Française de Rugby. Est-ce qu’à la FFR, vous avez entendu monter ce son de cloche ? 

 

Pas à la Fédération mais nous avons bien entendu des retours d’informations, on ne se bouche pas les oreilles, on écoute, on entend. Moi, je ne suis pas du tout présent sur les réseaux sociaux mais je peux comprendre que certains clubs puissent se sentir un petit peu peinés de ne pas avoir été consultés. Mais, ce que je souhaite leur dire aujourd’hui, c’est qu’il y a une loi confinement qui a été décrétée et que, normalement, toutes les compétitions amateurs devaient être arrêtées. Il y a trois compétitions qui pouvaient bénéficier de dérogations : la poule Nationale, l’élite 1 Féminine et les Reichel espoirs. La Fédérale 1 est une compétition classée compétition amateur, au même titre que la Fédérale 2 et la Fédérale 3 donc, il n’y avait malheureusement pas débat. Comme tu l’as précisé, puisqu’on ne se bouche pas les oreilles et qu’on écoute les clubs, il y avait une très grande majorité de clubs qui avait les mêmes problèmes économiques que tous les autres clubs et qui ne souhaitaient pas forcément continuer. 

 

Les phases finales en Fédérale 1 ne sont plus d’actualité ? 

 

Non, ce n’est pas plus d’actualité, nous allons nous poser les mêmes questions, interroger les clubs et les associer. Il faut que l’on soit à l’écoute des clubs, on peut bien sûr émettre des idées mais il faut les partager et échanger avec eux. On ne va pas imposer, on n’a jamais imposé et encore une fois, l’ADN de cette équipe Bernard Laporte, c’est la consultation et l’échange. Après, effectivement, le rôle de la Fédération, et nous sommes élus pour ça, est de trancher mais, dans un premier temps, il faut échanger avec les clubs et on le fera. 

 

On sait que nous sommes un peu dans une génération de zappings. On entendait remonter des clubs des hausses d’adhésion dans beaucoup de territoires. Avec cette pause, et comme le disait Laurent Marty l’autre jour sur Canal +, tu n’as pas peur que les gens passent à autre chose et que, si on abandonne l’espace, d’autres le prendront ? 

 

Pour l’instant, à aujourd’hui, pour que les autres le prennent, il faudrait qu’ils soient en activité. C’est tout le sport, le sport des 95 Fédérations Françaises qui sont à l’arrêt, je parle des activités formation des jeunes quel que soit le sport. Mais c’est vrai que nous constations une hausse sur certaines catégories mais, encore une fois, nous avons un outil de communication phénoménal, et c’est une chance, qui est l’équipe de France. C’est quand même exceptionnel, il faut le souligner, 38 points aux Gallois, 35 points aux Irlandais, qui l’eut cru il y a 18 mois ou deux ans ? Aujourd’hui, nous avons énormément de visibilité au niveau des médias sur notre équipe de France donc, je ne pense pas que l’on soit atteint et que nous ayons des baisses d’effectifs parce-que nos écoles de rugby ne sont pas inactives. Certes, elles ne sont plus sur le terrain puisqu’on les en empêche pour cause de confinement mais par contre, elles gardent du lien et il y a pas mal d’initiatives qui sont faites dans certains clubs pour continuer à avoir du lien avec leurs adhérents et leurs licenciés. 

 

Joli cadrage débordement et décalage pour la question que j’allais te poser qui était en relation avec la fierté, le fanion de la Fédération et de tous les passionnés de rugby en France,  l’équipe de France. Il y a une initiative qui a beaucoup plus aux clubs de Fédérale 1, de Nationale et à tous les clubs amateurs, ça a été le fait de mettre une partie des clubs amateurs sur le numéro et dans le dos de chaque joueur sur le maillot de l’équipe de France. Ça a été énormément apprécié dans ces périodes mais, revers de la médaille, nous avons beaucoup de clubs qui nous demandent s’ils auront droit à un exemplaire des fameux maillots où ils apparaissent ? 

 

C’est vrai qu’il y a beaucoup de clubs qui sollicitent les services de la Fédération pour savoir comment ils peuvent se procurer les maillots, il y en a même qui les achètent pour les revendre à leurs adhérents. Aujourd’hui, c’est un travail que le service communication et marketing a entamé pour voir comment faire avec le fabricant des maillots et pourvoir répondre à toutes ces demandes de tous les clubs. Là, franchement, on voit vraiment la solidarité parce-que les joueurs, à la remise des maillots, ils ont parlé de leurs clubs formateurs, de leurs clubs amateurs et quand on entend ça, qu’on voit ça à la télévision et sur les réseaux sociaux, on se dit que le rugby est vraiment une belle famille et une grande famille. 

 

On peut imaginer la fierté qu’il devait y avoir à Lannemezan, à Nuits-Saint-Georges et de tous ces clubs qui étaient représentés en équipe de France. Les joueurs ont parlé avec cœur de leurs clubs formateurs, de leurs familles

 

C’est magnifique, grandiose, exceptionnel. Quand on voit Antoine, Gaël, tous ces joueurs qui parlent de leurs clubs, ou même Fabien quand il raconte son histoire avec son papa, c’est vraiment beau et émouvant. C’est une belle image que véhicule cette équipe de France et une fois encore, cela veut dire que le rugby est une grande famille. Pourquoi c’est une grande famille ? Parce-que tous nos joueurs sont issus d’un club amateur, quasiment la totalité à part certaines exceptions. Bien évidemment, Romain a toujours joué au Stade Toulousain la mais grande majorité  de nos joueurs vient des clubs amateurs et ils n’ont jamais coupé le cordon avec ces derniers. Et ça, c’est magnifique. 

 

On va finir sur ces notes empreintes d’optimisme et de valeurs du rugby. On te remercie d’être venu nous donner le cap dans ces moments un peu difficile pour le rugby fédéral et le sport en général

 

Merci et surtout, bon courage à tout le monde dans ces périodes très, très difficiles

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-4-novembre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Patrick Buisson, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 4 novembre 2020

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