#Rugby – Nationale / R.Gourdon (Dijon) : «Il faut garder le cap et tenir bon!»

Nous sommes allés prendre des nouvelles du Stade Dijonnais pour cette première saison en Nationale via le manager du club bourguignon, Renaud Gourdon. Après 3 défaites consécutives, les stadistes sont en recherche d’un premier succès dans ce championnat de Nationale. La réception de l’Union Cognac Saint Jean d’Angely pour le compte de la 4ème journée, est une occasion rêvée d’enclencher la machine Dijonnaise. Entretien avec un coach qui est ravi d’être dans cette division antichambre de la Pro D2 et qui espèrent voir une réaction d’orgueil de ses hommes ce dimanche à Bourillot.

 

  

 

Renaud, un apprentissage pour le Stade Dijonnais qui est un brin compliqué même s’il y a beaucoup d’éléments positifs à retirer ? Trois défaites mais parfois, il y a des défaites qui peuvent valoir de petites victoires ? 

 

Oui, sous réserve qu’on en tire les bons enseignements et c’est ce qu’on essaie de faire. Trois défaites en effet, un point de bonus pris à Bourgoin, un point de bonus pris à domicile contre Bourg-en-Bresse et rien de ramené de Dax ce qui, à mon avis, est la défaite la plus frustrante pour nous. 

 

La plus frustrante, c’est Dax mais peut-être aussi Bourgoin parce-que là-bas, il y avait peut-être la maille d’aller chercher quelque chose ? 

 

Bourgoin oui mais j’ai même envie de dire Bourg avec une meilleure discipline ,une meilleure gestion des temps forts, un peu plus de réalisme en zone de marque, avec un peu plus de précision dans ce qu’on fait, avec un peu moins de flou dans la stratégie que l’on mettait en place. Bourgoin a été entaché de deux, trois fautes d’arbitrage que je ne commenterai pas mais ce n’est pas une excuse pour la défaite. Comme tu le dis, il y avait la place à Bourgoin et c’était à nous de faire le boulot, il ne faut rien attendre de personne. Bourg-en-Bresse est une équipe plus compliquée qui, comme on le dit, est assez physique dans ce qu’elle fait et laisse peu de place à l’incertitude. On a eu l’occasion de les prendre et de marquer trois points et sur la réception, on vient mourir sur leur ligne, on prend une pénalité contre nous alors que nous sommes sur leur ligne. SI on met cette occasion au fond, je ne veux pas dire de bêtise mais on est à +10; c’est un moment clé du match. C’est aussi ce que l’on peut retenir de cette Nationale, les opportunités sont plus rares que par le passé et il faut savoir saisir les temps forts. 

 

On a l’impression que l’on peut agripper cette équipe de Bourg-en-Bresse, la faire vaciller mais rarement la faire tomber ? 

 

C’est ce que je dis, il ne suffit pas de rivaliser contre ce genre d’équipe pour gagner. Aujourd’hui, Bourg-en-Bresse est une équipe qui est prenable, il n’y a pas d’équipe qui soit imbattable, par contre, c’est une équipe qui a un jeu léché et un groupe qui se connaît depuis plusieurs années. Je crois qu’aujourd’hui, Bourg est le seul groupe à n’avoir recruté que 4 ou 5 joueurs, ils sont dans une certaine continuité, c’est quasi le même groupe qui était en Pro D2, ils se connaissent par cœur. Le système avec Yoann Boulanger est quelque chose qu’ils travaillent depuis plusieurs années et qu’ils maîtrisent à la perfection, tu as à la fois le sentiment qu’ils ne font pas grand-chose mais tout ce qu’ils font, ils le font très bien. Et c’est une équipe qui domine parfaitement tous ses secteurs : une conquête propre, une défense très en place, c’est une équipe très dynamique qui ne prend pas forcément beaucoup de risques dans son camp mais qui sort très physiquement de sa zone et qui te met une grosse pression chez toi, qui t’impose une grosse pression défensive dans ton camp. Si tu n’es pas capable de sortir de cette pression, tu te mets à la faute et eux, ils rentrent des points : un gros buteur, une occasion d’essai, ils en ont deux contre nous, il y en a une qu’ils mettent au fond. Sur la 2e, on défend très chèrement notre peau pendant 5/6 minutes sur notre ligne et on s’épuise. Nous, nous avons peut-être eu deux ou trois occasions, on en a mis zéro, c’est la différence. 

 

S’il y a des éléments à tirer de ces trois premières journées de Nationale, c’est qu’à l’image du Top 14 et le Pro D2, c’est que cette Nationale est une division semi-pro / professionnelle et c’est vraiment l’apanage et la science du détail ? 

 

Complètement, c’est ce qu’on disait à nos joueurs cette semaine. L’an dernier, tu pouvais te permettre de faire des petites erreurs que tu récupérais derrière, tu avais forcément un ou deux joueurs qui étaient capables individuellement de remettre l’équipe dans l’axe, un exploit personnel et autres. Aujourd’hui, il faut fortement s’appuyer sur un collectif, c’est très bien organisé chez toutes les équipes, c’est une grosse conquête, tu vois des écuries qui sont équipées avec des joueurs de Top 14 et de Pro D2, c’est très costaud. C’est très enrichissant et formateur pour nous mais, comme tu le dis, il y a peu de place pour l’incertitude, il faut à la fois bien étudier les équipes que tu rencontres, même si les systèmes sont à peu près semblables, essayer de trouver la faille et l’important, quand tu l’as trouvée, c’est d’appuyer. Ce côté  » tueur  » dans les moments clé nous manque un petit peu. 

 

Quel est le retour que tu as de tes joueurs après trois matches en Nationale ? Un peu d’étonnement en se disant  » ah oui, ça pique tant que ça ?  » ? 

 

Non, ils se régalent et franchement, nous, on se régale aussi. Il est sûr que ça fait mal de perdre mais, très clairement, on se régale dans cette division. Je préfère perdre en allant chercher un bonus contre Bourg-en-Bresse que d’aller mettre 50 points à une équipe quelconque, sans citer personne. Il n’y pas d’enseignement ni de point positif à tirer quand tu vas mettre 40 ou 50 points comme ce qui a pu se passer la saison dernière. Cette année, tout est à couteaux tirés, les bras de fer sont engagés jusqu’au bout, les matches mettent du temps à se débrider, il y a un gros aspect stratégique à mettre en place, c’est super. Je pense que les joueurs se régalent parce-que le niveau de jeu est intéressant, ça va plus vite, ça tape plus fort, c’est ce qu’on voulait. Pour nous, c’est la division intermédiaire idéale pour continuer de progresser et d’avancer. 

 

Avant de basculer sur la projection de la réception de Cognac, on va revenir sur le match de Dax avec un trait d’humour. A Dax, on a vu que vous avez joué sous des pluies torrentielles, on peut dire que Dijon n’est pas une équipe amphibie ? 

 

Non, nous ne sommes pas une équipe amphibie (rires). On ne peut pas dire que ce sont des conditions idéales pour nous même si il va vite falloir prendre conscience qu’on jouera plus de matches sous la pluie qu’en plein soleil, à moins d’être invités en phases finales et on en est encore très, très, très loin. Aujourd’hui, on rentre dans ce qu’on appelle la période d’hiver, il va vite falloir se ressaisir et apprendre à jouer sous ces conditions-là. Quand je dis apprendre à jouer, c’est se montrer malgré tout efficace quand même sous ces conditions. Les conditions météo à Dax étaient valables pour les deux équipes, on ne va certainement pas se trouver des excuses là-dessus, celle qui a le mieux utilisé les conditions, c’est l’équipe de Dax. Nous, nous avons encore une fois eu des problèmes sur la conquête, il me semblait les avoir réglés contre Bourg mais on s’est retrouvé en difficulté en conquête directe. Ensuite, nous avons eu des problèmes de discipline tôt dans le début du match qui nous pénalisent mais c’est de notre responsabilité, on en peut pas incomber ces fautes-là à l’arbitre. Et enfin, nous n’avons jamais su mettre suffisamment de rythme même si c’était compliqué d’en mettre, ni imposer un rythme à cette équipe de Dax pour la déstabiliser. Donc, l’équipe qui s’est le mieux adaptée a gagné. 

 

Si on suit ton raisonnement,  » la balle à l’aile, la vie est belle « , c’est pour le printemps ? 

 

Pas forcément, c’est utiliser les situations et jouer juste. C’est être capable de s’adapter à différentes formes de jeu que l’on peut utiliser en fonction à la fois des conditions et de l’équipe que l’on a en face. A un moment donné, on est rentré dans un rugby qui est très structuré avec beaucoup de systèmes, qui rassure mais qui, pour moi, génère le fait qu’on ne se pose pas suffisamment les bonnes situations, qu’on ne joue plus les situations en lecture. Aujourd’hui, on s’enferme derrière le système et parfois, il faut juste jouer au rugby c’est à dire lire une situation, être capable de savoir quand attaquer et quand ne pas attaquer, être parfois  » coquin « . Je ne vais pas rentrer dans ce débat-là mais je trouve qu’on cloisonne un peu trop et qu’en ayant l’impression de rassurer avec des systèmes, en fin de compte, on se gangrène et on se cache derrière ça. A un moment donné, il suffit juste de lever la tête, d’ouvrir les yeux, de choisir le bon intervalle, le bon espace, savoir quand le ballon est bon à jouer ou non. Tout ne peut pas être écrit sur un papier, la théorie est une chose mais après, dans l’action, il faut être capable de prendre les bonnes décisions. 

 

Pour aller dans ton sens, on le voyait les saisons passées en Fédérale 1 avec Saint-Jean-de-Luz qui avait un sens inné pour jouer dans le désordre et qui arrivait à mettre à mal les Tarbes, les Albi qui sont souvent des équipes un peu cloisonnées dans des schémas préétablis ? 

 

Encore une fois, plus tu montes à haut-niveau, plus tu es obligé de faire des schémas parce-que c’est difficile de désorganiser une équipe. Tu es obligé de t’appuyer sur une animation, une organisation offensive et défensive, ce que nous étions nous-aussi capables de faire l’année passée en Fédérale 1, c’était d’être capables de déstructurer rapidement une équipe puisque les systèmes étaient moins bien maîtrisés. Cette année, on voit que les équipes sont capables de tenir de 4 à 9 temps de jeu sans que la structure ne soit fragilisée. C’est à nous de trouver des solutions intermédiaires pour être capables de désorganiser une équipe. Aujourd’hui, au niveau où l’on est actuellement, c’est plus long, plus compliqué et il faut se creuser la tête pour trouver des options différentes. 

 

On va maintenant basculer sur ce match face à Cognac. Cognac / Dijon, deux équipes qui ont un peu un parcours similaire, elles se structurent pas à pas pour tendre vers le très haut-niveau. Là, ça va être un vrai tournant de la saison dijonnaise, la défaite est interdite ? 

 

Oui, on se doit de gagner à domicile, il n’y a pas d’autre option aujourd’hui. Pour moi, il n’y a pas de question à se poser ni de nœud au cerveau à se faire, on doit gagner à domicile, point, c’est comme ça, par la porte, par la fenêtre. On le sait, on en a tous envie, il faut renouer avec la victoire ce qui nous permettrait de terminer sur un bloc moins mauvais qu’il n’a commencé même s’il restera 22 matches derrière et qu’il n’y a rien de jouer et que la saison va encore être très, très longue, notamment au cœur de l’hiver. Mais pour nous, le plan de jeu est simple : il faut gagner cet après-midi, c’est tout. Et pour gagner, il va falloir que l’on joue mieux, que l’on s’investisse et que l’on s’implique encore plus et qu’on en fasse plus que l’adversaire. 

 

Il y a d’autres analogies entre Cognac et Dijon dont une première journée où il y a eu des satisfactions. Vous, vous n’avez pas ramené la victoire de Bourgoin mais il y a eu ce point de bonus et la possibilité de faire mieux. Cognac, dans un match endiablé, a gagné sa première rencontre. Un second match où ils vont chercher un point de bonus à Narbonne, une équipe dite  » favorite  » pour les play-offs. Vous, à Dijon, vous arrivez à gratter un point de bonus face au leader bressan. Et puis, le week-end dernier, pour les deux équipes, que ce soit Dijon ou Cognac, ça a été le trou d’air ? 

 

Je ne vais pas parler de Cognac et du trou d’air, même si j’ai vu leur match. Je pense, encore une fois, que c’est un match qu’ils auraient pu gagner, qu’ils ont dépensé beaucoup d’énergie sur ce match-là. Ils ont beaucoup déplacé le jeu et le ballon, ils ont pratiqué un rugby que d’ailleurs, je leur connaissais moins, l’arrivée de Fabrice y est sûrement pour beaucoup. On se rend compte que parfois, ce n’est pas forcément l’équipe qui tient le plus le ballon qui gagne. Là, ils ont été très dangereux, ils ont passé beaucoup de temps dans la zone de marque de Blagnac et, pour autant, ils n’ont pas concrétisé. Maintenant, je crois lire le schéma et je pense que c’est en allant dans ce sens-là que ça paiera bientôt. Bien sûr, il ne faut pas que ça paie aujourd’hui mais c’est une philosophie de jeu que j’aime bien. Quant à nous, pour le week-end dernier, je le redis, le trou d’air est d’abord de notre responsabilité, nous avons été trop indisciplinés, une conquête pas au niveau où on l’attendait, un jeu au pied qui n’a pas forcément été juste dans les conditions que l’on attendait. Ce sont déjà trois points importants. 

 

Le rugby est un sport collectif mais il y a bien sûr des individualités. Quelles sont, à ton sens, les individualités à surveiller dans cette équipe de Cognac ?

 

Ils s’appuient beaucoup sur leur 12, Ramoka, qui est la pierre angulaire au milieu du terrain et on sait qu’il est important aujourd’hui de gagner le milieu du terrain, donc, ils s’appuient beaucoup sur lui. Ils ont un triangle d’attaque avec deux ailiers très dynamiques avec le petit Dospital, un espoir de Bègles qui a des cannes de feu et qui est très bon relanceur. Ensuite, on peut voir que devant, sur leur conquête, l’arrivée de Sordia leur amène une option supplémentaire sur la touche et que Praud est l’un de leur joueur majeur. Je pense qu’ils ont beaucoup de points forts, ils ont une mêlée dense avec Gau au talon, Aho, Hay, le Géorgien que je connais un peu moins. Ils ont récupéré un joueur qui peut jouer 5 ou 8, ils ont Decuber, un 3e ligne extrêmement pénible qui court de partout et qui plaque à tour de bras et je pourrai t’en dire autant sur leurs 3/4. C’est une belle équipe, il va falloir être vigilant et s’employer sévèrement si on veut ramener autre chose qu’un point. Ce n’est pas l’objectif et il va falloir s’y filer. 

 

D’habitude, quand on interviewe des coaches, des présidents de clubs, jusqu’à ce mois de Mars 2020, on parlait sportif, un peu de budget et un peu d’adhésion populaire. Mais là, on va parler du nouveau sujet qui vient percuter les saisons sportives, c’est le Covid-19. Où en êtes-vous à Dijon ? Combien de spectateurs pouvez-vous accueillir, avez-vous la jauge à 1 000 ou à 5 000 ? Est-ce que vous avez le droit d’avoir ou non du réceptif ? On sait que, même si ce n’est pas ça qui fait gagner sur un terrain, ça y participe quand même un petit peu parce-que c’est tout le folklore et toute l’âme du rugby qu’il y a autour ?

 

C’est en évolution permanente. Il me semble qu’on a failli passer en zone d’alerte maximum mais ça n’a pas été le cas. Donc, aujourd’hui, on devrait encore une fois pouvoir accueillir nos supporters et nos partenaires, certes dans des conditions particulières car ce ne sont pas les mêmes que par le passé mais globalement, ça ne devrait pas forcément trop nous impacter même si ça devrait avoir une incidence direct. C’est plus compliqué que par le passé, nous sommes actuellement en sursis en permanence, on va jouer les dimanches mais on ne sait pas comment ça va se passer dans 15 jours. Nous sommes dans l’adaptation permanente, que ce soit dans l’organisation des manifestations mais également dans l’entraînement, la préparation et le reste. C’est une saison particulière et qui, en tous cas je le pense, va le rester encore pendant quelques mois. 

 

On voit que le Stade Dijonnais est actuellement dernier du classement de la Nationale mais pas au Britannique. Quel est le plus révélateur, le classement ou le Britannique ? 

 

Comme on le dit, c’est toujours le Britannique qui est toujours le vrai classement révélateur puisque, ce qui est important, ce sont les prestations à l’extérieur. Le classement britannique en tient compte avec une mesure de points et c’est toujours celle-là qu’il faut prendre en considération. Maintenant, on voit qu’aujourd’hui, au classement normal, nous sommes derniers avec 2 points et 3 matches. C’est insuffisant, nous en avons conscience, on ne peut pas faire moins bien puisqu’il n’y en a que 14. On ne peut faire que mieux et j’espère que, dès ce dimanche, nous allons enclencher la marche en avant pour clôturer cette première session de match en enclencher la 2e sur une note positive. 

 

On connaît Dijon, c’est souvent dos au mur et dans l’adversité que vous avez de belles réactions d’orgueil ? 

 

Je vais attaquer ma 4e année et c’est vrai que depuis trois ans, les joueurs m’ont habitué à souvent se mettre dans le dur pour mieux repartir donc, j’espère que ça fera pareil cette année. Nous sommes dans une petite situation compliquée parce qu’on ne peut pas dire que ce n’est pas compliqué de perdre trois matches, ça serait se mentir, nous sommes dans une situation un peu dans le dur. Comme on dit, il ne tient qu’à nous de remonter sur le vélo et de remettre la marche en avant. Je pense que tout est fait pour que ça passe comme ça, l’ambiance n’est pas ternie, les garçons sont motivés, ils ont vraiment envie, les joueurs sont très impliqués, le staff travaille également très dur pour essayer de trouver des solutions. Il n’y a pas de raison que ça ne passe pas, on aimerait bien évidemment que ce soit depuis aujourd’hui mais il est surtout parfois urgent de ne pas s’affoler. C’est le cas, il n’y a pas de panique à bord, il faut garder le cap et tenir bon, c’est ce qu’on s’efforce de faire. On savait que ça serait dur, on a voulu être là, on y est et on est content, maintenant, c’est à nous de montrer que nous sommes à notre place et de faire un petit peu mieux tous les week-ends. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-2-octobre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Renaud Gourdon, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 2 octobre 2020

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